Je me suis surprise moi-même en le réalisant, mais ceci est le dernier chapitre (mais il va y avoir un épilogue). Ben ouais, c'est la fin!
Alors je vous souhaite une bonne lecture de ce chapitre 14.
Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est un sort de réponse, une explication s'impose. Eh bien il s'agit d'une formule tout simple que l'on prononce en effectuant un mouvement circulaire avec notre baguette. Nous devrons envoyer ce sort à un objet pour qu'il prenne vie et devienne ce qu'on appelle communément un oracle. Les oracles, pour les ignorants de ce monde, prononcent des prophéties, et ce en construisant des phrases qui défient les lois de la syntaxe. Cependant, l'oracle engendré par le sort de réponse est beaucoup plus commode. Il «parle» de manière compréhensible pour le commun des mortels et réponds aux questions qu'on lui pose. Là, on est bien sûr en droits de se demander pourquoi ce genre de sort anodin serait entreposé dans la réserve de Poudlard. Espèce de bande d'imbéciles congénitaux, c'est évidents! Si un certain mage noir dont on ne doit pas prononcer le nom s'emparait de cette précieuse formule, il pourrait se servir d'elle pour découvris les faiblesses de se ennemis. C'est un sort plus que dangereux qu'on ne doit en aucun cas sous-estimer.
Bon, vous en avez probablement marre de m'entendre déblatérer et vous insulter au passage, alors reprenons l'histoire à peu près où nous l'avions laissée. Donc comme je disais, Hermione ouvre l'ouvrage antique pour désigner les mots : sort de réponse.
Harry ouvre grand la bouche, de sorte à ressembler à une grenouille qui essaie d'avaler des mouches (si vous n'avez jamais été témoins de l'évènement, c'est que votre vie n'est pas encore tout à fait complète). Il la referme et l'ouvre à nouveau, à la manière d'un poisson rouge dans son bocal (je vais m'arrêter là pour les comparaisons, avant de faire tout le règne animal).
Ron se jette littéralement sur la jeune femme en lui disant à quel point elle est merveilleuse et cool et intelligente et voudrais-tu-sortir-avec-moi-en-passant? Et tout et tout. De son côté, Malfoy les observe d'un air dédaigneux qui lui ressemble bien. Crabble et Goyle restent immobiles dans leur coin. Je crois qu'ils n'ont pas compris ce qui s'est passé ce soir. Ce n'est pas grave, on leur expliquera tout à l'heure.
Tous regardent avec impatience le gros manuel poussiéreux. Ils attendent qu'Hermione prononce la formule et les renvoira à leur époque. Elle lève la tête vers ses amis et dit :
-Demain, je vais amener l'objet sur lequel sera lancé le sort de réponse. Pour le moment, nous avons beaucoup à faire...
-Hein? fait Harry. Mais je croyais que nous devions...
La jeune sorcière lui fait signe de se taire.
-Nous levons les voiles demain soir.
Tous retiennent leur souffle. Ça fait tellement longtemps qu'ils attentent ça qu'ils ont du mal à y croire. C'est vraiment fini? Ils ont vraiment réussi?
-Mais avant, nous devons tous finir ce que nous avons commencé. Draco, Ron, Crabble, Goyle, Harry... Nous avons tous des dossiers importants à classer avant notre départ. Nous nous retrouverons donc ici à neuf heures, demain. Soyez prêts.
?%&?%&
Harry a plutôt mal dormi. Ça doit être à cause de l'angoisse. Il ne comprend pas bien ce qu'Hermione a voulu dire par finir ce qu'ils ont commencé. Harry sent que l'histoire entre son parrain et Severus va plutôt bien et il n'a pas plus envie que ça de retourner parler avec le petit couple. Il passe son temps à se bécoter.
Lorsqu'il ouvre les yeux, Harry se rends compte que son compagnon de chambre, Severus Snape, est déjà debout. Il se redresse dans son lit et observe la silhouette gracile du jeune Serpentard.
-Hey, dit-il.
L'autre se tourne vers lui et le dévisage.
-Quoi?
Il hausse les épaules.
-Je vais m'en aller ce soir.
Il ne sait pas bien pourquoi il lui dit ça. Il en ressent juste le besoin. Severus le fixe avec curiosité.
-Tu retournes à ton époque?
-Oui.
Le futur Maître des potions vient vers lui. Il s'installe sur son lit.
-Je suppose que je dois te dire adieu, alors.
Harry éclate de rire. L'autre penche curieusement la tête sur le côté.
-Non, sourit le Survivant. Tu ne dois pas me dire adieu. Nous allons nous revoir, tu sais.
Severus ne semble pas comprendre. C'est à ce moment-là qu'Harry se rappelle une conversation qu'il a eue avec lui au tout début de son séjour dans le passé. Le Serpentard lui avait confié qu'il rêvait de devenir enseignant et d'écrire des livres pédagogiques sur les potions. Harry lui offre alors un sourire amusé.
-Eh bien disons que tu es encore à Poudlard à mon époque.
Severus affiche un air horrifié.
-J'ai doublé tant de fois?
-Non, ricane le survivant. Tu es mon professeur de potions.
L'autre ouvre la bouche pour répondre, mais il se fige. L'information vient juste de faire son chemin jusqu'à son cerveau. Il ne dit rien, semble réfléchir et se met à sourire comme jamais.
-T'es sérieux ou c'est une blague?
-Je suis sérieux, affirme Harry. Et même si nous avons changé le futur, je sais que tu seras un très bon enseignant. En fait, tu ne m'aimes pas beaucoup, à cause de mon père, et tu es plutôt cruel avec moi, parce que je suis à Gryffondor. Cependant...
Il cherche ses mots et finit pas dire :
-Eh bien il se trouve que j'ai déniché le livre du Prince de sang mêlé, et il m'a aidé à être premier de classe durant une année complète.
Severus sourit largement. Il connait ce manuel.
-Tu devrais penser à le publier, je suis sûr que tu te ferais beaucoup d'argent avec.
-Tu crois?
-Ouais!
-Merci.
D'un coup, il baisse la tête. Il a l'air tout penaud. Pourtant, il n'y a vraiment pas de raison...
-Je vais être gentil avec toi, dit Severus. Je veux dire, dans le futur. Je suis désolé d'être quelqu'un de cruel. Je ne ferai pas l'erreur de juger mes élèves par leur Maison. En fait, je crois que nous avons tous un peu de chaque Maison en nous. Nous aurions tous pu être ailleurs, n'importe où. Moi, par exemple...
Il baisse le ton, comme s'il avait honte.
-... j'ai dû supplier le Choixpeau pour qu'il m'envoie à Serpentard.
Harry se tait. Il attend respectueusement que l'autre finisse.
-Il voulait que je sois à Gryffondor.
Cette révélation aurait fait bondir Harry, quelques mois plus tôt, mais aujourd'hui, il se contente d'afficher un air gentil. Il s'en doutait, en fait. Severus a beau être intelligent et sournois, il est aussi très courageux, fidèle et n'hésite pas è prendre des risques. Ce sont des qualités de Gryffondor.
-À bientôt, lance Harry.
-À bientôt, répond Severus.
?%&?%&
-Maman?
Lucius tient encore sa boîte à musique dans ses mains. Il contemple sa mère alors qu'elle s'approche lentement de lui. Aujourd'hui, à l'école, il s'est mis en équipe avec Xénophilus pour un travail de potions. Ce type est plus intelligent qu'il en a l'air, au final. Et puis il est tellement ouvert d'esprit et gentil. C'est exactement le type de personne parfait pour lui. Tout va bien, ces temps-ci. Tout va mieux! Même qu'il y a quelques minutes, Lucius parlait avec la belle Narcissia Black. Il en rougit presque encore.
Elle a accepté de sortir avec lui, demain. C'est trop le paradis!
-Bonjour, Lucius, dit sa mère, la Fée des étoiles.
Elle semble un peu troublée. Lucius se demande ce qu'elle a. D'habitude, elle est plutôt calme.
-Ça va? Fait-il.
-Oui, répond la fée.
Sans attendre, elle s'assoit à côté de lui, sur son lit. Elle le regarde droit dans les yeux et elle dit :
-C'est la dernière fois que nous nous voyons.
Lucius retient son souffle. Sans savoir pourquoi, il s'en doutait. Ça lui fait de la peine, mais étrangement, il est prêt. Il a un ami, il se sent heureux. Il ne deviendra pas un Mangemort. Son avenir lui parait beaucoup plus rose qu'il y a quelques semaines. Alors c'est vraiment maintenant que tout prend fin…
Il se force à afficher un léger sourire.
-Tu vas me manquer, maman.
Elle lâche un soupire.
-Nous allons nous revoir, affirme-t-elle.
-Tu en es sûre?
Elle sourit à nouveau.
-Je suis une fée, mon petit. Je connais des choses que tu ignores. Mais tu vas bientôt découvrir que ce que tu crois être vrai ne l'est pas tout à fait.
Lucius fronce les sourcils.
-Ben je ne comprends pas. Qu'est-ce qui pourrait être faux?
L'autre s'apprête à répliquer lorsque Lucius ajoute :
-Tu n'es pas une femme?
La Fée des étoiles se fige. Elle semble toute crispée et ses yeux sont grands ouverts.
-Non, finit-elle pas dire. Je suis une femme.
Elle est une très mauvaise menteuse. Lucius se permet un rictus coquin.
-Alors c'est bien ce que je pensais.
L'autre émet un cri indigné.
-Comment ça, ce que tu pensais? Tu me prends pour un trans, c'est ça? Je suis une femme à cent pour cent et ce n'est pas un petit chieux comme toi qui va venir me contredire là-dessus. Franchement, je crois que je sais ce qui se trouve dans mon pantalon!
-Eh bien oui, je crois aussi que tu sais quel genre d'organes sexuels sont les tiens, mais je crois aussi que tu m'as menti.
-Tu me traite de menteur?
-Menteur?
-Euh… Je veux dire menteuse…
-Oui, dit simplement Lucius.
-Quel toupet! Et si tu veux savoir, je ne suis même pas ta mère.
-Ça, je n'en doute pas. Tu es plutôt mon père, je dirais.
La fée est bouche bée. Elle le regarde comme s'il venait de lui annoncer qu'il est enceint, ce qui est physiologiquement impossible, pas vrai?
-Je m'en doutais depuis un bout de temps, continue Lucius.
-T'es sérieux, c'est si évident?
La mère de Lucius, ou plutôt son père, n'a plus la voix aussi aigue qu'avant. Il devait la forcer pour avoir l'air plus féminin.
-Non, en fait, dit le jeune Serpentard. Tu fais une très belle femme.
-Merci. Ah… J'ai l'air ridicule.
Il se désigne tout entier. Tout à coup, il n'a plus autant l'air d'une fée. Il a juste l'air d'un jeune type qui aurait un lien de parenté évident avec Lucius.
-Et donc tu es mon père, fait ce dernier. Qui est ma mère?
-Je ne suis pas ton père.
Là, Lucius est complètement largué.
-Mais…
L'autre prend le temps de réfléchir, puis il dit :
-Je viens du futur. Je suis ton fils.
Oh bordel. Bordel de merde de bordel de merde de putain de bordel de…
-… merde.
Une seule question possible :
-Qui est ta mère?
-Narcissia Black.
-Je le SAVAIS!
Il se met à s'agiter dans tous les sens. C'est encore mieux qu'une mère, ça! Narcissia! Narcissia!
-Super!
-Ouais, je vois que ça ne t'attriste pas trop, marmonne l'autre.
-Oh, mais j'aurais aimé que tu sois ma mère, mais quand même, faut pas charrier. Entre ça et le fantasme de ma vie…
-Ben t'as intérêt à être gentil avec elle, parce que dans le futur, entre le Seigneur des Ténèbres et les Doloris, elle est plutôt malheureuse. Moi aussi, d'ailleurs. Et j'espère que ma visite ici a servi à quelque chose, parce que je déteste perdre mon temps.
Lucius affiche un interminable sourire.
-C'est bien mon fils, s'exclame-t-il. Je vais être gentil, je te le promets.
-Et pas de marque des ténèbres, s'il-te-plaît.
-Promis!
-Bon, je peux m'en aller en paix.
-Ne répète jamais à personne que je voulais que ma mère soit la Fée des étoiles, ou… menace Lucius.
-Je n'en tirerais rien, de toute façon. À quoi bon ridiculiser ma propre famille?
-Ça, c'est bien un bon Malfoy. Famille en premier te le reste après. Je suis fier de toi.
-Tu devrais me le dire plus souvent.
-Hein?
C'est presque un chuchotement, comme lorsqu'un avoue quelque chose de particulièrement honteux.
-Tu sais comment est Grand-Père?, demande la fausse fée.
-Évidemment, souffle l'autre.
-Je t'ai connu exactement pareil.
Ouh… Ça fait mal de se faire dire un truc comme ça. Le futur fils de Lucius lève les yeux vers lui. Ils sont brillants et gris, comme ceux de Narcissia. Il est aussi beau qu'un Malfoy et aussi noble qu'un Black. Comment ne peut-il pas être fier d'un aussi bel enfant? Et il est sûrement aussi intelligent qu'il est beau…
Sans en avoir conscience, comme si son corps avait été doté d'une volonté propre à lui-même, il enveloppe son fils entre ses bras pâles et le serre tout contre son cœur. Franchement, Lucius ne sais pas vraiment quoi dire, et c'est peut-être parce qu'il n'y a justement rien à dire. Strictement rien.
C'est sûrement mieux comme ça, au final. Il sent que c'est suffisant de juste le prendre dans ses bras et l'y garder. Je ne ferai jamais un mauvais père, se promet Lucius. Comment a-t-il pu en arriver là? Bon, l'important, c'est que ça n'arrive pas.
Lucius offre à son fils un maigre sourire.
-À bientôt, Draco.
L'autre sursaute.
-Hé, mais comment sais-tu mon nom?
-Qu'est-ce que tu crois? Mon fils ne s'appellera jamais autrement. Et je trouve que tu as vraiment une tête de Draco.
-À bientôt, papa.
?%&?%&
Bureau du directeur de Poudlard :
-Eh bien, monsieur Pettigrow, on se balade dans les corridors pendant la nuit?
-Oui, murmure l'accusé.
-Et il a vandalisé mon bureau!, tonne Rusard.
-Nous n'avons pas de preuve pour l'inculper pour cela, mon ami, réplique Albus Dumbledore.
-Mais…
Le directeur pose ses yeux bleus sur son jeune élève.
-Alors, pouvez-vous nous dire ce que vous faisiez à cet endroit à cette heure du soir?
-Je me baladais, monsieur, dit Peter d'une petite voix.
-Il voulait vandaliser mon bureau!
-C'est faux, dit Peter. C'est juste que je voulais marcher et réfléchir un peu. Et comme les garçons ronflent tous au dortoir…
Albus lâche un petit rire.
-J'ai beaucoup de soucis, ces jours-ci, souffle le Gryffondor.
-Vraiment? Quel genre?
-Mon bureau, tonne Rusard. Mon bureau!
Le directeur de l'école se tourne vers le concierge et le fixe de ses yeux bleus sévères.
-Je crois que vous avez dit ce qui avait à être dit, mon ami. Retournez donc à votre travail.
Rusard gronde une dernière fois à propos de son bureau et il sort de celui du directeur.
-Maintenant que nous sommes en paix, nous allons pouvoir parlez de vous, Peter. Alors? Qu'est-ce qui vous occupe à ce point les pensées.
Une lueur curieuse brille dans les prunelles d'Albus. Il ne peut pas s'en empêcher, il adore les mystères.
-Vous-Savez-Qui…
-Oui?
Peter inspire profondément. Le regard inquisiteur du plus vieux des deux est emplis de curiosité. Peter ne lui en veut pas. Il se tortille un instant sur place, puis il se décide. Si quelqu'un peut l'aider, c'est bien ce vieux fou.
?%&?%&
En sortant du bureau d'Albus Dumbledore, Peter se sent plus léger. C'est comme s'il avait eu un lourd sac à dos dont il se serait rendu compte du poids seulement après s'en être débarrassé. Il descend l'escalier, passe devant la gargouille et prend à droite pour retourner à son dortoir. Aussitôt a-t-il fait quelques pas qu'il se heurte à quelque chose de solide.
-Ouf!, lâche-t-il.
-Alors, on ne regarde plus où on marche.
En levant les yeux, Peter découvre un petit visage pâle surmonté d'une tignasse rousse. Il le reconnait tout de suite, même s'il a l'air beaucoup plus jeune que celui qu'il connait.
-Ron?
L'autre sourit jusqu'aux oreilles.
-Hé!, fait une autre voix.
C'est James. Il est avec Remus et un autre gars que Peter sait avoir déjà vu quelque part.
-Salut les gars.
Ils lui sautent littéralement dessus. James enroule ses bras autour de sa tête et Remus les soulève tous les deux dans les airs. Ils rient tous en même temps, même si aucun d'entre eux ne sait vraiment pourquoi.
Le troisième gars, celui dont Peter ignore le nom, se mat à râler derrière eux.
-Ça va, pas la peine de l'étouffer.
Remus dépose ses deux amis et se tourne vers l'autre, un petit sourire malicieux dessiné sur ses lèvres fines.
-Jaloux?
Le garçon inconnu affiche une moue boudeuse. Il est un peu plus petit que Peter (à peine), il doit être plus jeune qu'eux. Peut-être une année. Ses cheveux noirs et ses yeux bleutés lui disent vaguement quelque chose, mais quoi?
-Qu'est-ce que tu me veux? Pourquoi tu me regardes comme ça?
C'est le jeune garçon, qui a parlé. Peter rougit légèrement, sous l'effet de la honte, puis il bredouille :
-Je ne…
Il avale sa salive. Remus se penche au-dessus de lui et lui demande.
-Est-ce que tu le reconnais?
Hein? Il devrait?
-C'est le petit-frère de Sirius.
Peter ouvre la bouche et fait :
-Aaahhhh… Je me disais, aussi.
Remus se permet un petit rire. Aussitôt, James pose ses deux mains sur les épaules de Peter. Ron les regarde doucement, sans rien dire. Il sait que ce moment est important, pour le jeune Gryffondor.
-Eh Peter, est-ce que c'est vrai, ce que le rouquin nous a raconté?
Hein?
-Tu t'es baladé avec eux dans les couloirs, hier soir?
Comment ils savent ça, eux?
Peter jette un regard amusé à Ron, qui lui lève le pouce en signe d'encouragement.
-Ouais, c'était sacrément dangereux, dit Peter.
James semble aux anges. Il sautille pratiquement dans tous les sens.
-C'est pour ça que tu étais chez le directeur? Raconte-nous tout!
Peter hésite, mais devant le regard bienveillant de Ronald Weasley, il prend son courage à deux mains et se lance dans le récit fabuleux de ses aventures nocturnes. Le frère de Sirius, Regulus, les observe avec son éternelle moue boudeuse, mais à un moment donné, Remus vient se coller à lui et bizarrement, il se met à sourire d'un air satisfait. C'est à n'y rien comprendre.
?%&?%&
Xénophilus a vécu les plus beaux mois de toute sa vie. C'était le paradis. Il s'est fait tout plein d'amis qui me le traitent pas de débile profond et il a vu plein de créatures qu'il n'aurait jamais cru ne serait-ce qu'apercevoir. Crabble, et Goyle, ses deux meilleurs amis après Lucius, lui ont montré la Fée des étoiles plusieurs fois, mais il ne se lasse pas de s'émerveiller. Définitivement, c'est vraiment fabuleux! Malheureusement, Xénophilus a deviné (ne me demandez pas comment) qu'ils viennent du futur (en fait, ça doit être son 54ème sens) et il a conscience qu'ils vont bientôt devoir repartir.
-Dîtes, vous me montrez encore le Père Noël?
-À une seule condition, fait Crabble.
-La quelle?
-Il faut que tu nous fasses une danse, dit Goyle.
Bon, Xénophilus n'aime pas danser, mais que ne ferait-on pas pour le Père Noël?
-D'accord.
Les deux grandes brutes se positionnent au-dessus de Xénphilus et posent leurs mains sur leur tête. D'un mouvement expert, ils secouent leurs cheveux, d'où tombent une pluie de pellicules blanches.
-Je vois ses flocons!, s'exclame le blondinet.
?%&?%&
Hermione dépose sa boussole sur le sol. Elle regarde tous les autres, Ils sont là, autour d'elle. D'abord, il y a Harry, qui a amené Severus avec lui. Sirius a suivi, évidemment. Puis il y a Draco, qui est habillé en garçon, pour l'occasion. Il est accompagné de son père et de Xénophilus. Allez savoir ce qu'il fait là. Ensuite, Ron est debout derrière Peter Pettigrow, qui est encadré de James et de Remus, qui tient fermement la main de son petit ami, Regulus. À ça s'ajoutent Crabble et Goyle. Tout le monde est présent. C'est l'heure du départ.
-Vous êtes prêts?, demande la jeune femme.
Ils font tous «oui» de la tête. Elle regarde sa boussole, sur laquelle elle va jeter le sort de réponse.
-Responsum dare nobis, Dico autem vobis. Respondeo dicendum quod voluntas nostra directio pertinet ad quaestiones. Refert quid maxime instaurabuntur. Respondeo.
La boussole se met à tournoyer furieusement. L'aiguille s'en détache presque. Elle brille, elle bouge, puis plus rien. Boum. Elle pointe une seule direction.
Harry la suit des yeux, intrigué. Tout le monde fait pareil. Et surprise, elle pointe l'horloge de Godric Gryffondor.
-T'as vu ça?, fait Ron. C'est cette vieille horloge…
Malfoy renifle, derrière lui.
-T'es sûr que c'est pas toi, qu'elle désigne?
-Je le savais!, s'écrit Harry. Je le savais que c'était cette vieille horloge.
Sans attendre, Hermione pointe sa baguette dans la direction de l'horloge et dit bien fort :
-Instaurabo!
Ce qui se passe par le suite est assez dur à décrire, parce que ça a eu lieux de manière chaotique et je n'ai pas tout compris. Une seule chose est sûre : ça a fait tout un boucan. D'abord, ça n'a été qu'un léger sifflement lointain. Pas de quoi s'énerver. Mais au fur et à mesure que les secondes se sont écoulées, le sifflement est devenu un rugissement. L'horloge s'est mise à sonner comme une folle et la vent s'est levé autour d'eux tous.
Harry sent qu'il grandi après une minute. Il jette un coup d'œil à ses amis pour constater que c'est également le cas pour eux. Ils reprennent leur forme de 17 ans.
Bam! Bam! Bam!
DING! DING! DING!
FLOP! FLOP! FLOP!
C'est la cacophonie. Harry en a les oreilles qui hurlent. Les couleurs se mélangent devant ses yeux. Il se sent étourdit. Ses pieds ne touchent plus le sol. C'est comme si le vent l'avait soulevé. Tout à coup, il se retrouve enveloppé d'une épaisse substance noire. Il ouvre la bouche pour crier, mais il se rend compte qu'il ne peut pas parler.
La panique le gagne. Qu'est-ce qui se passe?
Il tournoie dans le néant, les bras allongés. Il regarde le vide abyssal. Il a chaud. Il a froid.
Et le silence. Tout retombe d'un seul coup, sans avertissement. Il flotte toujours, mais paisiblement. Il fait noir, mais d'un noir réconfortant. Alors la voix de Snape adulte s'élève du vide.
Bravo, Harry. Tu as réparé ce qui a été brisé, c'est-à-dire l'horloge Gryffondor. Comme cela, ces espèces d'imbéciles ne seront plus jamais en retard pour le petit déjeuner. Toutes leurs montres se retrouvent déréglées dès qu'ils passent à côté de cette saloperie, c'est aberrant.
-Mais… Alors ce n'était que ça? Il fallait juste que je répare cette horloge? Mais pourquoi ne pas l'avoir dit plus tôt?
Ç'aurait été trop facile, triple idiot! Ah, vous les Gryffondor. Vous voulez toujours avoir tout, tout cuit dans le bec. La vie, c'est plus compliqué que ça…
-Mais tout ce discourt à propos des erreurs et de Dumbledore…
C'était assez amusant à inventer. Allons, tu n'as pas eu du plaisir?
-Par moments.
Bon, bon, bon. Il est temps de découvrir l'avenir que tu as créé, prêt? Oh et une dernière chose : tu seras le seul à te rappeler de tout ce qui a eu lieu dans le passé durant ton voyage et dans le futur qui existait initialement, alors tâche d'avoir l'air naturel.
-Hein? Et les autres?
Je viens de te dire que tu vas être le seul. Alors voyons… Quand, exactement vais-je te renvoyer? Ha! Oui, la rentré de ta dernière année. Amuse-toi bien, Harry. À bientôt!
Un petit com pour le mot de la fin? ;)
