Titre Anglais: Harry's Last Hope
Titre Français : Le dernier espoir d'Harry
Auteur : Teachersnape64
Bêta Traductrice : Lyana
Bêta Correctrice: Silyme
Chapitre traduit par : Misschatelle
Rating : T
État de la fic en anglais : Fini (53 chap)
État de la fic en français : 14; Traduit : 28; En cours : 29, 30, 31,
Disclamer : Rien ne nous appartient sauf la traduction.
Résumer : L'été après la mort de Sirius, Harry est rempli de culpabilité.
Severus apprend quelque chose du passé qui met en danger Harry.
Snape décide de l'adopter et de le prépare à la bataille contre Voldemort.
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Nous avons l'accord de l'auteur pour traduire son histoire
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La pluie est enfin là !les température vont devenir plus agréable.
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Très prochainement vous aurez aussi 1 chapitre par semaine du fardeau du destin, puisque le chap tant attendu est enfin arrivé. Maintenant tout est entre les mains des bêtas
Bonne lecture !
Eni et Onarluca
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Chapitre 14 Temps mort
Soudain, Snape entendit l'alarme de la barrière magique se déclencher. Il grimpa les escaliers à la hâte et accourut jusqu'à la porte de derrière. Il voulut prendre sa baguette, mais réalisa qu'il ne l'avait plus. Il l'avait donnée au garçon !
« Kinsey ! Viens ici tout de suite !»
Kinsey apparut devant Snape avec un ''pop'' sonore.
« Va chercher monsieur Potter et récupère ma baguette. Fais vite !»
Kinsey acquiesça et disparut avec le même ''pop''
Snape ne pouvait réprimer son inquiétude alors qu'il attendait sa baguette. Quelqu'un ou quelque chose avait tenté de fissurer la barrière, et cela signifiait que quelqu'un savait où ils étaient. Il devait s'assurer que Potter soit caché et qu'il ait un plan de fuite à sa disposition.
Pop ! Kinsey parvint à peine à reprendre son souffle. « Maître, s'il-vous-plaît, monsieur Harry Potter, lui être blessé, maître.»
« Où, Kinsey, où est-il ! Mène-moi à lui !»
Snape s'agrippa à la frêle et osseuse épaule de Kinsey et ils transplanèrent tous deux à la limite de la propriété. Le corps de Harry était une masse sur le sol, avec son éclair de feu en morceaux tenu bien serré entre ses mains. Snape se laissa tomber à ses côtés et prit sa baguette, qui gisait près du garçon inconscient. Tout en inspectant la barrière de protection, baguette en l'air, il scruta les environs et ne vit aucun intrus.
Snape se sentait responsable de l'état dans lequel le garçon se trouvait. Il était censé s'occuper de Potter et, une fois de plus, ce dernier avait été blessé. En inspectant la barrière une deuxième fois, il réalisa qu'elle ne semblait pas avoir été touchée. Cela n'aidait en rien à éclaircir le mystère, pourquoi le garçon était-il blessé et qui l'avait attaqué, déclenchant ainsi l'alarme ?
Snape s'agenouilla rapidement aux côtés d'Harry et le retourna pour prudemment toucher la fâcheuse ecchymose violette qui se formait sur le front du garçon, avant de vérifier les contours de sa tête pour décerner la moindre contusion. Il n'en trouva aucune et poursuivit son examen sur les bras et jambes de Harry, à la recherche d'os cassés. À l'exception des profondes égratignures, les membres du garçon semblait intacts. Il chercha d'éventuels dommages internes en parcourant le corps de l'adolescent inconscient avec sa baguette. Ne trouvant rien, il décida de le ramener à l'intérieur de la maison.
«Kinsey, je vais nous faire transplanner jusqu'aux chambres de monsieur Potter. Je te demanderais de t'en occuper tandis que je vais chercher quelques potions d'aide à la guérison.»
Severus plaça son bras avec prudence sous les épaules d'Harry et le tira jusqu'à lui avec l'intention de se relever en soutenant le garçon blessé. Ce fut à ce moment que Harry ouvrit les yeux et, voyant qui le retenait ainsi, il se défit maladroitement de l'étreinte, serrant toujours son éclair de feu contre lui.
Snape se pencha et posa une main sur l'épaule du garçon. « Harry, avez-vous mal ?»
Harry secoua la tête de gauche à droite et s'éloigna de la main de Snape. Severus posa ses yeux sur lui et se sentit vexé par la soudaine réaction du garçon à son contact. Visiblement, Potter était toujours fâché contre lui et portait encore plus de ressentiment envers l'idée d'être renvoyé que Severus ne l'avait cru.
« Que s'est-il passé ? Avez-vous été attaqué ?» demanda Severus, observant le garçon baisser le regard de nouveau.
« Non.» répondit Harry, alors qu'il se redressait vers une position assise et qu'il scrutait les environs, comme s'il cherchait à fuir.
Non... pas d'intrus ? Alors comment Potter avait-il été blessé ?
« Potter, donnez-moi votre balai.»
Harry resserra sa prise sur l'objet en question et secoua la tête de nouveau.
Snape observa l'éclair de feu que Harry tenait toujours contre lui, et il savait que le balai était censé être indestructible, un sort lui avait été jeté à cet effet. Puis, il se souvint que Dumbledore, très sage, avait jeté un puissant sort à la barrière entourant la propriété, rendant ainsi hors d'usage tout objet magique cherchant à la traverser. Le seul moyen de casser l'éclair de feu aurait été de le faire entrer violemment en contact avec la barrière. Snape écarta les doigts d'Harry de l'éclair de feu et examina attentivement le balai. Il lui fallut un certain temps, mais il parvint à rassembler les pièces du casse-tête; Potter cherchait à s'enfuir et s'est écrasé tête première contre la barrière. Quelle idée idiote! Quel avait pu être le motif derrière un tel désespoir de fuite?
« Potter, avez-vous essayé de quitter les lieux !» demanda sèchement Snape. Il essayait de repousser la colère, de prudemment bloquer ses émotions, mais il échouait misérablement.
Harry n'eut pas l'impression d'avoir à justifier ses actions à Snape. «Pourquoi, vous vous en foutez ! Vous vouliez vous débarrasser de moi, je me suis dit que je vous y aiderais.»
Le culot que ce garçon avait pour s'adresser à lui ainsi. Ce jeune homme éprouvait définitivement beaucoup de difficulté à suivre les règles, ne pensant pas une seconde aux conséquences de ses actes. Quel garçon insolent et borné! Il n'avait aucunement le droit de parler avec autant d'audace, ni le droit de se mettre ainsi en danger !
« Kinsey, emmène le garçon et enfermez-vous dans sa chambre, que je ne le blesse pas une fois de plus. N'ouvre la porte sous aucun prétexte.» Snape sentait la bouffée de colère devenir plus forte.
Non !» Cria Harry. Il en aurait dit davantage s'il n'avait pas rencontré le regard de Snape, préférant alors se taire.
Kinsey se mit à se tordre les mains et s'avança vers Harry.
« Maintenant, Kinsey !» Snape devenait de moins en moins conscient de la réalité.
Kinsey agrippa rapidement le bras d'Harry et ils disparurent en un fort « pop » sonore.
Ce garçon borné l'enrageait. Commettre de telles actions en un tel état d'urgence! Même sans ce sort qui rageait en lui, Severus se dit qu'il aurait probablement menotté le jeune homme pour ce dernier exploit. Il était habitué aux escapades de Potter, mais cela allait bien au-delà de la futilité.
Snape examina la barrière une fois de plus, puis retourna à son laboratoire. Son humeur était plus calme maintenant que Potter n'était plus là. Il espérait que l'antidote n'ait pas été ruiné, il avait tout de même dû le retirer du feu plus tôt qu'il ne l'aurait fallu. Ce serait très dommage, puisqu'il savait qu'il n'avait pas suffisamment d'ingrédients pour recommencer.
Alors qu'il se dirigeait vers le manoir, il vit le garçon qui se tenait devant la fenêtre de sa chambre au deuxième étage, la tête entre les mains. Le cœur de Snape, précédemment si dur, fut attendrit alors qu'il continua à regarder le garçon à la fenêtre. Harry avait tant enduré, il n'était pas surprenant qu'il ne parvienne plus à faire confiance à qui que ce soit. Ce n'était définitivement plus le Gryffondor confiant qui autrefois se pavanait dans les couloirs comme s'ils lui appartenaient. L'abus dont il avait souffert devait avoir été horrible pour qu'un tel changement se soit produit si rapidement.
Snape repensa au jeune garçon qui, sous le choc, avait pris le train pour les vacances d'été. Même avant que son oncle n'abuse de lui, cet enfant avait besoin de se remettre de la perte de ce crétin galeux, Black. Alors, avoir à rentrer à la maison et à endurer la torture imposée par les gens qui devaient prendre soin de lui avait dépassé les limites de l'endurance du garçon. Il ignorait que le jeune homme reviendrait complètement changé, souffrant des graves symptômes menant Harry à sursauter et reculer chaque fois qu'on bougeait trop rapidement, un changement radical par rapport au garçon provocateur et effronté qu'il avait été.
Mais que t'ont-ils donc fait ?
Severus ne voulait vraiment pas savoir, mais savait qu'il devait savoir afin d'aider cet enfant à guérir. Il avait eu un bref aperçu de l'horreur lorsqu'il avait dû aidé Harry à sortir de cet état d'inconscience fiévreuse, mais il se doutait que ce n'était là que la pointe de l'iceberg.
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Harry était tout simplement mortifié. Non seulement son plan avait-il misérablement échoué, mais Snape l'avait aussi découvert. Pourquoi est-ce que rien ne fonctionnait comme prévu ? Maintenant il était pratiquement prisonnier et n'avait aucune chance de sauver Hedwige. Encore une fois, il eut l'impression de manquer à son rôle d'ami.
J'aurais dû envoyer Hedwige au loin. Je suis tellement idiot, je savais que les Dursley me détestaient et j'ai gardé Hedwige avec moi pour me rassurer. Je l'ai encore fait, je mérite tout cela.
Harry eut une pensée pour Severus et pour la façon avec laquelle il avait changé d'idée à propos de sa garde. En fait, il paraissait logique pour le Gryffondor que le professeur ne veuille plus le garder. La culpabilité l'emporta sur le peu de bon sens que Harry possédait encore, le laissant plonger dans le désespoir. Le pire était qu'il avait cru qu'il deviendrait un membre de la famille et maintenant Snape ne voulait plus de lui. Aussi inattendu que cela pouvait paraître, Snape avait été le dernier espoir de Harry pour avoir une famille. Harry sentit cet espoir s'évaporer.
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Snape pénétra dans les donjons et sut aussitôt sans même regarder... l'antidote était fichu. Il pouvait sentir le soufre dans l'air au lieu du l'odeur métallique que la potion devait avoir. En un mouvement de baguette, il fit disparaître la potion et l'odeur se dissipa rapidement. Merlin! Il n'avait plus de racines d'hespian! L'antidote exigeait cet ingrédient en particulier et le seul endroit où il pouvait en trouvait était dans la forêt interdite à Poudlard. Et quoi encore?
Il s'avança vers le foyer et y jeta de la poudre de la poudre de cheminette. Il devrait demander à Dumbledore de lui en procurer.
« Poudlard, bureau du professeur Dumbledore.» dit Snape. Il mit sa tête dans les flammes vertes, avant de la retirer aussitôt. La pièce était remplie de fonctionnaires du ministère! L'avaient-ils vu? Snape se redressa et songea à un nouveau plan d'action. Il savait qu'il avait à tout prix besoin de cet ingrédient pour réaliser la potion. Je n'ai pas le choix. Je dois transplanner à Poudlard. Mais que faire de Potter? Tante Vespa...
La relation entre le professeur et sa tante avait toujours été tendue, pour ne pas dire complètement haineuse. Lorsqu'il était enfant, Severus se souvenait de sa tante encourageant son père à le punir, et d'une façon toujours très sévère. Vespa avait toujours dit à Severus qu'elle le faisait parce qu'elle voulait rendre Severus meilleur et plus fort. Enfant, il ne voulait pas la croire mais, au fond, avec son esprit naïf, il l'avait crue. Elle représentait la personne que son père adorait et donc une personne à qui le jeune Severus espérait plaire. Maintenant, il la voyait pour qui elle était vraiment, un femme imbue d'elle-même, gâtée et sans la moindre patience face aux désagréments.
Alors ce fut avec une grande inquiétude que Severus en vint à la conclusion qu'il n'avait d'autre choix que de laisser Harry entre les mains de cette femme. Si tout allait bien, cela ne lui prendrait pas plus d'une heure. Avec la présence de Kinsey, il était légèrement plus assuré qu'on prendrait bien soin de Harry. Il sentait qu'il n'y avait aucune autre possibilité.
Snape gravit rapidement les marches pour chercher sa tante. Il la trouva dans sa suite, en compagnie de Charlet. Vespa était assise sur un canapé de soie vert, ses pieds posés sur un tabouret de velours; elle sirotait un thé chaud et regardait Charlet punir son elfe de maison sans merci.
« Excusez-moi tante Vespa; pourrais-je vous parler un instant ?» C'était vraiment le seul espoir de Severus.
Charlet et l'elfe de maison levèrent aussitôt les yeux sur Severus, tandis que Vespa pris son temps pour le regarder.
Vespa leva les yeux de sa tasse de porcelaine pour les poser sur son neveu et répliqua hautainement: «Comment osez-vous venir demander pardon pour le grossier comportement dont vous avez fait preuve au souper. Vous et ce garçon orphelin devriez être honorés par notre venue au manoir Snape. Au lieu de cela, vous me traitez avec dédain et fuyez un repas très important pour Charlet.» Vespa leva sa main pour prendre celle de Charlet.
La jeune fille regarda Snape avec de grands yeux tristes, jouant à merveille le rôle de l'enfant blessée.
Oh, pour l'amour de Merlin ! « Tante Vespa, je dois m'excuser pour mon malencontreux comportement. Je ne peux qu'invoquer la stupidité pour avoir oublié cette importante potion sur le feu. Vous savez que nous sommes présentement en des temps difficiles et cette potion était très importante.»
« Très bien, que vouliez-vous demander, Severus ?» Vespa se dit que l'homme semblait très impatient, tandis qu'elle le regardait se tordre les mains. Ce n'est tellement pas habituel de la part de mon neveu... le sort aurait-il déjà commencé à faire effet ? Merveilleux !
«Vespa, je dois m'absenter pour un certain temps. Je viens juste de découvrir qu'un plus grave danger que je ne l'aurais cru nous guette, et je dois préparer une potion pour régler cela. Au moment où je vous parle, la propriété est encerclée par ''ceux'' qui nous veulent du mal. La propriété est protégée par une barrière et vous devriez être en sécurité à l'intérieur.»
« Je l'espère bien. Je détesterais avoir à croire Charlet en danger.» Vespa tapota la main de Charlet de façon rassurante.
« Je me vois dans l'obligation de vous demander une faveur. Harry est confiné dans sa chambre en ce moment et je vous serais très reconnaissant de garder un œil sur lui si quoi que ce soit venait à se produire pendant mon absence ? Il vous faudrait transplanner avec Harry hors d'ici si la barrière venait à être fissurée. L'alarme se déclenchera afin de vous laisser suffisamment de temps pour transplanner vers Pré-au-lard.
« Pourquoi le garçon est-il enfermé dans sa chambre ?» Le sang-de-bourbe avait probablement tenté de voler l'argent.
« Ce n'est pas important pour l'instant.» La dernière chose dont Snape avait besoin était un sermon sur Harry Potter.
« Et voilà, vous recommencez ! Vous êtes grossier Severus et je ne le supporterai pas !» Vespa posa brusquement la délicate tasse de thé et ignora le dégât qui se forma sur la nappe de soie.
Snape n'avait pas de temps pour les crises d'humeur de sa tante Vespa. « Très bien, je vous le dirai. Le garçon a tenté de quitter le domaine sans permission.»
« Mais où ciel souhaitait-il aller ?»
«Eh bien, apparemment, il croit que sa chouette est toujours vivante et que son oncle l'a encore avec lui. Mais ne vous inquiétez pas pour monsieur Potter. Il se débrouillera très bien pour méditer sur son comportement erroné dans sa chambre. Maintenant, je dois vous demander si vous me feriez l'honneur de le surveiller pour un certain temps?» Snape s'assura de garder une voix respectueuse.
Vespa était radieuse. C'était comme si son stupide neveu lui servait le garçon sur un plateau d'argent. C'est tout simplement parfait !
« Eh bien, je suppose que je peux aider le garçon en cas de besoin.» Vespa dû faire beaucoup d'efforts pour ne pas sourire.
« Il lui est interdit de sortir de sa chambre et personne ne doit lui rendre visite.» Snape jeta un œil à Charlet afin de s'assurer qu'elle avait compris. « À moins bien sûr qu'il y ait urgence. Si je ne suis pas de retour cette nuit, veuillez communiquer avec le professeur Dumbledore par poudre de cheminette dans son bureau à Poudlard. Le seul foyer qui fonctionne est celui dans mon laboratoire. Le mot de passe est ''Branchiflore''. Ne l'utilisez que si vous êtes en danger de mort. Le réseau de cheminées est surveillé par le ministère et... par d'autres.»
« Oui, oui Severus. Vous êtes devenue une véritable mère, n'est-ce pas ?» Elle ne pouvait s'empêcher se moquer de son pathétique neveu alors qu'il s'inquiétait pour ce garçon imbécile.
« Bon, je devrais être de retour dans une heure.» Snape jeta un dernier regard dans la direction de la femme, notant son air amusé, avant de s'incliner et de tourner les talons vers le couloir.
Snape décida de ne pas avertir Potter de son départ, se disant que le garçon tenterait probablement une fois de plus de disparaître dès que Snape aurait quitté les lieux. Ce serait typique du Gryffondor. Lorsque ce sort sera effacé, je ferai à ce garçon tout un sermon sur la responsabilité, il ne devrait pas l'oublier !
Snape marcha jusqu'à la limite de la propriété, traînant son balai avec lui, et il leva sa baguette devant lui. Il fit un trou dans la barrière et s'y inséra. Il se retourna aussitôt et scella la bulle protectrice de nouveau. Il enjamba son balai et s'envola au-delà des arbres. Le professeur se jeta aussitôt un sort d'invisibilité. Snape scruta les terres environnantes et ne vit personne aux alentours. Peut-être avaient-ils abandonné leur surveillance? Pourtant il savait que ce n'était pas le cas. Il était certain qu'ils étaient là, quelque part, à les observer et à attendre.
Aussitôt que Snape fut suffisamment loin de la zone sécuritaire, il transplana à Pré-au-lard et vola jusqu'à Poudlard. Il repensa à l'odeur que la potion avait dégagé et ne parvenait pas à identifier où il avait senti une telle odeur auparavant. Il n'arrivait tout simplement pas à s'enlever cette émanation odorante de la tête et il savait qu'il devrait s'en rappeler, que c'était important.
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Harry faisait les cent pas dans sa chambre, cherchant à élaborer un autre plan pour venir en aide à Hedwige. Au point où il en était, il n'avait plus grand chose à perdre. Il jeta un œil vers Kinsey, qui se tordait les mains dans un coin, et il se demanda si elle serait prête à l'aider. Alors qu'il était sur le point d'aborder le sujet, il y eut un faible cognement à la porte. Définitivement pas Snape, avec un cognement pareil.
Kinsey s'activa aussitôt et accourut jusqu'à la porte. « Qui est là ?» murmura-t-elle avec panique, tout en jetant des regards apeurés en direction de Harry.
« Ce n'est que moi... Charlet. Je suis venue voir si Harry allait bien. Pouvez-vous m'ouvrir la porte ?»
« Non, non, maître ne voudrait pas vous voir ici.» répondit Kinsey avec incertitude.
« Je suis une invitée de mon cousin,» lâcha Charlet d'un ton irrité. « Ainsi, j'exige d'être traitée avec respect !» Puis Charlet changea le ton de sa voix, comme si elle venait de changer d'avis quand à l'attitude à adopter avec l'elfe. «Je dois dire quelque chose d'important à Harry, petite elfe. Laisse-moi entrer,» poursuivit-elle d'une voix douce et raffinée.
L'elfe de maison ne semblait pas convaincu.
« Laisse-la entrer, Kinsey. Snape ne t'as pas ordonné de laisser tout le monde dehors.» Harry écouterait ce qu'elle avait à dire et lui demanderait ensuite de partir.
Lentement, Kinsey déverrouilla la porte et l'ouvrit, révélant ainsi une adolescente au visage exprimant la condescendance. Elle entra aussitôt dans la pièce, heurtant volontairement Kinsey en passant près d'elle.
« Va me chercher du thé, elfe.» La dernière chose que Charlet voulait était que l'elfe de maison de Snape écoute ce qu'elle avait à dire à Harry.
L'elfe resta immobile, transférant son regard d'un adolescent à l'autre, se demandant quoi faire.
« Il est parti, elfe. Severus est parti, tu n'as donc pas à t'inquiéter de lui désobéir. Alors maintenant va me chercher du thé et prépare moi quelques pâtisseries aussi, avant que je ne te jette hors d'ici.» Il était si difficile de rester gentille lorsque les serviteurs étaient si intraitables. Si elle avait été chez elle, cette elfe aurait déjà été jetée dans les escaliers.
« Ça va, Kinsey,» fit Harry de façon rassurante.
Kinsey quitta les lieux en regardant par-dessus son épaule.
Charlet ferma la porte de la chambre et se retourna aussitôt pour faire face à Harry, échangeant son air dédaigneux pour une expression mélodieuse. Elle avait une tâche à accomplir et aucun échec ne serait toléré par sa tante.
« Harry, savais-tu que Severus a quitté les lieux ?»
Harry ne dit rien, se contentant de la regarder, de la prudence apparaissant clairement sur son visage.
Charlet se glissa aux côtés d'Harry, faisant appel à tout son charme d'adolescente pour attirer sa confiance.
« Cousin Severus est parfois si sévère. Il me fait vraiment très peur. As-tu peur de lui ?»
« Peur de lui ? Surtout pas.» Ou peut-être un peu.
« Oh, Harry, il m'a dit que tu as tenté de t'en aller et qu'il n'allait pas t'aider. Je pense qu'il est tout simplement méchant,» dit Charlet d'une voix soucieuse. « Il a aussi dit qu'il allait te garder enfermé pour plusieurs jours afin de te punir.»
« Enfermé ?» Harry dirigea son regard vers la porte.
« Oui, il est allé se procurer un verrou magique spécial que tu ne pourras pas détruire.»
Harry était furieux ! Comment Snape pouvait-il penser être un meilleur père que l'oncle Vernon ? Je ne resterai pas ici plus longtemps ! Harry pris sa cape et se dirigea vers la porte.
Attends ! Je peux peut-être t'aider. Où veux-tu aller ?»
« Charlet, tu ne pourrais pas comprendre.» Harry lui tourna le dos et se tourna en direction du cachot pour trouver quelque chose qui le laisserait traverser la barrière magique.
« Attends Harry, je peux peut-être comprendre. Je peux peut-être même t'aider. Je connais le mot de passe qui te permettra de partir.
Harry s'immobilisa. Ce serait bien plus simple que de détruire la barrière. Il se tourna lentement vers Charlet, observant son expression passer de nerveuse à radieuse.
« Je dois retourner à Little Whinging et trouver ma chouette chez mon oncle. Je sais que ça paraît stupide, mais elle tout ce qu'il me reste.»
« Ça n'a pas du tout l'air stupide.» Charlet n'arrivait pas à croire qu'il se confiait à elle si rapidement. Il devait être vraiment désespéré. « Je peux t'aider à t'y rendre !» Elle bondit sur ses pieds, excitée.
« Est-ce que le mot de passe permet de traverser la barrière ?»
« Non, en fait, ma tante connait le mot de passe du réseau de cheminées. Je sais que tante Vespa va t'aider.»
Il n'était pas question qu'il fasse confiance à ce troll. Il se sentait déjà idiot d'avoir tout dit à Charlet.
« Charlet, s'il-te-plaît, ne lui dit pas que je veux partir, je t'en prie.» Il supplierait s'il le fallait.
« Harry, tu dois me faire confiance. Tante Vespa adore les animaux et s'il y a la moindre possibilité de sauver ta chouette, je sais qu'elle aidera. Je te promets, Harry, qu'elle t'emmènera à Little Whinging. Pourquoi ne nous laisses-tu pas t'aider ?»
Harry n'arrivait pas à croire qu'il avait cette conversation avec la petite princesse gâtée, mais il n'avait réellement aucune autre possibilité et n'avait plus de temps à perdre.
« Charlet, si c'est un piège...»
« Ce n'est pas un piège, Harry, je te donne ma parole de sorcier que tu iras à Little Whinging.»
Harry ne lui faisait pas vraiment pas confiance, mais que pouvait-il arriver de pire? Snape le détestait de toute façon et il se fichait bien de ce que Vespa pouvait penser de lui. Il acquiesça.
Charlet en bondit presque hors de la pièce jusqu'à sa tante. Harry serait hors de sa vie et loin de son héritage pour toujours!
Pendant son absence, Harry se mit à penser à sa décision de laisser Vespa l'aider. En quelques minutes à peine, la femme crapaud s'était glissée à l'intérieur de la pièce, ses longues robes mauves flottant derrière elle.
« Alors, vous avez besoin de mon aide, mon garçon?» Il allait être si facile de se débarrasser du sang-de-bourbe.
« Heum, je dois retourner chez mon oncle sans qu'il ne s'en aperçoive. Il a ma chouette.» C'était risqué, mais cela valait la peine d'essayer.
« Oh, il fut un temps où je possédais une chouette pour laquelle j'aurais tout risqué. Quelle noblesse de votre part.» Manipuler le garçon était bien plus facile qu'elle ne l'aurait cru.
« Oui, elle compte beaucoup pour moi.» Vespa n'était pas si mal. Harry se sentit mal de l'avoir jugé si négativement.
« Alors ne perdons plus de temps, mon garçon. Severus sera de retour bientôt et je sais que vous ne voulez pas être pris en flagrant délit.» Et je ne veux pas être prise non plus.
Harry la regarda avec étonnement.
Vespa tourna les talons et longea le couloir en direction du cachot. « Severus m'a révélé que la seule cheminée qui fonctionne est celle dans son laboratoire.» Elle ouvrit la porte du cachot et se mit à descendre les escaliers. L'air froid les assaillit dans leur descente.
« Mais comment vais-je faire pour ne pas être détecté ?» demanda Harry alors que son esprit ne contenait plus sa joie de trouver sa chouette.
« Oh, Severus m'a donné le mot de passe secret avant de partir. Juste au cas où nous aurions des visiteurs. Je vous ferai apparaître chez vos proches, vous n'aurez alors qu'à prendre votre chouette et je vous ouvrirai l'entrée par la cheminée ici afin que vous puissiez revenir.» Elle se retourna et offrit à Harry un clin d'œil.
Harry trouvait cela logique, mais c'était trop facile. Pourquoi Snape n'avait-il pas fait cela pour lui ?
Tout arriva si vite, Harry n'eut pas même le temps d'y penser davantage. Avant qu'il ne puisse comprendre ce qui lui arrive, Vespa lui agrippa le dos par sa cape et jeta de la poudre de cheminette dans le feu.
Elle cria «Quatre, Privet Drive !» et poussa d'un coup Harry dans les flammes vertes.
Harry réalisa, alors qu'il passait devant des milliers de foyers, qu'il n'avait jamais donné l'adresse à Vespa. Comment savait-elle ? Il n'eut pas le temps d'y songer. Harry émergea soudainement hors du feu et atterrit sur le sol... du quatre, Privet Drive !
À suivre
