Non, je n'avais pas disparu mais entre les fêtes qui m'ont permis de me remettre à jour dans mes fics sans vous les dévoiler encore et mon déménagement dans la capitale allemande, je n'avais pas encore eu le temps de vous livrer ce dernier chapitre qui clôt l'histoire de notre Ginny. Il est un peu spécial par rapport aux autres, puisque je n'ai pas totalement utilisé le biais du journal mais j'espère que ça vous plaira quand même ! Bonne lecture et à bientôt pour d'autres histoires peut-être :)
Chapitre 14 : La fin
Fais-moi confiance… avance… Ouvre cette porte. Pourquoi ne s'ouvre-t-elle pas… Parle ! Parle petite idiote… Parle en fourchelangue… Fichue Gryffondor…Concentre-toi sur ma voix, petite Ginny… concentre-toi sur ce que je te dis… concentre-toi sur mes pensées… Ouvre la bouche et parle… Dis ces quelques mots… Ouvre cette porte, ouvre-moi cette porte… C'est bien… Avance maintenant, avance encore… Nous avons un long chemin à faire…
Que se passe-t-il ? Que se passe-t-il dans ma tête ? Pourquoi est-ce que je t'entends ? Tom ? Tom, tu es dans ma tête ? Tom que fais-tu ? Où allons-nous ? J'ai peur Tom, j'ai si peur. Et ça, qu'est-ce… Ne me dis pas que… Tom, que se passe-t-il…
Une mue… Il a déjà mué… il est si grand à présent. Si fort. Il va être parfait. Parfait… Il va enfin arriver à sa pleine puissance… Le lâcher dans l'école, quelle joie. Tous ces misérables enfants…
Tom ? Que se passe-t-il ? Quels enfants ? De quoi parles-tu ? Pourquoi lâcher quelque chose dans l'école ? Lâcher quoi ? Un serpent, c'est ça, c'est une mue de serpent ça n'est-ce pas ?
Avance petite idiote ! Et écoute-moi bien, je contrôle ton esprit… Arrête de trébucher. A gauche, voilà, continue d'avancer. Prend à droite là, si je me souviens bien, c'est par là…
Mes forces diminuent Tom, que me fais-tu faire… Je me sens fatiguée, si fatiguée… Pourquoi es-tu méchant avec moi…
Ne lâche pas le journal, ne lâche surtout pas le journal ! C'est tout ce qui compte, avance et ne lâche pas le journal !
Quand va-t-on s'arrêter… Je veux rentrer, j'ai peur ici, il fait si humide, si froid… Si sombre… Je veux rentrer au dortoir, Tom…
Pas tout de suite ! Plus tard, je te promets que tu rentreras plus tard ! Avance en attendant, nous sommes presque au bout… Voilà, la voilà, elle est si belle… Regarde, petite Ginny, la Chambre des Secrets…
Je n'en peux plus d'avancer, Tom, je suis fatiguée… Je n'ai plus aucune force, je vais, je vais tomber…
Encore un petit effort, encore un minuscule effort… Avance encore un peu, jusque la statue, courage petite Ginny… Voilà, tu y es, tu peux te reposer si tu veux…
Aie, j'ai mal Tom… Je viens de tomber tellement je suis épuisée… Je suis désolée, j'ai lâché le journal, tu ne m'en veux pas ? On peut se reposer un peu, avant de continuer ? Tout n'est pas encore fini, n'est-ce pas, nous ne sommes pas venus juste pour que je m'effondre ici…
Bien au contraire, Ginny, bien au contraire…
Il y a des petits points noirs… j'ai tellement envie de fermer les yeux… Mais si je ferme les paupières, j'ai peur de ne pas me réveiller. J'ai peur de ne pas voir la menace arriver… Tu me réveilleras, Tom, n'est-ce pas ? Oh j'ai l'impression de n'avoir plus aucune force, j'ai du mal à rassembler mes pensées pour te parler… Comment parle-t-on, d'ailleurs, je n'ai pas l'impression d'écrire… Tu es dans ma tête, n'est-ce pas…
Bien sûr que je suis dans ta tête. Je suis dans tes pensées, je suis dans ton corps, je suis à la place de ton âme. Je suis en train de remplacer ton âme, petite idiote. Tu m'as ouvert la porte de tes pensées et de ton inconscient, j'en connais les moindres recoins, je connais la moindre bribe de ta vie, il est si simple de se l'approprier, si simple d'utiliser tes forces pour me régénérer, si simple de te faire faire ce que je veux… Pauvre imbécile.
Tom… pourquoi…
Tu n'as toujours pas compris n'est-ce pas ? Toujours pas compris que c'est moi qui t'ai soufflé chacune de tes idées nocturnes, moi qui t'ai soufflé les paroles que tu as écrites au sang sur ce mur, moi qui t'ai convaincu de faire tout ça, par la force de mes mots… Tu n'as toujours pas compris que c'était moi le responsable de tout ça, et non pas cet idiot d'Harry Potter. Non, tu ne pouvais pas savoir, tu ne pouvais pas penser qu'un journal qui pensait était maléfique, n'est-ce pas, ça n'est pas comme si ta famille te l'avait dit… Tu ne pouvais pas deviner que j'étais Voldemort, ce mage noir dont tu as si peur et avec lequel tu as parlé pendant tant de temps…
C'est impossible…
Sais-tu le plus agréable ? Dans quelques minutes, tu n'auras bientôt plus assez de forces pour me parler, j'aurais tout pris, mon corps se régénérera, et c'est juste à ce moment que ton frère Ron et son meilleur ami, cet Harry que tu admires tant arriveront. Ils assisteront à ta mort, quelle joie pour eux…
Ils…ils vont venir ? Tu les as fait venir ?
Pas moi, Ginny, pas moi. Toi. Tu as disparu. Cela fait déjà plusieurs heures que tu es allongée, à demi-consciente, tu ne t'en rends pas compte mais le temps passe vite. Ils sont inquiets. Tout le monde te cherche. Surtout avec les leurs qui sont déjà touchés par les pétrifications. Bientôt la rumeur courra que le monstre de la Chambre des Secrets t'a emportée. Alors ils viendront. Alors j'aurai enfin l'occasion de revoir ce cher Harry Potter dont tu me parles tant. Et ton frère. J'ai hâte de les rencontrer. Je sens que cela va être passionnant.
Tu es… Tu es cruel, Tom… Je n'arrive même plus à me concentrer…
Tu ne peux pas. Tu n'as pas remarqué ? Je parle de plus en plus, et toi de moins en moins. J'ai pris ta place, Ginny. J'ai pris ta force, j'ai pris ton énergie. Bientôt, tu ne pourras plus rien dire, à peine entendre ce qui se passe autour de toi.
« Ginny ! »
Je dois te laisser. Comme tu le vois, ils viennent d'arriver. Je dois m'occuper d'eux. De toute façon, ça n'est pas comme si tu allais bouger, n'est-ce pas ? Je pense que je peux te laisser seule avec le journal, le temps de discuter un peu avec eux. Je suis sûre que le Basilic voudra leur parler…
J'ai froid, il fait si froid ici… Et les pierres sont dures… Et je sens qu'on se bat, on se bat n'est-ce pas Tom ? Pourquoi ne réponds-tu pas ? Dis-moi qu'ils ne sont pas morts, dis-moi qu'ils sont en train de se battre contre toi, et qu'ils vont me libérer… Je te hais Tom, je te hais de faire ça, je te hais de m'avoir trahie, je te hais de tout ce mal que tu me fais…
Je sais, mais bientôt, tout ça n'aura plus d'importance. Bientôt tu auras oublié tout ça, ainsi que tout le reste… Aaaaaaaah
Tom ? Tom ? Que se passe-t-il ? Tom ? Tu as disparu ?
« Tout va bien se passer, Ginny, tu n'es plus seule, petite sœur, tout va bien se passer maintenant… »
Adieu, Tom.
