Hey guys !
Voila (enfin) le chapitre 14 ! Mine de rien ça commence à faire beaucoup... :3
Réponses aux reviews anonymes :
Lolo-ta-cousine : oui, ne t'inquiète pas, ils vont finir par se foutre sur la gueule ! Lerci pour ta review ma louloutte ! 3
Twix : Putain tu me donne faim ! Cette sublime blague (dont je suis très fière) je la fais rien que pour toi alors j'espère que tu es contente ! Heureuse que le chapitre t'ai plu et merci pour ta review !
Blablabla personne ne m'appartient... blablabla si cette fic gêne je la supprimerais, blablabla !
Chapitre 14
Antoine avait regardé partir Mathieu, la joue brûlante. Il avait posé sa main sur sa joue et s'était demandé s'il venait d'atomiser toutes ses chances avec le petit Assassin. Il avait vu celui-ci se faire embrasser par Kriss, il les avait vu se disputer, il avait vu Mathieu se diriger vers la sortie d'un pas rageur et avait vu le chef des Assassins se précipiter sur lui, toute sa haine pour le Héros se lisant sur son visage déformé par un rictus de rage. Il avait sentit les doigts de Kriss enserrer son cou, empêchant l'air de parvenir à ses poumons. Il avait paniqué et s'était débattu, sans parvenir à se défaire de son agresseur dont les forces semblaient décuplées par la colère et la jalousie.
Quand l'air commença à lui manquer et que des points noirs apparurent dans son champ de vision, il pensa à Mathieu. A ses yeux bleus plein de rage quand il l'avait vu pour la dernière fois. Hors de question que ce soit la dernière image qu'il ait de celui dont il était tombé amoureux. Avec rage, il planta violemment ses ongles dans les mains de Kriss. Celui-ci poussa un cri de douleur et desserra un peu sa prise sur le cou de sa victime. À ce moment là, David apparut tel un dieu bienfaiteur, un ange gardien qui tira violemment Kriss en arrière, le faisant lâcher prise. Antoine se remit à respirer avec soulagement, tombant à genoux.
« Mais t'es un grand malade ! Cria-t-il à son agresseur d'une voix rauque. Tu aurais pu me tuer !
- C'était le but, enculé ! Hurla Kriss en se débattant.
- Mais tu va te calmer immédiatement ! Répliqua Bob qui venait d'arriver, en se plaçant entre Antoine et Kriss. On est alliés je te rappelle ! Comment on peux se faire confiance si tu essaie de tuer mes hommes tous les deux jours ?
- Ce connard doit mourir pour qu'Ystos soit vengé ! Rétorqua le chef des Assassins.
- Non, tu as promis que tu laisserai Antoine tranquille le temps de l'alliance ! Quand on aura arrêté le psychopathe tu pourra essayer de le tuer ! Ne te laisse pas contrôler par tes émotions !
- Il n'a pas à essayer de draguer mes hommes ! »
Antoine éclata d'un rire rauque, toujours à genoux par terre, se tenant la gorge.
« Tu es jaloux, Kriss. Tu es jaloux parce que Mathieu viens de méchamment te faire comprendre qu'il n'en avait rien à foutre de toi !
- Si je me souviens bien, enculé, tu t'es pris une baffe il y à pas cinq minutes !
- Ouais mais... euh... J'ai été le premier à tenter ma chance ! Donc j'ai plus de mérite que toi !
- Dis pas n'importe quoi ! Tu ne le connais même pas, Mathieu !
- Ça suffit ! Hurla Bob qui commençait à en avoir marre des disputes des deux rivaux. Vous avez pas l'impression de vous comporter comme deux gamins de maternelle qui se bagarrent pour la même fille ? Vous avez quel âge, bordel ? »
Les deux hommes se turent. David lâcha Kriss qui recula d'un pas et Antoine se releva.
À ce moment là, la porte s'ouvrit brusquement et Mathieu entra, tirant quelqu'un par le bras. Aussitôt, Le Héros chevelu et le chef de la guilde des Assassins se désintéressèrent l'un de l'autre et fixèrent le petit Assassin qui ne daigna pas croiser leur regard. Celui qu'il tenait par le bras, c'était Brioche, l'Assassin trancheur de doigts. Il avait perdu son air de gamin arrogant et ressemblait maintenant à un enfant terrifié. Ce n'était pas vraiment Mathieu que le tenait par le bras, mais plutôt lui qui s'agrippait à lui comme à une bouée de secours. Son visage était couvert de sang à moitié séché essuyé à la hâte d'un revers de manche et il avait l'air de boiter. Kriss oublia instantanément Antoine et se précipita vers Brioche.
« Mais qu'est-ce qui t'est arrivé ?! »
Le jeune homme semblait hésiter. Il finit cependant par répondre.
« Je me suis fait capturer par le psychopathe... Il a tué Jigmé... »
Le chef des Assassins se laissa tomber dans un fauteuil, l'air subitement très las. Il soupira.
« Tu es sûr de toi, Brioche ?
- Plutôt, oui ! Je sais quand quelqu'un meurt, et quand un de mes amis se fait éviscérer et se vide de son sang, quand il arrête de bouger je sais que ça veut dire qu'il est mort ! »
Kriss se prit la tête entre ses mains, l'air très fatigué. Les autres, regroupés autour du rescapé, étaient entrain de se demander avec dégoût quel genre de pourriture était capable de faire subir des choses aussi atroces à un être humain.
« Combien de personnes vont encore se faire tuer avant qu'on arrête cet enfoiré... ? Souffla Kriss, l'air anéanti. Comment un seul homme peut-il nous échapper et continuer à commettre ses atrocités alors que nous sommes tous sur ses traces ? Ça me dépasse.
- Il n'est peut-être pas tout seul... marmonna Antoine. L'un d'entre nous l'aide peut-être...
- Ce qui signifie qu'il y a un traître parmi nous... ajouta Mathieu en détachant Brioche de son bras.
- Il était seul. »
Tous les regards se tournèrent vers Brioche. Il jeta un œil à chacun des Héros et Assassin rassemblés autour de lui.
« Il n'a pas de complice. Ou alors il ne s'est pas montré.
- Comment il vous a capturé ? Demanda Charlotte.
- On était entrain de manger en marchant. Il était caché dans une ruelle et il a choppé Jigmé quand on est passé. Il l'a embarqué au fond de la ruelle, après l'avoir assommé et moi comme un con j'ai suivi et il a réussi à m'assommer aussi...
- Où est sa planque ? Demanda à nouveau Charlotte.
- C'est une sorte d'entrepôts, je ne sais pas exactement où... Je ne saurait pas retrouver l'endroit.
- Tu ne sert a rien, marmonna Fanta en soupirant.
- Je t'emmerde ! Répliqua Brioche avec agressivité. Passe vingt-quatre heure dans la même pièce qu'un taré entrain de torturer ton pote en te répétant que tu es le prochain et tu verra si tu fait attention au chemin que tu prend si tu réussi à t'enfuir !
- Du calme, vous deux ! Intervint Mathieu avec calme. C'est pas vraiment le moment de vous engueuler comme des gamins !
- Le nabot a raison, ajouta Bob. Il ne faut pas céder à la panique !
- Personne ne panique, ici ! Rétorqua Seb.
- La ferme, le coupa sèchement le chef des Héros. Fred, appelle le commissaire Theurel et dis lui de se ramener au plus vite, qu'il serve un peu à quelque chose. Et toi, Brioche, va te laver, t'as une gueule à faire peur. »
Fred appela le policier qui promit de venir le plus vite possible. Les autres entreprirent de ranger le bordel qu'il avait mis à l'étage et à faire un minimum dessaouler Siphano et Links qui étaient complètement bourrés. Quand Newtiteuf arriva avec un bon seau d'eau glacé, ils étaient toujours entrain de faire la danse de la méduse avec un lapin rose qu'ils étaient les seuls à voir. Il les aspergea allègrement, ce qui n'eut d'autres effets que de les faire crier et se tortiller sur le sol comme des asticots. Comme ils ne semblaient pas décidés à reprendre leurs esprits, Newtiteuf demanda l'aide de Arc pour les transporter dans une chambre à l'étage inférieur.
Brioche se rendit dans la salle de bain pour se nettoyer de tous le sang qui maculait son visage. Il regarda avec un sourire satisfait son sang qui se diluait dans l'eau avant d'être emporté dans les égouts. Il tâta la peau autour de l'entaille profonde au dessus de son œil du bout des doigts et grimaça. Victor n'y était pas allé de main morte, mais la blessure, bien que douloureuse, ne saignait plus. C'était lui qui avait insisté pour la lui faire, après lui avoir rappelé que ses chers camarades de guilde trouveraient étrange qu'il échappe au psychopathe sans la moindre blessure, et il s'était bien amusé à le défigurer. Brioche fouilla dans la trousse à pharmacie qu'il trouva sous le lavabo et appliqua un pansement sur l'entaille. Il fit couler le reste du sang dilué dans le fond de l'évier et jeta un œil au miroir devant lui qui lui renvoya le reflet d'un jeune homme aux cheveux châtains foncés sales et ébouriffés, aux yeux cernés de sombres et à l'air apeuré. Satisfait, il se dit que ses ''amis'' n'y verraient que du feu. Il passa sa main dans ses cheveux avant de rejoindre les autres.
En attendant que le commissaire Theurel arrive, Antoine avait observé Mathieu, et il savait que de son côté, Kriss faisait exactement la même chose. Le petit Assassin ne daignait croiser leurs regards. Au bout de quelques minutes, Nyo et Unster les rejoignirent, l'air un peu gênés, mais surtout très heureux. Leurs sourire fondirent comme neige au soleil quand ils virent les mines déprimées de leurs compagnons. Il fallut tout leur expliquer. Antoine ne fit pas attention a eux, concentré sur celui qu'il aimait. Au bout d'un moment, Mathieu croisa son regard, soupira, et sortit de la pièce en lui faisant signe de le suivre. Le Héros le suivit en prenant garde à ne pas provoquer Kriss. Le petit châtain le conduisit dans la salle de bain et Antoine referma la porte derrière lui.
Antoine observa le visage gêné de Mathieu, qui n'osait pas croiser son regard. Il le trouvait adorable mais se garda bien de lui dire. Au bout de quelques instants de silence gênant, le Héros se racla la gorge. Mathieu sembla se réveiller et plongea son beau regard bleu dans celui d'Antoine.
« Qu'est-ce que tu ressent pour moi ? »
S'il avait été entrain de boire, Antoine se serait étouffé. La question brutale et inattendue de Mathieu le fit légèrement rougir.
« Ce que je ressent, c'est à dire, euh...
- Pourquoi tu m'as embrassé ? T'es amoureux de moi ou t'as fait ça juste pour faire chier le monde ? Ou pour essayer de coucher avec moi... ? »
Antoine hésita. Il avait peur de la réaction qu'aurait Mathieu à l'annonce se ses sentiments. La première fois qu'il avait vu le petit Assassin, il l'avait trouvé mignon, mais au fur et à mesure du temps passé avec lui, à flirter pour s'amuser, à travailler avec lui, il s'était beaucoup attaché à lui. Trop, même, mais ça lui était égal. Il était tombé amoureux.
« Je... finit-il par dire, tête baissée. Je crois que je suis amoureux de toi. »
Mathieu rougit.
« Tu... Tu es sûr... ?
- Ouais, je crois !
- Mais... Tu sais que... ça ne peux pas marcher entre nous... »
Antoine fronça les sourcils et se rapprocha un peu de Mathieu. S'il disait que ça ne pouvait pas marcher, cela signifiait qu'il avait peut-être des sentiments pour lui.
« Pourquoi ça ? » demanda-t-il en posant sa main sur la joue du jeune homme.
L'Assassin ne recula pas, ce qui fut pour le Héros une grande victoire.
« Parce que même si nos guildes sont alliées, tu reste un ennemi. Et on devra bientôt te tuer. »
Antoine sourit et lui caressa doucement la joue.
« Je ne vais pas laisser Kriss me tuer, Mathieu ! En plus si je comprend bien, je ne te laisse pas indifférent... Qu'est-ce que tu ressent pour moi, toi ?
- Tu m'agace à être tellement sûr de toi ! S'écria Mathieu en reculant un peu.
- Pourquoi ça t'énerve ? Et tu n'as pas répondu à ma question !
- Pourquoi ça m'énerve ? Parce que tu va mourir ! Parce que si Kriss ne parvient pas à te tuer, c'est moi qui le ferai ! Et si je m'attache trop à toi je n'y arriverai pas ! »
Antoine ricana et attrapa Mathieu par la nuque.
« C'est trop tard pour toi, mon chou, tu pourra jamais me tuer ! »
L'Assassin le repoussa violemment et le Héros, surpris, tomba par terre.
« Tu te trompe, Antoine, s'il le faut, j'obéirais à mon chef et je te buterais. Alors si tu tiens à la vie ne t'approche plus de moi. »
Sur ces bonnes paroles, Mathieu contourna Antoine, figé, et sortit rejoindre les autres, un air impassible sur le visage.
Voila (viola3) ce chapitre est à présent terminé, j'espère qu'il vous aura plu ! N'hésitez pas, comme d'habitude à laisser une review, mais même si vous ne le faites pas, je vous aime quand même !
Le prochain chapitre arrivera bientôt, en attendant je vous fait de gros bisous !
Rain ;)
