NdlA : haha, je vous l'avais bien dit que vous n'auriez pas longtemps à attendre ! Et le prochain est déjà écrit aussi ...
Chapitre 14 - Infiltration
Deux jours passèrent sans qu'il ne se passe rien. Et puis Falman et Breda débarquèrent dans son bureau.
« Colonel. Y'a un problème. »
Mustang releva la tête de ses papiers. Ses pulsations cardiaques doublèrent. Il est arrivé quelque chose à Riza.
« Havoc et Hawkeye se sont infiltrés comme prévu parmi les réfugiés. Ils avaient décidé de se séparer. Nous les avions aperçus plusieurs fois depuis, mais il semble que le Lieutenant Hawkeye ai disparu depuis 24h00. Havoc gardait un œil sur elle, mais hier matin, il l'a perdue de vue et depuis plus trace du Lieutenant. »
Mustang voyait ses cauchemars prendre réalité soudainement devant ses yeux.
« Où l'a-t-on vu pour la dernière fois ?
« Dans le camps situé au sud de la ville.
« Très bien. J'y vais. »
« Mais Colonel ! C'est dangereux pour vous de vous y rendre.
« Je me terre dans ce bureau depuis suffisamment de temps en laissant les autres prendre les risques pour moi. Ca suffit. »
Après un rapide passage à son domicile pour se changer, il se rendit dans le camp indiqué.
Il ne savait pas encore ce qu'il allait bien pouvoir faire. Si Havoc, Breda et Falman n'avaient pas pu la retrouver, comment pourrait-il le faire tout seul ?
Mais une chose était sûre, il ne repartira pas d'ici sans Riza ou au moins sans savoir ce qu'il lui était arrivé.
Seul souci, si Riza et Havoc s'étaient préparés à leur mission, lui y était allé tête baissée et il était loin de passer inaperçu parmi tous ces ishbals malgré ses vêtements civils.
Il commençait vraiment à se sentir mal à l'aise au bout de trois heures à déambuler entre les tentes et les ordures, les gosses qui courraient partout et les chiens qui cherchaient leur pitance dans les tas d'immondices.
Et toujours aucune trace de Riza.
Où était-elle ? Que faisait-elle ? Entre les mains de qui était-elle ?
Etait-elle toujours en vie ? Que ferait-il si ce n'était pas le cas ?
Il était préparé à tout, sauf à la perte de Riza.
Toujours les tentes, toujours les gosses, toujours les mêmes chiens errants, toujours ce désespoir et cette tristesse qu'il lisait sur les visages, teintés cependant d'une fierté sans âge… et maintenant un sentiment insidieux d'être épié depuis près de trois quarts d'heure.
Il bifurqua à droite dans une nouvelle ruelle, avança sur quelques mètres puis passa sous un pont à sa gauche.
Pas de doute, un type faisait exactement le même trajet à quelques mètres derrière lui en rasant les murs…
Etait-ce le même homme qui avait tué Jézabel et qui l'avait attaqué par la suite ?
Une seule façon de le savoir. Roy s'engouffra dans une petite niche et attendit que l'homme s'approche.
Il entendit les pas s'approcher un peu plus rapidement, sans doute l'homme ne l'avait pas vu se glisser dans la niche et se demandait où il était passé.
Il tenait là sa chance de l'attraper.
Roy sentait que son poursuivant était vraiment proche, c'était le moment de le surprendre. Il bondit hors de sa cachette… pour découvrir l'homme qui le suivait un couteau en travers de sa gorge, un chien poils hérissés grondait à ses pieds.
L'inconnu au couteau approcha sa bouche de l'oreille du poursuivant de Mustang. Sa voix roula, menaçante comme le tonnerre :
« Passe ton chemin l'ami si tu veux garder ta vie, ses chaussures n'en valent pas la peine. »
L'homme acquiesça fébrilement.
« Très bien, alors je vais retirer mon couteau de ta gorge et tu vas gentiment t'en aller sans causer de problème, sinon je lâche mon chien. Tu as compris ? »
« D'accord »
Lentement l'homme au couteau libéra l'ishbal qui détalla sans demander son reste, puis il se tourna vers Mustang, son chien venant s'asseoir sagement à ses pieds.
« C'est bon. Il ne reviendra pas. »
Il retira la capuche de sa pèlerine qui lui recouvrait à moitié le visage.
« Lieutenant Hawkeye ! Que faites-vous là !
« C'est plutôt à moi de vous poser cette question Colonel. Que faites vous là à vous promener au milieu de tous ces ishbals. Pensez-vous qu'ils ne savent pas qui vous êtes ? Vous êtes sûrement encore plus célèbre parmi eux que dans les rangs de l'armée. Promenez-vous avec une cible dans le dos tant que vous y êtes ! »
« Je sais, mais j'en avais marre de me terrer dans mon bureau à attendre et je me suis fait du souci pour vous lorsque Breda et Falman sont venus m'annoncer qu'ils étaient sans nouvelle de vous. Qu'est-ce qui vous a pris de disparaître comme ça ?
« Vous pensez vraiment qu'on peut infiltrer efficacement un milieu hostile en s'affichant avec des militaires ?
« Mais vous auriez pu prévenir les autres… J'étais mort d'inquiétude. »
Leur colère tomba comme un soufflet.
« Je vais bien Colonel. A aucun moment je n'ai été en danger, Hayate ne m'a pas quittée d'une semelle. Par contre, il faut qu'on bouge de là. Celui-là en voulait à votre bourse et vos chaussures. Le prochain sera peut-être notre tueur. »
« Vous l'avez trouvé ? »
Riza marchait d'un pas rapide à travers le dédale des rues tout en lui racontant ce qu'elle savait :
« Ca se pourrait bien. Il y a un homme arrivé depuis seulement quelques mois. C'est un solitaire, il vit un peu en-dehors du camp. Il ne s'est lié avec personne ici et du coup il n'est pas très aimé des autres réfugiés. D'après ce que j'ai pu apprendre, il aurait des tatouages tribaux sur son corps, visibles jusque dans le cou… »
Elle se tourna vers lui : « C'est une chose peu courante dans la population ishbal pour ne pas dire que c'est vraiment mal vu. »
Roy qui faisait son possible pour rester à sa hauteur lui demanda avec un large sourire, dû non seulement à la bonne nouvelle mais aussi au soulagement d'avoir retrouvé la jeune femme saine et sauve.
« Et..., savez-vous où il se cache ? »
Riza se stoppa et lui sourit à son tour : « Vous avez prévu quelque chose pour ce soir ? »
Les yeux de Roy flamboyèrent : « Je ne sais pas… une petite chasse à l'homme, peut-être… »
