Et oui c'est encore moi ! En ce moment je suis très inspirée sur cette histoire, voici donc le chapitre 15. Merci à tout ceux qui m'ont laissé des review, cela m'encourage vraiment à poursuivre mon histoire. Je vous souhaite donc une bonne lecture et on se retrouve en bas comme d'habitude. :)
Chapitre 15
PDV Edward
J'avançai sur la route, pris entre haine et désillusion.
Vicky était une actrice ? Comment était-ce possible ? Les images de notre relation défilait dans mon esprit, comment avait-elle pu tenir deux ans dans le mensonge ? Tout les fous rires, tout les je t'aime, comment avait elle pu tout simuler ? Je fus incapable de retenir mes larmes, tout ce que je pensais vrai, tout ce que j'avais trouvé dans cette nouvelle vie avec elle, tout ce que je m'étais imaginé, tout était faux.
Vicky ne m'aimait pas, Vicky n'était pas enceinte. Combien de temps aurait duré le mensonge si Isabella ne m'avait jamais rien dit ?
Je gardais les yeux rivés sur la route qui devenait floue, cachée par le voile de mes larmes et déformée par la vitesse à laquelle je roulais.
Perdu dans mes pensées, j'avais laissé ma moto rouler, la main crispée sur l'accélérateur, et n'avait pas pris conscience de la vitesse à laquelle j'allais. Mais je m'en fichais, ma vie entière était un mensonge, j'aurais très bien pu mourir sur le champ sans regretter quoi que ce soit.
Je descendis ma rue à la même vitesse, et ne commençai a décélérer qu'à quelques mètres de mon immeuble. Depuis la route, j'aperçus Vicky sur le balcon de notre appartement, elle se leva en me voyant arriver.
Les yeux rivés sur elle, comparant la beauté et la candeur qui émanait d'elle à la supercherie qu'elle avait été capable de mettre en place, je ne vis pas la voiture qui arrivait du croisement face à moi.
En une fraction de seconde, je sentis le choc traverser tout mon corps, et je me soulevais de la route pour être projeté à plusieurs mètres de l'impact.
Un cri retentit dans la rue, Vicky criait mon nom. Ma tête frappa le sol, et tout devint noir.
PDV Bella
La sonnerie stridente d'un téléphone me réveilla.
Il était presque midi, j'avais du m'endormir après le départ d'Edward. En me redressant, une puissante douleur traversa mon dos. Le lit dont été dotée la chambre que j'avais louée était dans un état déplorable et les ressorts du matelas formait de petites surélévation dure dans celui-ci, le rendant particulièrement inconfortable.
Il fallait que je m'en aille de cet endroit, et vite. Il avait été le seul ouvert encore ouvert possédant des chambre disponible quand j'avais cherché un endroit où dormir après que Chris m'est mise dehors, pour autant, je n'allais pas laisser cet endroit miteux entacher ma classe naturelle.
J'attachais mes cheveux et attrapai le combiné du téléphone, prenant bien soin à ne pas le coller à mon oreille. Va savoir qui avait pu coller son visage sale dessus avant moi.
- Qu'est ce qu'il y à ? grognais-je d'un air très peu aimable.
- Madame, désolé de vous déranger mais il y a eu un problème avec le paiement de la chambre. Votre virement à été refusé. M'annonça la réceptionniste.
- Pardon ? Hurlais-je, vous avez dû faire une erreur, je suis Mlle Swan, chambre 43.
- Oui oui, c'est bien vous.
Je raccrochai sur le champ et attrapai mon téléphone pour ouvrir l'application de ma banque et vérifier mes comptes.
Je cru défaillir en voyant les chiffres s'afficher.
Il me restait moins de dix euros. En parcourant rapidement mon relevé, je me rendais compte que j'avais dépensé des fortunes ces derniers mois durant mes sorties diverses avec Chris. En revanche, n'ayant pas travaillé depuis quelques mois, j'avais entièrement vidé mes économies.
- Merde.. me murmurai-je à moi-même.
J'étais dans un sacré pétrin. Je m'habillai en vitesse, et ignorai les relance de la réceptionniste qui faisait sonner le téléphone de ma chambre en permanence. Après avoir enfilé un jean et un t-shirt ample, je fis mes affaire et descendait à l'accueil.
En arrivant devant la réception, mon harceleuse me lança un regard noir depuis l'autre coté du comptoir. Tentant de garder contenance, j'ouvrai mon portefeuille pour la payer en liquide.
- J'ai eu ma banque au téléphone, ces incapables ont fait une erreur. Mentis-je. Je vais vous payer en espèce. Combien est ce que je vous dois ?
- Pas de problème, ça vous fera 38$, me répondit-elle d'un air hautin, aillant certainement compris que je me cherchais des excuses.
Mon portefeuille était plus vide que jamais. Et seul un billet de vingt dollars s'y trouvait, je du compléter avec des dizaines de pièces jaunes. C'était le moment le plus embarrassant de ma vie. Voilà que je comptais les centimes devant le regard amusé d'une réceptionniste dans un hôtel pitoyable.
Une fois que j'eus rassemblé assez pour payer mon dû, je m'empressais de quitter cet endroit. Je n'avais même plus assez pour me payer un taxi, et fus contrainte à marcher.
Arrivée devant le magasin que je cherchais, j'entrai et déposais le sac que j'avais dans la main sur le comptoir.
- Bonjour ? Me dit la vendeuse qui ne m'avait pas reconnue.
- Je viens rendre la robe qu'on m'a confiée pour la soirée caritative de Swan Corporation hier. Annonçai-je, espérant qu'elle ne regarde pas l'état de la robe, ruinée par la vodka.
La vendeuse pris le sac et me souri.
- Oh, oui, je me souviens de vous. Vous avez fait grande impression.. la robe est dans tout les magasines people ce matin. Dit-elle en levant un sourcil d'un air amusé.
- Tant que ça ? Dis-je en souriant, toujours préoccupée par l'état de la robe et l'idée que je devrais peut-être rembourser 24000 dollars.
- Dites-moi, il embrasse comment le beau Emmett ? Plaisanta-t-elle en me montrant la couverture qu'un magasine placardé sur le kiosque à journaux planté sur le trottoir devant la boutique.
Je me retournais et aperçu la photo. Un magnifique cliché de moi roulant une pelle au gros lourd d'hier suivi d'un gros titre accrocheur.
« Emmet Kellan et la fille Swan ne se cachent plus ! »
- C'est pas vrai.. lâchai-je en portant une main à mon visage.
La vendeuse sembla amusée et je quittai la boutique sans qu'elle ne se rende compte de l'état de la robe. Au moins un bon point dans cette journée de merde.
Je prenais un exemplaire du magasine sans le payer et continuait à marcher alors que le vendeur me criais dessus.
- Je suis dessus connard, j'ai le droit de le prendre. Lui répondis-je sans me retourner.
Il n'insista pas, occupé a servir d'autre clients.
Dans l'article, plusieurs photo de la soirée d'hier était accompagné d'un pavé de conneries écrite par un journaliste sans talent. Ma mère et moi, Ma mère et Chris, Ma mère et Vicky.. mais surtout, une demi page entière était consacré à la révélation de ma nouvelle relation avec Emmet Kellan. Apparemment, le grand brun tenait un rôle dans une série à l'eau de rose à succès, et était connu pour être un fêtard invétéré et un bourreau des cœurs. L'article se terminait par « Isabelle et lui vivraient une idylle depuis plusieurs mois en cachette, espérons que ce couple dure et remette le beau gosse sur le chemin de la stabilité, n'en déplaise à ces nombreuses fans. »
- N'importe quoi.. grommelai-je en jetant ces absurdité à la poubelle.
Ne sachant pas où aller ensuite, je décidai de m'asseoir sur un banc dans le parc qui bordait l'avenue.
Je n'avais plus d'argent, Chris ne voulait plus entendre parler de moi, je n'avais nulle part où dormir. Je me voyais déjà dormir dans la rue cette nuit, et les larmes me montèrent aux yeux.
- Isabella Swan ? Entendis-je alors.
Je relevai la tête et me retrouvai face à un grand brun. Il portait un jogging et un débardeur qui moulait chacun de ses muscles. Il devait probablement être en train de faire sur sport. En le regardant plus attentivement, je compris qu'il s'agissait du même garçon qu'hier soir, mon pseudo nouveau petit-ami.
- Emmett Kellan. Répondis-je en hochant la tête.
J'essuyais les larmes qui avait tracé leur sillon sur mes joues et il s'assit à coté de moi.
- Ça ne va pas ? Si tu as reçu des menaces de fan, ne t'en fait pas, elles sont juste totalement folle mais ça leur passera vite. Juste, ne regarde pas les réseaux sociaux. Dit-il en grimaçant.
Putain, il ne manquais plus que ça, voilà que toute une fanbase voulait ma mort.
- Ça n'a rien à voir, lui répondis-je amèrement.
Il sourit et me tapa l'épaule d'un geste qui se voulait sûrement amical.
- Tu veux bien me laisser tranquille, s'il te plaît ? Lui demandais-je sèchement.
Il me toisa du regard et se mit à rire. Ce type était complètement stupide.
- Tu sais que t'es foutrement sexy quand t'es énervée, si tu veux continuer ce qu'on à commencé hier, je suis tout à toi. Je ne suis pas du genre à rester plusieurs mois avec une fille sans jamais conclure.. dit-il en secouant un exemplaire du même magasine que celui que je tenais dans la main quelques instants plus tôt, un air se voulant séducteur dans le regard.
- Dégage.. lui intentai-je, ignorant ces avances.
Il ne releva pas et restai assis près de moi. Je n'avais pas vraiment la force de le faire partir, alors je me contentais de l'ignorer.
- Non parce que franchement, j'aurais vraiment préféré finir ma soirée avec une jolie fille comme toi plutôt qu'avec Jasper et Edward le rabat joie.
Je tiquais. Avait-il mentionné Edward ? Je tournais la tête et me mis à le fixer d'un air interrogateur.
- Ce sont mes meilleurs amis, hein, je veux pas dire que j'ai fini la soirée avec eux dans le sens ou.. tu comprends ? Je suis cent pour cent hétéro ! Se défendit-il
Qu'est ce qu'il pouvait être stupide..
- Edward Cullen est ton meilleur ami ? Le coupais-je.
Il sourit et hocha la tête.
- Ouep, pourquoi, il te plaît ? Parce que je peux te le présenter si tu veux, mais depuis qu'il à envoyer chier son père il se la joue mec de Brooklin sans le sous et s'est fiancé à une blonde.. sexy mais beaucoup trop frigide si tu veux mon avis. Déblatéra-t-il.
Ce type ne s'arrêtait jamais de parler. Mais il commençait à avoir mon attention.
- Son père ? Demandais-je
- Mhmh, Carlisle Cullen, certainement le chirurgien le plus riche du pays.
Alors il me raconta comment Edward avait grandi à Manhattan dans une famille très aisée avant de tout envoyer valser pour vivre sa propre vie.
- Et donc il est avec Vicky depuis plus de deux ans ? Demandais-je a la fin de son discours.
- Ouais, mais.. attends comment tu connais Vicky ? Tu le connais à Edward ? Tu.. Oh !
Une lumière éclaira son regard vide, il sembla avoir une révélation et se mis à me regarder de haut en bas.
- Mais c'est toi ! La fille avec qui il s'est disputé la dernière fois ? C'est toi la fille avec qui il à trompé sa nana.. Comment j'ai fait pour pas te reconnaître ?
Comment était-il au courant de tout ça ?
- Non. Tu dois te tromper. Lui répondis-je en fuyant son regard.
- Non ! Bella ! Évidemment, j'aurais dû m'en douter plus tôt. Il à pas arrêté de nous rabâcher avec sa Bella ce soir là, il était complètement saoul après que sa copine l'ai compris ! Mais voilà ! Bella égal Isabella égal toi ! Conclut-il en illustrant ces propos avec ces mains.
Je secouais la tête et décidai qu'il était temps pour moi de partir. Je me levai et il continua à rire en se clamant le nouveau Sherlock Holmes. Il était ridicule et moi j'avais embrassé le meilleur ami d'Edward sans le savoir.
Il arrêta de parler et je profitais de ce calme nouveau.
- Attends, Isabella ! M'arrêta-t-il.
Je me retournais, fatiguée, et le vu lever la tête de son téléphone, l'air tout à coup dévasté.
- Il est à l'hôpital. Ton prince charmant vient d'avoir un accident à moto.
PDV Edward
La lumière vint frapper à travers mes paupières, et je luttais pour ouvrir les yeux.
- Edward ! Cria Vicky avant de se jeter sur moi et m'embrasser à plusieurs reprises, j'ai eu tellement peur !
Une douleur fulgurante me trancha la jambe, et je laissai échapper un gémissement.
- Vous avez eu beaucoup de chance, monsieur. Annonça un médecin à ma droite. Vous auriez pu avoir de sévères dommages au crâne, vous auriez pu vous retrouver dans le coma.
- Qu'est ce que tu faisais sans casque ? Le coupa Vicky. Et où est ce que tu étais parti ? Je t'ai cherché toute la matinée !
Je secouai la tête et me souvenait peu à peu des événements.
- J'étais chez mon père, Vicky. Lâchai-je alors.
- Quoi ? Dit-elle l'air étonnée.
- Je suis allé le voir parce que Bella t'as entendu parler à ces hommes de mains. Je voulais une confirmation.
- Mais de quoi est-ce que tu parles ? Dit-elle en reculant de quelques pas.
Le médecin décida que c'était le bon moment pour s'éclipser.
- Ne me mens pas, Vicky, je sais tout. Dis-je alors que la colère s'emparait à nouveau de moi.
Elle se mit à regarder partout autour d'elle, l'air coupable.
- Je ne vois pas ce que tu veux dire.. tenta-t-elle.
Je ris amèrement.
- Comment est ce qu'on l'appelle, ce bébé, Vicky ? Qu'est ce que tu penses de « Mascarade », ou bien.. je sais pas : « Je me fous de ta gueule depuis plus de deux ans pour toucher mon chèque ».
- C'est pas ce que tu crois.. Edward. Je t'aime. Dit-elle les larmes aux yeux.
- Pardon ? Mais comment est ce que tu oses encore nier ? Comment tu oses encore être là ?
- J'ai.. j'ai dis non à ton père, j'ai tout arrêté quelques mois après t'avoir rencontré.
- Tais-toi ! Criais-je. Je sais que tout est faux, tu m'as menti, deux ans Vicky !
- Je.. je peux tout t'expliquer.
Elle commençait à pleurer, cherchant certainement à se faire passer pour une victime. Mais que voulait elle ? Je l'avais démasquée, elle n'avait plus de raison de mentir.
- Je t'en pris, bonne chance pour expliquer ça. Lui dis-je alors.
- Ton père m'a engagé il y à deux ans, c'est vrai. Commença-t-elle. Il voulait que je te séduise pour te convaincre de revenir vers lui, de ne pas abandonner tes études. Alors je suis venue plusieurs fois à la bibliothèque.. tu le sais, c'est allé très vite entre nous. Seulement voilà.. je me suis faite prendre à mon propre jeu.. je suis tombée amoureuse de toi.
Elle tenta de prendre ma main, mais je la repoussais.
- Au bout de quelques mois il n'était plus question pour moi de continuer, continua-t-elle, j'ai dis à ton père que j'arrêtais tout. A partir de là, j'ai été entièrement sincère avec toi. Tout était vrai.. Jusqu'à ce qu'elle arrive.
- Qui ? Demandais-je. Je ne comprenais plus rien.
- Isabella ! Je savais que tu allais me quitter.. j'ai compris ce soir là que j'allais te perdre. Alors, quand ton père m'a proposé de te faire croire en cette grossesse. J'ai accepté. Je me suis dit que ça te ferais rester. Et puis.. j'étais triste ok ? J'avais de la haine envers toi. Je voulais au moins me faire un peu d'argent sur ton dos au cas ou tu choisirais de m'abandonner malgré tout. Je regrettes Edward, vraiment.
Elle me regarda, l'air dévastée, mais rien ne pourrais expliquer son acte. Elle m'avait menti, notre relation était bâtie sur un mensonge.
- Vas t'en. Dis-je en regardant droit devant moi. Et ne reviens jamais.
- Edward, ne fais pas ça.. je sais que ce que j'ai fait est mal mais je t'aime, tout ce que j'ai fait c'était pour que l'on soit heureux ensemble. Supplia-t-elle.
- Vas t'en. Articulais-je une nouvelle fois, sentant un mélange de peine et de colère monter en moi.
A ce moment là, un médecin entra dans la pièce.
- Bon.. je vais te laisser alors, dis Vicky en essuyant ces larmes et reprenant contenance. Elle adressa un sourire faux au médecin et partie en petite foulée.
Il l'a regarda partir et revint se pencher sur mon cas.
- Bonjour monsieur. Mon collègue a déjà du vous le dire mais vous avez eu beaucoup de chance. Vous avez plusieurs fractures au niveau de la jambe droite, là ou vous as percuté la voiture. Vous aurez certainement besoin d'une opération au genoux et de plusieurs mois de rééducation. Vous vous êtes également fracturé une cote lors de votre chute, pour cela je ne peux que vous prescrire des anti-douleurs et beaucoup de repos. Le reste des blessures ne sont que superficielles.
Je hochais la tête, encore chamboulé par les révélations de Vicky.
Le médecin changea rapidement ma perfusion et fit le tour des appareils pour vérifier mes constantes avant d'en débrancher plusieurs qu'il jugeait désormais inutile. Il quitta la pièce après m'avoir fait un sermon sur l'importance du port du casque en deux roues.
- Vous avez eu la chance de n'être que légèrement assommé. M'assura-t-il avant de partir.
Mais je me considérais comme la personne la moins chanceuse de ce monde.
Au moment où je fermais les yeux pour essayer de dormir enfin, la porte s'ouvrit à nouveau. Emmett entra dans la pièce en trombe et me pris dans ces bras, derrière lui, une silhouette apparue, et quand je pu enfin apercevoir son visage, je fondai en larmes.
- Bella! Soufflais-je alors qu'elle m'enlaçait à son tour.
Fini ! Pour cette fois..
Alors, est ce que ça vous à plu ? Avez-vous eu peur pour notre pauvre petit Edward? Que pensez vous de Vicky et de ces excuses ? Comment pensez vous que la relation Edward/Bella vas évoluer maintenant que tout les secrets ont été levés? Donnez moi vos avis et vos théorie en review, moi, je vous dis à bientôt pour la suite de l'histoire. Xx
