Hello !
Bon, ce ficlet-là, il traîne depuis genre quatre mois parce que je ne trouvais pas LA CHUTE. Et pour être honnête, je n'en suis toujours pas satisfaite. C'est trop... fluffy, peut-être... Y a un truc qui manque à ce texte. Mais je n'en peux plus de chercher quoi.
Un peu de Shonen-ai ici. Je voulais écrire quelque chose de rafraîchissant cet été.
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Cocktail
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Un après-midi où les nuages moutonneux – parce qu'ils sont blancs et qu'ils se suivent les uns les autres comme des moutons, dit Luffy, philosophe – semblent s'étirer paresseusement sous les rayons que darde sur eux le soleil, les membres de l'équipage des Mugiwara sont en proie à une douce léthargie digestive. Le temps idéal pour émoustiller leurs papilles gustatives par une petite collation, se dit Sanji, avant de filer en cuisines en se frottant les mains.
Il en ressort avec un sourire jovial, distribuant les verres colorés, virevoltant, presque dansant, sous les yeux amusés de ses camarades contaminés par son allégresse manifeste. Quand tout le monde est enfin servi, sirotant goulûment le breuvage, le maître coq part vers la poupe pour y trouver son dernier nakama exilé, et dépose le dernier verre à ses pieds. Zoro, affairé avec le tranchant de ses lames, lui jette un coup d'œil suspicieux, avisant la couleur vert pâle du mélange agrémenté d'un quartier d'ananas.
— C'est quoi ? questionne-t-il benoîtement.
— Un cocktail, ducon, lui explique gentiment Sanji.
L'escrimeur le foudroie du regard et retient de justesse une réplique cinglante dont son rival est coutumier. Bizarrement, le blondinet semble réellement de bonne humeur. Son œil pétille de malice et il arbore un sourire rayonnant qui lui mange la moitié du visage. Et ses cheveux brillent vraiment au soleil, se fondant harmonieusement dans le ciel azuré et parfaitement dégagé, c'est… joli ? Le porteur de katana abandonne ses sabres, se saisit de sa boisson, et continue d'observer le disciple de Zeff pendant que celui-ci s'accoude au garde-corps.
Le cocktail est divin. Rafraîchissant, parfumé, fruité, pas trop sucré, avec un soupçon de thym dont l'ancien chasseur de primes raffole. Mais ce cocktail ne serait pas aussi exquis s'il ne pouvait le savourer tout en jouissant de cette vue lumineuse et en contre-plongée sur son créateur, qui semble toujours perdu dans la contemplation de l'océan, comme s'il avait oublié la présence du bretteur à ses pieds. Ce n'est pas plus mal, de cette manière le spadassin peut reluquer ses fesses en toute tranquillité. À force de mater à la volée, Zoro les connait comme si c'était les siennes. Les fesses du cuistot sont rebondies, musclées, parfaitement moulées dans ces pantalons fuselés et affriolants, et mises en valeur par le tablier rose étiqueté Doskoi Panda qui enserre sa taille et dont les liens d'attache retombent sensuellement sur cette chute de reins qui lui fait de l'œil.
Quand Sanji s'arrache enfin à sa transe, le spadassin lui tend son verre vide.
— Encore.
Le blond sourit de plus belle. Alors qu'il se penche vers lui pour saisir le verre, Zoro lui attrape fermement l'avant-bras pour l'attirer à lui et déposer un baiser chaste sous son oreille.
— Et après, je prendrais bien ça aussi, ajoute-t-il avec un sourire, en faisant glisser une main sur le postérieur convoité.
Il relâche le coq qui se redresse extrêmement rapidement et repart à grandes enjambées vers la cuisine. Malgré cette dérobade, l'épéiste n'a aucun mal à apercevoir ses oreilles écarlates, rouges comme des tomates trop mûres.
Zoro se repositionne contre le garde-fou, mains croisées derrière la nuque, très fier de lui. Il sent son corps s'engourdir irrésistiblement et se laisse piquer du nez avec délice…
Quand il se réveillera une heure et demie plus tard, un cocktail aux glaçons depuis longtemps fondus se tiendra sagement, mais un peu sèchement aussi, à sa portée. Tel celui qui en a conçu la recette, s'est fait un devoir de le lui apporter, et n'a trouvé à son retour qu'un escrimeur ronflant la bave aux lèvres comme un bienheureux, alors qu'il n'a mis que cinq minutes à revenir de la cuisine. Fichue narcolepsie.
Voilà voilà... Et le pire, c'est que je n'ai pas d'autre ficlet en attente pour ce recueil, je finis donc temporairement sur ce... -Insérer ici un vomissement-... truc.
J'en profite pour adresser un petit message à ceux/celles qui le verraient : je pars en stage à l'étranger pour une durée de six mois, d'ici deux semaines. Le peu de temps libre que j'aurai encore me servira à donner des nouvelles à mes proches, je suppose, ou à faire un peu de tourisme. Je crains donc que cela ne signe le commencement d'un gros break non souhaité avec l'écriture, les fanfics et toussa. Non pas que je sois indispensable à votre épanouissement personnel en matière de lecture, mais je trouvais ça plus sympa de dire un petit mot à ce sujet (j'éditerai mon profil aussi, en plus il a bien besoin d'un refresh).
Je tenterai tant bien que mal de mettre à jour mon Livejournal (futur lien sur mon profil), pour ceux/celles que ça intéresse de suivre mes aventures à Amsterdam.
Sur ce, je vous dis à la revoyure !
