Bonjouuuur! Je reviens cette semaine, avec un chapitre qui sera peut être amélioré. Honnêtement, je le fais avec un timing serré, et dans ces moments là, je me maudis vraiment de ne pas avoir pris de l'avance. Il n'est donc pas exclu que je prenne une semaine de "congé" - pause en d'autres termes - pour avoir de l'avance, ce serai vraiment chouette. Mais bon, les vacances arrivents, le fameux timing avec. Un peu de niaiserie dedans, je m'en excuse mais bon... Merci encore à Swangranger pour tes reviews régulières, les autres n'hésitez vraiment pas à me laisser un petit mot, ça fait toujours plaisir! Sur ce, je vous laisse avec le chapitre!

PS: Si vous voulez être au courant un peu de ce qui se passe entre les chapitres, de l'avancée, ou du grand n'importe quoi de ma vie (aussi ouais), je suis sur twitter! AmandineMalfoy, si ça vous intéresse...

PPS: Encore une fois, si une bêta traîne par ici, et est dispo... J'en cherche une, donc voili voilou...

Chapitre 14 : Le retour des oreillers (partie 2)

En entrant dans la Salle, tous ne purent s'empêcher de pousser une exclamation de surprise. L'endroit ne ressemblait en rien à ce qu'ils avaient déjà expérimenté dans cette pièce du château. Des dizaines d'oreillers étaient entassés partout autour d'eux. Sur le sol, ou dans des corbeilles, et de toutes les couleurs : il y avait des coussins de partout. Certains étaient entassés pour former… Des murs ? Oui c'était cela, des pans de murs formés à partir d'oreillers entassés… Un gigantesque labyrinthe était ainsi créé, pour la plus grande incompréhension du groupe. Le sol, lorsqu'il n'était pas recouvert d'oreillers, n'était qu'un gigantesque rembourrage moelleux dans lequel on aurait pu se blottir.

-Mais qu'est-ce que… murmura Hermione.

-Blaise… marmonna Maud.

-Oui ? répondit-il, surexcité.

-C'est une vaste blague… Dis moi que c'est pas ce que je pense…

-Ca dépend. Qu'est-ce que tu penses ?

-Fais pas le con. Qu'est ce que c'est que ça ?

-Ca ?

-OUI ! hurlèrent les autres en cœur.

-MA VENGEAAAANCE !

Blaise éclata d'un rire qu'il voulait machiavélique, mais qui n'eu pas vraiment l'effet escompté…

-Heuuu… Pardon Blaise mais j'ai du mal à comprendre pourquoi on est là… dit Ginny.

-Quoi ?! Mais c'est évident pourtant ! Oreillers, tenue de sport, vengeance !

-Tout dépend ce que tu considères comme « évident », déclara Drago en insistant sur les guillemets.

-Mais… Mais… Mais vous ne comprenez rien !

-Bon, maintenant ça suffit, tu comptes nous expliquer maintenant, ou quand Dumbledore sera mort ? s'impatienta Pansy.

-Ouais c'est vrai ! Explique nous ! dit Ron.

Toutes les têtes se tournèrent vers le rouquin. Maud éclata de rire et réussit seulement à déclarer que Ron était vraiment « l'homme le moins intelligent de monde ».

-Ben quoi ?

-Sérieusement ? Tu n'a rien dit depuis le début, et tu réagis au moment où Pansy déclare quelque chose ? On est pas aveugles, merde, s'esclaffa de plus belle Maud.

Les oreilles de Ron prirent une teinte rouge vif alors qu'il marmonnait dans sa barbe des choses incompréhensibles. Pansy, elle, se baissa pour attraper un oreiller au sol et le lança sur Maud, les joues légèrement rosée et les lèvres pincées.

-Eh ben voilà ! s'exclama Blaise, un sourire ravi aux lèvres. Enfin quelqu'un qui comprend !

-Qu'est ce que Luna t'a dealé ? marmonna Harry.

-UNE BATAILLE D'OREILLERS ! C'EST POUR ÇA QUE VOUS ÊTES LÀ POTTER !

-Une… Bataille… D'oreillers… dit Pansy, la tête baissée.

-MAIS OUI !

-Tu nous a fait venir… Tu nous a harcelé toute la semaine… On supporte tes cris… Pour une… Bataille d'oreillers ?

-Heu oui… dit piteusement Blaise, ratatiné sur lui-même, prenant soudainement peur.

Pansy releva soudainement la tête, un regard sombre et menaçant rivé sur Blaise, qui n'avait plus aucun envie de rire. Elle s'approcha de lui, les poings serrés, sous les regards des autres, simples spectateurs de la raclée qu'il allait bientôt prendre. Contre toute attente, elle se retourna vivement, attrapa deux oreillers et les envoya directement dans la tête de Blaise. Maud éclata de rire, tandis que Pansy hurlait :

-A L'ATTAAAAAQUE ! SERPENTARD CONTRE GRYFFONDOR ! DRAGO, BLAISE, MAUD, AVEC MOI ! LES AUTRES, BON COURAGE VOUS EN AUREZ BESOIN !

Et ni une ni deux, elle saisit Blaise par le col, fit de larges signes de la main aux autres puis se rua dans le labyrinthe. Harry, Ron, Ginny et Hermione se regardèrent un instant, totalement abasourdis puis Harry pris la parole :

-Si je résume… Une gigantesque bataille d'oreillers dans un labyrinthe constitué d'oreillers, sur un sol en oreillers, contre un groupe de Serpentard complètements dérangés incluant un blond peroxydé, ma sœur psychopathe, une Pansy bipolaire prête à tout pour gagner et un Blaise qui s'est fait prendre en otage par son propre jeu ? Sympa.

-Je n'aurai pas mieux dit, déclara Ginny, en haussant les épaules. Bon. Ron, essaie d'en profiter pour conclure... Ron ?

-Hein ? sursauta ce dernier. Ouais, on reste ensemble.

-Complètement à côté de la plaque… soupira Ginny.

-Laisse, dis Hermione en lui faisant signe de la main de laisser tomber. Cela dit, Ron a raison. Je propose qu'on reste soudés et…

Elle s'interrompit soudainement lorsque Blaise réapparut, complètement essoufflé.

-Ouuuuf… soupira le métis. Ne me regardez pas comme ça. J'ai réussi à échapper à Pansy – ah oui, là ça t'intéresse Ron hein – pour vous expliquer les règles vite fait. Bon, baguettes autorisées. Seulement pour manipuler les oreillers, pas de sort offensifs envers nous autres. J'ai une feuille avec moi, où seront indiqués le nombre de personnes qui ont été touchées par vos oreillers, ce qui déterminera l'équipe gagnante. On a deux heures devant nous. Pas d'obligations pour rester en groupe, démerdez vous… Sinon, qu'est ce que j'ai oublié d'autre… Ah oui ! Si un coup de sifflet retenti, rendez vous ici. C'est en cas d'urgence, ou quand la partie est finie. Si vous êtes perdus dans le labyrinthe, et je vise particulièrement Ron, trouvez Hermione.

-Hein ? Pourquoi moi ? Je suis au courant de ri…

-Je sais bien. Laisse moi finir au moins, avant que Pans' ne débarque pour me rapatrier. Tu connais forcément un sort pour nous ramener.

-Je plaide coupable.

-Ok, super ! Bon j'y retourne, ou l'autre folle va me décapiter. Vraiment bonne chance. Elle est déterminée à gagner.

-On s'en serai pas douté. Allez, vas-y !

Sans plus de cérémonies, Blaise repartit dans le labyrinthe. Les Gryffondor eurent le temps de l'entendre appeler Pansy puis plus rien.

-Je disais donc, on reste ensemble. On ne se sépare pas, et dès qu'on tombe sur eux, on les bombardent. Si on arrive par derrière, on les prends par surprise. Pas en hurlant.

-N'est-ce pas Ron ? ria Harry.

-Haha, très drôle, grimaça le rouquin.

-Vous avez fini, oui ? On a une bataille à gagner ! répliqua Ginny. Allez, allez, allez !

oOo

Drago maudissait Blaise, vraiment. Non mais quelle idée ? Une bataille d'oreillers, sérieusement ? Enfin, il savait que Blaise avait une fixette sur les oreillers. C'est vrai qu'il en recevait souvent dans la figure, mais de là à demander à la Salle sur Demande un labyrinthe d'oreillers… Drago connaissait un très bon psychiatre. Quoiqu'il en soit, psychiatre ou pas, il était coincé. L'héritier Zabini ne le laisserai jamais sortir de cette salle, sans qu'ils ne soient déclarés vainqueurs. Etrangement, Blaise avait l'air d'avoir été pris de court. Drago était persuadé que les choses ne se déroulaient pas comme il l'avait prévu, et, pour tout bon Serpentard qui se respecte, il avait ce genre de choses en horreur. Le blond aurait mis sa main à couper qu'il avait initialement misé sur des binômes. Serpent comme il était, son crétin de meilleur ami fétichiste des oreillers avait forcément voulu lier l'utile à l'agréable. L'agréable désignant le jeu, l'utile désignant les couples qu'il avait sans doute dû vouloir rabibocher – comme lui et Hermione – ou créer. Comme par exemple, une bipolaire compétitrice et un rouquin. Par exemple.

Il devait quand même avouer que la Salle s'était surpassée, une fois de plus. Et pourtant, ils en avaient vu des endroits. Gigantesques bibliothèques pour Hermione, petits stades de Quidditch pour ceux qui le pratiquaient ou encore salle de sport pour Pansy, qui, à défaut d'aimer le Quidditch autant que Maud, Harry, Ron, Ginny, Blaise ou Drago, adorait se dépenser.

Mais au lieu de s'extasier sur la Salle, Drago se concentrait sur sa baguette. Il ramassait le plus de coussins possibles, et les faisaient léviter devant lui, prêt à bombarder le premier rouge et or qu'il croiserait au détour d'un couloir. Il espérait tomber sur Harry, qui lui avait encore une fois attrapé le vif sous son nez lors du dernier match qui les opposaient, et rien que pour cela, Drago avait une très forte envie de vengeance. Le groupe des Serpentard avait une tactique très… Serpentard justement. Une sorte de chacun pour soi, décidé quasiment instantanément par Pansy lorsque Blaise avait fait l'erreur de dire que la feuille sur laquelle était comptabilisés les points lui montrait tout. Alors forcément, quand elle avait su qu'elle pourrait gagner, et s'accorder tout le mérite, elle n'avait plus trouvé aucun intérêt à les garder avec elle.

oOo

-Ron, discret, tu sais ce que ça veut dire ? soupira une énième fois Ginny.

-Bon ça suffit ! s'agaça Hermione. De toute façon, groupés, on n'arrive à rien. Ce labyrinthe est immense, il faut vraiment qu'on se sépare. Les autres l'ont forcément fait, ils doivent être dispersés un peu partout. Alors on part tous d'un côté.

-Ok.

Ils se dispersèrent tous, prenant chacun un embranchement différent. Hermione décida qu'il serai prudent de prévoir le plus de « munitions », alors d'un wingardium leviosa informulé, elle fit avancer devant elle une bonne dizaine de coussins. Plutôt fière de son idée, elle continua sa route tranquillement, en fredonnant.

Intérieurement, elle riait encore de l'idée de Blaise. Décidément, il n'y avait que lui pour avoir des idées pareilles, mais d'un côté, Hermione l'en remerciait. Grâce à cela, elle pensait à autre chose, le temps d'une après-midi. C'était aussi une bonne occasion de rapprocher certaines personnes… Elle savait – comme le reste de la bande, sauf les concernés – le faible que Ron avait pour Pansy. Alors elle pensait ne pas se tromper en affirmant que Blaise avait sans doute voulu un peu forcer les choses. Elle avait alors prit un stupide prétexte pour qu'ils puissent suivre leur routes chacun de leurs côtés. Pas si stupide que ça quand même, la victoire n'était pas quelque chose dont elle était totalement désespérée.

Perdue dans ses pensées, elle mit un certain temps à entendre le bruit de pas qui se rapprochait. Elle s'immobilisa soudain, sur ses gardes, et s'arrêta presque de respirer pour garder le silence. Le bruit se rapprochait, tandis qu'Hermione brandissait sa baguette devant elle, prête à lâcher tous ses oreillers sur la personne qui arrivait. La chaussure apparu, puis le reste du corps, et, en même temps, une pluie d'oreillers s'abattu sur eux. Hermione, qui avait reconnu la chevelure presque blanche de Drago, partit dans un véritable fou rire, noyée sous des coussins multicolores. Le blond, lui, mis quelques instants à réaliser ce qui venait de se passer, mais ne tarda pas à la rejoindre elle aussi. Ils restèrent là, à rire jusqu'à en pleurer sur les sol, ensevelis sous une masse bariolée. Drago se décida, après de longues minutes passées ainsi, à se relever, et à tendre la main vers Hermione. Elle l'attrapa, un grand sourire sur les lèvres. Ce genre de sourire qui sous-entendait clairement quelque chose. Drago la regarda en penchant la tête et murmura :

-Quoi ?

Hermione éclata de rire, et abattit sur sa tête un oreiller. Drago, pris par surprise, tomba sur le sol, sa chute amortie par le sol moelleux.

-Ah ouais ?

Ils fit venir d'un accio informulé deux gros coussins qui traînaient dans un coin, et les jeta sur Hermione avant qu'elle ne puisse les éviter. Elle aussi tomba à terre, et, riant aux éclats, rampa pour en attraper d'autres, qu'elle lançaient à l'aveuglette sur un Drago hilare, qui ripostait férocement.

oOo

Pansy jubilait. Il faudrait qu'elle remercie Blaise, vraiment. Il lui offrait l'échappatoire idéale pour ses soucis quotidiens. Oh, bien sûr, en comparaison à Hermione, ses problèmes étaient bien insignifiants. Mais tout de même.

Ron. Le voilà le problème. Elle détestait encore ce rouquin il y avait trois ans de cela ! Et même l'année précédente, elle ne le supportait que très modérément. Mais voilà, son cerveau, avait décidé de l'embêter, et la voici amoureuse de lui. Parce que Pansy n'était pas stupide. Elle savait reconnaître ce genre de… Symptômes. Le cœur qui se met soudainement à battre dans la poitrine furieusement, la chair de poule… Elle savait ce que c'était, pour l'avoir ressenti pour Drago des années en arrière. La première chose qu'elle avait faite, dès l'apparition des dits symptômes, avait été de l'admettre. Chose idiote dite comme cela, mais alors que certaines filles se voilaient la face, se mentaient à elles même, se compliquaient la vie, Pansy l'admettait. La niaiserie, non merci. Elle n'avait pas réellement cherché à « l'oublier ». Elle savait parfaitement que cela ne se passerait pas comme cela. Son cerveau avait décidé d'e faire des siennes, soit. Mais elle s'était faite à l'idée. Plus le temps passait, plus les choses s'aggravaient. Non les choses ne se tasseraient pas seules. Oui il faudrait qu'elle passe à l'action. Trois longues semaines qu'elle se disait ça avant de dormir, et autant de temps qu'elle se réveillait le matin, toute motivation envolée. Elle, Pansy Parkinson, perdait toute assurance lorsqu'il s'agissait de ce stupide Weasley.

Mais Blaise lui avait offert l'échappatoire parfaite, avec cette bataille d'oreillers. Elle s'en allait, dans la compétition, loin de son cerveau qui ressassait sans arrêt les mêmes stupidités. Elle était prête, assise juste dans un coin, à l'ombre. Une pile énorme de coussins reposait sagement à ses côtés, attendant patiemment leur heure. Et Pansy aussi. Soudain, miracle, des bruits de pas ! Un petit malin arrivait dans sa direction. Pansy était prête. Quand la silhouette se fit de plus en plus claire dans le couloir, elle ne prit pas le temps de la réflexion. Elle jeta les oreillers, les uns après les autres, riant aux éclats. Elle ria, jusqu'à ne plus respirer. Surtout jusqu'à apercevoir un éclat orange à travers les oreillers. Non, il n'est pas le seul roux. Ginny et Maud le sont aussi. Non. Merde. Ginny et Maud n'ont pas de silhouette masculine. Ginny et Maud n'ont pas le même regard que lui.