Hello à toutes!

Alors la proposition de Carlisle a suscité de vives réactions, il est juste prévoyant cet homme-là ! Pour le bien de l'île !

En tout cas merci à vous toutes vous êtes vraiment géniales, vous êtes un moteur pour la motivation et l'écriture. J'avoue que je lis plusieurs fois vos reviews, à réception et quand j'ai le temps de vous répondre ou là quand je reprends juste vos pseudos pour vous remercier et gagner un peu de temps pour ne pas vous faire attendre plus.

Un grand Merci à :

Gaelle-51, Surreyfr, Louna21, Justine, erika shoval, nanou, bichou85, Galswinthe, Mariefandetwilight, 123lumat, lili70, twilight0507, twilight-poison, Virginie-de-TN, pierard85, Milaaii, Rosabella01, Atchoum16, dedee-06, matildecullen19, Bibi017, titefred, ranianada, Liline57, Camila13015, EstL, Nilua, Nell Davis, petitelulu27, aelita48, SoSweetySoCrazy, Lily-Rose-Bella, yuckie78, Ludivine28, bellardtwilight, Butterfly971, veronica crepuscule, lena –Ina933-, laccro, nina, TisingeD, Habswifes, aussidagility, Krine69, Aliiice, feliciaD, ulkan13, jerry03, mylne, Jackye, Jolieyxbl, TheJane15, twilight-9544, trix2101, gistrel, mel031, deby14880, bb23, amimi31, sarinette60, lia3011, sorcierel.

Merci à 35Nanou pour ses corrections, ça me touche d'autant plus qu'elle trouve le temps alors que ce n'est pas ce dont elle dispose le plus. C'est grâce à elle que vous avez des chapitres sans fautes et sans trop de répétitions. Oui je suis une répétitive et là je dois commencer à vous souler avec mon blabla.

Quitte à écrire plein de blabla je continue un peu pour me faire de l'auto publicité. J'ai publié un OS : Clue pour le concours Gourmandises sur le forum lovelemon-in-fic. Allez voter pour moi !

Je vous aime

Bonne lecture !


Chapitre 14

Le 23 novembre 2014

Sommes-nous les toutous de la gouvernance ?

Réveillez-vous !

S'il est toujours festif d'organiser une fête, il est aussi déroutant de voir comment la populace de l'île cautionne le nouveau projet de la comtesse.

C'en est juste à vomir !

Désolée de ma virulence, mais comment notre chère régente comprendra ses abus si vous agissez en sous-fifre ?

Révoltez-vous, faites de cette journée une date historique et sauvez notre île !

Par Jessica Stanley


-Ça me paraît évident ! À qui d'autres Isabella pourrait-elle confier sa fille ?

J'avais vu Rosalie se figer à côté de moi.

Merde, merde et merde…

Je n'osais pas regarder dans sa direction, j'avais peur de déceler dans ses yeux, l'espoir.

Oh mon dieu !

Cet enfoiré savait très bien ce qu'il faisait, il avait choisi le seul moment où je ne pourrais pas lui en mettre une sans blesser ma meilleure amie.

J'étais révoltée, il fallait que je trouve une échappatoire.

Et comme une illumination :

-Edward n'acceptera jamais, m'écriais-je.

Il sourit.

Pas bon.

Il fit un soupir faussement compatissant.

Mais putain donnez-moi une batte de baseball que j'en finisse une fois pour toutes.

Il se racla la gorge.

-Il n'a pas besoin de le savoir.

-Quoi ? Mais c'est n'importe quoi ! M'écriais-je.

Il secoua la tête.

-Il suffit que Rosalie annonce également qu'elle est enceinte pas aujourd'hui, certes, mais elle peut commencer à mettre des vêtements plus amples pour masquer une grossesse. Ensuite, continuez à le faire croire. Le jour de la naissance des jumeaux, il suffit de porter la fille morte née. Je pourrais facilement trouver un bébé de substitution. J'apporterai à Rosalie le nouveau-né et, en qualité de médecin, je pourrai certifier que je l'ai accouché de la petite. Ce n'est pas plus compliqué que ça, finit-il très fier de lui.

J'avalais les mouches quelques instants, ce fou avait pensé à tout et une peur incroyable me saisit.

Mes bébés, il voulait me voler mes enfants.

Je n'osais toujours pas regarder Rosalie, elle était bien trop silencieuse à mon goût. Pouvais-je lui en vouloir d'éprouver de l'espérance dans une potentielle maternité.

J'imaginais une seconde lui laissant mon enfant, je pouvais sentir tout l'amour qu'elle serait capable de lui donner. J'étais certainement que les deux bambins s'épanouiraient ensemble, vivant dans le même palais.

Comme un film, je visualisais cette possibilité, je les voyais grandir côte à côte avec beaucoup de complicité et là le drame, je les vois tomber en amour, c'était certain.

-N'avez-vous jamais entendu parler d'homogamie* ? Lui crachais-je alors.

(*homogamie : Choix du partenaire amoureux qui présente une ressemblance par certains traits physiologiques, mentaux, sociaux…)

Il haussa les épaules.

-Ils n'auront qu'à quitter l'île, ce n'est pas un problème.

C'en était trop, je me levais raide, il fallait que je sorte.

Jamais je n'allais réussir à lui faire entendre la raison.

J'étais incapable de regarder mon amie. C'était si complexe, je ne voulais pas la blesser, il est certain que si je devais confier ma progéniture ça serait à elle, mais j'étais là, ce n'était pas des orphelins ! Je partis donc lâchement, sans la regarder.

Je claquai la porte derrière moi et m'engouffrai dans le couloir quand je réalisai ma tenue : j'étais pieds nus et vêtue d'un simple peignoir.

Je secouais la tête.

Merde.

Je me retournais prête à revenir dans ma chambre, mais me ravisai, j'étais incapable de les affronter à nouveau.

J'appréhendais le moment où je devrais parler avec elle.

Je fis quelques pas.

Bon ! Et maintenant j'allais où ?

Je soufflais d'agacement.

Je me rendis dans mon bureau, il était vide, pourquoi n'avais-je pas un rechange dans celui-ci ça serait tellement plus simple. Je crois qu'Edward, lui, en gardait toujours un en cas de tâche pour pouvoir se changer rapidement.

Je pourrais aller le retrouver et le lui emprunter.

Je baissais la tête pour regarder ma tenue, pas sûre qu'un costume d'homme soit plus indiqué.

J'avais envie de hurler ma rage.

Rien n'allait.

Je tournais en rond dans mon bureau, pire qu'un lion en cage.

Je compris alors que la seule personne à même de m'aider et de soulager un peu toute cette frustration était Edward.

Ni une ni deux, je partis le retrouver.

Je marchais vite dans les couloirs, croisant les doigts pour ne rencontrer personne.

J'arrivais devant son bureau et ouvris impatiemment les portes pour me réfugier à l'intérieur. Je fis à peine un pas quand je me figeais.

Une caméra fixée sur moi et cinq bouches ouvertes avec des yeux ronds me scrutaient.

-Euh… dis-je piteusement.

Comment avais-je pu oublier l'équipe de tournage qui nous suivait toute la journée pour faire un reportage sur l'organisation de l'événement. C'était surtout pour contre carrer cette peste de Stanley et redorer notre image.

J'étais maudite.

-Bonjour! Dis-je maladroitement alors qu'Edward se précipita vers moi en enlevant sa veste.

Il me cacha autant qu'il pouvait avec son corps et son vêtement.

Je pouvais voir la caméra toujours braquée sur nous.

-Je reviens, leur balança-t-il tout en me faisant sortir de la pièce.

Il m'entoura de son bras et me dirigea à pas précipités dans un petit salon tout proche.

Il passa sa tête à l'intérieur vérifiant qu'il n'y avait personne avant de m'y faire entrer.

-Bella, est-ce que ça va ? Sa voix était remplie d'inquiétude.

Je ne savais pas par où commencer et surtout si je devais lui en parler, j'étais confuse.

Lui parler de l'idée de Carlisle, c'était assurément faire voler en éclat sa famille. Je me doute qu'Esmée aurait été horrifiée. Edward en aurait voulu personnellement à son père, ses réactions auraient été imprévisibles, il pourrait anéantir l'équilibre du royaume dans un excès de rage.

-Bella ! Me secoua-t-il doucement, qu'y a-t-il ? Parle-moi mon amour ?

-Je … je…

Je fondis en larmes.

Il me serra dans ses bras, me soufflant des paroles réconfortantes alors que mes pleurs se calmaient un peu.

Je remuais tout ça dans ma tête et je me convainquais que jamais mon beau-père ne me prendrait mon enfant sans mon accord, c'était aussi ses petits-enfants, non ?

Les gestes d'Edward m'apaisèrent.

Il caressa doucement mes cheveux.

Je relevais la tête vers lui.

-Est-ce que ça va mieux, mon ange ? M'interrogea-t-il doucement.

Je hochais la tête.

Je pouvais lire dans ses yeux une certaine détresse, sûrement de ne pas mieux savoir gérer la situation et mon cœur se remplit d'amour pour cet homme qui cherchait juste à prendre soin de moi.

Un désir naquit dans mon cœur et envahit tout mon corps.

Je me hissais un peu plus et posais mes lèvres sur les siennes.

Il me répondit, un peu distraitement.

J'en voulais plus, je le voulais là maintenant.

Je me redressais et passais mes mains sur sa nuque.

Je me saisis de ses cheveux et les tirer tout en plaquant un peu plus ses lèvres contre les miennes.

Il répondit alors pleinement à mon baiser, il se fit fougueux et déjà ma peau réagit. Une chair de poule et des picotements au niveau de mon bas ventre se firent sentir.

Je le voulais maintenant.

Il mit fin au baiser, me sermonnant presque.

-Bella !

-J'en ai envie, lui répondis-je en me rapprochant de lui.

Il m'embrassa rapidement avant de se dégager de nouveau.

-C'est impossible mon cœur, nous sommes attendus.

-S'il te plaît Edward, ne me fais pas te supplier, j'en ai besoin.

Il me regarda confus, il fouillait dans mes yeux à la recherche de ce qui me mettait dans cet état.

Je me redressais un peu plus et lui susurrais :

-S'il te plait aime-moi.

Je vis son regard partir au loin, la confusion et le doute se peignirent sur son visage.

Je posais alors mes mains dessus, essayant d'attirer son attention.

-Edward, l'appelais-je, mes deux paumes sur ses joues.

Il baissa la tête, me scruta.

Il s'éloigna alors de moi et je sentis comme une déchirure dans tout mon être, il allait vers la porte.

Je sentis une boule au fond de mon ventre remonter, je retenais le sanglot qui menaçait d'exploser.

Une fois à la porte à ma surprise il ne l'ouvrit pas, il tira le verrou et fit demi-tour face à moi.

Ses yeux s'étaient assombris.

Je ris nerveusement, la boule transformée en un incroyable soulagement.

Il me sourit et s'approcha doucement.

Trop lentement à mon goût alors je fis les pas nous séparant et lui sautais au cou.

Il m'attrapa aisément collant nos corps l'un contre l'autre.

Edward m'embrassa, ses mains partirent sur mes épaules, mes bras pour revenir sur le devant, sur mon ventre là où la ceinture du déshabillé était nouée, il le défi et je me retrouvais en sous-vêtement devant lui.

Il balaya mon corps de son regard brûlant tout en me faisait reculer jusqu'au canapé sur lequel j'échouais lamentablement.

Il sourit alors que j'essayais de m'installer un peu mieux, se pencha sur moi et m'embrassa, je partis à la conquête de son fute dont je réussis aisément à défaire la boucle et les boutons.

Je m'arrêtais pour caresser sa longueur qui pointait sous son boxer.

Il était vraiment à l'étroit.

Je serrais un peu plus fort, et l'entendis gémir, ce qui me fit sourire.

Il se décolla de moi faisant tomber son bas à ses pieds, d'un mouvement souple il fit valser ses chaussures, hotta son pantalon, son boxer suivi aussi vite.

Il vint re-plaquer son corps contre moi me faisant haleter devant autant de perfection.

Nos langues se livraient un duel, je caressais les muscles de son torse descendant toujours plus bas sans pour autant aller toucher sa queue.

Son souffle se faisait saccadé, il m'allongea un peu plus, écartant mes jambes, il plaqua son chibre contre mon centre.

Je haletais sous la sensation, me trémoussais, j'avais besoin de plus, j'avais besoin de soulagement.

Alors que nos sexes surchauffés frottaient l'un contre l'autre me faisant gémir de bien-être, il réussit à défaire mon soutien-gorge.

Je pantelais quand je sentis sa bouche sur mon mamelon, il l'aspirait, le léchait.

Je cambrai mon dos dans une surcharge de plaisir.

-mmm plus, articulais-je difficilement alors que mon dos reprenait position sur le canapé.

Il n'en fit rien. Mes mains pétrissaient toute la chair qu'elles pouvaient saisir de lui. J'en voulais tellement plus.

Je passais mes mains sur ses omoplates si musclées pour finir à bout de bras sur ses fesses que je compressais, le ramenant plus près de moi.

Je n'avais pas envie de le lâcher, je voulais qu'il me prenne, je sentis une de ses mains se faufiler entre nos deux corps.

Il se saisit de la ficelle de mon string et sans que je n'aie pu comprendre ce qui se passait, il me pénétra d'un coup de reins.

Je criais sous l'intrusion alors qu'il se reculait déjà pour rentrer encore plus loin.

Au bout de 3 poussées, il était au fond de moi.

Mes genoux remontés très haut autour de son corps pour lui permettre de me prendre profondément.

Je ne lui laissais pas beaucoup de latitude, j'avais besoin de le sentir contre moi.

Il réussit à s'appuyer sur ses coudes, ses mains se posèrent sur mon visage, le libérant des mèches folles.

Il se baissa pour m'embrasser en même temps qu'il me pénétra.

Je gémis de bien-être dans sa bouche.

Il me fit l'amour lentement, mais profondément c'était si bon.

Mes mains parcouraient toujours son dos et ses fesses, s'enfonçant dans sa peau quand un de ses coups de butées fut plus fort, arc-boutant mon dos.

Je n'étais plus que gémissements.

-x-x-x-x-x-x-

Je prenais tout mon temps pour faire l'amour à Bella m'enfonçant dans ses chairs tendres.

Nos corps communiaient l'un avec l'autre, j'avais toujours le sentiment d'être chez moi, blotti au fond de son ventre.

Je poussais en elle doucement, elle haletait.

Je me retenais pour lui donner un maximum de plaisir.

Elle se cambrait sous moi je savais qu'elle était proche.

-Plus fort, gémit-elle en appuyant ses mains sur mes fesses.

Je me réfrénais, j'aimais la prendre sans vergogne, mais j'avais bien sentis que ses sentiments étaient à fleur de peau, elle n'avait sûrement pas besoin que je la baise, non elle avait besoin de ressentir tout l'amour que j'avais pour elle.

Je m'appliquais alors dans de lentes poussées, la faisant languir de plaisir et de frustration.

Quand je sentis mon besoin trop dur à contrôler, je faufilais une main entre nos deux corps, là où nous étions en jonction, je trouvais rapidement son clitoris et j'appliquais une douce torture.

Je sentis tous les muscles de son corps se crisper, enserrant mon membre d'une délicieuse manière m'envoyant avec elle toucher les étoiles.

Il nous fallut de longues secondes pour se remettre de notre orgasme, j'avais la tête dans son cou, profitant de son odeur.

Elle s'agita après quelques minutes.

-Tu m'écrases, me charia-t-elle.

Je me redressais pour la prendre dans mes bras, elle me fit mettre mes mains sur son ventre alors qu'elle se calait dans mon étreinte.

Je la serrais fort ainsi.

Je la sentis hésiter, je savais que quelque chose l'avait perturbée, mais je voulais qu'elle se sente à l'aise pour m'en parler quand elle en éprouverait le besoin.

Je l'entendis soupirer.

-Promets-moi que tu ne laisseras rien nous séparer ?

Je fus surpris de sa phrase, le "nous" englobait plus que nous deux, alors qu'elle avait posé ses mains sur les miennes qui câlinaient son ventre.

Pourquoi pouvait-elle penser que les jumeaux pourraient nous être retirés, c'était ridicule. Peut-être une peur irrationnelle des femmes enceintes.

Ma mère était venue me voir dans la semaine pour me mettre en garde et faire preuve de beaucoup de patience, la grossesse pouvait rendre très lunatique.

Elle m'avait donné de nombreux conseils comme « choisis tes batailles et acquiesce pour le reste ».

Je décidais alors de ne pas chercher plus loin.

J'enfouis ma tête dans son cou et l'embrassais tendrement.

-Je te le promets.

-Merci, elle resserra mes bras autour d'elle.

Je lui rendis son étreinte.

Je n'osais pas la bousculer, mais il est clair que j'allais avoir du mal à justifier mon absence aux journalistes.

J'attendis patiemment quand elle me dit.

-Tu me raccompagnerais jusqu'à notre chambre ?

Je mis quelques secondes avant d'acquiescer.

J'aimais l'idée d'être son preux chevalier la protégeant. Je pourrais faire rempart de mon corps pour cacher sa fine tenue.

-Il va falloir cependant que tu m'attendes quelques minutes, il faut que je me débarrasse des journalistes.

Elle acquiesça et nous nous rhabillâmes, enfin surtout moi.

Je la laissai après un dernier baiser.

Je me dépêchais de rejoindre mon bureau en prenant bien soin de refermer la porte derrière moi.

Je découvris les journalistes, la caméra posée sur mon bureau en train de visionner quelque chose, il parlait assez bas et je ne compris pas ce qu'ils disaient.

Ils se redressèrent et je pus apercevoir des images de ma belle en kimono.

Je me crispais, imaginant le pire de ce qu'ils pouvaient faire avec ces images.

Ils arrêtèrent bien vite la caméra et le journaliste me regarda.

-Un problème monsieur le comte ?

-Non, non souris-je, je suppose que vous comprendrez mieux les attitudes de mon épouse en fin de journée, dis-je énigmatique.

Enfin, je l'espérais.

Ils froncèrent les sourcils.

Je restais devant la porte.

-Puis-je vous accompagner vers quelqu'un d'autre, j'ai quelques préparatifs de dernière minute. Les informais-je.

Ils opinèrent de la tête alors que tous se levaient.

Nous partîmes ensemble dans le couloir quand je croisais mon beau-père.

-Charlie, l'interpellais-je.

Il se retourna confus.

-Pouvez-vous conduire ces messieurs dans les coulisses de la fête ? L'interrogeais-je.

Il me regarda comme si je venais de mars.

Je grimaçais et me penchais vers lui pour qu'il soit seul à entendre.

-À moins que vous préfériez gérer les humeurs d'une femme enceinte ?

Il me regarda horrifié en secouant la tête.

Il fit face aux journalistes avec son plus beau sourire hypocrite.

-Si ces messieurs veulent bien me suivre, j'en serais ravi.

Je souris, il n'y avait rien de plus pour effrayer Charlie que de lui parler problème féminin ou tout ce qui s'en rapproche.

Une fois débarrassé, je me précipitais au salon, Bella y était toujours, assise, attendant.

Elle me fit un grand sourire et vint se pendre à mon bras pour que je l'escorte.

Nous arrivâmes assez vite à notre chambre, elle s'arrêta.

J'ouvris la porte et l'invitai à rentrer, elle hésita :

-Toi d'abord.

Ok elle était bizarre, mais je ne la contrarierais pas.

J'entrais dans notre chambre et me retournais vers elle, lui tendant la main.

Elle entra timidement comme cherchant s'il y avait quelqu'un, ce qui n'était pas le cas.

Elle soupira profondément avant d'aller vers la penderie s'habiller.

J'étais perdu. Qu'est-ce qui l'avait fait fuir de notre chambre en petite tenue ?

-Bella, tu ne veux pas me dire ce qui se passe ?

-Rien, rien, dit-elle en secouant la main.

Je savais que c'était un mensonge éhonté, mais je ne préférais ne pas poursuivre.

J'en profitais pour me changer également.

-As-tu pris le temps de déjeuner, lui demandais-je plus pour faire la conversation et la mettre à l'aise.

Pas de réponse.

-Bella, m'impatientais-je.

-Euh…

-Bella, tu ne peux pas sauter des repas à ta guise, mange au moins une salade si tu n'as pas très faim.

-Euh, j'ai oublié, dit-elle maladroitement.

-Faut-il que je te flique pour être sûr que tu te nourrisses correctement ?

Elle grimaça.

-Je ne préfère pas. Dit-elle piteuse.

Je soufflais d'exaspération avant de lui offrir mon bras après qu'elle ait rajusté sa coiffure.

J'aimais bien l'air sauvage que prenaient ses cheveux après nos ébats.

Je secouais la tête, ce n'était pas le moment.

Je nous conduisis, à sa surprise, mais elle n'osa pas protester, à la cuisine.

Je la fis asseoir avant de lui sortir un yaourt et des fruits.

Elle me fit un sourire de remerciement.

Nous étions déjà en retard, je profitais qu'elle mange un peu pour m'éclipser et prévenir les autres de partir sans nous.

La presse avec l'incident de ce matin allait encore s'en donner à cœur joie, à moins que l'annonce de la grossesse efface tout.

Oui, il fallait être un peu confiant.

Je retournais vers ma douce et pris un fruit que je mangeais tranquillement avec elle.

-Tu sais ce que j'aimerais ?

-Non, dis-moi.

-J'aimerais que nous puissions assister à cette fête en simple spectateur, j'aimerais que plus tard nos enfants puissent courir dans les rues sans qu'un garde les surveille en permanence. Je voudrais qu'il puisse participer à ce genre d'événement comme tous les autres enfants. Qu'ils viennent vers nous pour nous réclamer de l'argent pour s'acheter une barbe à papa, qu'ils puissent s'en mettre partout sans que nous ayons peur de passer pour des parents négligents…

Sa voix mourut dans sa gorge.

Je passais mon bras autour de ses épaules.

-Je ne te le promets pas au quotidien, mais je te fais la promesse que nous partirons que nous quatre en vacances là où personne ne nous connaît et où nous pourrons être juste nous, d'accord ?

Elle enfouit sa tête dans mon torse tout en acquiesçant.

Les festivités avaient déjà commencé depuis une bonne demi-heure, j'espérais que Renée les ait ouvertes sans que notre absence ne se remarque trop.

Je me dégageais de Bella.

-Nous devons y aller ma belle.

-Ils nous attendent ? m'interrogea-t-elle.

-Non, ils sont partis devant.

Je vis comme un soulagement traverser ses yeux, puis une lueur d'espoir.

-Ne pourrions-nous pas y aller en simples touristes au début ?

Je la regardais surprise, je pensais qu'elle était impatiente d'annoncer sa grossesse, c'est comme si quelque chose la retenait, mais quoi ?

-Si ça te fait plaisir.

Nous nous affublâmes d'un chapeau pour elle, d'une casquette pour moi avant de mettre des lunettes de soleil et sortir du palais par derrière.

Une voiture nous déposa, dans une rue adjacente aux défilés, un garde nous accompagna, mais en retrait.

Bella se réveilla telle une petite fille, réclamant une glace italienne, un ballon aux couleurs de l'île et applaudissait devant les spectacles et numéros.

Je dus lui rappeler l'heure pour que nous rejoignions l'estrade où nos proches étaient déjà.

Elle se crispa à mesure que nous avancions vers notre famille.

Je resserrais ma main sur elle.

Avant de les rejoindre, nous enlevâmes nos déguisements.

Encore raté, les caméras étaient sur nous quand nous nous découvrîmes.

Je soupirais de frustration.

L'idée du reportage était de rendre transparent toute cette organisation et les événements jouaient vraiment en notre défaveur.

Elle s'avança en retrait de moi, encore une première.

Nous saluâmes rapidement tous les présents avant d'aller nous asseoir à nos places.

Ils semblaient tous agités, je comprenais l'inconfort qu'ils avaient dû ressentir suite à notre absence, ma mère me fit un sourire rassurant, de même que Renée. Alice me souffla un « c'est pas trop tôt » et de manière plus complice « Bella est déjà enceinte, vous n'avez plus d'excuses pour batifoler à longueur de journée ».

Je souris, elle savait comment détendre l'atmosphère en quelques secondes.

Bella avait entendu et bien sûr des rougeurs apparurent sur ses joues, nous accusant encore plus coupable que nous l'étions.

-Mais ce n'est pas vrai, s'exclama ma sœur en secouant la tête après l'avoir dévisagée.

-Jalouse, lui rétorquais-je.

-Même pas en rêve, dit-elle en regardant Jasper qui était toujours trop sérieux dans ces circonstances.

Elle grimaça et j'éclatais de rire.

Je vis ensuite Rosalie gesticuler, elle tentait tant bien que mal de capter le regard de ma douce, mais cette dernière s'évertuait à fixer son attention vers les festivités.

Elle me fit alors signe de la prévenir.

-Je crois que Rosalie voudrait te parler, lui murmurais-je.

-Ce n'est pas le moment, répondit-elle sèchement sans bouger d'un pouce.

Je grimaçais en regardant Rose.

Elle soupira et se leva pour venir vers nous.

-Bella, dit-elle.

-Ce n'est pas le moment. Répéta-t-elle.

-S'il te plaît, il faut qu'on parle.

Elle se retourna enfin un regard froid pour son amie comme je ne l'avais jamais vu.

-Je n'y suis pour rien, s'écria la blonde.

Ma femme grogna avant de se lever et quitter la scène.

De nombreuses paires d'yeux se tournèrent vers nous et les deux femmes partirent à l'arrière loin des regards.

Je fis un salut de la main comme un con.

Putain merde, il se passait quoi !

J'entendis vaguement des éclats de voix et plus rien.

Fais chier, combien de temps pouvais-je attendre avant d'aller voir ce qui se passait ?

J'attendis quelques minutes et partis à leur recherche.

Elles s'étaient juste éloignées des regards, elles se tenaient dans les bras l'une de l'autre, leurs corps visiblement secoués de sanglots.

Et je fais quoi là moi ?

Je me balançais d'un pied sur l'autre, hésitant à les interrompre.

Je retournais vers l'estrade, mais restait debout vers l'arrière prêt à aller la retrouver.

Je regardais distraitement les festivités quand mon père s'approcha de moi :

-Tu attends quoi pour aller chercher ta femme, me reprocha-t-il ça commence à faire désordre !

Je fus estomaqué par son reproche.

J'allais répondre quand une tornade passa devant moi et poussa mon père :

-Mais putain tu vas nous foutre la paix !

Je n'eus pas le temps d'enregistrer ce qui venait de se passer sous mes yeux que des flashs crépitaient de partout. Je regardais alors sur ma gauche pour voir mon épouse dressée devant mon père qui était au sol sur ses fesses.


.

.

.

Que va faire ce pauvre Edward entre sa femme et son père ?

1. Demander à Bella de s'excuser publiquement pour son attitude envers son père

2. Considérer immédiatement son père comme responsable de l'état de sa femme.

3. Les fait enfermer tous les 2.

4. Pête un cable

5. …