Ah bah si tiens, ça va vous couper le lemon en deux, vu qu'il est sur les deux chapitres suivants... =b Boarf, le plaisir durera plus longtemps =)
Nous sommes donc difficilement sortis du pub, titubant et nous soutenant mutuellement, et nos costumes propres et soignés devaient nous donner l'air d'hommes respectables s'accordant une nuit de débauche, et nous attirer le mépris des membres de riches et bonnes familles…
Bras dessus, bras dessous, nous sommes parvenus à la maison du Docteur Roberts. Une maison fort jolie et respectable, comme il convient d'avoir à un médecin, qui, malgré la polémique déclenchée par ses méthodes et ses expériences, réussit à attirer la fortune des malades désespérés, ainsi que des nobles, toujours à la recherche de nouveaux remèdes, par ses idées novatrices et inédites…
Lorsqu'il eût réussi à ouvrir la porte de ses clés, nous nous sommes tous les deux assis dans l'entrée pour enlever nos chaussures. Le sol tanguait tellement que nous nous sommes regardés, nous demandant si il était réellement nécessaire de nous lever… Nous avons tous les deux ri de l'absurdité de notre situation, et avons tenté de nous relever en nous raccrochant au mur… Après plusieurs tentatives infructueuses, nous y sommes parvenus, et j'ai suivi Isaac jusqu'à une chambre avec un lit double, sur lequel il s'est laissé tomber. Il gisait ainsi sur le lit, en costume, une main sur les yeux, offert à mon regard…
Au bout d'un moment, il a semblé se rendre compte que je ne le suivais pas, et attendais toujours debout, qu'il me dise quoi faire, ce qui commençait à être difficile. Il m'a alors appelé.
-Eh bien, William, rejoignez-moi. Pardonnez-moi, mais je n'ai pas la force de me relever pour vous offrir un lit, et vous ne l'avez pas de rester debout plus longtemps, alors nous allons devoir partager…
A la fois ravi et éreinté, je n'attendais guère plus et m'allongeais à ses côtés sur le lit. De toute façon, je savais maintenant ce qu'il attendait de moi… J'ai d'ailleurs trouvé particulièrement amusant le fait qu'il lui aurait suffi de demander pour me voir à ses pieds, et cela dans tous les sens du terme… Nous nous sommes tournés l'un vers l'autre, nous regardant.
-Mon expérience est un échec. Même avec autant d'alcool dans le sang, vous demeurez stoïque…
Je l'ai alors arrêté, posant un doigt sur ses lèvres, souriant.
-La nuit n'est pas finie, et les effets de l'alcool non plus. Votre expérience visait à me rendre homosexuel, et à un niveau plus large, à me voir faire des choses inattendues. Mais de votre côté, vous n'avez pas non plus tenté beaucoup de choses…
-Il est vrai que je n'ai tenté que de légères approches, mais les réponses que j'ai obtenues de votre part étaient tout aussi légères… Et de toute façon, il aurait été inconvenant de faire plus en public…
-Peut être auriez-vous du insister un peu plus, ai-je répondu. Mon doigt était toujours sur ses lèvres, et il était comme caressé par son souffle lorsqu'il parlait…
-Vraiment ? A-t-il répondu, en happant mon doigt entre ses lèvres…
