Voici un nouveau chapitre. J'espère qu'il ne décevra pas les quelques personnes qui me soutiennent et que je remercie: Merci!

Oui, je sais, il est encore très court! lol

Chapitre 14

Cela fait plus de deux jours que Severus Snape dort. L'énergie qu'il a utilisé l'a complétement vidé. Il a besoin de reprendre des forces et dormir est encore la meilleure facon. Officiellement, le professeur de potions est atteint d'une petite grippe. Ce qu'il en est en réalité, seuls Harry, Ron et Hermione le savent parmi les élèves. D'autant plus qu'après chaque cours, ils passent à l'infirmerie voir Thalia. Madame Pomfresh a beau leur répéter que la jeune femme ne se réveillera pas tout de suite, ils espèrent à chaque venue.

"On y va?" demande Harry. Une autre raison le pousse à se rendre à l'infirmerie.

S'il n'a pas perdu la haine viscérale qui l'unit au professeur de potions et s'il reste persuadé qu'on ne peut lui faire confiance, il est néanmoins curieux de le voir sortit de son étrange sommeil. En réalité, cette curiosité est partagé par Hermione,mais pour une toute autre raison. Le cours de rune que Hermione suit avec passion n'a jamais évoqué cette étrange possibilité des êtres-runes. Même dans les livres de la bibliothèque, elle n'a trouvé que peu d'informations à ce sujet. Elle a hâte de voir le professeur sur pied pour pouvoir le harceler de questions.

Lorsqu'ils arrivent à l'infirmerie, le professeur de métamorphose est déjà là, prés du lit de son collègue, qui semble s'être éveillé. Ils entrent silencieusement, espèrant ne pas se faire remarquer.

"Il était temps que vous vous réveillez! Albus commencait à se demander s'il avait bien fait de ne pas intervenir. Non, mais franchement, qu'est-ce qui vous a pris? Je ne veux pas vous faire la morale et vous êtes libre de faire ce qu'il vous plait, mais à condition que vous ne mettiez personne en danger. Enfin, comment aurions-nous fait si les conséquences avaient été graves? Nous avons besoin de vous, alors faites un peu attention..."

"Ravi de constater que vous vous inquiétez pour moi, Minerva", répond le malade qui n'a visiblement rien perdu de son ironie.

"Bien sûr que je m'inquiéte, bougre d'idiot", s'agace Minerva en lui tapant sur le bras.

"Si vous pouviez cesser vos démonstrations d'amitié, cela me ferait le plus grand bien", dit Severus en se prenant le bras d'un air douloureux comme si elle venait de le frapper violemment.

"Je n'aurais jamais pu imaginé que vous soyez encore plus désagréable alité. Est-il possible d'être aussi insupportable?"

Les trois amis assistent, médusés, à cet échange pour le moins insolite. Ron ne peut retenir un hoquet. Les deux professeurs se tournent vers eux, surpris dans leur boutades quotidiennes. Minerva décide de laisser la place. Elle salue son collègue, comme si de rien n'était, et en croisant les trois griffondors, elle leur conseille de ne pas manquer trop de cours.

Severus décide quant à lui de les ignorer. Il se cale contre les oreillers et, croisant les bras, commence à fixer le plafond en espèrant qu'ils partent bientôt. Cependant, une certaine élève n'est pas décidé à lui accorder ce bienfait.

"Il est étrange qu'elle ne s'éveille pas. Normalement, l'énergie qu'elle a recu devrait suffir. Elle devrait se ressourcer d'elle même à présent, je ne comprend pas. J'aimerais bien que quelqu'un m'explique..."

"Miss Granger! je suis alité, non stupide. Je ne tomberais pas dans un piège aussi grossier. Vous n'avez pas à savoir ce qui vous tracasse. Il serait temps que vous apprenniez à réfreindre votre curiosité."

"Mais..."

"Suffit. Cela ne fait pas partie de votre programme. Maintenant sortez! Ce n'est pas un salon de thé ici."

Satisfait, il voit les trois griffondors quitter la pièce.

Son regard se pose sur sa camarade de chambrée, profondément endormie, ses cheveux bruns encadrant l'ovale parfait de son visage. Objectivement il ne peut nier le charme de la jeune femme. Il repense à sa dernière rencontre avec le Seigneur des Ténèbres et ce qu'il a dit: "Il suffira qu'une bonne âme l'influence un peu pour qu'elle choisisse le bon camp." En aura-t-il fini un jour avec ses phrases à double sens?

Toujours est-il qu'à présent, il lui faut aller jusqu'au bout, même s'il ne sait pas encore par quel moyen. Si fragile qu'elle ait l'air, Thalia Mertani ne se laissera certainement pas manipuler. Il aura une fois encore besoin de toutes ces facultés, or il a conscience que depuis quelques mois, elles sont amenuisées. Il en connaît la cause, mais il ne peut rien y faire qu'attendre, attendre que son mal cesse et disparaisse, ou bien attendre de pouvoir vivre avec.

Il préfère éloigner ses pensées de ce sujet et repense à son but à venir, à comment l'atteindre.

De nouveau, il regarde Thalia. sans doute devra-t-il lui donner des cours particuliers en plus, pour Apprendre à contrôler sa rune, lui expliquer tout ce que les livres ne disent pas à ce sujet, c'est-à-dire beaucoup et peu à la fois. Peut-être pourra-t-il mettre ces heures à profit. Epuisé malgré lui par tant de pensées et les quelques visites, même si toutes ne lui étaient pas destinées, il s'endort ainsi, la tête penchée vers le bord du lit. Lorsque madame Pomfresh entre voir ses patient, elle reste abasourdi du spectacle de ces deux êtres qui dorment paisiblement, tournés l'un vers l'autre et ne peut retenir un sourire. Evidemment, madame Pomfresh est une incorrigible romantique et se laisse parfois entraîner loin des réalités.