Disclaimer: rien ne m'appartient à part l'histoire et certains des personnages, comme Aurela, Tara et d'autres...
Note de l'auteure : Pour le lemon, je vais alterner avec le point de vue de Derek et celui d'Aurela. Ne vous inquiétez pas, je reviendrai à la ligne à chaque fois que je vais changer de point de vue. Par contre, ça reste à la troisième personne, pas de JE.
Le premier anniversaire
Ses mains sur son corps, qui la frôlaient, la touchaient. Elle avait l'impression qu'elle allait se consumer de désir. Il la faisait attendre, languir, la forçant à se replier dans ses retranchements. Elle avait tellement envie de lui. Elle ne pouvait jamais être totalement rassasié de lui. Jamais. Alors qu'il collait sa bouche contre ses lèvres humides, et que sa langue glissait sur sa fente, une petite main lui agrippa soudainement l'épaule en la secouant tout en hurlant ''MAMAN !''
-ooOoo-
Aurela se réveilla en sursaut, haletante, complètement hors d'haleine. Elle avait l'impression d'avoir le corps en feu et qu'un deuxième cœur battait entre ses cuisses. La jeune femme se frotta le visage et se tourna vers la responsable de son réveil inopiné. La chair de sa chair, le sang de son sang. Ou plus clairement, sa fille.
La gamine semblait être montée sur ressort. Elle sautillait à côté du lit, ses boucles brunes rebondissant autour de son visage rond. Elle souriait, ses petites dents blanches brillant. Ses grands yeux bleus brillaient d'excitation, et alors qu'Aurela regarda l'heure sur le cadran lumineux de son réveil, elle entendit un grognement de l'autre côté du lit. Derek était entrain de se réveiller. Ou ronchonnait dans son sommeil, ce qui était plus probable.
Laura babillait, parlant vite de son langage de bébé. Aurela sourit et repoussa les couvertures pour se lever. La fillette recula quand sa mère fit sortir des jambes du lit et atterrit sur ses fesses. Son équilibre était encore bancal et elle titubait plus qu'elle ne marchait. Mais la question que la jeune femme se posa fut : ''Comment elle avait fais pour sortir de son lit toute seule, sacré bon sang ?!''
En allant dans la chambre d'enfant, elle vit que les barreaux du berceau qui empêchait la fille de la jeune femme de tomber étaient baissés. Laura tapota la joue de sa mère, attirant son attention sur elle.
- « Laua, toute seule.
- Toute seule vraiment ? » demanda Aurélia en haussant un sourcil.
La gamine hocha de la tête vigoureusement, visiblement très fière d'elle. Mais son petit sourire disparut rapidement quand elle vit les sourcils de sa mère se froncer.
- « Ce n'est pas bien Laura. Tu ne dois jamais plus faire ça, est ce que tu me comprends ? (Laura hocha la tête en baissant les yeux). Bien. Maintenant, on va prendre notre petit déjeuné sans faire de bruit pour ne pas réveiller Papa. »
Aurela n'était pas sur que Laura est bien tout compris ce qu'elle lui avait dis, mais l'enfant semblait avoir compris qu'elle avait fais une bêtise. La jeune femme l'emmena dans la cuisine et l'assit dans la chaise haute. Pendant qu'elle préparait le biberon de lait de sa fille, la loup garou réfléchit à la manière dont Laura avait bien pu ouvrir son lit, toute seule.
C'était Derek qui l'avait couché hier soir. Et il était au bord de la fatigue ces derniers temps. Ça n'aurait pas été étonnant s'il avait mal verrouillé les barreaux. Il aurait donc simplement fallu à Laura de s'appuyer sur le haut et de les faire coulisser vers le bas.
Apprendre à Jackson, fraichement passé du statut de Kanima à Loup Garou, à se contrôler semblait être plus compliqué que prévu. Alors qu'Aurela avait proposé à son mari – elle n'arrivait toujours pas à réaliser qu'ils étaient mariés alors que ça allait bientôt faire deux mois – de s'occuper elle même de l'éducation lycanthropique de Jackson, mais Derek avait clairement, et nettement, refusé. Hors de question de laissé son nouveau Béta s'approchait de sa femme, pour une raison connue de lui seul. Derek était donc totalement accaparé par l'éducation du jeune homme. Mais ce qui semblait l'avoir complètement achevé, c'était le retour surprise d'Erika. Pour l'anniversaire de son fils qui avait eu lieu deux jours plus tôt.
La jeune femme avait débarqué dans le jardin des McCall, où la meute s'était réunie pour l'anniversaire de Jared, et s'était plantée devant eux, alors qu'un silence lourd comme le plomb s'était abattue sur l'assemblée. Aurela, avait sentie Isaac serrer un peu plus Jared contre lui, et elle eut tout juste le temps de se lever et de lancer son bras au travers du torse de Derek pour l'empêcher de bondir, littéralement, sur la jeune femme. Erika avait eu un mouvement de recul en voyant les yeux de Derek se mettre à rougeoyer, dangereusement. Erika avait essayé de plaider sa cause, en suppliant l'Alpha de la laisser s'expliquer. Ce qu'il avait accepté de mauvaise grâce après qu'Aurela lui ait violemment écrasé le pied.
Erika leur apprit que Boyd était parti. Il l'avait quitté. Quand elle s'était retrouvée toute seule, elle s'était vite retrouvée sans ressource, et avait eu besoin d'aide. Elle était donc revenue, en espérant que la meute la reprendrait. Et son fils lui manquait. Elle voulait le revoir, le serrer dans ses bras.
L'entretien entre Erika et Derek s'était poursuivi ailleurs, en compagnie de Scott, Tara, et Isaac. Aurela s'était retrouvée avec Jared et Laura, à la maison des Hale, dorénavant la sienne aussi, et n'avait pas pu participer à la conversation.
Alors qu'elle posait le biberon sur le plateau de la chaise haute et que Laura s'empressa de l'attraper et de le fourrer dans sa bouche en murmurant un ''meci'', Aurela l'embrassa dans le cou, la faisant glousser et s'adossa à l'évier.
Aujourd'hui était le premier anniversaire de Laura. Déjà un an. Aurela avait l'impression que cette année était passée à une vitesse folle. Que c'était hier qu'elle tenait Laura dans ses bras pour la première fois. Que c'était hier qu'elle avait senti sa peau contre la sienne. La meute, ainsi que Melissa McCall, le Shérif Stilinski, Allison, et Lydia devait se joindre aux Hale pour un déjeuné. Laura ne comprenait pas vraiment pourquoi ce jour était spécial et Derek avait bien essayé de convaincre Aurela que c'était idiot de faire une fête, aussi petite soit elle, mais la jeune femme avait insister pour que ce déjeuné ait lieu. C'était le premier anniversaire de sa fille et il n'était pas question qu'elle n'est pas droit à une tonne de cadeau et à un gros gâteau.
Elle était entrain de donner son bain à Laura quand Aurela entendit Derek se lever. Elle sentit un sourire lui étirer les lèvres pendant qu'elle versait le contenu du gobelet en plastique sur les cheveux bruns de bébé de sa fille pour en retirer tout le shampooing pour éviter d'en mettre dans les yeux de Laura. Elle pouvait parfaitement se l'imaginer. En entendant son petit grognement, la jeune femme eut la certitude que l'Alpha était debout à côté du lit, pieds nus, uniquement vêtu du pantalon de jogging qu'il portait pour dormir, entrain de s'étirer. Rien qu'en l'imaginant, Aurela eut une bouffée de chaleur. Bon sang, qu'est ce qu'il lui arrivait ? Pourquoi ces hormones la travaillaient autant ?!
Pourtant, la saison des amours n'avait pas encore commencé. Elle n'arriverait que le mois prochain, et Aurela ne savait pas si elle était excitée à l'idée de cette période de l'année où elle allait pouvoir faire l'amour comme une bête avec son mari, ou si elle avait peur de revivre la même chose que deux auparavant. La saison des amours qui avait suivi la naissance avait été plutôt calme pour elle et Derek étant donné qu'ils étaient tout les deux trop fatigués pour ne penser ne serait qu'un peu à faire l'amour.
Aurela pouvait entendre Derek sortir de la chambre, marcher dans le couloir, prendre une inspiration et se diriger vers la salle de bain où les femmes de sa vie se trouvaient. La porte de la pièce grinça et la jeune femme sentit la chaleur du loup garou dans son dos. Quand il s'agenouilla à côté d'elle, en repoussant les longs cheveux de la jeune femme derrière son épaule et qu'il l'embrassa dans le cou, Aurela sentit des frissons lui remonter le long de la colonne vertébrale, la secouant violement. Derek eut un sourire en coin et la jeune femme reporta son attention sur Laura qui battait des mains dans l'eau du bain, les arrosant quelque peu. L'Alpha rit et l'aspergea d'eau, la faisant rire.
En les regardant jouer tout les deux, les bras à moitié dans l'eau, elle eut un sourire.
Elle aimait sa vie.
-ooOoo-
Aurela sourit en entendant sa fille rire des pitreries de Stiles et Scott. Elle était entrain d'allumer l'unique bougie sur l'énorme gâteau au chocolat quand elle fut rejointe par Derek. Ce dernier posa la pile d'assiette sale dans l'évier, commença à les rincer et à les mettre dans le lave vaisselle. Alors qu'elle se pliait pour attraper le gâteau, la jeune femme sentit les mains de son mari se poser sur ses hanches, sous le tissu de son tee shirt. La chair de poule lui recouvrit la peau, et elle se laissa aller contre lui.
- « Qu'est ce que tu fais ? demanda-t-elle quand elle sentit ses lèvres fraiches contre son cou.
- J'ai envie de toi.
- Pas maintenant…
- Tout à l'heure. Quand tout le monde sera parti.
- Arrête. »
Aurela rit et se dégagea des bras réconfortants de Derek et retourna dans le salon, le gâteau dans les mains. Alors qu'ils la voyaient, les invités se mirent à chanter et Laura se mit à rebondir sur les genoux de Tara qui avait un mal fou à la garder en équilibre sur ses cuisses.
Une fois que Laura eut soufflée sa bougie et que le gâteau fut partagé, la star de la journée ouvrit ses cadeaux. Des peluches, des jouets, des vêtements, un déguisement de princesse et même un vélo à roulette que l'on pouvait pousser.
En voyant le déguisement de Raiponce, Derek haussa un sourcil et tourna la tête immédiatement vers sa cousine.
- « Quoi ? demanda cette dernière en sentant que l'Alpha l'observait.
- Raiponce vraiment ?
- Quoi ?
- Tu crois que je n'ai pas saisi le sous-entendu ?
- Bien sur que tu l'as saisi, rit Tara, pendant qu'Aurela ricanait.
- Vous pouvez nous expliquer ? demanda Lydia.
- Derek veut enfermer notre fille dans une tour sans porte ni fenêtre. Pour qu'aucun garçon ne puisse l'approcher, dit Aurela en essuyant le visage de Jared qui s'était mit du chocolat partout autour de la bouche. Comme la princesse Raiponce.
- Mais pourquoi tu veux faire ça ? s'étonna Scott.
- Il veut faire ça parce qu'on lui a dit que Laura était tellement mignonne maintenant qu'elle ferait forcément des ravages plus tard et que tous les garçons voudront sortir avec elle, dit Tara. Monsieur le Loup Garou ne veut pas qu'un garçon ne s'approche de sa fille.
- Personne ne touchera à ma fille, grogna Derek, particulièrement mécontent.
- J'ai hâte de voir le moment où elle va commencer à s'intéresser aux garçons et qu'elle va commencer à sortir avec, ricana Stiles, s'attirant un regard incendiaire de la part de Derek.
- Pas de garçon. Personne ne me fera changer d'avis.
- On en reparlera dans seize ans. Quand elle en aura dix sept, que les hormones la travailleront sérieusement, et qu'elle essayera de faire le mur pour aller rejoindre un beau garçon, le taquina Melissa.
- Je l'exilerai à l'autre bout du monde.
- Y'a aussi des garçons à l'autre bout du monde, insista le Shérif, à croire que tout le monde avait décidé de se liguer contre lui.
- Les garçons de dix sept sont trop dangereux, ils ne pensent qu'au sexe. Ils vont lui faire du mal, ronchonna Derek.
- Les garçons de vingt trois ans aussi ne pensent qu'au sexe, l'embêta Aurela.
- Je ne vois pas le rapport.
- Tu avais vingt trois et moi dix sept ans quand je suis tombée enceinte. »
Tara ne put empêcher son gloussement de se transformer en rire et Derek fusilla sa cousine du regard, comme si tout était de sa faute. Après tout, c'était elle qui avait eu l'idée idiote du déguisement.
-ooOoo-
Laura s'extasiait devant chaque nouveau présent, comme si c'était la huitième merveille du monde. Elle força sa mère à lui enfiler le déguisement et tout le monde joua le jeu en poussant de grands cris d'émerveillement en la voyant réapparaitre. Sauf Derek qui leva les yeux au ciel en marmonnant. Mais il avait quand même un petit sourire.
Aurela aimait la voir aussi heureuse.
Elle aimait voir sa meute aussi heureuse.
-ooOoo-
Les invités rentrèrent chez eux vers dix huit heures. Pendant que Derek faisait prendre son bain à leur fille, Aurela nettoya le jardin et rangea les tables pliantes. Quand la cuisine fut nettoyée à son tour, la jeune femme rejoignit sa fille et son mari dans la chambre d'enfant et retrouva Derek entrain de coucher une Laura déjà endormie. Visiblement, la fillette avait bien profité de sa journée et était trop fatiguée pour attendre même un bisou de sa mère. Quand Derek eut tiré la petite couverture sur le corps de Laura, Aurela prit sa place et embrassa le front de sa fille en se penchant par dessus les barreaux. Par acquis de conscience, elle vérifia que les barreaux étaient bien remontés et que la sécurité était enclenchée. Une fois que ce fut fait, elle sortit de la chambre et laissa Derek éteindre la lumière et fermer la porte.
Elle était entrain de traverser le salon pour aller se poser dans le canapé quand elle sentit le grand corps de Derek se plaquer dans son dos. Chaud, brûlant, impatient.
Aurela pouvait sentir son érection contre ses fesses. Les mains de l'Alpha remontèrent le long de ses côtes pour se placer sous ses seins, ses pouces passant sur les tétons, la faisant gémir. La jeune femme se cambra, poussant ses seins vers ses paumes un peu plus, réclamant plus de contact. Elle avait tellement envie de lui, qu'elle avait l'impression que son sang était entrain de bouillir.
Derek fit encore remonter ses mains et alla coincer ses doigts dans le décolleté du tee shirt d'Aurela, déchirant le tissu dans un grand bruit. La force qu'il mit dans cette action ébranla le corps de la jeune femme contre le sien et il grogna quand les fesses d'Aurela allèrent frotter contre son érection douloureuse. Il fit glisser la bretelle de soutien gorge le long de son bras et planta ses dents dans son épaule. Elle grogna aussi et quand elle leva les bras pour les passer derrière sa nuque, il sentit ses griffes lui égratigner la peau quand elle glissa les doigts dans ses cheveux. De plus en plus impatient, il fit descendre ses mains sur son ventre, déboutonna son jean, et glissa le long de son corps pour faire descendre le pantalon. Quand il l'eut aidé à passer ses pieds hors du vêtement, elle en profita pour se tourner et se mettre face à lui.
Quand Derek se releva, Aurela attrapa le tee shirt noir qu'il porta, ses griffes perçant le tissu et elle tira dessus, le déchirant aussi. Elle ne comprenait pas pourquoi elle n'arrivait pas à se contrôler et qu'elle était incapable de rentrer ses griffes, mais pour l'instant, c'était le cadet de ses soucis. Ça faisait des jours qu'elle mourrait d'envie de faire l'amour et elle ne pouvait penser qu'à une chose : sentir Derek à l'intérieur d'elle. Une fois l'Alpha torse nu, la jeune femme passa sa langue sur la clavicule à sa portée, faisant gémir le loup garou qui laissa sa tête partir en arrière sous le coup du plaisir. Quand elle voulut s'attaquer aux boutons de la braguette de Derek, Aurela eut un peu plus de mal avec ses griffes. L'Alpha lui donna un coup de main en ricanant. La jeune femme lui grogna dessus et en relevant les yeux vers lui, elle vit que les yeux bleus de Derek étaient devenus rouges.
Quand son jean se retrouva au sol avec le reste des vêtements, ou tout du moins ce qu'il en restait, Derek glissa ses mains dans les longs cheveux d'Aurela et tira légèrement vers l'arrière, plantant ses yeux rouges dans ceux devenus jaune de la jeune femme. Ça faisait des jours qu'il avait envie d'elle. Mais après le mariage, après qu'il ait lié son destin au sien, il avait senti quelque chose se transformer en elle. Elle devenait plus forte, elle avait de moins en moins de mal à contrer son autorité d'Alpha. Comme si elle développait une immunité. Ou simplement qu'elle évoluait. Il avait senti qu'elle était terriblement excitée, mais il avait décidé de jouer avec elle, de savoir ce qu'elle était capable de faire pour l'avoir. Cet idiot d'hyperactif l'avait taquiné en lui disant qu'une fois qu'on était marié, la routine s'installait. Et même si Derek avait fais celui qui n'y croyait pas, il ne voulait pas de routine dans son couple. Il voulait que tout soit nouveau, tout le temps. Il sentait son excitation depuis des jours. Et il s'en amusait, en abusait. Il relâchait des phéromones intentionnellement pour elle, juste assez pour qu'elle les sente, mais pas assez pour qu'elle sache qu'il le faisait exprès. Juste de quoi attisait son désir. Et maintenant, elle était prête.
Aurela posa ses mains à plat sur ses pectoraux et le poussa en arrière, le faisant tomber aussi sur le canapé. Quand il fut appuyé contre le dossier du sofa, elle monta sur les cuisses de l'Alpha, en équilibre sur ses genoux. Derek était entrain de perdre le contrôle, et elle pouvait sentir qu'il relâchait des phéromones. Le même genre de phéromones qu'elle sentait autour d'elle depuis des jours. Il avait joué avec elle. Elle attrapa la lèvre inférieure de Derek entre ses dents, et tira dessus, ses crocs poussant sans qu'elle puisse les retenir. La jeune femme sentit les mains de Derek se posa sur ses fesses et l'attirer vers lui. Alors qu'elle se retrouvait coller à son torse, elle glissa ses mains derrière son dos et défit l'agrafe de son soutien gorge. Une fois le sous vêtement retirait, elle colla sa poitrine contre son torse, peau contre peau.
Derek grogna et la retourna sur le canapé, la surplombant, collant son bassin au sien. Il ne contrôlait plus rien. Son bassin allait contre celui de la jeune femme dans un mouvement frénétique. Il avait tellement envie d'elle qu'il avait l'impression que son cerveau avait disjoncté. Il fallait qu'il s'enfouisse en elle, le plus rapidement possible, ou il allait perdre la tête. Il attrapa le côté de la culotte et tira dessus d'un coup sec, la déchirant.
Aurela gémit, le tissu lui mordant la peau. Quand elle tendit les mains pour retirer le dernier vêtement de Derek, ce dernier lui agrippa les poignets et les plaqua au dessus de la tête de la jeune femme, sur l'accoudoir du canapé. Il la dominait. La Béta grogna, et l'Alpha lui répondit.
Pour la punir, Derek bascula son bassin vers elle, son érection encore prisonnière de son boxer allant frotter contre la chaleur humide du sexe d'Aurela. Il enfouit son visage dans son cou, et mordilla la peau, s'appliquant à lui faire un suçon. Elle était à lui.
Voyant qu'il n'avait pas l'air de vouloir accélérer, Aurela perdit patience. La jeune femme donna un coup de bassin en partant sur le côté et elle réussit à les faire tomber du canapé, se retrouver sur le tapis entre la table basse et le canapé. Et elle était au dessus. La jeune femme eut un sourire satisfait et eut un léger sursaut quand Derek se redressa rapidement, son nez se retrouvant à quelques millimètres de celui d'Aurela. Elle initia un mouvement de bassin contre celui de l'Alpha. Alors qu'elle s'attendait à ce qu'il gémisse et se laisse aller, il eut une toute autre réaction.
Derek savait ce qu'elle essayait de faire sans même s'en rendre compte. Elle essayait de le soumettre, de le dominer. Il lui attrapa les cuisses et la fit basculer en arrière. Il eut un sourire narquois quand il entendit le couinement surpris qu'elle poussa et quand elle se retrouva complètement sur le dos, il utilisa la force de ses bras pour la retourner, la mettant à plat ventre. Avant qu'Aurela ait pu faire le moindre mouvement pour se redresser, il s'allongea entre ses jambes, le long de son dos, la clouant au sol grâce au poids de son corps.
Quand Aurela sentit Derek s'allongea sur elle, sur son dos, elle put rapidement sentir qu'il avait prit le temps de retirer son boxer. Ou de le déchirer, pensa-t-elle quand elle vit les lambeaux du dit boxer atterrir sur le tas de ce qui avait un jour était des vêtements. La jeune femme sentit Derek bouger derrière elle, son érection bougeant entre ses fesses. Elle essaya de bouger son bassin pour l'accompagner, mais l'Alpha appuya son bassin contre ses fesses, la clouant littéralement au sol.
- « Derek, commença Aurela.
- Tu sais ce que tu es entrain d'essayer de faire là ? murmura-t-il contre son oreille.
- De quoi tu parles ? »
Aurela ne savait pas si elle était excitée ou si elle était terrifiée par le son de la voix de Derek. Elle n'avait encore jamais entendu cette intonation. A la fois rauque, et il y avait comme une sorte d'écho, l'autorité de l'Alpha. Mais elle ne se sentait pas obligée d'obéir.
- « Tu évolues, murmura Derek, toujours avec sa drôle de voix.
- Qu'est ce que ça veut dire ?
- Ça veut dire que tu deviens plus dominante. Tu deviens mon égale. Et ça m'excite. »
Aurela se mit à haleter. Derek plaça son gland contre l'entrée de la jeune femme et poussa. Elle eut l'impression d'être écartelée. Quand il se mit à aller et venir en elle, utilisant la force de ses cuisses pour entrer et sortir, elle sentit qu'il était plus gros que d'habitude, plus imposant à l'intérieur d'elle. Il prit appuie sur ses bras de chaque côté de son corps et continua de pomper. Aurela se redressa sur ses coudes et commença à onduler du bassin pour l'accompagner. Ses griffes transpercèrent le tapis et ses gémissements ressemblaient plus à des grognements bestiaux qu'à autre chose. Quand elle jeta un coup d'œil par dessus son épaule, elle vit que Derek s'était transformé. Ses yeux rouges brillaient à travers son visage plissé, les poils avaient poussé sur ses joues, la pointe de ses crocs dépassait entre ses lèvres.
Quand un loup garou se transforme, prend sa forme de loup garou, il n'y a pas que son visage qui se transforme.
Aurela sentit l'orgasme se construire au fond de son ventre. Mais Derek gardait le même rythme, imperturbable.
- « Derek, grogna Aurela, sa voix grondante. Plus fort. Plus vite. »
La jeune femme sentit les mouvements de bassin de Derek accélérer, et devenir plus brutaux. Aurela tanguait, et le tapis frottait douloureusement contre ses hanches, mais le plaisir que lui donnait Derek valait toutes les douleurs du monde. Alors que l'Alpha accélérait encore, Aurela sentit l'orgasme explosait en elle. Ses yeux se révulsèrent, un cri silencieux lui échappa, ses griffes tracèrent des sillons dans le tapis, et elle sentit son vagin être saisi de spasme. Les coups de reins de Derek devinrent frénétiques, sans aucun rythme et elle sut qu'il allait exploser.
Soudainement, après un coup de rein brutal, Derek se raidit et il planta ses dents dans les épaules de la jeune femme.
Les coudes d'Aurela ne la supportèrent pas et elle se laissa tomber à plat ventre, le visage tournait vers le canapé, du côté gauche. La jeune femme sentit Derek s'allonger sur elle. Il glissa ses bras sous ceux de la jeune femme, entremêla ses doigts avec les siens et fit en sorte qu'elle pose son menton sur leurs mains jointes. Pendant qu'elle fermait les yeux, savourant les derniers effets de l'orgasme pendant que l'Alpha se mettait à lécher sa plaie. Ils avaient repris leur apparence humaine tous les deux, et Aurela sentait la langue fraiche sur marque de ses dents, la blessure la brûlant. Pendant qu'il nettoyait la marque, la Béta l'entendit ronronnait. Il était satisfait, repu. Il l'avait marqué comme sienne, personne ne pourrait l'ignorer.
Quand il eut terminé, il posa son menton sur son épaule et frotta sa joue contre les cheveux qu'il aimait tant tirer pendant l'amour.
- « Tu es à moi, ronronna-t-il.
- J'ai toujours été à toi, murmura Aurela. On est marié.
- Je t'ai marqué. Tu ne pourras jamais oublié la sensation de ma peau contre la tienne.
- Jamais.
- C'était ton anniversaire aujourd'hui aussi.
- De quoi parles tu ?
- C'est une journée spéciale pour toi. Le jour où tu as mis au monde le plus beau cadeau que l'on ne m'ait jamais offert. J'ai envie de t'offrir un cadeau.
- Je t'aime.
- Je t'aime aussi.
- J'aime quand tu es dominant.
- Tu aimes quand je te domine ? Quand je prends les rênes et que je ne te laisse pas le choix ?
- J'aime quand tu déchires mes vêtements, quand tu me bouscules. J'aime quand tu es mon Alpha.
- Je croyais que je ne serais jamais ton Alpha. Tu me l'as clairement dit quand on s'est remit ensemble après notre pause.
- Tu peux être mon Alpha seulement quand tu me fais l'amour. »
Derek glissa sur le côté en riant, et Aurela glissa vers lui pour poser sa tête sur son torse. Elle grimaça un peu en bougeant son épaule mordue.
Elle ne voulait rien changer à sa vie.
