La fille du colocataire.

Chapitre 13, la copine de mon père.

Bonjour !

J'ai le temps d'écrire en ce moment, je me suis cassé le petit orteil, et l'air de rien, ça fait super mal :o

C'est pas une blague, les larmes me sont montés aux yeux x)))

Sinon, J'AI QUARANTE DEUX REVIEWS ! YEPEEE *danse de la joie sur un pied*

Réponses aux reviews :

Ifasidrel 75 :

Au départ, la réaction devait être un peu plus "travaillée" mais je trouvais que ça faisait longtemps qu'on avait plus vu la relation de John et Elizabeth. Quant au James/Elizabeth, j'y avais pas pensé ! (Surtout qu'El' a un "William" dans ses potes ^^)

aliena wyvern :

J'imagine ton sourire sadique : "BAH SHERLOCK ET JOHN ILS ONT EN PLEIN LA GUE*LE ! MA VIE EST ACCOMPLIE" x))))

Rose Watson :

Voici la suite, et sache que ta review a beaucoup plu à ma bêta et moi-même ;), tu auras une chouette surprise d'ici peu (mais pas dans cette fic ^^)

Noooo Aime :

Alors, oui ! Elle en aura, les conséquences seront que je vais pouvoir travailler la relation Elizabeth/Mycroft un peu mieux. Une phrase pour t'aider : Irène va habiter pendant un certain temps à Baker Street. Alors oui, El va raconter sa vie à Myc' x)

laptiteanaelle :

Ma bêta m'a dit pareil, donc il va en avoir un mais pas tout de suite, je développe d'abord sa relation avec les personnages de ma série, on n'a encore un pe de temps avant d'en parler de manière "sérieuse" :)

Guest :

La relation Mycroft/Elizabeth, elle me fait rêver aussi (même si c'est moi qui écrit x)) et j'aime aussi quand elle remballe des gens x))

Disclaimer : Je ne possède que Elizabeth Watson, les personnes de son école et Rebecca le reste appartient aux talentueux Steve Moffat et Mark Gatiss et à Sir Arthur Conan Doyle.


Je passe le reste de la matinée avec James. Aux environs de 14 heures, Rose et Louis nous rejoignent. Je rentre seulement vers 18 heures.

Quand j'entre, Sherlock n'est pas là. Il y a juste mon père qui écrit un article sur son blog. Je soupire et me dirige vers ma chambre.

- Attends.

Je me tourne lentement vers mon père, et arque un sourcil.

- Oui ?

- Viens là, dit-il en me désignant le fauteuil de Sherlock.

Je m'assois et il ferme son ordinateur pour me regarder dans les yeux.

- Tu es bien avec nous ?

- …Hein ?

Oui, je sais, j'aurais pu dire quelque chose de plus pertinent.

- Tu as pris le numéro de Mycroft.

- Je sais.

- Tu veux lui demander d'aller en famille d'accueil ?

PARDON ?

Je n'arrive pas à répondre, je pense que mon cerveau est en train de cour cicuiter

J- e le savais, soupire-t-il. Je vais faire des efforts, Sherlock aussi.

- Mais... Non… Je…

Il lève les yeux vers moi.

Ils sont là.

Les mots.

Juste au bout de mes lèvres.

Je t'aime.

Je suis bien ici, je lâche en fin de compte.

Je ne suis pas insensible, loin de là. C'est juste que tout ce qui est pleins d'amour et de bons sentiments m'énerve. Il m'arrivait de dire à ma mère combien je l'aimais, encore aujourd'hui je m'en félicite. Je veux dire à mon père que je l'aime depuis que je sais ce qu'est un père. Depuis que je veux faire des choses stupides et guimauves avec lui telle que danser avec lui, jouer au foot. J'aimerais lui dire combien de fois étant petite, je rêvais qu'il vienne me lire une histoire. Combien de fois je me sentais trahie le jour de la fête des pères. Combien de fois le mot « Papa » m'a semblé étranger, comment je me sens mieux à chaque fois que je le dis. J'aimerais lui dire que chaque année, à mon anniversaire, je faisais le vœu de le rencontrer. Que j'adorais entendre ces mots de sa bouche.

Je t'aime Elizabeth.

Mais je ne peux pas lui dire ça.

Je ne peux pas.

Ca fait deux putains de mois où je leur fais croire que je n'ai pas mal quand je passe une journée sans les voir. Deux putains de mois que ma mère me manque. Deux putains de mois que je vis avec mon père. Deux putains de mois que je vis une vie que certaine personne couperait leur bras gauche pour l'avoir.

Non, je ne peux pas.

Mon père me fixe, ne me croyant pas. Ses yeux bleus se plongent dans les miens.

- Vraiment ? Mais le numéro de Mycroft…

Je me crispe.

- C'est pour d'autres raisons, qui ne regardent que moi. Mais je ne veux en aucun cas partir, je suis très bien ici.

- Tu es sûr ?

- Je te le promets.

Pour lui prouver mes dires, j'embrasse sa joue en me levant. Il sourit béatement et je vais dans ma chambre en roulant des yeux.

Je m'assois sur le sol, en tailleur et fixe le sol en réfléchissant.

Les miaulements intempestif d'Idiot me ramène à la raison, je le nourris et m'approche de ma bibliothèque, je prends un album photo et me rassois.

Je regarde les photos durant une bonne partie de la soirée, serrant les dents pour ne pas pleurer.

A 21 heures, une porte claque, Sherlock est de retour.

Je n'ose pas aller le voir et reste cloîtrée dans ma chambre.

Quand il fait nuit noire, je me glisse dans mon lit, mais le sommeil ne vient pas. Je fixe le plafond toute la nuit.

Trois visages passent en boucle dans mon cerveau.

Papa.

James.

Mycroft.

Ah, que des hommes.

Autant j'étais en carence d'homme il y un an ou deux, autant maintenant j'ai du devenir une féministe convaincue. Je n'ai pas le choix.

« - Papa ! On ne t'a jamais appris à baisser cette cuvette ?! – Sherlock, fais la vaisselle ou appelle Miss Hudson ! »

Je soupire et plaque l'oreiller sur mon visage en grognant.

Je ne sais pas ce que je croyais…

Qu'en débarquant mon père et moi allions devenir proche ? Que la vie serait plus facile ? Que maman serait vivante ?

Maman…

RHAAAA !

Je pense de trop. Il faut que je me calme.

Je ferme les yeux en calmant ma respiration et m'endors difficilement une dizaine de minutes plus tard.

Quand je me lève, il est dix heures passés et Sherlock n'est pas là. Je m'assois en face de l'ordinateur de mon père et lit les commentaires de son blog.

Harry Watson

Quand mon père sort de la salle de bain, je me tourne vers lui

- Qui est Harry Watson ? Ton frère ? J'ai un oncle qui s'appelle « Harry » ?

Il se crispe et s'approche de moi en fermant son ordinateur.

- Pas exactement…

- … C'est ton père ? Tu as un fils ?

Ma dernière question est, je dois l'avoué, sur un ton légèrement défensif.

- Harry est ma sœur…

- …Harry ?

- Harry est le diminutif d'Harriette.

-…Harriette ?

J'explose de rire, mon père se refrogne un peu mais je suis trop amusée pour le noter. Je me calme et lève les yeux vers lui.

- Pourquoi je ne l'ai jamais vue ?

- Mmh… Elle et moi ne nous voyons plus trop.

- En faite je suis entouré de gens qui ont de sérieux problèmes avec leur frère ou leur sœur ?

- …

Touché, coulé.

- Tant qu'on y est, je peux avoir un peu d'argent ?

- … Pourquoi ?

- Pour m'acheter des vêtements, sûrement des sous-vêtements et des livres.

Il me fixe et je vois qu'il aimerait me demander quelque chose, je vais lui couper l'herbe sous le pied et lui demander moi-même.

- Tu veux venir avec moi ?

Un sourire fleurit sur ses lèvres et j'y réponds. Il hoche la tête et va prendre sa veste. Je mets la mienne et l'attends en bas.

- On y va à pied, je dis.

- Et… on va où ?

- Oxford Street.

- Bien, dit-il en me suivant.

Nous descendons vers le centre de la City, et malgré l'absence de conversation, je ne veux pas mettre mes écouteurs. Nous entrons dans la célèbre rue commerçante et je retiens un grognement en voyant tout les touristes. J'entre rapidement dans un magasin, mon père un peu plus loin, prenant le temps de regarder autour de lui. Je regarde un étalage d'un œil distrait, je n'aime pas particulièrement faire du shopping et deux heures me suffisent amplement pour m'acheter ce dont j'ai besoin en terme de vêtement.

Les livres c'est une autre histoire.

Et les sous-vêtements.

Je me crispe, j'avais prévu de m'acheter quelques soutient et ce qui les accompagnent. Mais déjà avec ma mère je trouvais ça gênant, mais alors avec mon père.

Je relève la tête en sentant que mon père s'approche.

- Tu vas le prendre ?

Il parle du pantalon en velours brun que je tiens, je baisse les yeux vers celui-ci et réfléchis un centième de seconde.

- … Oui.

- Prends ton temps.

Je lève les yeux vers lui, lui sourit et vais m'acheter quelques autres vêtements. Je reviens vingt minutes plus tard auprès de lui, avec deux tee-shirts, trois pulls, deux pantalons et une paire de chaussure.

Voilà !

Il se tourne vers moi, en train de discuter avec une femme.

- Oh, c'est elle John ?

J'arque un sourcil, pose les vêtements et m'avance vers eux.

La femme a la peau mate, un peu plus que moi et des cheveux brun foncés attaché dans un chignon. Mon père passe un bras autour de mes épaules auquel je me dégage froidement.

- Mmh… Elizabeth, je te présente Jeanette. C'est ma…

- Je suis sa petite amie, me dit-elle en me souriant.

Il me faut pas deux secondes avant qu'un plan machiavélique se forme dans ma tète et que mon visage se décompose sous les yeux horrifiés de mon père et quelques secondes plus tard, je pleure, le visage entre mes mains.

- Mais… Elizabeth… Que se passe-t-il ?

- Tu… tu… trompes Sherlock…

Je vais devenir comédienne, il n'y a pas d'autre orientation professionnelle possible.

- Je le savais ! Je savais que tu étais en couple avec Sherlock Holmes !

- Mais pas du tout ! Elizabeth, arrête ton cinéma ! Je ne suis pas gay

- Je m'en doutais ! Ne me touche pas !

Elle sortit, après avoir giflé mon père et tentant de garder une certaine dignité. Lorsque je suis sûr qu'elle est loin, j'éclate de rire sous mes larmes.

- Merci, Elizabeth, me dit froidement mon père en sortant.

Je relève la tête, essuye mes fausses larmes et cours à sa suite.

- Papa !

Il ne me répond même pas et continue de marcher sans m'attendre. Je me mets devant lui et il est obligé de s'arrêter.

- Je suis désolé, je ne sais pas ce qu'il m'a prit.

- Je ne sais pas non plus, dit-il froidement.

- Papa, s'il-te-plaît, je te demande pardon.

Yeux de chiens battus : on.

Air implorant : on.

Il me fixe et grogne en regardant ailleurs.

- Pourquoi as-tu fais ça ?

- … Je…

- Oui… ?

Je vois, il va falloir se confier.

- Parce que ma mère me manque et malgré le fait que je ne vous ai jamais vu ensemble, je ne supporte pas l'idée de te voir avec une autre femme, je réponds en fixant le sol.

Il soupire et me prend dans ses bras.

- La prochaine fois que tu me fais ça, je te déshérite.

- J'ai un héritage ? je demande en souriant dans son cou.

- Tais-toi, sourit-il.

Je me recule doucement et il me regarde.

- Bon, on va payer ce que tu voulais acheter ?

Je retiens une danse de la joie (malfoyenne, hein Bonnie ?) et le suis. Je retrouve rapidement ce que j'avais prévu d'acheter. Mon père me les paye et nous retournons à Baker Street. On devait aller m'acheter des livres mais il fallait bien qu'il me punisse d'une quelconque manière que se soit. Quand nous entrons, Sherlock est assit et chipote les cordes de son violon. Il lève la tête vers nous et arque un sourcil.

- Tu n'es plus avec l'institutrice ennuyeuse , pourquoi ?

- Mmh… Elizabeth a encore fait des siennes.

Comment ça, « encore » ?!

- Elle ne fait que ça, dit-il froidement en faisant comme si je n'étais pas là.

- Sherlock…, le réprimande mon père.

Il ne répond même pas et me nie. Je soupire et retourne dans ma chambre. Je range mes vêtements et m'assois sur mon lit. Je joue avec un bout de ficelle et Idiot.

Deux heures plus tard, on frappe à ma porte et on entre sans attendre de réponse. Je vois la grande silhouette de Sherlock entrée. Il s'assit sur ma chaise de bureau et me regarde.

- John refuse de m'expliquer, qu'est-ce que tu as pour qu'il quitte cette institutrices ennuyeuses ?

- Je lui ai fais croire que mon père et toi étiez ensemble.

- Bien.

Il se lève et se dirige vers la porte.

- Je ne sais pas pourquoi tu prends aussi mal le fait que je m'entende bien avec Mycroft, mais ça ne veut pas dire que je ne t'aime pas.

Il s'arrête un instant puis sort sans me répondre. Je pousse un grognement de mécontentent qui s'arrête quand la porte s'ouvre à nouveau.

- On mange, me dit mon père.

- Oh… bien.

Je me lève et le suis, je m'assois à table où Sherlock est déjà assis et nous attend visiblement. Je mange en silence, écoutant avec attention les commentaires de Sherlock sur Jeanette et les ex petites amies de mon père.

Tous désobligeant, évidemment.

Je souris en coin, mon père essaye tant bien que mal de se défendre. Mais je ne suis pas dupe, il les appréciait. Il ne les aimait pas.

Je vais me laver, enfile un pyjama et retourne dans le salon. Sherlock regarde un film.

- Mais regardez la doublure de son manteau !

J'arque un sourcil, prends le coussin avec le drapeau de l'Angleterre et m'assois près de lui, sur le coussin à même le sol. Je pose mon épaule droite sur son fauteuil et mets Idiot sur mes genoux. Mon père sourit, en train de faire la vaisselle, et je regarde le film à suspense sous les commentaires de Sherlock et même parfois, ses grognements.

Quand je vais me coucher, Idiot s'est endormis sur l'accoudoir du fauteuil de Sherlock et ce dernier le fixe, indéchiffrable.

Je souris doucement et m'allonge dans mon lit. Je me tourne vers la photo de ma mère et m'endors emplie de pensées nostalgiques.


Alors ?

Ca vous a plu ?

J'espère que oui ^^

Mais une seule manière de me le dire : revieeeeeeeeeew.