J'ouvre mes yeux avec difficulté. Il fait froid. Je déteste la neige. Un tourbillon glacial me donne la chair de poule et amène quelques flocons dans la crevasse. Si je reste roulé en boule encore une journée, je mourrais frigorifié, c'est certain. Allez Faun, un peu de courage !
Je rassemble mes affaires et jette mon sac sur mes épaules. Je sors de la faille avec difficulté et accroche plusieurs fois ma veste et mon pantalon dans les pics rocheux qui dépassent de la paroi. Dehors, la bise est plus forte et je ne peux m'empêcher de frissonner de plus belle. Une petite couche de neige fraîche commence à recouvrir le sol. Le ciel blanc est fantomatique et me brule les yeux. Tout ça n'annonce rien de bon. Les flocons ne s'arrêteront pas de tomber avant un moment. Il faut que je profite du fait que mes pas ne resteront pas longtemps visible sur le manteau blanc. Si jamais quelqu'un suit mes traces, je ne suis pas sur de tenir bien longtemps face à lui dans un combat au corps à corps. Je suis affamé, assoiffé et exténué. J'ai finalement mangé ma petite poule blanche crue hier après-midi. Une chance que je n'ai pas mal réagi.
Je me met en marche. Je ne sais pas où je vais mais je marche tout droit. Avec ce temps, les animaux doivent être terrés dans leur trou. Comment vais-je trouver de la nourriture ? En plus, il ne me reste qu'un seul couteau et mes blessures me font toujours un mal de chien... Je me sens comme pris au piège, la gorge serrée par une main trop puissante sur laquelle je n'aurais aucune prise. C'est l'Arène. Ce sont les Hunger Games. Je lutte contre un ennemi invisible.
Je tombe nez à nez avec quelques touffes d'herbes rouges sang. Je me baisse pour les examiner. Elles ont de fines et longues feuilles ressemblant à des aiguilles et, à l'extrémité, de drôles de fleurs blanches ressemblant à de grosses larmes perlent en grappes. Comestible ? Pas comestible ? J'arrache une feuille et la regarde avec plus d'attention. Elle est recouverte d'une très mince couche duveteuse. Je la porte à ma bouche, hésite, la pose sur ma langue et finis par tout recracher en me rincer la bouche avec l'eau de ma gourde. Je ne veux pas mourir empoisonné par une stupide plante ! Si Eila était avec moi, elle aurait su, elle. Je chasse cette idée de ma tête aussi vite qu'elle est venu. Je m'étais encore surpris à sourire hier soir lorsque j'avais vu qu'elle avait survécu une journée de plus. D'ailleurs, il m'avait semblé l'avoir entendu hurler dans la nuit. Mais ce devait être un rêve. Par contre, le cri enragé d'Alabastair avait fait écho dans la montagne un long moment. Je me demande bien qui a pu tâter de sa masse. Je paris qu'à l'heure qu'il est, il a le crâne fracassé et que les Juges se demandent comment ils vont bien pouvoir faire pour l'arranger et le rendre à sa famille dans une jolie boite en bois. J'aurais ma réponse ce soir.
Il neige de plus en plus. Il faut que je me dépêche pour trouver un endroit abrité. Mes empruntes vont se voir. Le peu de force qu'il me reste me pousse à courir. Par chance, je distingue une corniche qui se découpe dans la montagne au loin. Je me précipite aussi vite que mes jambes me le permettent. Je me hisse avec difficulté sur les roches et manque à plusieurs reprise de débouler la pente. Des stalactites menaçantes pendent juste au-dessus de ma tête. Les pierres sont gelées et une couche de glace commence à se former. Mes doigts s'agrippent et glissent mais je ne me décourage pas. Si je tombe maintenant, je ne risque pas de mourir sur le coup mais une jambe cassée ou même une entorse est synonyme de mort dans l'Arène. Je fais exprès de faire s'écrouler quelques prises pour que personne ne vienne me déranger et m'affale enfin, exténué sur ma saillie. Je suis un peu protégé du vent et de la neige par une protubérance rocheuse s'étendant au-dessus de ma tête.
Je grelotte et claque des dents. Le froid a anesthésié une bonne partie de mes membres et s'est en regardant mes mains que je remarque les vilaines coupures qui strient mes paumes. Mes doigts sont bleus, boursouflés et commencent à me lancer. J'applique un peu de baume qui était censé soigner ma morsure d'ours sur mes gerçures. Je ne sais pas si cela changera quelque chose mais mieux vaut essayer, on ne sait jamais.
J'enlève mes chaussures et enroule mes pieds dans mon sac de couchage que je remonte jusqu'aux hanches. J'ai l'impression que des milliers d'aiguilles s'enfoncent et perforent ma chair lorsque que le blizzard se fraie un chemin jusqu'à ma cachette. Je récolte un peu de neige sur mon toit de fortune, casse la glace des rochers avec mon couteau et verse le tout dans ma gourde. Je purifie le mélange et la jette au fond de mon duvet. Il faut que je le fasse fondre. Si j'avais eu quelques épines de pin et un bon feu, j'aurais pu la faire bouillir. Peut-être que le goût de la mixture m'aurait fait oublier ma faim.
Dans un demi-sommeil, je rêve d'andouillettes baignant dans leur jus, de steaks fondant comme du beurre, de juliennes de légumes frais et de tartes aux fraises pleines de crème et de chantilly. Je m'imagine au Capitol, face à un buffet entier de mets tous plus délicieux les uns que les autres. Je sens leur goût sur ma langue, mes papilles gustatives qui s'émoustillent, mon ventre qui grogne de plaisir. Des flammes lèchent l'âtre de la cheminée et chauffent mon dos à la perfection. Je suis repus, somnolent et heureux. Puis je pense à ma mère, à mon père, à Kailica et à Herbond. Ils sont peut-être en train de travailler dans les champs. Ou peut-être mangent-ils tous ensemble une purée de fortune ayant un goût de terre battue. Mais au moins, ils sont réunis. Peut-être même me regardent-ils crever de faim et de froid à la télévision. J'espère que ma mère ne pleure pas. Que mon père n'est pas furieux après moi. Que mon frère et ma sœur n'incendient pas le Capitol de leurs insultes. Si jamais les Pacificateurs les entendaient... Ils seraient dans d'aussi beaux draps que moi.
Un son de clochette me tire de mon coma. C'est un parachute argenté. Il repose tranquillement en travers de mes genoux. Mes doigts engourdis mettent un temps fou à détacher le paquet et à délier les ficelle blanches qui retiennent le papier. Une douce odeur me chatouille les narines. Je salive en découvrant mon cadeau.
C'est un énorme pain du Ditrict Onze. Je le reconnais avec sa forme de croissant et ses graines de sésame. Il est doré à souhait et encore chaud. La croute est croustillante à souhait et la mie si moelleuse... Je le dévore. Impossible de prendre son temps pour me délecter de sa texture. J'ai trop faim. Sentir me estomac se remplir me fait soupirer d'aise. Une fois mon pain fini, je remarque le mot laissé par Seeder.
«Le froid ne dure qu'un temps.»
Génial. J'espère bien que le froid ne dure qu'un temps parce que s'il venait à se prolonger pour une durée indéterminée, ce ne sont pas mes sponsors qui me maintiendront en vie tout ce temps. Il faut qu'il arrête de neiger. Je ne pourrais pas continuer avec ce brouillard et ce vent.
Je ramasse les quelques miettes restantes et les boulotte en deux secondes. J'adresse un merci sans réponse à mon mentor et me pelotonne à nouveau contre la paroi de la montagne. Je me demande quelle heure il est. Impossible de savoir. Je ne vois pas le soleil et les nuages blancs de neige ne m'indiquent en rien s'il commence à faire nuit. J'ai l'impression que tout est uniforme et que la lune ne se lèvera jamais. Je ne sais même pas où je me trouve. Quelle est ma position dans l'Arène ? Où sont les autres par rapport à moi ? Je suis sur que c'est encore un sale coup des Juges. Ils veulent nous désorienter. Comme des animaux que l'on aurait privé de repères. Peut-être espèrent-ils nous voir tourner en rond, hurler à la mort et devenir fou. Je me fais un point d'honneur à ne pas leur donner ce plaisir.
Je remonte ma gourde du fond de mon sac de couchage et bois avec délice l'eau tiédie par ma chaleur. Le creux de mon estomac est nettement moins important. Un peu plus et je me sentirais plutôt en forme.
Je m'endors enfin. Mon sommeil est parcouru de courts cauchemars dans lesquels je tombe dans le vide, me fait écraser par un rocher, écorché vif par Twinkle Deux, arraché la tête par Alabastair, perforé par le trident d'Arielle, torturé par la Veuve Noire et enfin, empoisonné par Eila. Je me redresse subitement, collant de sueur, les cheveux trempés.
_Putain mais on y voit pas à trois mètres !
Ma main se porte naturellement sur le manche de mon dernier couteau, attaché à ma ceinture.
_On pourrait pas s'arrêter ? Se plaint une autre voix que j'identifie comme étant celle de la Veuve Noire.
_Oui, bien sur !
_Sérieux ?
_Mais non, pauvre conne ! Et si jamais on suivait nos traces, hein ? Tu arrêterais de faire ta grande gueule si on t'éventrait d'un seul coup de lame, pas vrai ?
_Et toi, si tu continues à hurler on va finir par nous remarquer. Alors maintenant, soit tu la fermes, soit je te la fais la fermer. C'est compris ?
Je reconnais la voix d'Arielle Blacksea. Une haine sourde me brouille la vue. Si je pouvais la tuer maintenant...
_Fais ta maligne, Quatre. Surtout continues, rétorque Alabastair avec un calme inhabituel.
_C'est une menace ? Gronde-t-elle.
_Non.
Il y a un nouveau moment de silence. Je m'approche discrètement du bord. Je les surplombe. Je vois les courts cheveux blonds d'Arielle ébouriffés par les bourrasques et ceux noirs corbeau de la Veuve Noire voler au-dessus de sa tête. Elles forment deux tâches dans la neige trop blanche. Alabastair qui était un peu plus loin se rapproche tranquillement. Je me demande comment ses grosses jambes font pour le porter si silencieusement. Le deuxième jumeau se tient un peu à l'écart. Je ne peux m'empêcher de sourire en repensant à cette satanée Twinkle, morte et enterrée. Elle doit être sur le compte de mes victimes. Parfait. Cela fait plus de sponsors. Ils sont encore plus amochés qu'à notre dernière rencontre. La diablesse du Deux a le bras en écharpe (surement grâce à ses sponsors), Alabastair a l'épaule taché de sang et sa veste est perforée de part en part. Quant à Arielle et au jumeau, ils ne semblent pas en trop mauvaise forme.
Aussi rapide que l'éclair, l'ogre sort sa massue et l'abat sur le crâne d'Arielle. Il s'arrête à deux millimètre de sa tempe gauche. Elle ne bronche pas.
_Un mot de plus et j'explose ta jolie petite tête. Je le ferrais si bien qu'ils seront incapable de te redonner figure humaine au Capitol. Ça, c'est une menace. Maintenant soit on continue soit je te laisse mourir dans la neige. Je te laisse le choix. Tu fais ce que tu veux. Après, tu sais que je n'hésiterais pas à te laisser derrière.
_Il n'empêche, je me demande si je dois te rappeler qui t'a décloué du sol, hier soir ? Oh, il me semble que c'est moi. Et par qui t'étais-tu fait avoir ? Ah, c'est vrai, la mémoire me revient. Eila Nettles, la fille du Onze. Tu sais, celle qui a un trois à son entraînement. J'imagine d'ici les gros titres des journaux au Capitol ! La Montagne du Deux, Alabastair, se fait épingler par une demie-portion.
Elle s'esclaffe. Son rire mauvais se répercute un long moment contre les parois.
_Et moi, dois-je te rappeler qui l'a laisser s'enfuir ?
_De toute façon, elle était à moitié morte. Ce serait un miracle si elle passait la nuit.
_J'espère pour toi, Quatre. Je l'espère vraiment.
Sans un mot de plus, il jette son gourdin sur son épaule et recommence à marcher. La diablesse du Deux jette un regard dédaigneux à Alabastair puis à Arielle avant de le suivre. Twinkle Deux leur emboite le pas sans rien ajouter. La traîtresse fulmine quelques secondes et se range derrière le géant. C'est sa seule chance de survie. Et elle le sait. Elle aussi doit se sentir prise au piège.
Quand je pense qu'Eila a mis au tapis l'ogre ! Je n'arrive pas à y croire. Je jubile littéralement. Mais je suis également extrêmement inquiet. Peut-être qu'elle ne passera pas la nuit. Un combat contre Alabastair ne laisse pas indemne. De plus, elle ne devait pas être en sacrée forme avant l'affrontement... Elle est peut-être même en train d'expirer à ce moment précis. Cette simple idée me remue l'estomac et me donne envie de vomir. Il faut que je me remue au lieu de me ronger les sangs ! Je ferrais mieux de m'occuper de moi-même plutôt que d'elle. Mais c'est plus fort que moi. Le visage pâle et souriant d'Eila reste gravé dans un coin de mon cerveau.
Je me demande où ils vont. Avec un temps pareil, ils ne peuvent que rentrer dans leur base. Dans leur base. Dans leur base. Les mots tournent dans ma tête comme un litanie lancinante. Dans leur base ! Ils doivent avoir amassé le stock de nourriture et d'arme de la Corne d'Abondance ! Là-bas, je trouverais de quoi me nourrir et de quoi me défendre ! Il faut que je les suive.
Leurs traces dans la neige sont fraîches. C'est parfait. Je fais mon nœud favori, celui de l'évadé et descend prudemment. Je récupère ma corde arrivé en bas. Même si cet effort a réouvert mes crevasses et que mes paumes sont en feu je suis heureux. Heureux de m'être trouvé un but, quelque chose à atteindre. Tourner en rond comme un lion en cage sans rien avoir à faire m'aurait rendu fou. Là, j'avais une chance inestimable de m'en sortir. C'était une vraie aubaine !
Je calque mes pas dans leurs empreintes. Comme ça, si quelqu'un se prenait l'envie de suivre mon idée, il ne se douterait pas qu'un importun les suivait également. Je leur laisse un peu d'avance. Je ne voudrais pas les rattraper maintenant. Ce serait trop bête.
L'exercice s'avère beaucoup plus dur que je ne l'avais imaginé. Le vent ne cesse pas et ma progression en est grandement ralentie, la neige commence même à recouvrir les empruntes des Carrières et je suis épuisé. Je peux presque sentir les calories que m'avait offert le pain du District Onze se consumer.
Bientôt, les flocons camouflent les traces d'Alabastair et des autres. Je me retrouve comme un idiot, à fixer le sol en espérant y voir une marque de semelle et à lutter pour tenir debout. Je suis complètement perdu au milieu de nulle-part. Je ne peux pas rester là. Je ne peux pas grimper sur le flan ouest de la montagne, toutes les prises sont recouvertes de glace. Les Carrières n'ont pu qu'aller tout droit. Du moins, je l'espère. Je continue d'avancer en m'enfonçant toujours un peu plus dans la poudreuse qui m'arrive maintenant mi-mollet. Cette satanée neige ! Quand allait-elle cesser ? D'un autre côté, elle était si abondante qu'elle masquerait mes propres empruntes en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.
Enfin, malgré le brouillard, je distingue une immense grotte à l'horizon. Un peu plus haute dans la montagne, elle surplombe le chemin que j'emprunte. L'antre est gigantesque et hérissée de pics rocheux et de stalactites. A croire qu'elle ait été créée spécialement pour les Carrières. Je m'approche avec prudence et rase les parois. S'ils me voyaient maintenant, je serrais exécuté sur le champs.
Au fur et à mesure que je progresse en leur direction, je distingue les autres Tributs. Ils sont assis en cercle, à l'entrée de la caverne, autour d'un grand feu. Ils font griller des brochettes de viande au-dessus des flammes. Je pourrais presque sentir leur goût fondre sur ma langue. Heureusement que l'odeur est déviée par la bise glaciale sinon je suis prêt à parier que je me serrais jeté sur eux sans réfléchir à la moindre stratégie. Et je ne voudrais pas mourir comme un idiot à cause de quelques morceaux de poulet. Il faut que j'élabore un plan. Mais d'abord, je ne peux pas rester à découvert comme ça.
Je me fraye un chemin laborieux entre les pierres de la montagne et tente de m'installer dans une petite cavité offerte par les roches. Ce n'est pas du luxe mais c'est mieux que rien. En plus, d'ici, je peux facilement les surveiller malgré la brume dense qui pèse autour de nous. Je serre ma capuche sur mes oreilles et m'emmitoufle un peu plus étroitement dans mon sac de couchage. Je sors ma gourde et bois un peu d'eau tiède. J'en suis tout de suite rasséréné. Si j'avais eu un feu et une assiette remplie de gigot et de purée, je crois que j'aurais pu m'estimer comme étant un homme heureux.
Alors que je fixe les Carrières, ma haine grandit un peu plus pour eux. J'imagine leur bouche pleine de graisse qui mastique alors que je meurs de faim. Je les imagines, roulés en boule dans plusieurs couvertures et duvet alors que je me bats pour ne pas mourir de froid.
Je ne sais combien de temps je reste prostré à les observer d'un air mauvais. Une éternité, peut-être. Mais la nuit commence à tomber et la neige cesse d'un seul coup. Le brouillard se fait moins épais mais il continue tout de même à m'offrir un protection naturelle. Même si je doute que les Carrières puisse me voir si jamais la brume disparaissait. Les Juges doivent être intéressés par ce que je vais faire. J'imagine tous les yeux du Capitol rivés sur moi, attendant un peu d'action.
Derrière les Tributs, un peu plus profondément dans la grotte, je remarque l'immense pile de nourriture. C'était la caverne d'Ali Baba ! Je suis trop loin pour distinguer clairement ce qu'elle contient mais il doit y avoir des armes, des tentes, du matériel de survie et des vivres. Beaucoup de vivres.
Il me faut un plan. Je ne peux décemment pas me présenter face à eux comme un imbécile de première en demandant gentiment qu'ils me donne quelques bouts de viande et des couvertures. Quoique, peut-être seraient-ils tellement surpris qu'ils céderaient à ma demande. Mais je ne veux pas tenter le coup. Je ne suis pas fou et désespéré à ce point. Il y a surement un autre accès pour pénétrer dans cette grotte. Elle est si grande qu'il doit y avoir un autre accès. Je le trouverais. C'est certain. Il faudra que je contourne la horde sans me faire voir pour me glisser à l'arrière de l'antre. Un jeu d'enfant. Voilà que je recommençais à devenir cynique.
La lune se lève. Tiens, tiens. Elle n'est formée que d'une mince lamelle blafarde. Dans ce cas, demain, c'est la Nouvelle Lune. L'obscurité sera donc totale. Peut-être que les Juges veulent m'aider, en réalité. Ce sera ma seule chance de pouvoir m'avancer sans qu'ils me voient.
Et je vais la saisir. Je n'ai plus qu'à prendre mon mal en patience.
Bonjour à tous! Merci pour tous vos commentaires et vos critiques constructives! Je m'excuse pour mon retard cette semaine, je suis inexcusable! J'ai essayé de faire un chapitre un peu plus long pour me faire pardonner. Pour vous rassurer, je travaille déjà sur le chapitre 15 et je pense le poster dimanche voire peut-être samedi dans la soirée.
