Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer!


POINT DE VUE DE BRENDAN :

Un an plus tard.

Je déteste ma vie. J'ai tout ce que je veux : une maison immense, de l'argent, une voiture de sport mais il me manque une chose : pouvoir choisir moi-même ma destinée. Une année s'est écoulée depuis que j'ai reçu mon diplôme et ma vie est parti à volo. Pas que mes parents soient ruinés, loin de là, mais le fait de travailler avec mon père me rend complètement malade. Il faut tout le temps surveiller son langage, parler sur un ton pompeux qui me recroqueville les artères, porter un costume de pingouin tous les jours, mais le pire dans tout ça, c'est que je devais me coltiner Kylie comme assistante. Dieu n'a pas pitié de moi on dirait. J'ai supplié mon père pour qu'il me choisisse quelqu'un d'autre mais, voilà la réponse qu'il m'a sortit :

« Ecoute fils, tu dois saisir toutes les opportunités qui se présentent à toi, et Kylie en est une. Un jour tu seras amené à t'unir à elle. »

A ces mots, une énorme, mais alors la plus grosse de toutes les migraines m'envahit. Je vis en vision les projets de mes parents. Je rêve, ils se sont arrangés avec les parents de cette salope pour qu'on soit fiancés ? Mais non, il est hors de question que j'épouse cette fille à papa. Il va m'entendre mon père. Je suis en ce moment même sur le terrain de foot personnel de mon pote Kyle avec Brian et Nate, et je venais de leur annoncer la vision que j'avais eue.

« Kylie et toi ? » s'étrangla Kyle.

« Tu te fou de nous ? » pouffa Brian.

« Pas du tout. Mes parents ne me l'ont pas annoncé officiellement mais, j'attends la confirmation pour leur dire ce que je pense de leur décision. » avouai-je avec dégout.

« Tes parents n'ont pas de goût. Kylie. Yeurk ! » frissonna Nate.

« Ne m'en parle pas. Depuis que j'ai vu cette vision j'en fais des cauchemars. » dis-je en fermant les yeux.

« T'as pas de veine mon pote. Tu vas faire quoi ? » demanda Kyle.

« Refuser. Il est hors de question que j'épouse cette greluche. » répondis-je.

« En tout cas, je veux être là quand tes parents vont te l'annoncer. » ria Nate.

« Tu parles d'un soutien. » soupirai-je.

Mes visions sur la fille qui me hante s'intensifièrent mais je vis également deux autres filles. Et dans cette vision où je vis une fille brune et une rousse, je me voyais à leurs côtés. Je n'en avais pas parlé à mes potes de celle là parce que je ne savais pas moi-même quoi faire.

« Ça vous dit de venir à la maison ? On se fait une soirée entre mecs. » proposai-je.

« Ok ! » acceptèrent-ils en cœur.

On partit tous chez moi et lorsque je me garais devant la maison, malheur pour moi, je reconnu la voiture des parents de Kylie, et celle de cette garce. On sortit tous de nos voitures et Nate me donna une tape amicale sur l'épaule en me disant :

« T'inquiètes, on est là pour empêcher cette cruche de s'approcher de toi. »

« Merci Nate ! Ravi de savoir que je peux compter sur vous. » ironisai-je.

On rentra chez moi et le majordome arriva.

« Maître Brendan, vos parents vous attendent dans le petit salon avec les parents de Miss Kylie et de cette dernière. » me dit-il.

« Merci Franck ! Souhaitez-moi bonne chance. » rallai-je.

« Vous allez en avoir besoin et, quoi que vous décidez, je serai toujours fier de vous mon garçon. Surtout ne vous laissez pas faire. » m'encouragea-t-il.

« Je n'en ai pas l'intention. » assurai-je.

Je partis en direction du petit salon avec mes potes et Brian me dit :

« Franchement il est cool Franck. »

« Il sait ce que j'endure et ce que je ressens vis-à-vis de tout ça. » répondis-je.

« Allons-y mon vieux. On est avec toi. » dit Kyle.

J'entrais dans le petit salon où je vis mes parents discuter vivement avec ceux de Kylie et Miss Barbie était entre ses parents, tout sourire lorsque ma mère la complimentait.

« Ah, Brendan mon chéri te voilà. » dit ma mère en me voyant.

« Nous étions en train de discuter avec les parents de Kylie sur votre avenir à tous les deux. » m'annonça mon père.

« Ah ! Parce que vous avez décidé de qui j'allais épouser en plus ? » dis-je en tentant de maintenir ma colère.

« Nous faisons ça pour ton bien et, ton père et moi avons été dans la même situation que toi à ton âge. Nos parents nous ont fiancés dès notre plus jeune âge. » expliqua ma mère.

« D'accord mais, excuse-moi, il est hors de question que je me marie avec cette Barbie. » contrai-je.

« Comment oses-tu appeler ma fille ? » s'indigna la mère de Kylie.

« Et encore il a été gentil. » pouffa Nate.

« Maman, papa, je refuse de faire ce que vous exigez de moi. Soyez déjà content que j'ai accepté de travailler avec papa. » dis-je en serrant les poings.

« De toute façon tu n'as pas le choix Brendan. Les papiers pour les fiançailles de notre princesse et toi sont déjà signés. » dit le père de Kylie.

« Pardon ? » m'étouffai-je.

« Je t'ai dis que je t'aurais un jour mon mignon. » minauda Kylie en se levant pour s'approcher de moi mais Brian s'interposa.

Dieu bénisse mes potes.

« Écarte-toi de là Brian. Ça ne te concerne pas. » ordonna Kylie.

« Oh que si ça me concerne. Et non, je ne m'écarterai pas pour que tu poses tes sales griffes sur mon meilleur ami, espèce de vieille harpie. » contra Brian.

Kylie ouvrit la bouche en planquant une main devant en retenant un cri d'indignation et Nate et Kyle se retenaient de rire.

« Je ne te comprends pas Brendan. Kylie a tout pour elle. Elle est belle, riche et elle fera une épouse parfaite. Que te faut-il de plus ? » demanda mon père.

« Pouvoir choisir moi-même ma propre vie. » dis-je en poussant doucement Brian pour faire face à mes parents. « Depuis que je suis né vous n'arrêtez pas de me dire ce que je dois faire, comment je dois m'habiller, qui je dois voir et où je dois aller. Vous avez pensé un peu à ce que je voulais moi ? Vous allez faire la même chose avec Meaghan ? J'espère que non parce que je ne veux pas que ma sœur vive le même enfer que je vis depuis ma naissance. »

« Si avoir tout ce que tu souhaites est un enfer, c'est que tu n'as pas conscience de ce que tu as mon fils. » s'emporta ma mère.

« J'en aie conscience au contraire, mais ce que je souhaite c'est de pouvoir faire mes propres choix. Alors maintenant y en a marre et je ne vous le répèterai pas deux fois, je refuse d'épouser Kylie, et je ne travaillerais plus pour papa. Je m'en vais de la société. » avouai-je.

Mes parents et ceux de Kylie se figèrent devant mon annonce. Je sentis une main sur mon épaule et je vis mes potes me regarder en souriant.

« On est fier de toi mon pote. T'en as eu du courage pour t'opposer à tes parents. » me félicita Nate.

« Merci les gars. » souriais-je.

Ma tête me fit soudain mal et je m'écroulais sur mes genoux en me tenant la tête entre mes mains.

« Brendan, qu'est-ce qui se passe ? » demanda Kyle.

Je me perdis dans ma vision et ce que je vis me fis peur. Meaghan, ma petite sœur était en train de se noyer dans l'immense piscine du jardin. Je revins à moi le plus vite possible et me remis debout avec l'aide de mes potes.

« Brendan ? » me pressa Nate.

« Meaghan ! » dis-je simplement et je me hâtais dans le jardin.

Arrivée dans le jardin, ce que je vis me déchira le cœur. Ma petite sœur flottait au milieu de la piscine, inconsciente.

« MEAGHAN ! » hurlai-je en plongeant dans la piscine.

Je nageais jusqu'à ma sœur et sortis son visage de l'eau. Elle ne respirait plus. Je nageais jusqu'au bord de la piscine et Kyle la récupéra. Je sortis de l'eau et m'occupais de réanimer ma petite sœur. Je lui fis du bouche-à-bouche et un massage cardiaque entre chaque bouffé d'air que je lui transmettais. Cela dura environs quatre minutes parce que mes parents étaient arrivés en hurlant contre moi mais heureusement pour moi, mes potes les empêchèrent d'approcher.

« Allez, Meaghan, respires petite sœur. » suppliai-je en donnant une dernière pression sur son cœur.

Elle sursauta et cracha l'eau qu'elle avait dans les poumons. Je l'aidais et une fois qu'elle pu respirer normalement, je la pris dans mes bras où elle s'y accrocha.

« Qu'est-ce qu'il t'a prit de faire ça ? » demandai-je.

« Excuse-moi mais, j'ai eu une crampe à la jambe et ça m'a empêché d'atteindre le bord. » s'excusa-t-elle.

« Ce n'est rien mais, fais attention la prochaine fois. Ne te baigne plus toute seule. D'accord ? » fis-je sérieusement.

« D'accord. J'ai froid Brendan ! » dit-elle tremblotante.

« Je vais dire à Tara de s'occuper de te sécher. »

Je la pris dans mes bras et je rentrais dans la maison, sans un regard pour mes parents. Tara, la gouvernante de Meaghan, arriva dans la salle de bain de ma sœur et s'occupa d'elle.

« Je vais m'occuper d'elle Brendan. Va demander à Nora de préparer quelque chose de chaud pour Meaghan. » m'ordonna Tara.

J'acquiesçai et je partis en cuisine et Nora se mit au travail. Je lui donnais un coup de main et je portais moi-même le plateau chaud pour ma sœur. Tara s'occupait de lui sécher les cheveux alors que ma sœurette était emmitouflée dans son peignoir. Je posais le plateau sur son bureau et je m'approchais d'elle. Je m'agenouillais à sa hauteur et lorsqu'elle me vit, elle se jeta dans mes bras en pleurant.

« Je ne veux…pas que…les parents…fassent avec…moi ce qu'ils…t'ont fait ! » sanglota-t-elle.

« Ils ne le feront pas, je les en empêcherais. Et puis, Tara sera toujours là pour s'occuper de toi quand moi je ne serai plus là. Je t'aime Meaghan. » lui dis-je en la serrant fort contre moi.

« Je t'aime aussi grand frère. » pleura-t-elle.

Je déposais un baiser sur sa joue et la laissais au bon soin de Tara. Je n'avais même pas pris le temps de me changer quand je vis la trainée d'eau qu'il y avait dans les couloirs. La femme de ménage, Elena, était en train de tout nettoyer.

« Je suis désolé Elena, j'aurais dû me changer avant. » m'excusai-je.

« Ne dis pas de sottises mon garçon. Le plus important était la santé de votre sœur. Maintenant allez vous changer avant que je ne me serve de ma serpillère sur vous. » plaisanta-t-elle.

J'obéis et je partis dans ma chambre me changer. Une fois au sec, je redescendis dans le salon où mes potes faisaient le barrage devant l'escalier qui menait à l'étage.

« C'est bon les mecs ! Poussez-vous je suis là. » leur dis-je.

Ils s'écartèrent et je portais mon regard sur mes parents, qui me fixaient comme si j'étais un animal de foire. Aïe ! Le moment tant attendu est arrivée.

« Comment as-tu fais pour voir Meaghan se noyer ? » s'ahuri ma mère.

« Alors c'est ça le plus important pour vous ? Savoir comment j'ai fais pour le savoir ? Alors que la question qui se pose est, comment avez-vous pu laisser Meaghan près de la piscine sans aucune surveillance ? » m'emportai-je.

« C'est Tara qui est en charge de ta sœur alors ne t'en prends pas à nous. » contra ma mère.

« Vous êtes ses parents merde. Ce n'est pas à Tara de s'occuper de Meaghan mais à vous. Putain mais quel genre de parent êtes-vous ? Je vais vous dire, des vrais parents ne confieraient pas l'éducation de leurs enfants à des gouvernantes, des vrais parents se rendraient compte que les migraines qu'a leur fils depuis plus de dix ans n'est pas normal. Vous n'avez pas cherché à savoir pourquoi j'avais toujours autant mal à la tête. Sachez bien que je vais faire en sorte que Meaghan ne connaisse pas ce que j'ai vécu. Elle n'a peut-être pas reçu l'amour de sa mère mais au moins Tara l'aime comme sa propre fille, et l'amour d'une mère ne s'achète pas. Vous êtes vraiment les pires parents que la terre ait portés. » m'exclamai-je.

Une vision s'empara de moi, mais sans mal de tête cette fois-ci, et je vis ma mère qui allait m'en mettre une. Je revins à moi et alors que ma mère s'avançait pour me gifler, et je l'évitais in extremis, tout comme la deuxième qu'elle s'apprêtait à me foutre.

« Raté maman ! » la narguais-je.

« Comment oses-tu Brendan ? Et comment fais-tu pour savoir à l'avance ce qui va se passer ? » demanda ma mère, très en colère.

« Vous voulez savoir ? Et bien je vais vous le dire. C'est parce que j'ai des visions du futur. Prenez-moi pour un dingue si vous voulez, ça m'est égal parce qu'à partir d'aujourd'hui, vous n'êtes plus mes parents. » crachai-je en montant dans ma chambre suivis de mes potes.

Une fois dans ma chambre, je soufflais un bon coup en me laissant tomber sur le lit.

« T'as fais fort mec mais, maintenant que t'as dis à tes parents au sujet de tes visions, qu'est-ce qu'il va se passer ? » demanda Nate.

« Je le saurais une fois que mes parents auront pris une décision. Ecoutez les mecs, il faut que vous m'aidiez pour que Tara obtienne la garde de Meaghan et que mes parents n'aient plus aucune autorité sur elle. » expliquai-je.

« Mon père est avocat, je vais rentrer pour lui exposer la situation et je t'appelle. » dit Brian.

« Merci les mecs. » soupirai-je.

Mes potes repartirent chez eux et moi j'allais voir ma sœur. Tara regardait ma sœur dormir et elle n'était pas loin de faire pareil.

« Hey, Tara ! » appelai-je doucement.

« Hum ! Oh, Brendan. » dit-elle en s'étirant.

« Tu devrais aller dormir dans ma chambre. Je vais rester avec ma sœur cette nuit. » proposai-je.

« D'accord ! » acquiesça-t-elle.

Elle sortit de la chambre de ma sœur pour regagner la mienne et moi, je m'allongeais aux côtés de ma sœur qui vint se blottir contre moi. Je la serrais fortement contre moi et m'endormis. Le lendemain, je m'occupais sans arrêt de Meaghan. J'évitais mes parents le plus possible et quand je reçu un appel de Brian me disant de le rejoindre chez lui avec ma sœur et Tara, je ne me fis pas prier. Une fois que nous fumes arrivé chez Brian, les voitures de Kyle et Nate étaient là également. La mère de Brian vint nous ouvrir et on se retrouva au salon avec les parents de Brian. Je m'assis dans un fauteuil avec Tara et Meaghan et celle-ci s'accrocha à Tara.

« Brendan, mon fils m'a expliqué la situation hier soir et, je vais t'aider à faire en sorte que Meaghan soit sous la tutelle de Tara dans les plus bref délais. » avoua le père de Brian.

« Quoi ? » s'écria Tara, surprise.

« Tara, tu es la seule qui soit capable de bien élever Meaghan. Je vais quitter la ville dès que le jugement aura été rendu, et je veux être certain que Meaghan soit bien traité quand je m'en irais. » expliquai-je.

« QUOI ? » s'écrièrent mes potes.

« Il n'était pas dit que tu allais partir Brendan ! » s'emporta Nate.

« Pourquoi tu ne restes pas ici ? » demanda Kyle.

« Réfléchissez les mecs ! Vous me voyez rester ici alors que mes parents risquent de me faire renfermer avec ce que j'ai avoué hier soir ? Vous avez vu la tête qu'ils ont faite quand je leur ai dit tout ça ? Si je ne suis pas encore parti c'est à cause de Meaghan. Une fois qu'elle sera en sécurité, je partirai. » répondis-je.

« NON ! » cria Meaghan.

Elle vint se blottir contre moi en pleurant. Même si elle était chiante et qu'elle avait la bougeotte, c'était ma sœur et je l'aimais plus que tout.

« Ecoute-moi Meaghan, le fait que je parte ne veut pas dire que je ne prendrais pas de tes nouvelles régulièrement. Dis-moi la vérité, tu préfèrerais continuer à vivre avec les parents ou avec Tara ? » demandai-je en la regardant dans les yeux.

« Avec Tara ! » répondit-elle.

« Bon, la question est réglée. Elle n'aura pas besoin de témoigner Brendan. Tu devras seulement m'accompagner devant le juge pour signer les papiers comme quoi tu confie la garde de ta sœur à Tara et que tu certifies que tes parents ne sont pas apte à s'occuper convenablement de Meaghan. » dit le père de Brian.

« Quand aura lieu la signature ? Je ne veux pas attendre d'avantage et laisser une occasion à mes parents de faire quoi que ce soit contre ma sœur. » persistai-je.

« J'ai appelé le juge à la première heure ce matin et nous devons aller signer les papiers dans l'après-midi. Je propose que vous restiez là en attendant. » suggéra-t-il.

On acquiesça et vers les coups de quinze heures, nous étions tous devant le juge O'Grady. Après lui avoir expliqué les faits, et après que Meaghan eut confirmé, le juge accepta de confier la garde de ma sœur à Tara. Je signais les papiers ainsi que Tara, et nous repartions chez moi afin de faire quitter la maison à ma sœur. Mes parents n'étaient pas là donc ce fut facile de préparer les valises de ma sœur. Nate se proposa d'accompagner Tara chez elle avec ma sœur et finalement, Brian et Kyle les accompagneraient eux aussi. Nous étions devant les voitures quand ma sœur vint se blottir contre moi.

« Au revoir Brendan ! » couina-t-elle.

« Au revoir Meaghan. Et soit une brave petite fille avec Tara. Tu me le promets ? » demandai-je.

« Je te le promets ! » sanglota-t-elle.

« Prends soin d'elle Tara. J'appellerai dès que je saurais où j'irais. » dis-je à Tara.

« Je prendrais soin d'elle ne t'en fais pas. Je le ferai comme je l'ai toujours fais. » assura-t-elle.

Mes potes me dirent au revoir car j'avais prévu de partir après avoir tout dis à mes parents et ils partirent tous raccompagner Tara chez elle. J'avais glissé discrètement une enveloppe de dix milles livres sterling à Kyle qu'il remettra à Tara une fois chez elle. Je rentrais chez moi et attendis mes parents. Le dossier qui stipulait que Tara était la tutrice légale de Meaghan était entre mes mains, enfin, la photocopie du dossier car l'original était entre les mains de Tara. Vers les coups de dix-neuf heures, alors que la nuit était tombé, la porte d'entrée s'ouvrir. J'étais tranquillement installé sur le canapé du salon quand mes parents firent leurs entrées.

« C'est justement vous que j'attendais. Pile à l'heure ! » souriais-je.

« Où est Meaghan ? » demanda ma mère.

« Avec Tara. » répondis-je simplement.

« Elles sont à l'étage ? » demanda mon père.

« Je n'ai jamais dis qu'elles étaient à la maison. » raillai-je.

« Où sont-elles Brendan ? » s'énerva ma mère.

« Elles sont chez Tara. (Je leur donnai le dossier) Tenez, voici un peu de lecture pour vous. Il sort tout droit du bureau du juge O'Grady » avouai-je.

« Qu'est-ce que c'est que ça ? » s'emporta mon père.

« Ceci, cher papa, c'est un dossier stipulant que Tara est la nouvelle tutrice de Meaghan. J'ai obtenu la garde de Meaghan et j'ai confié ma petite sœur à sa gouvernante, qui désormais jouera pleinement le rôle de mère que tu n'as jamais joué, maman. » expliquai-je.

« Tu as fais quoi ? » questionna mon père.

« Tu n'en as pas le droit Brendan. Nos avocats vont vite régler cette histoire et Meaghan reviendra ici. Ce dossier n'est pas valable. » dit ma mère.

« Oh mais bien sûr que si qu'il est valable. Mais ne croyez pas que je suis assez stupide pour vous remettre l'original. C'est Tara qui l'a. » contrai-je en souriant.

Mes parents me regardaient durement et ma mère dit :

« Nous verrons ça. En attendant, sache que nous avons présentez ton cas au Docteur Toralini et il accepte de te prendre en charge dès ce soir pour soigner ta folie. »

« Ma folie ? » m'écriai-je.

« Oui, du moment où tu as avoué que tu avais des visions, ce qui est absurde, tu rentres à l'hôpital psychiatrique de la ville où tu suivras un traitement contre tes migraines. » répondit ma mère.

« Dans vos rêves ! » rétorquai-je en quittant le salon pour rejoindre ma chambre.

Je m'enfermais à clé et sortis mon plus gros sac à dos en y mettant des vêtements au hasard quand j'entendis un petit coup donnait à la porte. Je reconnaissais la douce frappe de Nora. J'ouvris la porte et je la vis avec Elena et Franck.

« Que faites-vous là ? » demandai-je doucement.

Je les fis entrer dans ma chambre et ils me tendirent différentes choses. Franck une carte du domaine et une lampe électrique avec des piles neuves, Elena et Nora un sac plastique avec de la nourriture et de l'eau ainsi qu'un téléphone portable qui n'était pas le mien.

« Si vos parents décident de tracer votre ligne, ils ne pourront pas car vous devrez le laisser ici. Ce téléphone est neuf et vous servira lorsque vous serez loin d'ici. » me dit Nora.

« Vous ne me prenez pas pour un fou ? » demandai-je.

« Ton don, est un cadeau du ciel mon garçon. N'aie pas honte d'avoir un pouvoir qui fait partie intégrant de toi. Si tu as ce don, c'est parce que Dieu sait que tu as quelque chose à accomplir avec, et grâce à lui, tu trouveras toujours ton chemin. » répondit Elena.

« Soyez très prudent Maître Brendan. » dit Franck.

« Vous savez que vous risquez de perdre votre place en m'aidant à fuir ? » soulignai-je.

« Nous démissionneront une fois que vous serez loin. Si vos parents font appellent à la police, je suis sûr que vos amis se feront une joie d'expliquer ce que vous avez vécu. » m'assura Elena.

J'allais prendre quelque chose dans ma table de nuit et en sortis une lettre, que je tendis à Franck.

« Gardez-la et transmettez-la à mes potes. Ils sauront quoi faire. » expliquai-je.

« Comptez sur nous. Maintenant filez par l'escalier extérieur du deuxième étage avant que vos parents n'arrivent avec le Docteur Toralini et ne vous fasse interner de force. » me pressa Nora en me passant mon sac à dos.

Je mis mon blouson de mon ancienne équipe de basket dans laquelle je jouais au lycée et je serrai mes serviteurs dans mes bras.

« Merci pour tout. Et prenez soin de vous aussi. » dis-je en laissant mon ancien portable sur mon lit.

Je sortis rapidement du domaine par le deuxième étage, heureusement juste à temps car une ambulance blanche se gara devant chez moi. Je couru rapidement et je me retrouvais assez loin de mon ancienne maison. Je sortis la carte et la lampe et examinais attentivement le papier. Je suivis méthodiquement le chemin indiquait mais je me pris souvent les pieds dans les racines et je tombais, m'écorchant et me ralentissant. Lorsque je fus sortis du domaine de ma famille au petit matin, je marchais encore plus loin afin de manger vite fait quelques sandwiches que m'avaient préparés Elena et Nora et je me désaltérais aussi, mais je ne m'arrêtais pas pour autant. Je devais continuer à avancer car mes parents étaient bien capables d'envoyer Scotland Yard à ma recherche s'il le fallait. Malheureusement pour moi, le soleil avait décidé de sortir et je fus rapidement à cours d'eau. Peu importe, je devais poursuivre malgré la chaleur. Lorsque la nuit tomba, j'étais exténué. J'aperçu une rivière et je décidais de la traverser. L'eau était… glacée mais j'en fis abstraction. Arrivé sur l'autre rive, je me laissais tomber par terre, épuisé et vidé de toute force. J'avais mal à la jambe et lorsque je soulevais mon pantalon, je vis que j'avais une entaille le long de ma cuisse. Aïe ! Mon pantalon était couvert de sang et je m'étonne de ne pas avoir senti la douleur. Ma respiration se fit saccadée et je commençais à manquer d'air. Une vision de ma déesse m'apparut et cette voix, cette voix que j'avais tant espéré entendre résonner dans ma tête :

Vision :

« Je m'appelle Summer ! »

Fin de la vision

Summer. Enfin je connaissais son nom. Un nom digne de sa beauté. Je me laissais tomber sur le sol, et attendit que la mort arrive.