Remarque: Vous pouvez trouver cette histoire et les autres archives de notre propre pseudonyme VelvetStory.

— Comment as-tu pu accepter ça !? cria Casper fâché de cette nouvelle.

Nous étions dans sa chambre pour la discrétion mais je ne doutais pas que les autres entendaient notre scène de ménage. Je savais que je le trahissais ; le trompais mais je devais le faire. Je me sentais piégée entre deux hommes, l'homme que j'aimais et l'homme que je feignais d'aimer.

— Quel autre choix avais-je ? répliquai-je.

— Tu aurais dû refuser !

Casper s'approcha de moi en secouant mes épaules. Il était à la fois meurtri et impuissant. Ses yeux brillaient de larme, car il sut que rien ne pourrait empêcher ce mariage.

— Il n'y a que toi que j'aime. Être la femme de Joseph nous rapprochera de la victoire, il ne s'attendra ce que je lui porte le coup fatal, le raisonnai-je.

Je pris son visage entre mes mains en déposant délicatement un baiser à ses lèvres. Il se détendit légèrement alors je le prenais dans mes bras. Nos corps se berçaient sous mes chuchotements de réconfort.

— Je serais toujours à toi mon amour. Nous serons libres de vivre notre vie ensemble dans la lumière lorsqu'Eden's Gate ne sera plus et Joseph sera envoyé dans les sept enfers.

~POV John~

— Qu'est qui t'en empêche de te donner pleinement au Père ? demandai-je à un Caecusien récalcitrant.

Depuis le repas de noël, Joseph me mettait la pression pour que le bloc C soit vide. Ce laborieux travail m'empêchait toute distraction habituelle. Ce Caecusien était le troisième de la journée et je m'en lassais. Il avait déjà subi les conséquences de mon impatience. Les ecchymoses perlaient son corps et son visage. Son œil gauche gonflait et sa bouche saignait ne distinguant plus ses dents. Je ne lui demandais rien de plus qu'une confession mais il restait têtu. Je pris une pince sur mon établi et je commençais à pincer l'ongle de son index droit avec une dernière sommation de parler. Je tirais lentement son ongle sous ses cris lorsqu'on frappe à la porte. Exaspéré d'être dérangé, j'ouvris et j'aperçus mon frère avec un air rebuté sur son visage. Ses yeux sur le détenu attaché à une chaine et puis sur moi. Je ne comprenais pas pourquoi il était dégouté puisqu'il m'avait laissé le champ libre.

— Pouvons-nous parler en privé, John ?

— Je suis occupé nous pouvons—

— Ça ne sera pas long, insista-t-il.

Je sortis de la pièce en fermant la porte derrière moi, nous étions dans le couloir. Il me scruta minutieusement avant de reprendre.

— Tu as l'air extenué.

— Tu veux que les Caecusiens nous rejoignent, alors je n'ai pas de temps à perdre, grognai-je.

— Je suis venu pour te parler de Joy.

Une pensée traversa mon esprit, Jacob avait peut-être réussit à l'impliquer d'une quelconque manière dans les Bratwaises. Avant, je devais confirmer mes doutes.

— À quel propos ? demandai-je.

— Du mariage, sourit-il, Joy et moi, nous allons marier, m'annonça-t-il d'un ton enjoué.

Sous le choc, je restai stupéfait. Cette nouvelle m'avait pris de court me rendant mal-à-l'aise. Au fil du temps, je développais un attachement pour elle et la voir partir dans les bras de Joseph me rendait jaloux. Car après leur mariage, la probabilité que nous passerons du temps ensemble sera minime. Néanmoins, je devais me sentir heureux pour mon frère.

— Je suis content pour vous deux, dis-je en forçant un sourire. Mais ne trouves-tu pas que c'est précipité, insinuai-je.

Il me regarda comme si je lui avais dit que la terre était ronde. Il serra mon épaule comme pour me réconforter.

— Je comprends que tu veuilles me préserver, mon frère. Je l'aime et elle m'aime. Le mariage n'est pas précipité quand il s'agit d'un amour fusionnel.

Joy a fait son choix ; elle l'aimait mais une lueur au fond de moi espérerait toujours qu'elle change d'avis. Joseph me demanda d'officier la cérémonie et je devais tout préparer en trois jours. Joseph voulait commencer cette nouvelle année par son mariage, il considérait le symbolisme important. Après cette conversation, je me retrouvais avec double travail. Même si ce mariage ne m'emplissait pas de joie, je m'obligerai à le rendre correct. Mais d'abord j'abrégerai la confession du brise-burnes d'à côté.

~POV Jacob~

Je savais que cela finirait par arriver, il s'est soumis à cette garce. Ce mariage allait causer sa perte en donnant à cette putain un pouvoir pour l'acculer et même l'abattre. Quand il me l'annonça, j'entrevoyais de l'angoisse et de l'indécision dans sa gestuelle ; il savait que je serais réticent à ce mariage.

— Tu ne vois pas qu'elle te manipule. Ce mariage sera ta ruine et celle d'Eden's Gate. Je refuse d'assister à cela, m'escrimai-je à le réveiller de son aveuglement.

— Tu ne l'as jamais aimé pourquoi te croirai-je ! hurla-t-il. Elle ne t'a jamais rien fait.

— Et c'est ce qui la rend dangereuse, elle est sournoise. Elle est le serpent de ton jardin. J'ai une vidéo qui te prouvera mes dires, retorquai-je.

Le moment fut venu de lui montrer l'évidence, je me déplaçai pour chercher la cassette dans un des tiroirs de mon bureau. Mais Joseph, fidèle à sa confiance pour sa princesse, m'en empêcha en prétextant que sa décision était prise et que les aveux forcés par la torture ne constituaient en rien la vérité.

— Je ne te forcerai pas à l'aimer mais je veux que tu essayes. Fais-le pour moi, je suis fatigué de nos disputes perpétuelles. Je ne désire plus te combattre, tu es mon aîné et je t'aime. Ne laisse pas ta haine pour elle, nous séparer. Je l'aime et ce mariage officialisera notre amour et son entrée au sein de notre famille. Elle deviendra ta belle-sœur. À toi de rendre cette situation supportable, me supplia-t-il avec ses yeux de biche qu'il utilisait quand nous étions petit et qui me désarmait.

Je soupirai et passai ma main sur mon visage en réfléchissant à ses paroles. Elle deviendra une Seed ; dur à supporter, me dis-je. Elle gagnait une bataille mais certainement pas la guerre. Je finirai par la piégé à son propre jeu. J'ai fini par abandonner mes allégations pour le bien de Joseph, j'étais lassé aussi de nos disputes à répétition. Néanmoins, ma colère s'encrait toujours en moi et surtout lorsqu'il me demanda d'amener Joy à l'autel. Je devais remplacer son père et John devait jouer le rôle du prêtre. Évidemment, je ne lui adressai aucune félicitation, seulement une accolade pour lui dire aurevoir.

~POV Joy~

Pendant trois jours, j'ai supporté les regards et les félicitations des fidèles. La publication des bans se diffusait non-stop sur tous les écrans, je n'osai pas imaginer ce que les détenus en pensaient. Joseph avait tout organisé avec l'aide de John. Tous les soirs, nous répétions le déroulement de la cérémonie jusqu'à l'épuisement. Joseph, poussé par une nouvelle vigueur et ne connaissant aucune lassitude, paraissait euphorique et comblé. De son côté John semblait être sous réserve, le visage sobre. Trop de travail fût l'excuse qu'il nous donna.

La veille au soir de notre mariage, Joseph me donna ma robe blanche. De toute évidence, il n'était pas superstitieux contrairement à moi. La robe, d'un tissus délicat et éblouissant recouvert par de petites perles qui formait un cœur sur le corsage. Elle n'était pas extravagante d'un genre assez simple mais elle possédait un certain charme. Il m'a dit qu'une fidèle viendrait demain pour me coiffer et qu'il avait déjà choisi la coiffure. Apparemment c'était son mariage pas le mien, comme à son habitude, il contrôlait tout et il commençait déjà à m'agacer.

— Je pouvais choisir ma coiffure, tu sais, lui fis-je remarquer.

Il continua à observer cette stupide robe sans prendre la peine de m'écouter ni de m'adresser un regard.

— Tu seras parfaite avec cette robe, j'ai hâte de t'y voir dedans.

— Pourquoi tu veux tout contrôler ! criai-je à bout de ma patience.

Il se tourna enfin vers moi avec un sourire compréhensif et il me prit dans ses bras.

— Je sais ce que tu ressens…

— Ah oui, me moquai-je.

— Oui, le stress du mariage. Toutes les femmes le subissent. Mais ne t'en fait pas, tout se passera bien. Il sera magnifique et mémorable, répondit-il à côté de la plaque.

Ma frustration atteignait son paroxysme, je voulais qu'il cesse de contrôler ma vie. Et lui ! il croyait que je stressais. Notre mariage n'avait pas encore lieu et je pouvais déjà affirmer que ma vie avec lui serait cauchemardesque. En réalité, je devinais qui était le plus stressé de nous deux. Pour ce soir, il eut la décence de dormir dans sa propre sa chambre et me souhaita de doux rêve.

Le réveil fut difficile et la nuit assez longue, j'avais réussi à dormir une ou deux heures. Je n'arrêtais pas de penser que ce mariage était une erreur et que j'allais le regretter. Comme convenu, une fidèle venait pour préparer ma robe et ma coiffure. Joseph avait fixé la cérémonie à 10 heures et il était 9h30 lorsque j'étais prête ; l'attente me rendait encore plus angoissé. Mes pensées dérivèrent sur les conséquences probables si je changeais d'avis.

Afin de passer le temps, je contemplais ma coiffure. Elle était bien dressée, mes cheveux s'ondulaient dont les mèches furent tirées sur les côtés pour former un chignon ; et où celui-ci se tenait par le biais d'un fermoir en forme de rameaux d'olivier en or et doté d'une perle bleu foncé en son centre.

Jacob entra dans ma chambre en frappant brièvement. Son attitude transparaissait l'impatience d'en finir. Il devait m'emmener à l'autel et les alliances lui avait été confié ; Jacob jouait un rôle important et Joseph voulait qu'il s'implique au maximum. Il me regarda de haut en bas avec un bref sourire qui s'apparentait à une grimace douloureuse et pénible.

— Tu es très belle, grinça-t-il d'un air non-naturel et hypocrite.

— Merci, dis-je d'une voix sans effet en regardant avec indifférence le costume noir et blanc qu'il portait.

Jacob ressemblait à un autre homme, plus civilisé. Il avait arrangé ses cheveux roux de manière moins négligé. Il congédia la fidèle de nous laisser seule.

— Joseph m'a demandé de t'amener à l'autel. Entre nous, je sais que ce mariage ne dura pas longtemps. Si tu t'avise à le blesser d'une quelconque manière, je t'infligerai une douleur si insupportable que tu me supplieras de te tuer. Et je t'avoue que rien ne me fera plus grand plaisir que de t'entendre hurler, me menaça-t-il avec son doigt levé devant mon visage.

La brutalité de ses mots et le ton ferme de sa voix s'infiltraient jusqu'à mes os. Je tremblais de peur par sa menace, dans quoi me suis-je mis ? Je hochai la tête pour lui signifier ma compréhension. Après quoi, il m'offrit son bras en sauvegardant les apparences, je pris un moment pour me remettre avant de l'accepter et nous quittâmes la chambre promptement.

Les fidèles inondaient l'église entassés comme un troupeau ; ils n'attendaient plus que Jacob et moi pour rejoindre mon futur époux. Une douce mélodie traditionnelle commença à se jouer notre entrée. Je traversai l'allée m'adaptant à la vitesse assez vive de Jacob. Je remarquai Casey, la famille Rye, Sharky et Merle assis sur les bancs du premier rang à gauche de l'allée.

Mon futur époux semblait être épris d'un bonheur sans nom avec son sourire indéfectible. Il portait son costume gris le seul qu'il possédait. Son chignon était fait à la perfection. Il l'avait, étroitement enserré duquel aucune mèche ne pouvait s'en échapper. Il prit mes mains en remerciant Jacob qui s'installa sur le côté comme témoin.

Quant à John, il semblait neutre en efforçant un petit sourire quand ses yeux se posèrent sur moi. Il portait un pantalon noir avec une chemise blanche. Ses cheveux brillaient à l'excès de gel qu'il a dû utiliser pour les disciplinés et les tirés en arrière. Il avait même taillé impeccablement sa barbe tout comme Joseph.

John débuta la cérémonie en remerciant les fidèles d'être venus partager le bonheur des jeunes mariés. Puis, il enchaîna par la première lecture de la Bible, tiré de l'Ancien Testament. Il a lu la Genèse où Dieu créa l'homme, Adam et sa Femme, Eve. Il poursuivit avec un Psaume choisi par Joseph (le 127ème).

— Avec Joseph et Joy, nous avons écouté la parole de Dieu qui révèle la grandeur de l'amour et du mariage.

John s'accrocha à sa Bible et prit une minute de réflexion avant de continuer.

— Le mariage suppose que les époux s'engagent l'un envers l'autre librement et sans contrainte, qu'ils se promettent amour mutuel et respect pour toute leur vie, qu'ils accueillent les enfants que Dieu leur donne et les éduquer selon la parole du Seigneur et dans la foi de l'église d'Eden's Gate. Joseph et Joy, est-ce bien ainsi que vous voulez vivre dans le mariage ?

Joseph qui n'avait pas cesser de me regarder fut le premier à répondre « oui ». Quant à moi, mon esprit semblait dériver ailleurs. Ce fut au bout de quelques seconde que je répétai le même mot que lui.

— J'invite les fiancés à échanger leurs consentements, ajouta John.

Joseph serra mes mains en regardant brièvement son jeune frère timidement.

— Moi, Joseph, je te reçois Joy comme épouse et je te promets de rester fidèle, dans le bonheur et dans les épreuves, dans la santé et dans la maladie. Pour t'aimer tous les jours de ma vie.

Après qu'il eut terminé, mon tour arriva. Je récitai comme je l'avais répété tous les soirs précédents. Je prononçai chaque mot avec timidité et bégaiement au point d'agrandir le sourire de Joseph qui définissait cela au stress.

John demanda les alliances à Jacob qui le lui remis. Toujours affectée par sa menace, j'évitai de le regarder. Deux petits anneaux simples, en or poinçonnés de l'emblème de la secte, furent remis entre Joseph et moi.

— Bénis, Seigneur et sanctifie dans leur amour tes serviteurs Joseph et Joy ; que ces alliances soient pour eux le signe de leur fidélité et le rappel de leur amour.

Toutes les personnes crièrent : Amen !

Joseph prit ma main gauche pour y glisser amoureusement l'anneau à mon annuaire en récitant :

— Joy, reçois cette alliance, signe de mon amour et de ma fidélité.

Je lui souris en faisant de même avec sa main, récitant à l'identique ce discours. John reprit la parole en planant ses mains sur les nôtres entrelacées pour bénir notre union.

— Accorde-leur de pouvoir assurer par leur travail la vie de leur foyer. Accorde à Joy la plénitude de ta bénédiction ; qu'elle réponde à sa vocation de…d'épouse et de mère ; qu'elle soit par sa pureté de cœur et sa tendresse la joie de sa maison.

Puis, il se tourna vers son frère.

— Accorde ainsi ta bénédiction à Joseph qu'il se dévoue à toutes ses tâches d'époux fidèles et de père attentif. Seigneur, donne à tous deux, la joie d'être un jour tes convives au festin de ton Royaume.

Et tous acclamèrent : Amen !

John tourna son regard vers la foule pour s'adresser maintenant s'il y a une opposition à ce mariage. Attendant quelques instants, j'imaginais mon Casper entré dans l'église en hurlant : je m'y oppose !

Voir la réaction de Joseph en entendant cinq syllabe aurait valu tout l'or du monde. Les espoirs de ce dernier pour me posséder pourrait être réduit en cendre.

Hélas rien de plus qu'un fantasme sorti de mon imagination.

— Puisque personne ne semble s'y opposer. Par ces anneaux qu'ils ont échangés, je les déclare Mari et Femme. Joseph, tu peux embrasser désormais ton épouse.

À la fin de ces mots et puisque Joseph avait été impatient pour ce moment il prit mes joues dans ses mains chaudes et m'offrit un long baiser. Ce baiser passionné et impudique devant les fidèles enflamma mes joues rougissantes ainsi que les siennes. Puis dans un élan émotionnel, il me porta dans ses bras et nous sortîmes du lieu saint sous les applaudissements et les cris de joie de la foule. Aujourd'hui j'étais devenue une Seed par les liens sacrés du mariage avec ceci la part de responsabilité dû à ce nom.

Le banquet était gourmand et sublime, les fidèles venaient nous félicités chacun leurs tours. J'étais devenue leur mère et ils me traitaient comme tel. Quelque fois, Joseph m'offrait une ou deux bouchées de son assiette digne d'un classique de Disney. John toujours affecté par une humeur méconnaissable, porta un toast à notre intention. Son petit frère se leva chancelant à cause des nombreux verres d'alcool, autorisé exceptionnellement par Joseph d'en servir, qu'il but. Il éleva son verre en prenant soin de ne pas le renverser avec un sourire ivre.

— Je tenais à féliciter mon frère et Joy, que cette journée marque le dé...début d'une nouvelle étape qui vous comblera de joie. Auquel cas ma très chère Joy je serais là, déclara-t-il avec un clin d'œil.

Ensuite après une longue minute de silence, son sourire disparut tout comme sa raison.

— Je n'arrive pas à croire que tu as épousé cette loque. Ne t'attend pas à monter au septième ciel, ma chérie ! ria-t-il espièglement fier de son allocution.

Un lourd silence se fit sentir dans la salle du banquet, les fidèles furent choqués par le manque de respect de leur Baptiste. Quant à Joseph, sa respiration me démontrait qu'il bouillonnait de rage. Scandalisé face à l'insulte, il encercla mes épaules comme point d'ancrage pour garder la tête froide.

— Je pense que l'alcool possède ta raison John. Il est peut-être temps pour toi d'écourter la fête, lui conseilla-t-il vivement d'un ton ferme qui laissait involontairement paraître sa colère.

John en réponse se mit à rire.

— Ma raison est bien là, et je peux t'affirmer que l'alcool me rend clairvoyant. Tu as acquis une belle propriété, tu comptes la promener en laisse ou la garder toute la journée dans ta couche.

J'hoquetai, choqué de le voir aussi haineux envers son frère qui d'habitude le glorifiait de saint. Rien de bon pouvait en sortir ; en réponse Joseph se leva de sa chaise d'un coup et je sursautai son acte impulsif et impromptu. La colère déforma ses traits et il perdit le contrôle sur ses émotions.

— Quelle mouche t'a piqué !? cria-t-il.

Avant que John puisse répondre, Jacob sauva la situation en l'escortant hors de cette salle en disant qu'il s'en occupait. Joseph le suivait du regard et je pouvais affirmer que John sera sévèrement puni. Mon mari devait regretter sa décision de servir de l'alcool à notre mariage. Difficilement, nous essayâmes de reprendre le banquet comme si de rien était passé.

~POV Jacob~

J'accompagnais, non je trainais ce crétin ivre jusqu'à sa chambre. Joseph n'en resterait pas là, il va le punir le lendemain et je devinais que j'en serai chargé. Quel idiot ! il ne pouvait pas tenir sa langue ; si j'ai bien appris une chose, c'est que personne ne devait toucher à sa précieuse princesse, au risque d'être puni voire mort.

John essaya vainement de se dégager de ma prise, il était tellement ivre qu'il trébucha et tomba pitoyablement sur le sol de sa chambre. Je voulu le relever mais il écarta mes mains.

— Qu'est-ce qui t'a pris ? demandai-je pour essayer de comprendre cet acte fou même si je le devinais. Tu t'es ridiculisé devant tout le monde !

— Et alors ! Je me contrefiche et si Joseph veut régler ça qu'il vienne !

— Je vais te laisser réfléchir à tes paroles, reste ici et dors pour te dessoûler, lui ordonnai-je en me dirigeant vers la sortie.

Soudainement, il me prit le bras avec une expression désespéré.

— Tu ne comprends pas, je l'aime, pleura-t-il. Et Joseph me l'a prise… comme Emily, songea-t-il en baissant les yeux avec remord et tristesse pour cette dernière.

Voilà ce qui expliquait son attitude étrange de cette journée. Elle avait réussi à rendre fou mes deux frères, cette garce. Résultat j'avais deux transis d'amour contre moi désormais.

— Quelle plaie cette fille ! Dors ! ou je t'enferme avec les Caecusiens.

Il finit par se calmer mais il ne put retenir ses larmes, je suis parti en claquant la porte en laissant mon petit frère, bouleversé et seul. La nuit lui remettra ses pensées en ordre. Pour ma part, ma participation à ce ridicule mariage se termina.

~POV Joseph~

Après le banquet, j'emmenai ma précieuse femme dans ma chambre qui désormais serait la nôtre. Elle transportait ses effets personnels qu'elle a rassemblé de sa chambre pour s'installer dans la mienne. Tôt le matin, j'avais fait de la place sur mes étagères pour l'accueillir correctement. Elle entrait dans ma chambre pour la première fois. Plus spacieuse que la sienne vu que je possédais une salle de bain privé. De ce fait, elle n'aura plus à se doucher dans les salles de bain commune.

Je la voyais scrutant mon espace privé, me tournant le dos, comme un petit chien apeuré. En parlant de chien, j'accueillais aussi Pawnee, qui devait possédait un sixième sens car elle resta silencieuse sachant ce que nous nous apprêtions à faire. J'enlaçai ma Joy, son dos collé à ma poitrine pour le moment vêtu. Je la tenais entièrement dans mes bras et dans ma vie. J'attendais depuis longtemps, ce moment où elle m'appartiendrait pleinement et j'avais enfin réussi. Toute ces années de séparation m'avaient torturé. Jadis, elle fut la propriété de ce Grégory mais cela n'avait plus guère d'importance puisqu'il était mort grâce à ma Faith. Les jours passés à la convaincre de l'oublier portaient aujourd'hui ces fruits.

Alors que je déposai plusieurs baisers sur son cou, elle se mit à rire. Entendre son rire me fit sourire même si je ne connaissais nullement la cause.

— Qu'as-tu ? demandai-je curieusement.

— Ta barbe me chatouille, me révéla-t-elle.

— Peut-être que je devrais explorer d'autres zones sensibles, taquinai-je.

Je continuai de l'embrasser tout en déboutonnant lentement le dos de sa robe. La chair de poule apparaissait sur sa peau si douce et si délicate. À ma grande surprise, elle ne portait pas de soutien-gorge. Ses vêtements laissaient place à ses courbes féminines que je m'empressais de caresser avec délicatesse et amour. Je voyais son corps nu pour la première fois. Elle était magnifique vraiment d'une grande beauté et elle faisait de moi l'homme le plus chanceux. Je la conduisis au lit nuptial tout en me déshabillant. Mes mains ne voulaient pas se détacher d'elle ; comme un aimant, elles voulaient s'assurées que tout ceci était réel. Je sentais ses yeux sur moi scrutant chacun de mes tatouages et mes cicatrices de ma vie antérieure. Je n'avais point honte de mon corps puisque chaque cicatrice témoignait ma force. Je me penchai sur elle allongée dans notre lit enveloppant ma chaleur à la sienne. Je continuais caresser chacune de ses courbes de mes mains comme s'il s'agissait d'un bien précieux. Je ne voulais lui faire aucun mal, elle méritait d'être cajoler. Une petite voix dans mon esprit ne cessait de m'inciter à passer ses préliminaires en torturant mon membre impatient.

— Tu es si belle, ma douce. Tu fais de moi un pécheur.

Elle me sourit et j'embrassai ses lèvres pour la seconde fois. Je me plaisais à lui procurer autant de bien-être que moi. Ses seins moyennement généreux mais parfait me procurait du plaisir aussi bien visuel que tactile. J'affectionnais à redresser et à durcir ses petits boutons roses sous ma langue taquine. Elle me récompensa par un large frisson de plaisir suivit d'un petit gémissement venu d'une louange murmurée. En frissonnant par ma touche, elle se cambra presque à s'en casser le dos.

Au fur et à mesure de ses gémissements et de ses soupirs, mon excitation augmentait m'indiquant prêt à revendiquer ma Joy, longtemps convoitée. Je profitais longuement de son corps visant à retarder la fin de notre lune de miel. Ce corps fin prêt à m'accueillir me rendait lubrique. Je caressais à l'aide mon membre son entrée pour tâtonner ce territoire inconnu. Puis je m'enfonçai doucement entre ses murs enduits de cyprine. Son entrée protègera durant neuf mois notre bien le plus précieux.

En réponse à mon intrusion, elle poussa un cri soit de plaisir, soit de douleur ; je l'ignorai mais elle m'inquiéta lorsque je sentais ses jambes tremblées. Tout comme moi, Elle n'avait plus l'habitude de ce genre « d'exercice », elle avait désappris cette sensation de plaisir que je comptais bien lui réapprendre. Néanmoins, je m'assurai de son confort avant de poursuivre.

— Je t'ai fait mal, ma chérie ?

— Non continue, me rassura-t-elle.

Sceptique à ses mots, je balançais lentement mes hanches pour l'habituer à mon intrusion. Mon excitation grandissante graduait ma vitesse en dépit de ma volonté à contrôler mon rythme. Après quelques coups, j'atteignis mon apogée qui me fit grogner en fermant les yeux. Ses murs se resserraient autour de moi me réclamant ce plaisir. Son orgasme me rejoignait grâce à ma performance je l'ai rendu heureuse. Je me réjouissais à penser que je lui plantai les graines d'une nouvelle vie.

Par ce rare exercice physique, je ressentis de la fatigue et de l'essoufflement. Je me reposai quelques instants sur elle appréciant ses caresses sur mon dos. Pour lui éviter l'inconfort de mon poids, je me retirai sur le côté, ma tête poser sur son ventre en priant Dieu de nous accorder un petit « miracle ». Je voulais un enfant avec elle. Par sa Beauté et ma Sagesse, notre enfant sera un véritable ange. Ainsi nous passâmes notre première nuit en tant que Mari et Femme.