Chapitre 14 : Encore un sauvetage :

La ruelle en question était large d'environs cinq mètres et, en longueur, elle devait en faire probablement le triple.

Au fond d'elle, garée derrière un énorme container, une voiture du Ministère était garée, protégée par deux silhouettes qui tournaient autour, les bras croisés, à l'affût du moindre bruit suspects.

Lorsque l'une des silhouettes vit les Aurors, Georges et Harry arriver vers eux, il appela son coéquipier et ainsi, les deux Mangemorts se mirent au milieu du chemin, afin de regarder leurs assaillants.

Le premier était assez petit et trapu et une mèche de cheveux gris lui cachait une partie de son visage gonflé par le temps et quant à son compagnon, il avait un visage mince, et un nez aux proportions difformes qui ressemblait d'ailleurs plus à un bec qu'à autre chose.

-Tiens tiens, on dirait qu'on a de la visite. Remarqua le premier Mangemort d'une voix éraillé.

-Un peu d'exercice ne nous fera pas de mal, n'est-ce pas ? Demanda le deuxième Mangemort en se frottant les mains.

-Bangdon et Myrz, ne me dîtes pas que vous comptez nous résister quand même ? S'étonna Tonks.

-Nous ne comptons pas vous résister non, nous comptons vous écraser tous un par un, et à commencer par toi, Nymphadora. Répondit Myrz.

-Vraiment, c'est ce qu'on va voir ! S'exclama Maugrey.

-Et que les festivités commencent ! Rajouta Georges.

Aussitôt, une pluie de rayons se dirigea vers les Mangemorts mais ces derniers les évitèrent et les stoppèrent avec une facilité déconcertante. Commença alors un combat comme Harry en avait rarement vu.

Au fur et à mesure qu'ils essayaient de les surprendre à l'aide de Sortilèges et maléfices, Bangdon et Myrz se défendaient avec vivacité et énergie, si bien qu'à eux deux, ils prirent l'avantage de la bataille dés les premières secondes.

Même face à de puissants Aurors comme Tonks et Maugrey, les deux Mangemorts semblaient s'amuser car ils réussissaient à tout contrer et leur renvoyait leurs rayons ou bien ils les déviaient d'un geste de la main, comme si ils anticipaient chaque Sorts qu'ils lançaient.

Après cinq minutes de combat, alors que Owen tomba en arrière, une entaille sanguinolente à la hanche, Harry eut soudainement une idée.

Il dirigea alors baguette au dessous des Mangemorts, visant l'échelle en fer qui se trouvait au dessus d'eux et qui permettait d'accéder à l'escalier de secours de l'immeuble puis, il murmura à voix basse une formule et, aussitôt, l'échelle descendit à toute vitesse sur les épaules de l'un des Mangemorts qui, sous le poids et la surprise s'étala par terre et perdit connaissance.

-Et d'un ! S'exclama Harry.

-Allez Myrz, rends-toi maintenant. Tu sais bien que tu n'es pas de taille face à nous, n'est-ce pas ? Surtout maintenant que ton petit copain est hors d'état de nuire ! Conseilla Foolash

-Me rendre ? Ça va pas la tête, on vient juste de commencer !

Sur ce, le Mangemort envoya toute une nuée de boules de feu translucides qui faillirent s'écraser sur ces ennemis mais ces derniers les repoussèrent, non pas sans difficultés apparentes.

« Il commence vraiment à m'énerver celui la ». Se dit Harry.

Alors qu'il venait d'esquiver un rayon vert, Harry pensa très fort à lui lancer un Maléfice de Jambencoton mais, à la place, il s'exclama au tout dernier moment :

-Expelliarmus !

Prit par surprise, Myrz n'eut pas le temps d'éviter le Sortilège rouge qui expulsa sa baguette à l'autre bout de la ruelle, plusieurs mètres derrière lui et aussitôt après, deux lumières rouges et une bleue le frappèrent en pleine poitrine et il tomba ainsi en arrière, stupéfixié et solidement ligoté par la puissance du sortilège.

-Bien joué, Potter ! Fit Foolash.

-Ils étaient vraiment coriaces ceux-la, à croire que Voldemort en personne les instruit à la Magie Noire. Remarqua Tonks.

Sans jeter de regards aux deux Mangemorts étalés par terre, tout le monde se dirigea vers la voiture et, d'un coup de baguette, Georges fit sauter la serrure du coffre et le capot de celui-ci s'ouvrit en grand, cachant ainsi le pâle soleil qui brillait entre quelques nuages.

Comme prévu, ils y trouvèrent Rémus, habillé de vêtements en haillons, recroquevillé sur lui-même dans la position du fœtus et ses yeux étaient crispés et fermés.

Aidé de Georges, Maugrey attrapa le corps du Sorcier par les épaules et le jumeau Weasley lui attrapa les pieds et, ensemble, ils l'extirpèrent doucement du coffre et l'allongèrent ensuite sur une partie du sol que Tonks avait, au préalablement, rendu aussi confortable qu'un matelas.

Une fois qu'il fut étendu de tout son long, Maugrey s'agenouilla à ces côtés et l'examina silencieusement, tandis qu'à quelques mètres plus loin, Foolash s'occupait de Owen en recousant provisoirement sa blessure d'un geste de baguette.

-Ça n'a pas l'air d'être bien méchant. Disons qu'il a dut recevoir plusieurs Sorts de Stupéfixion d'un coup, il s'en tirera facilement. Constata Maugrey en lui palpant la courbe de ses hanches.

-Comment vous pouvez voir ça ? Vous n'êtes pas Médicomage à ce que je sache ! S'étonna Harry.

-Vois-tu Potter, en tant que ancien Auror, j'ai apprit à reconnaître les blessures superficielles des blessures graves et celle-ci, c'est vraiment pas grand-chose. Il suffit de regarder ses hanches : vu comme elles sont gonflées, il ne peut s'agir que de deux ou trois Sortilèges de Stupéfixion, rien de bien méchant. Expliqua Maugrey.

-Enerv…

-Protego ! Coupa Tonks, déviant ainsi le Sortilège que Harry allait lancer à Rémus.

-Ça mon garçon, ce n'est pas à nous de le faire. Il faut laisser les Médicomages s'occuper de lui car, si nous le réveillons maintenant, nul ne sais quels effets il pourrait endurer, tu comprends ? Déclara Maugrey.

Harry approuva d'un signe de tête puis, Foolash s'éclipsa pour aller chercher des secours et lorsqu'il revint, cinq minutes plus tard, il était accompagné de deux Médicomages qui s'agenouillèrent aussi auprès des blessés.

Après quelques potions et quelques incantations prononcées à voix basses par les guérisseurs, Rémus ouvrit un œil puis, voyant les gens qui le regardaient, il essaya de sourire mais à la place, un rictus de douleur s'afficha sur son visage.

-Évitez de bouger, Rémus, il faut laisser le temps à la potion d'agir et, de plus, votre hanche est encore enflée donc reposez-vous pour l'instant. Conseilla le Médicomage, d'une voix enjouée.

Rémus porta alors sa main à ladite hanche et, en sentant qu'elle était gonflée, il poussa un soupir et se laissa tomber en arrière, posant ainsi sa tête sur le sol moelleux et douillet.

-Comment tu te sens ? Demanda Tonks.

-J'ai l'impression que ma tête a été compressé dans un étau géant et aussi, je n'ai pas le moindre souvenir de ce qui c'est passé durant ses douze dernières heures. Sinon ça va Nymphy, merci. Répondit Rémus.

En deux minutes, Maugrey lui résuma ce qu'il c'était pendant ce dernier quart d'heure et, une fois qu'il eut fini, le regard de Rémus se tourna vers Harry.

-Je suis désolé de t'avoir fait subir ça mon grand. Si seulement ces traîtres ne m'avaient pas prit par surprise et surtout, si j'avais put me battre, rien de tout ça ne serait arrivé. Dit-il.

-Ce n'est pas grave, Rémus, c'est pas de votre faute. Répondit Harry en souriant.

-Maintenant, explique nous ce qui t'es arrivé. Proposa doucement Tonks en prenant la main de Rémus dans la sienne.

Ce dernier reprit alors sa respiration puis, après avoir frotter son crâne endolori, il reprit la parole.

-La dernière chose dont je me souvienne, c'est quand je remontais pour aller chez moi, au beau milieu de la nuit, après t'avoir raccompagnée Tonks chérie. Ensuite, quatre de ses…de ses crapules ont surgit de nul part et se sont jetées sur moi, sans scrupules et je me rappelle d'avoir été assommé. Après ça, niet.

-Tu aurais dut passer la nuit chez moi, rien ne serait arrivé comme ça ! S'exclama Tonks, au bord des larmes.

-Ce qui est fait est fait, Nymphy chérie. En plus, si j'étais resté chez toi, ils seraient venus nous attaquer et il t'aurait enlever avec moi donc à quoi bon se lamenter maintenant ?

-Dibougen, avez-vous une explication quant au fait que Rémus ne se rappelle de rien ? Demanda Maugrey en s'adressant au Médicomage qui était toujours prés d'eux.

-Je doute que le fait d'avoir été assommé y soit pour quelque chose car si c'était le cas, le coup devait vraiment être fort et vous porteriez une bosse ou même un ecchymose assez gros, or, vous n'avez aucune traces de tout ça…

-Quoi, vous ne le croyez pas ? Coupa Georges.

-Du calme, Mr Weasley. Jamais je ne me serait permit de remettre en doute les paroles d'un Sorcier comme Mr Lupin ici présent. Non, ce que je veut dire, en tant que Médicomage, c'est que la seule qui chose qui puisse expliquer un tel trou de mémoire, c'est un puissant Sortilège d'Imperium.

Tonks poussa alors un cri d'horreur.

-Un Sortilège d'Imperium ! Mais pourquoi ça ? Qu'ont-ils voulut ou même qu'ont-ils réussit à tirer de moi ? S'étonna Rémus.

-Voyons, Mr Lupin, nous connaissons tout les deux les intérêts que vous défendez et surtout, nous savons qu'en vous capturant et en vous soumettant à ce Sortilège, Vous-Savez-Qui et ces sbires ont sans doute voulut tirer des informations sur l'Ordre du Phénix, vous ne croyez-pas ?

Étonné par la vivacité de telles suppositions, Harry serra fort sa baguette, tout en jetant des regards noirs à Dibougen et, voyant ça, Georges posa sa main sur son épaule.

-Il appartient à l'Ordre, ne t'en fais pas, il est avec nous. Lui murmura t'il.