Bonsoir tout le monde ! Je suis sincèrement désolée pour mon interminable retard, mes quelques problèmes personnels, une grosse angine enchaîné par une belle sinusite, ont provoqué cet énorme retard ! J'espère que vous ne m'en voudrez pas si mon chapitre est peu court mais disons que je viens d'avoir une nouvelle idée pour cette histoire !
Je ne vous retient pas plus longtemps, bonne lecture !
Chapitre 14
Sesshomaru déposa la jeune femme doucement sur le lit, l'embrassant avec un peu plus d'ardeur à chaque fois. Il brûlait de désir lui aussi, mais à défaut de Rin, il savait se contrôler. Et en ce moment même, il savait parfaitement que Rin n'était pas tout à fait consciente de ses gestes.
Elle était dans un brouillard et elle ne parvenait pas vraiment à en voir la fin... À chaque secondes, elle perdait le contrôle, avide de sentir ses mains la caressait. Elle s'accrochait vivement à sa chevelure, tentant de expulser ses ardeurs enflammées. Mais Rin savait très bien à quoi s'attendre. Elle ne désirait qu'une chose à ce moment précis : être sienne pour cette nuit... C'est alors qu'elle avait décidé de s'abandonner à lui, ne serait-ce pour ne rien regretter de cette soirée. Toujours avide, elle cherchait sa bouche, avec plus de force, comme si plus rien ne la retenait. Abasourdie par la retenue du Youkai, elle détacha ses lèvres pour mieux contempler son visage si parfait.
« Pourquoi autant de retenue... ? » chuchota-t-elle, désireuse de terminer ce temps mort.
Mais le Youkai resta muet, imperturbable.
« Pourquoi... ? » répéta-t-elle, soudain légèrement soucieuse. Le répugnait-elle à ce point là ?
Cherchant une réponse dans son regard, elle l'imita et resta immobile devant lui. Comme si quelque chose l'avait figé dans la roche. Pourtant, ses yeux brillaient. Tel un ange déchu, elle se laissa tomber mollement sur le lit, comprenant qu'elle n'aurait aucune réponse. Du moins, pour ce soir.
Sesshomaru regarda la jeune humaine devant lui se décomposer au fur et à mesure qu'elle comprenait la signification de son silence. Il n'aimait pas la voir comme ça. Quelque chose au fond de son cœur remuait. Il s'agissait d'une chose qu'il ne semblait ne jamais avoir éprouver. C'était nouveau. C'était... chaud. Comme pour confirmer les dire des la jeune femme, Sesshomaru reboutonna sa chemise et écarta Rin de son emprise. Elle pouvait fuir désormais, quitter le château si tel était son désir, le fuir, pour toujours. Il pouvait toujours la protéger de loin, même si cela compliquerait la chose. Mais une chose était sûr : Sesshomaru ne pouvait pas se laisser berner pour une pacotille. Il était grand, puissant. Il pouvait avoir toutes les femmes qu'il désirait, rien ne l'obliger à s'arrêter à cette humaine. De plus, il s'était fait une promesse : ne jamais devenir ce que son père est devenu.
« Je vais m'en aller Seigneur Sesshomaru... » dit-elle, la voix enrouée de sanglots.
Mais il s'était résigné à ne pas répondre. En ce moment son cœur était tout, sauf sous contrôle.
« Ne cherchez pas à me retrouver cela ne servirait à rien, je suis désolée pour le désagrément que j'ai pu vous causer »
Toujours silencieux, Sesshomaru sentait quelque chose se déchirer en mille morceau tout au fond de lui. Ce n'était pas bon, cela faisait mal.
Il regarda l'humaine se lever du lit et récupérer ses maigres affaires étalées sur le sol. Elle se dirigea d'un pas mal assuré vers la porte. De là où il se trouvait, Sesshomaru pouvait entendre Rin sanglotait contre sa veste. C'était douloureux, autant pour elle que pour lui.
« Bon sang ! Vous allez rester muet toute la soirée ! » hurla-t-elle, presque.
Tentant de réprimer son envie de foutre une belle gifle à se Youkai, elle se retourna lui faisant face, n'ayant pas peur des représailles. Elle attendait et elle attendrait toute la nuit s'il le fallait, mais il n'étais pas question qu'elle quitte cette pièce sans un mot, même blessant du Youkai. Ses larmes ravagèrent ses joues blanche et Sesshomaru dû calmer une envie de la prendre dans ses bras. En ce moment, elle était tout, sauf digne de lui. Elle devait retourner chez son humain, cette histoire n'avait que trop duré.
« Fais ce que bon te semble » finit-il par lâcher, impassible, froid.
Alors tout le cœur de Rin se déchira. Comme une douleur insoutenable, elle perdit bien, s'étouffant. Sesshomaru jeta un regard inquiet à son égard. En quelque seconde il fut prêt d'elle.
« Rin ? Qu'est ce qu'il ne va pas ? »
La jeune femme avait du mal à reprendre son souffle. Le regard vide, elle fixait la chaise posée au coin de la pièce, tout au fond, évitant ainsi le regard persistant de son bourreau.
« Tu as mal quelque part ? » reprit-il, toujours inquiet.
« N-non... non tout va... bien... » bégaya-t-elle, en reprenant une position adéquate, « je m'en vais, maintenant »
« Il neige, tu ne survivras pas si tu passes le portail, restes ici pour cette nuit, tu repartiras au levé du soleil »
« Je dois y aller, maintenant... » reprit-elle.
« Je te promet de ne jamais te suivre et de te laisser vivre ta vie d'humaine », répliqua-t-il, en relevant son menton pour qu'elle puisse enfin daigner le regarder.
Ses yeux... Elle ne s'y ferait jamais. Ils avaient le don de la rendre si vulnérable que cela la mettait hors d'elle. Elle n'aurait jamais dû se montrer si faible devant lui. Elle aurait dû lui faire croire que tout son petit jeu avec se yeux n'avaient aucun effet sur elle. Elle aurait dû essayer...
« Promettez moi de ne pas me chercher » lança-t-elle, sur la défensive.
« Je te le promets »
Sa voix feutrée réveilla en elle un frisson qu'elle n'aurait jamais voulu redécouvrir.
Comme toujours, Sesshomaru parvint à ses fins et Rin se plia à ses règles. Elle partirait le lendemain, au premier rayon de soleil. Du temps, la nuit promettait longue...
[...]
Comme elle l'avait pressenti, sa nuit fut mauvaise, cauchemardesque. Et en se levant, ce n'était guère mieux, une boule à l'estomac, l'avait obligé à recracher son maigre repas de la veille. Elle fut avertie par Sonia, qui lui apporta son petit déjeuner sur un plateau bien garni. Mais encore nauséeuse, Rin n'avala rien du tout.
« Êtes vous encore malade ? » s'inquiéta Sonia.
« Je crois bien... » avoua-t-elle, la mine fatiguée.
« Vous devriez demander à Monsieur de vous emmener voir un médecin... »
« Non ! » cria-t-elle, immédiatement après, désarçonnant la pauvre Sonia, « je veux dire... ce n'est pas la peine, je dois partir, j'irai moi même »
« Vous partez maintenant, le maître le sait-il ? »
« Ou-oui... »
Sa voix avait flanché, dénonçant un malaise. La seule chose que Rin se rappela fut les cris de panique de la femme de chambre et son plateau de fracasser contre le sol, dans un bruit métallique.
À son réveil, Rin fut aveuglé par les rayons du soleil. Quelle heure était-il ? Clignant des yeux pour s'habituer à la lumière, elle réalisa soudain, qu'elle était en retard.
Se levant d'un bond, elle fut immédiatement recoucher par une main puissante. Elle n'eut aucun mal à reconnaître son propriétaire.
« Vous m'aviez promis... » murmura-t-elle, encore faible.
« Et je tiendrai ma promesse mais avant vous allez m'expliquer une chose » répondit Sesshomaru, stoïque.
Sa voix était terne, froide. Rin su que cela ne présageait rien de bon. Elle réalisa qu'elle aurait du écouter son instinct la veille et partir en plein milieu de la nuit, dans la neige. Elle était persuadée que ce qui allait suivre était beaucoup plus inquiétant qu'une simple neige en plein milieu de la nuit.
« Depuis quand ? » débuta-t-il, en fixant la jeune femme.
Depuis quand quoi ? Elle ne savait absolument pas de quoi il parlait. Il allait devoir s'exprimait mieux s'il voulait qu'elle le comprenne.
« Je ne vois pas de quoi vous voulez parler » se défendit la jeune femme, n'appréciant pas du tout le ton qu'empruntait son interlocuteur.
Les traits du Youkai se fendirent en une grimace menaçante.
« Depuis quand le saviez vous ? »
Tiens, il la vouvoyait à nouveau...
« Je vais devoir me répéter, mais je ne vois pas du tout de quoi vous voulez parler ! » répéta-t-elle, le regard anxieux.
Perdant patience, Sesshomaru se posa face à la fenêtre.
« Depuis quand saviez vous que vous étiez enceinte ? »
Comme une attaque, le cœur de la jeune femme bondit dans sa poitrine d'une vitesse incalculable, si cela continuait, elle craignait d'y rester. Enceinte ? C'était impossible, elle n'avait pas... ! Oh ! Ça y est... cela lui revenait. Sesshomaru ne faisait pas allusion à ce que se soit lui le père... Il parlait de Kohaku...
Prise de panique, les yeux de Rin s'emplirent de larmes et la jeune femme se pointa face au Youkai pour s'expliquer...
« J-je... »
« Suffit ! » cria-t-il.
« Je vous assure... Je... je ne le savais pas... » reprit-elle, ses tremblements prenant le dessus.
Le calme, soudain, du Youkai n'inaugurait rien de bon. Il ne restait à Rin qu'une seule échappatoire celle de fuir le plus loin et le plus vite possible. Alors ne perdant pas une seconde, elle prit ses jambes à son cou et comme une course infinie, elle courut le plus loin possible de ce château. Au fur et à mesure que ses pas l'éloignait, elle entendait les cris terrifiants du Youkai signalant sa colère monstrueuse. Trébuchant sur plusieurs trottoirs recouvert de neige blanche. Elle entendit un autre cri terrifiant. Aucun rapport avec celui du Youkai. Celui là était plus féroce, plus animale. Un gros son rauque et grave. Puis par la suite, plusieurs sons. Rin, tétanisée, se releva mais elle réalisa par malheur qu'elle s'était foulée la cheville en tombant. Entendant les cris se rapprocher, elle comprit qui ou plutôt qu'est ce qui était à sa poursuite... Il ne s'agissait rien de plus qu'une meute de loups assoiffées.
Elle se rappela la mort de ses parents, sur les journaux, il était écrit tués par des bandits. Mais la vérité était tout autre. Le journal intime de sa mère lui revint en mémoire. Elle se rappela y avoir lu un jour : ''Rien n'est plus terrifiant que de ne pouvoir protéger son enfant des griffes de son destin. Il le faudra pourtant. Il nous faudra abattre cette meute de loups...''
Ses parents n'étaient pas mords par des bandits, mais par des loups !
Les cris se rapprochèrent tellement vite, qu'un craquement se fit entendre. Rin retourna son visage, horrifiée et vit pour la première fois les assassins de sa famille, se jetaient sur elle, tel des animaux enragés...
« NON ! »
Haletante, Rin se réveilla en sursaut, le cœur tambourinant dangereusement dans sa poitrine. Elle chercha la lumière et la pièce s'éclaircit . Affolée, elle regarda aux alentours. Elle vit la bouteille de whisky encore posé sur la table, son verra à moitié vide et ses vêtements sur elle. Dans le brouillard elle tenta de trouver un lien avec les événements et soudains tout prit un sens... Sesshomaru entra quelque seconde après, le visage inquiet.
Tout ceci, depuis le début n'était qu'un cauchemar...
A SUIVRE
Un grand merci à :
didie : Merci de toujours autant accrocher, j'espère que tu ne décrocheras pas de ce chapitre !
Asoka : Merci pour ton commentaire, j'ai été très touché de te lire me supplier de continuer ! Ne t'inquiète pas, je ne compte pas l'abandonner ! ;)
Lynaka : Tout d'abord je voulais te dire que je suis toujours ton histoire, mais il est vrai que je ne te laisse pas de commentaire, parce que je ne trouve rien à redire si ce n'est que j'aime beaucoup ton histoire ! En suite, je tiens encore à m'excuser de couper à un moment pareil et j'espère que tu ne m'en veux pas trop que tout cela ne soit finalement qu'un rêve... ? Ah ah, en tout cas je te souhaite bon courage pour la suite de ton histoire et encore merci !
Palamos : Sorry, my chapter is too short but I don't like to write a long chapter... ! I hope to see you for the next chapter !
Voilà voilà encore un grand merci et j'espère à bientôt ! Des bisous !
