Attention les yeux, me revoilà ! Un chapitre 14 de fait, un… Enfin… mais j'avoue que j'ai vraiment eu du mal à l'écrire celui-là et que même maintenant j'en suis pas tout à fait satisfaite ! C'est peut-être pour ça qu'il est plus court et que la fin est un peu bateau… Bah, je vais me rattraper !
Ah, et merci à ceux et celles qui m'ont fait remarquer mon erreur concernant NarcissA ! Je le saurais à présent, mais je reconnais que j'ai eu la flemme de replonger dans mes bouquins – qui sont je ne sais où d'ailleurs… peut-être mon frère – pour l'orthographe d'un prénom…
Bonne lecture !
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14] Et maintenant, je fais quoi ?
S'il avait vu la scène autrement – dans un film, par exemple –, Harry aurait sûrement éclaté de rire. Sauf que ce n'était pas un film. Ni même un livre. Ou alors, on ne lui avait vraiment pas attribué le beau rôle… Enfin, d'après lui, bien sûr. Parce que Draco n'était pas forcément du même avis. Ses yeux accrochèrent une goutte d'eau translucide qui glissait sur une épaisse mèche noire. Elle échoua au creux de son épaule, tremblota un instant, dégringola le long de sa clavicule, se faufila entre ses pectoraux, suivit le tracé de ses abdominaux avant de venir mourir dans le repli de son nombril… Le blond obligea son regard à ne pas descendre plus bas. Une dizaine de néons multicolores clignotaient dans son esprit accompagnés d'une sirène d'alarme qui hurlait depuis que la porte de la salle de bains s'était ouverte. Saute-lui dessus ! – Non ! – Saute-lui dessus ! – Non ! – Mais saute-lui dessus bordel ! Il déglutit péniblement. C'était vraiment très tentant d'obéir à ce que ses hormones lui ordonnaient vivement. D'autant plus qu'il n'avait jamais remarqué que le haut de la gorge d'Harry rougissait aussi quand il était gêné. C'était amusant, mais il était sûr qu'il pourrait y mettre des couleurs bien plus intéressantes et d'une façon beaucoup plus agréable… STOP !
Harry ne se rendait pas bien compte de la bataille qui faisait rage sous la tignasse blonde. Par contre, il voyait très bien les mâchoires serrées, les membres raides et la lueur qui brillait au fond des yeux gris. Il se recroquevilla légèrement, avivant encore plus cette étincelle. Au secours, Mione, vais me faire violer ! … Euh, ça existe les viols consentants ? Non parce que là, je dis pas que mais… Bref, c'est pas le sujet ? COMMENT JE SORS DE LA MOI MAINTENANT ? Histoire d'arranger les choses, le regard qui se promenait avec une certaine insistance sur sa peau nue commençait à provoquer chez lui une réaction très… embarrassante lorsque l'on n'est pas tout seul sous sa couette… et encore. La chaleur sur ses joues augmenta encore de quelques degrés. Le plus discrètement possible, il glissa une main sur son bas-ventre pour tenter de se cacher. Mais le regard acier suivit aussitôt son mouvement. Le survivant crut que son pauvre petit cœur allait finir par le lâcher. Prenant une inspiration sifflante, il esquissa un pas en arrière.
Ce mouvement sembla sortir Draco de sa fixation. Ses yeux remontèrent brusquement sur le visage de son colocataire. Il se releva souplement, sans le quitter du regard. Harry déglutit en faisant un nouveau pas. Maman, il va me bouffer tout cru ! Il se racla la gorge et se força à sortir d'une voix enjouée :
- Oh c'est bon, tu vas pas me faire croire qu'entre les vestiaires de Quidditch et toutes tes conquêtes tu n'as jamais vu un homme à poil ! C'est pas la mort ! Bon, en attendant je disais que…
- Potter.
La voix de l'Auror était devenue rauque et encore plus grave, comme enfumée, et il était à présent très près – trop près – du pauvre brun. A tel point que celui-ci pouvait clairement voir ses pupilles dilatées. Je disais… quoi ?
- Euh… Ecoute Dray… co ! Tu pourrais pas reculer un tout petit peu ? Non parce que là tu…
- Ferme-la.
Il déglutit et referma la bouche – qu'il avait gardée un peu entrouverte. Draco était vraiment, vraiment très, très près. Lentement, il leva les mains et les posa sur l'encadrement de la porte, de chaque côté de son colocataire. Puis, il pencha la tête sur le côté et s'avança encore, juste assez pour caler son visage au creux de son cou sans toucher sa peau. Il prit une profonde inspiration, tout son corps tremblant sous l'effort qu'il faisait pour se maîtriser. Bon sang, j'avais déjà remarqué qu'il sentait bon, mais après la douche… Zen, Draco, on ne le mord pas ! Fais quelque chose ! … Non, pas le plaquer contre le mur pour le prendre comme un sauvage. Trèèèès mauvaise idée ça… Il ferma les yeux très fort, se forçant à respirer calmement et longuement. La pression commençait à retomber dans ses veines… Enfin, avant qu'Harry ne fasse un geste inconsidéré.
En effet, le Survivant – qui ne comptait plus le nombre de fois où il avait failli mourir durant ces dix dernières minutes –, pas très à l'aise face à cette soudaine proximité, avait levé les mains et les avait plaquées sur le torse de son assaillant pour le repousser. Sans grand succès bien sûr. Au contraire, le blond s'appuya un peu plus sur lui et ses lèvres fondirent avidement sur la peau hâlée, comme affamée. Le cerveau d'Harry se déconnecta totalement au contact presque brûlant de sa bouche contre sa gorge. La seule pensée capable de traverser l'épais brouillard de chaleur et de plaisir qui avait envahi son esprit était un très développé HEIN ?
Le corps – toujours habillé – de Draco ne touchait absolument pas le sien, excepté ses lèvres, mais le brun avait l'impression d'être entièrement recouvert, voire même enveloppé par sa présence. Il ferma les yeux et se mordit la lèvre pour retenir le gémissement qui remontait le long de sa gorge alors que le blond semblait bien partit pour lui laisser la marque du siècle. Il pencha légèrement la tête sur le côté et ses mains remontèrent lentement jusqu'à entourer son cou pour le maintenir contre lui. Visiblement, son initiative fut fortement appréciée étant donné que Draco grogna contre sa peau et se rapprocha encore plus…
… Jusqu'à ce qu'un hurlement strident provienne du salon.
- DRACO !
Le jeune homme gronda une nouvelle fois, excédé, mais n'arrêta pas pour autant. Harry, lui, ouvrit péniblement un œil embrumé. Cette voix lui rappelait vaguement quelque chose…
- DRACO LUCIUS MALFOY !
Ah. Ce timbre doux et mélodieux, il l'avait bel et bien entendu auparavant. Comment oublier l'extraordinaire délicatesse de Narcissa Malfoy ? Draco serra le poing et se recula brusquement avec une exclamation de rage étouffée. Il n'en fallut pas beaucoup plus pour que le brun sorte de sa torpeur, rougisse violemment et se réfugie dans la salle de bains en claquant la porte. Son cœur battait la chamade dans sa poitrine, tout son corps le brûlait et il était sûr qu'il allait finir par tomber dans les pommes. Sans réfléchir plus longtemps, il délaissa son bain encore plein pour se ruer sous la petite douche à côté et ouvrit brutalement l'eau froide. Le contact glacé du liquide sur sa peau surchauffée lui arracha un cri, mais eut au moins le mérite de lui remettre les idées en places. Ainsi que de faire disparaître les dernières traces de mousses sur son corps. Harry s'adossa contre le carrelage et leva machinalement une main pour effleurer son cou. Il sentait encore les lèvres de Draco à cet endroit, comme deux fantômes légers…
Ok. On se calme. On réfléchit. … PUTAIN ! MALFOY VIENT DE SE JETER SUR MOI, COMMENT VEUX-TU QUE JE ME CALME ? Et il m'a fait le plus beau suçon de ma vie… Bon, ok, on m'en a pas fait beaucoup mais QUAND MÊME ! Allez, respire, Harry, respire, c'est pas le moment de tomber dans les vapes… Fffff… Lààà… Huuuu… fuuuu…. Huuu… BORDEL JE VAIS TUER HERMIONE AUSSI ! Merde merde merde merde… Raaah, et calme-toi aussi là en bas ! C'est pas le moment ! Plus froide, l'eau !
Pendant ce temps, Draco débarquait dans son salon d'un pas furieux. ELLE A INTERET A AVOIR UNE EXCELLENTE EXCUSE POUR M'AVOIR DERANGE DANS UN MOMENT PAREILLE ! DU GENRE LE RETOUR DE VOLDEMORT, PARCE QUE SINON JE LA MASSACRE ! Il écarta d'un coup de pied rageur un coussin qui entravait son passage et se jeta littéralement à genoux devant sa cheminée en aboyant :
- QUOI ?
Le visage de Narcissa Malfoy haussa un sourcil distingué au milieu des braises rougeoyantes.
- Mon fils, j'espère que ce n'est pas…
- SI, C'EST A TOI QUE JE PARLE ! QU'EST-CE QUI SE PASSE ENCORE ? J'ESPERE POUR TOI QUE C'EST UNE URGENCE !
- Bien sûr que c'est une urgence, voyons ! Crois-tu vraiment que je te dérangerai ainsi sans une raison valable ?
- ALORS QUOI ?
- Draco, il faut absolument que tu envoies un hibou à Molly pour lui expliquer la situation ! Dis-lui toi, qu'il est absolument hors de question que tu portes un costume doré ou marron pour le mariage ! Tout le monde sait que tu es fait pour porter du gris ! Bon, le noir te va parfaitement aussi, mais nous n'allons pas à un enterrement, et le blanc n'en parlons pas, il ne faudrait pas que tu fasses trop concurrence aux mariés non plus donc…
- Mère.
La femme s'interrompit, surprise par son ton exceptionnellement grave et glacial.
- Oui ?
- SERAIS-TU EN TRAIN DE TE FOUTRE DE MOI ?
- Draco, ton langage !
- AU DIABLE MON LANGAGE ! TU VIENS DE M'INTERROMPRE POUR UNE AFFAIRE DE… CHIFFONS !
Narcissa écarquilla tellement les yeux que ça semblait douloureux. Draco, lui se releva et se mit à faire les cents pas devant l'âtre, crispant et décrispant les poings en rythme. Ne pas l'étrangler, ne pas l'étranger… Tu vas te bruler si tu fais ça. Il expira profondément avant de rejeter ses cheveux en arrière. Il sentait encore tout son corps trembler. Sa mère finit par se rendre compte de quelque chose car ses paupières se plissèrent. Le jeune homme grimaça. Quand elle faisait cette tête c'était que…
- Draco, où est donc Harry ? Tu n'es pas avec lui ?
- J'y étais jusqu'à ce que tu débarques pour cette STUPIDE histoire de couleurs !
- Où est-il ?
- … Dans sa salle de bains, il a le droit non ? Et puis d'abord, ce n'est pas à toi de s'inquiéter de l'endroit où il est ! C'est MON travail ! Alors fous-lui la paix ! AH, et j'ai failli oublier… Qu'est-ce que tu lui as raconté au téléphone tout à l'heure ? T'étais vraiment obligée de lui parler de Laean ? Je croyais que tu me donnais une semaine !
- Draco. Qu'est-ce que tu lui as fait ?
- RIEN !
- Je ne te crois pas ! Pourquoi es-tu aussi énervé ? Vous vous êtes disputés ?
- BORDEL, MAMAN, DEGAGE DE MA CHEMINEE !
- Entendu.
Le visage de Narcissa disparut aussitôt des braises. Son fils poussa un soupir de soulagement et s'affala sans aucune grâce sur son canapé, les jambes croisées et les chevilles appuyées sur l'accoudoir. Son souffle était encore haché et il était sûr qu'il devait être écarlate, mais l'irruption de sa mère avait au moins eu le mérite de lui remettre les idées en places. Douche froide, en quelque sorte… Bon Dieu ! Mais qu'est-ce que j'étais en train de faire ? Qu'est-ce qu'il va penser maintenant ? Que comme je ne peux pas sortir, je vais me défouler sur lui ? Ah bravo Draco, 10 sur 10 pour le self control ! J'ai vraiment… Un bruit familier lui fit relever la tête. Comme un souffle profond… Non, elle n'aurait pas osé faire ça ! Un nuage de cendre se déposa sur le tapis devant la cheminée.
Ben si. Narcissa Malfoy se redressa avec élégance et épousseta sa manche.
- Bon. Alors, que se passe-t-il ici ?
- QU'EST-CE QUE TU FOUS ICI ?
- Tu m'as bien dit de sortir du feu, non ? Alors je suis venue. Encore heureux que tu n'aies pas bloqué l'accès depuis le manoir, cela aurait été du plus mauvais effet si j'avais dû transplaner en bas de ta rue. Maintenant, tu vas m'expliquer exactement ce qu'il s'est passé entre ce pauvre Harry et toi !
- C'est MA vie, d'accord, donc tu n'as pas à t'en mêler !
- Mais oui, mais oui. Bon, tu vas me répondre ?
- Jamais !
- Hum… J'espère pour toi que tu n'as pas effrayé mon futur gendre ! Après tout le mal que je me suis donné pour que vous vous parliez autrement qu'en vous hurlant dessus…
- Le mal que tu t'es donné ? Ça veut dire quoi ça ? Tu n'as rien fait pour arranger les choses, il me semble ! Au contraire, en ce moment, j'ai plutôt l'impression que tu cherches à m'enfoncer ! Chaque fois que tu lui parles, tout devient encore plus compliqué ! Et surtout MAINTENANT !
- Qu'étiez-vous en train de faire, dans cette salle de bains ? … DRACO ! TU N'AURAIS PAS OSE !
- Qu… NON ! Qu'est-ce que tu vas encore imaginer ? J'étais de l'autre côté de la porte ! Jamais je n'aurais cru que tu pouvais être… que tu pouvais avoir l'esprit aussi mal placé ! Il ne s'est… RIEN… passé !
Narcissa fit la moue en dévisageant son fils. Celui-ci évitait soigneusement son regard, le haut des pommettes coloré d'un joli rose vif, les yeux brillants. De plus, il n'arrêtait pas de se balancer sur ses talons, une main dans la poche, l'autre passant nerveusement dans ses cheveux. La femme plissa à nouveau les yeux et retint un sourire en coin. Elle avait l'impression de le revoir, bien des années auparavant, quand il avait fait tomber un des vases du salon durant l'absence de son père. Elle l'avait interrogé mais il lui avait affirmé catégoriquement et avec toute la fierté qui le caractérisait qu'il n'y était pour rien. Son fils était tellement visible pour elle quand il lui mentait…
Elle prit une grande inspiration, redressa le menton et posa ses mains sur ses hanches. Draco fit la grimace…
- Draco, pourquoi est-ce que tu me racontes des histoires pareilles ? Je sais qu'il s'est passé quelque chose entre vous, je le sens, alors ça suffit un peu les mensonges ! Que c'est-il passé ?
- MAIS PUISQUE JE TE DIS QUE…
- Hum… Je dérange ?
Draco se figea. Harry était dans l'encadrement de la porte, une serviette encore humide à la main, les cheveux totalement en vrac et un faible sourire gêné sur les lèvres. Merlin, il est trop craquant comme ça… Aaaaaah non, c'est franchement pas le moment ! Respiiiiire… Hum, pourquoi est-ce que le fauve fait cette tête ? En effet, Narcissa Malfoy observait d'un air stupéfait son "futur gendre", bouche bée, les yeux exorbités. Une lueur de compréhension s'allumait peu à peu au fond de ses prunelles bleues fixées sur le brun. Alarmée par son silence soudain, l'Auror tourna lentement la tête pour suivre la direction de son regard… Et tomba directement sur la marque presque violacée qui ornait le côté droit du cou du Survivant, nettement visible au milieu des mèches sombres collées à sa peau. ET MERDE !
D'ailleurs, les lèvres de Narcissa commençaient déjà à s'étirer en un large sourire triomphant et parfaitement terrifiant. Elle ouvrit la bouche… Draco la saisit rudement par le bras et l'entraîna vigoureusement vers la porte, appuyant sa deuxième main sur sa tête pour éviter de l'assommer au manteau de la cheminée – manquerait plus qu'elle s'incruste plus longtemps que prévu. L'expression de ravissement de la femme se transforma rapidement en indignation lorsqu'elle vit son fils s'emparer d'une poignée de poudre de cheminette.
- DRAAAAA… !
- MANOIR MALFOY !
Un nuage vert s'éleva, interrompant son hurlement. Draco se hâta de bloquer l'accès de sa cheminée avant de pousser un profond soupir. Il se laissa légèrement aller en avant, jusqu'à poser son front contre le mur, les yeux fermés. D'un seul coup, il se sentait fatigué, mais fatigué… Il leva lentement les mains pour se masser les tempes. Harry, pendant ce temps, observait la scène avec ahurissement. Je rêve, ou Malfoy vient de foutre ça mère dehors ? Un peu perturbé, il s'installa sur un fauteuil en frictionnant sa tignasse noire pour finir de la sécher. Décidément cette journée était vraiment trop bizarre…
Il y eut un long moment de silence, puis Draco soupira une nouvelle fois.
- Désolé…
Il s'excuse pour quoi là ? Pour ce qu'il s'est passé… ou pour s'être arrêté à cause de sa mère ?
- Je t'en prie…
- …
- …
- … Qu'est-ce que tu voulais me dire, tout à l'heure ?
- Ah euh… ça… euh… Ah oui ! MacNair ! Je crois que j'ai compris comment il avait réussi à passer…
L'Auror se retourna brusquement vers lui, les sourcils froncés par la concentration. Harry se mordit la lèvre pour en pas faire la moue alors que son colocataire repassait en mode "boulot". Celui-ci s'assit face à lui, faisant venir d'un geste agacé un parchemin et une plume avant de croiser les jambes, un pied sur son genou, pour se servir de support. Il haussa un sourcil pour l'encourager à poursuivre.
- Sérieux, j'arrive pas à croire que tu n'y aies pas pensé ! Le vendeur de pizza !
Draco haussa un deuxième sourcil, l'air de dire "tu te fous de moi là". Le brun soupira.
- Il est arrivé jusqu'à la porte sans problème, l'autre jour, parce que les sorts de protection sont conçus pour repousser les sorciers dont la magie dépasse un certain niveau ! Les plus puissants, quoi… donc les Moldus, les Cracmols et ceux qui ont très peu de pouvoir ne sont pas concernés par ta protection ! Et MacNair appartient à la dernière catégorie ! Donc, tu peux renforcer tes trucs autant que tu veux il passe dedans comme dans du beurre !
Le silence s'installa à nouveau. Les yeux acier du blond ne quittait pas le visage de Harry face à lui, sans ciller une seule fois. Ce dernier finit par s'agiter légèrement sur son siège, mal à l'aise devant tant d'insistance, surtout après… l'épisode de la salle de bains. Le blond finit par se lever brusquement, envoyant tous ses dossiers valser dans la pièce d'un grand geste du bras avec un cri de colère. Son colocataire se recroquevilla sur sa place alors qu'il laissait échapper une flopée de jurons tous plus exotiques les uns que les autres. Il prit plusieurs longues minutes pour se calmer, les yeux fixés sur les centaines de feuilles éparpillées sur le sol.
- Merde… des mois de boulot pour rien…
- … Tu veux que je prépare le dîner ?
- Fais-toi quelque chose si tu veux, moi je peux rien avaler. J'ai juste envie d'aller me coucher et qu'on me foute la paix pour aujourd'hui.
- Hm, pareil… donc euh… bonne nuit ?
- Ouais… je vais ranger un peu avant. 'Nuit.
Harry acquiesça. Vu la tête que Malfoy tirait à cet instant, il ne valait mieux pas trop le chercher. Il s'étira paresseusement et se dirigea à pas lents vers le couloir. Seulement, une fois là, il hésita brièvement. Passer la nuit dans le lit de Draco et risquer de se faire violer sans autre forme de procès, avec un blondinet de charmante humeur, ou bien aller directement dans sa chambre et faire des cauchemars jusqu'au petit matin ? quoique, ses rêves risquaient d'être bel et bien agités, mais peut-être pas de la même façon qu'auparavant… Il secoua la tête. Il n'était pas suicidaire quand même ! Avec un léger soupir de résignation, il ouvrit la porte de sa propre chambre et jeta un rapide coup d'œil à celle qui donnait accès à sa salle de bains. Il se sentit rougir. Une nouvelle fois, il porta la main à son cou et caressa la marque qu'il lui avait faite…
Bon ça suffit, tu y repenseras plus tard ! Dodo maintenant ! Il se déshabilla à la hâte et se glissa dans ses draps sans même prendre la peine d'enfiler son pyjama… De toute façon, il portait encore le parfum de Draco et il était suffisamment embrouillé comme ça ! Harry enfouit son visage dans son oreiller et ramena sa couette par-dessus sa tête, ignorant qu'à quelques pièces de là, un certain blond pensait exactement la même chose…
Et maintenant, je fais quoi ?
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Héhé… vous l'aimez toujours autant Narcissa ? … Moi je m'éclate avec elle ! Mwahaha, rien que d'imaginer la tête de Draco quand elle lui explique pourquoi elle le contacte… J'espère que ça vous aura plus ! Et que j'aurais répondu aux attentes concernant la suite de l'épisode de la douche !
See you soon, and love you so much !
