Bonjour, et seulement 23 jours entre le dernier chapitre et celui-ci… Peut-être ai-je appris à être légèrement plus ponctuelle ?
Juju.15 : Oui, je vais bien et mes révisions avancent, je suis même arrivée à regarder la saison 5 de Glee, maintenant il faut que je m'atèle à la 6 ! Merci pour tes reviews toujours fidèles, j'espère que tu aimeras ce chapitre également (il y a plus d'actions et on commence enfin à mieux connaitre Sebastian et Hunter).
Bonne lecture à tous !
Je t'aime à mourir
Chapitre 13 : La mort de Marley.
JEFFREY
Le quatorzième jour, je me réveillai un peu plus serein. Nicholas était avec moi, et nous ne nous séparerions plus jamais. Le brun ouvrit lui aussi les yeux. Il m'embrassa calmement puis nous déjeunâmes.
– Une petite balade entre amoureux, Jeffy ? me proposa-t-il.
– Euh d'accord.
Nous prîmes toutes nos affaires, et nous sortîmes de la grotte. Je le pris par la main et nous marchâmes dans la forêt. Il faisait encore humide, même si la pluie avait cessé depuis longtemps.
– C'est trempé, se plaignit le brun.
– C'est toi qui as voulu venir, Nicky.
– Je sais. Mais on aurait pu rêver mieux comme rencard.
Je rougis et rétorquai :
– Ce n'est pas un rencard.
– Ben si, je t'ai invité à sortir.
Nous rîmes et je posai ma tête sur son épaule. Alors que nous atteignions la lisière de la forêt, nous vîmes la plage avec un campement de luxe, avec des tentes, et des parasols, à seulement quelques mètres de nous, mais nous étions trop bien dissimulés pour être repérés.
– Waouh, c'est à ça que ressemble la vie des carrières ? soufflai-je.
– Ils ont juste eu de la chance de naître dans un bon district.
Il s'assit par terre, sur un petit rocher plat.
– Qu'est-ce que tu fais ?
– Je contemple la plage. Comme je ne peux pas aller plus près sans me faire tuer, j'observe de loin. C'est vraiment beau, regarde.
Je me postai près de lui et dus admettre que c'était magnifique de voir le soleil briller sur la mer bleu marine. Il passa son bras autour de mon épaule et je mis ma main sur sa cuisse.
Alors que nous commencions à nous lasser du paysage, quelque chose attira notre attention. Une silhouette plutôt petite courait vers le campement des carrières, plus précisément au tas de nourriture empilée.
– Qui c'est ? demanda Nick.
– Le gars du Douze. Je l'ai vu tuer ta partenaire de district.
Nicholas serra les poings. Le garçon du Douze, un bouclé, attrapa un sac de pommes et s'apprêta à repartir mais quelqu'un cria :
– Un intrus !
Trois personnes sautèrent hors du campement et encerclèrent le garçon aux cheveux noirs. Nous étions assez près pour les entendre parler. Quand je vis Hunter, mon cœur se serra et j'eus envie de le tuer rien qu'en le regardant. Et je ne doutai pas que Nick eut envie de faire la même chose.
– Et qu'est-ce que tu vas faire maintenant ? ricana Hunter.
– Vous tuer.
A la vitesse de l'éclair, il prit son épée et l'envoya sur la première personne qu'il vit. La jeune fille brune, Marley, s'effondra par terre, l'épée plantée dans le ventre. Blaine – maintenant, je me rappelais son nom – émit un petit rire sadique. Hunter regarda la brune tomber, impuissant. Le brun avait l'air choqué, paralysé. Sebastian, après un moment d'égarement à fixer le corps de Marley et Hunter qui la regardait avec hébétude, eut une soudaine montée d'adrénaline face à cette situation riche en émotions. Il prit un couteau dans sa ceinture et l'envoya sur Blaine qui commençait à fuir à toutes jambes. L'arme lui transperça le crâne et il tomba dans le sable, colorant le sol de rouge. Nicholas et moi ne bougions pas, nous restions plantés là comme des idiots, à regarder le massacre. Un coup de canon retentit alors et un hovercraft vint emporter le corps du garçon du District Douze. Hunter était assis dans le sable, fixant le corps de Marley qui vivait encore un peu. Elle pleurait. Le brun toucha sa joue et dit :
– Marley, reste avec moi. S'il te plait, ne m'abandonne pas.
– Hunter… J'ai mal.
– Je sais. Ce n'est rien, oublie la douleur. Regarde-moi dans les yeux.
Il prit son visage entre ses mains et l'obligea à le fixer.
– Ça va aller, d'accord ? On va s'occuper de toi.
– C'est… trop… tard, dit-elle. Je… meurs.
– Non ! s'énerva-t-il. Tu n'es pas en train de mourir.
Elle commença à fermer les yeux, peinant à respirer.
– Marley, ouvre les yeux, ne t'endors pas ! la supplia le garçon du même district qu'elle.
– Au… revoir... Hunter, chuchota-t-elle.
Elle rechercha l'air mais sa poitrine s'affaissa et sa tête partit sur le côté, fixant un point dans le vague.
– Non, Marley !
Il prit sa tête entre ses mains et lui cria :
– Ouvre les yeux, je t'en prie ! Tu ne peux pas me faire ça, réveille-toi…
Mais la brune était partie. Le coup de canon retentit sur la plage et l'hovercraft arriva. Sebastian était quelques mètres plus loin. Il regardait la scène d'un œil noir, les lèvres pincées en un rictus mauvais. Je ne sus dire s'il était dévasté ou exaspéré. Hunter dut se séparer du corps de Marley. L'hovercraft repartit et une larme coula sur la joue du brun, qu'il s'empressa de chasser. Il resta quelques minutes assis dans le sable, immobile. Sebastian finit par venir s'asseoir près de lui, vraisemblablement vide de tout sentiment.
– Hunter ? Ça va ?
Je lus un « oui » sur ses lèvres. Sebastian posa une main sur son épaule.
– Je suis désolé.
J'eus du mal à sonder son ton. Sebastian avait vraiment l'air d'éprouver de la compassion pour Hunter. Mais peut-être était-ce un masque ? Il paraissait cacher des sentiments plus profonds et en penser plus sur cette mort qu'il ne voulait bien le montrer. Hunter regarda le garçon du Deux et soupira.
– Est-ce que tu voudrais que je te laisse tranquille, ou que je reste là pour te réconforter ? demanda Sebastian, soudainement gêné.
Le plus grand des deux reporta son attention sur le sable fin et haussa les épaules. Sebastian se mordit la lèvre, indécis. Il finit par caresser maladroitement les cheveux du garçon, puis il se leva et regagna le camp. J'avais du mal à comprendre son comportement, tantôt proche de Marley, tantôt proche de Hunter.
– Viens, Nick, on s'en va.
– Mais non ! On pourrait les tuer tout de suite, on gagnerait directement !
– Nick…
Il baissa les yeux et céda.
– Bon d'accord.
Je pris sa main et le tirai vers la grotte. Nous fîmes un grand feu et mangeâmes à notre faim. Nous nous enroulâmes dans les couvertures puis je chuchotai :
– Demain, c'est le grand final. Nous les tuerons et nous gagnerons.
– Et nous rentrerons à la maison…
– Oui.
Il leva les yeux vers moi.
– Je t'aime, Jeffy.
– Moi aussi, Nicky.
Il redressa la tête et m'embrassa, avant de reprendre sa position initiale, la tête contre mon ventre. Je caressai rêveusement ses cheveux. Demain, nous rentrerions chez nous, une fois Sebastian et Hunter morts.
Voilà, bon aucune surprise pour le déroulement de ce chapitre, tout était dans le titre… Mais bon ! J'espère que ça vous aura plu, n'oubliez pas de reviewer et dites-moi ce que vous pensez de l'attitude de Sebastian…
