Orpheline de Sainte Anne

Disclaimer : L'histoire et certains personnages m'appartiennent, mais l'univers de Twilight reste la propriété de Stéphanie Meyer.

Résumé : L'orphelinat de Saint Anne reçoit chaque année plusieurs jeunes enfants. Bella, petite fille de 5 ans, s'y trouve depuis sa naissance. Mais Saint Anne, est loin d'être un endroit doux et chaleureux. Et que dire du père Thomas, le cauchemar de tous ces jeunes orphelins... Bella trouvera-t-elle quelqu'un pour s'occuper d'elle ?

Réponse aux reviews :

Eliza09 : Coucou ! Je suis heureuse de voir que tu continues à suivre cette histoire. C'est vrai que je cherche à vous tenir en haleine le plus possible. J'aime lorsqu'il y a des rebondissements, et des faits inattendus. Et oui, comme prévu, Edward va devoir se maitriser face au doux sang de Bella (classique lol). Mais je compte bien sur le père Thomas pour faire « bouger » un peu les choses. Accroche-toi, ce chapitre est haut en couleur ! PS : Merci pour ton petit mot de la fin. J'adore écrire, mais j'adore encore plus être lu. Donc c'est un véritable plaisir pour moi de rapidement posté, de nouveau chapitre de ma fic, pour ne pas trop vous faire languir. Biz

Laulau83 : Ah ah ! Le « gentil » père Thomas, vient comme d'habitude, mettre un peu de piquant dans tous sa lol ! Merci pour ta review et pour ta fidélité.

Anma : Merci pour ta review, elle m'a fait très plaisir. Tu n'aimes pas beaucoup le père Thomas, à ce que je vois ? Lol Mais tu as vu juste, Edward va le griller ! Je te laisse sans attendre savourer ce nouveau chapitre.

Julie : Je suis contente de savoirque le dernier chapitre t'a plu. Sinon, il est vrai que je ne peux pas m'empêcher de torturer la pauvre Bella. Cependant, je remarque que tu es la seule à aimer le retour du père Thomas lol. Mais tu as raison, Edward ne va pas le rater au passage, et il va en avoir pour son argent. Sans attendre, voici la suite de l'histoire.

Diaries Damon : Et oui, ma cruauté est sans limite lol ! Pour moi, le retour du père Thomas était primordial au bon déroulement de l'histoire. Mais ne t'inquiète pas, il aura bien assez tôt ce qu'il mérite. Sinon, ne t'excuse pas de ne pas m'avoir posté de commentaire. Le simple fait que tu lises, avec autant d'enthousiasme, et de plaisir mon histoire, me satisfait totalement. PS : J'ADORE les chiens ! Tu as vraiment de la chance de pouvoir en avoir autant. Après tout, ils sont les meilleurs amis de l'homme. Bisouxxx

Annadriya : Je te remercie de ta review. Tes compliments m'ont sincèrement touchée. Et oui, le retour du père Thomas était inévitable lol ! J'espère que cette suite te plaira.

Estelle Uzumaki : Merci pour ton commentaire. Oui, ça me trottait dans la tête depuis un moment, de faire une bataille de farine avec les Cullen pour personnages. Je te laisse découvrir la suite de cette histoire. Bisouxxx

Chapitre 14 : Le retour du père Thomas

Les murs ternis par le temps, les couloirs sombres et froids, et les enfants abusés et désenchantés, étaient les premières étrangetés que l'on pouvait remarquer émanant de cet endroit. Non, rien n'avait changé à l'orphelinat de Sainte Anne. L'ambiance malsaine régnait toujours en ce triste lieu. Les bonnes sœurs continuaient à se mentir elle-même, face à la maltraitance que subissaient les orphelins, chaque jour. Quant à l'emblématique père Thomas, il continuait à faire régner la peur et le désespoir, au sein de sa « prison ». Celui-ci, assit dans son bureau personnel, observait avec minutie les informations qui lui étaient parvenus.

Les Swan, pauvres diables, avaient été arrêtés pour maltraitance aggravé sur mineur. Un rictus s'étendu sur ses fines lèvres, la « Simplette » semblait avoir bien changé depuis toutes ces années. Dans le journal que lui avait transmis M. Durial, assis face à lui d'un air affolé, la photo de la fillette de dix ans – les yeux hagards – s'étendait en première page de l'Alaska News Paper. Le père Thomas ressentait un plaisir vicieux à observer ses longs cheveux noirs – qu'il savait délicat comme de la soie – ses beaux yeux chocolat, et ses douces lèvres charmeuses. Oui, la « Simplette » avait grandie.

- Que comptez-vous faire, Père Thomas ? Demanda le maire Durial, d'une voix tremblotante. Les médias ne tarderont pas à s'intéresser à nous. Et si la fillette venait à parler ? Il y a déjà cet avocat, ce M. Johnson, qui fouine un peu trop de notre côté.

Son interlocuteur se contenta de le dévisager d'un air dégouté. Le père Thomas se disait qu'il n'aurait jamais dut faire alliance avec un faible pareil. Ces hommes politiques étaient les pires à ces yeux. Ils jouaient les gros durs, se prenaient pour les maitres du monde, mais il suffisait qu'un de leur secret soit révélé pour qu'il s'effondre et cours se cacher la queue entre les jambes.

- Très cher ami, répondit-il d'une voix affable, cette gamine ne dira rien. Dois-je vous rappeler, que d'après l'article, elle est devenue une débile, une… attardée ? Bien qu'à mon sens, cela ne change rien à son état antérieur. Et puis, la « Simplette » était muette, lorsqu'elle résidait à l'orphelinat. Même en ayant toute sa tête, elle n'aurait rien dit.

Oui, la « Simplette » ne disait jamais rien. C'est ce qui la rendait si précieuse aux yeux du père Thomas. L'avoir perdue, deux ans auparavant, l'avait aigri durant de longues semaines. Frappée les autres enfants ne l'excitait pas autant que lorsqu'il la battait, elle. Cette enfant l'avait, à coup sûr, totalement ensorcelé. Se dépêchant de chasser son visiteur indésirable de son bureau, le prêtre réfléchit à la meilleure façon de récupérer son précieux bien. Après tout, les Swan ayant perdus leurs droits parentaux, il était normal que la morveuse revienne à la « maison ». Souriant, il appela sœur Leatitia à venir dans son bureau. Celle-ci arriva peu de temps après, tête baissée, attendant ses instructions.

- Commande-moi un billet d'avion pour le prochain vol, en direction de l'Alaska. Ordonna-t-il d'une voix froide. Je veux être parti ce soir !

Leatitia se dépêcha de quitter les lieux pour exécuter sa tache, sans poser de question. Père Thomas, satisfait, admira une fois de plus la photo de la fillette, avant de quitter son bureau. Longeant les couloirs, il apostropha méchamment, tous ceux qui croisaient sa route. Lorsqu'une fois dans la cour de jeu de l'établissement, son regard croisa celui de la petite Cécile, il ne put empêcher sa langue mutine de caresser ses minces lèvres. En réalité, beaucoup de choses avaient changés à l'orphelinat de Sainte Anne. Les enfants avaient grandis, les petites filles s'étaient embellis, et les envies du père Thomas avait naturellement évoluées, eux aussi.

En y réfléchissant bien, dès sa jeunesse, cet homme avait déjà été prédestiné, à être ce qu'il était aujourd'hui. Avec un père absent, et une mère drogué qui le battait, l'enfant qu'il était alors, ne pouvait qu'éprouver une haine viscérale envers les femmes. Par ailleurs, à sa misogynie, s'ajoutait le dégout qu'il avait de son souvenir de lui-même enfant. Lorsqu'il repensait à sa propre faiblesse face aux coups de bâtons de sa mère, - et à sa couardise face aux étrangers qui dormaient dans le lit de cette femme, et qui le giflait joyeusement en partant – il ne pouvait que se mordre la langue jusqu'au sang. Il se détestait, il détestait son enfance, et cela l'avait conduit à détester tous les enfants, sans exception. Ces petits êtres faibles et apeurés, ne faisaient que lui renvoyer en pleine face, sa propre impotence d'antan.

Pourtant, s'il avait choisi de consacrer sa vie à l'église, c'était pour se guérir de tous ces vices. Mais dès lors l'archevêque de son monastère avait choisi de l'envoyé dirigé un orphelinat religieux, il avait senti que tous ses démons referaient surface. Il se savait impuissant face à sa perversion, et il ne lui avait pas fallu longtemps pour corrompre l'orphelinat de Sainte Anne. Enfin, il était celui qui détenait le pouvoir. Lorsque les bonnes sœurs, lui avait présenté tous les enfants de l'établissement, la petite Bella avait immédiatement attiré son attention. Chétive et mignonne, elle ne pouvait être que son souffre-douleur favori.

Aujourd'hui, comme tous les hommes, il éprouvait des besoins charnels qu'il ne pouvait malheureusement pas satisfaire. Il savait que c'était un grave péché, en tant que prêtre, lui qui s'était engagé à ne pas forniquer avec le sexe opposé ou autres. Mais la petite voix, qui lui susurrait continuellement de perverses pensées, le poussait à satisfaire ce besoin bestial. Les femmes adultes, lui rappelant son horrible mère - image dégradante hantant son esprit - il s'était tourné vers ses "précieux" orphelins. Et aujourd'hui enfin, il allait pouvoir récupérer, le plus inestimable de ses joyaux.

Le père Thomas voulait pourtant, tout au fond de lui-même, lui aussi recevoir de l'amour. L'amour auquel il n'avait jamais gouté venant de sa défunte mère, qui avait elle-même fini par se pendre il y a des années de cela. A sa mort, et face à ses affreux vices, dont il avait malgré tout conscience, le père Thomas avait lui aussi pensé à se suicider. Mais les lignes de la bible qu'il relisait chaque soir - « Ne savez-vous pas que vous êtes un temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous? Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, celui-là, Dieu le détruira. Car le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c'est vous. » (Prière, I Corinthiens 3, 16-17) - l'empêchait à chaque fois de commettre cet horrible péché. Non, il ne pouvait pas attenter à son existence. Pas avec tous les effroyables actes qu'il avait connaissance d'avoir commis. Tremblant, il se disait que les portes de l'Enfer, seuls, s'ouvriraient pour l'accueillir. Cet homme avait, en réalité, depuis longtemps vendu son âme au Diable. Secouant vivement la tête, il chassa ces sombres pensées de son esprit, avant de partir boucler ses valises.

Il était arrivé tôt le matin à Juneau, fatigué par son long voyage en avion, et s'était immédiatement rendu à l'hôpital qui avait été mentionné dans le journal. Une fois dans le hall du Mémorial, il s'était forcé à demander, gentiment, sa route à une infirmière qui passait rapidement devant lui.

- Isabella Swan ? Demanda celle-ci. Elle n'est plus dans nos locaux depuis hier soir. Désolée, mon père.

- Quel dommage. S'apitoya-t-il, faussement. Moi qui me faisais une joie de pouvoir la revoir. Voyez-vous, j'ai fait un si long chemin jusqu'ici. Usant des maigres revenus que nous possédant…

La pauvre femme, gênée, regarda autour d'elle pour réclamer de l'aide à ses collègues. Certaines personnes, présentes dans le grand hall, observait curieusement la scène. Les autres membres de l'équipe médicale, préférèrent discrètement, ne pas se mêler à cet étalage. Serrant les dents, suite au reniflement triste de l'homme face à elle, l'infirmière hésita à prendre tout simplement la fuite.

- Monsieur, mon père, je… Je ne peux vraiment pas vous aider. Chuchota-t-elle vivement. La famille qui s'occupe d'elle tient, absolument, à rester discrète.

- Mais je ne compte assurément pas les ennuyer ! S'offusqua le père Thomas, en haussant volontairement le ton, pour attirer encore plus l'attention. J'ai pratiquement élevée cette petite, je veux juste savoir où elle est, et si elle va bien. Mon enfant, comprenez donc mes bons sentiments.

Tout autour d'eux des murmures de sympathie s'élevèrent. « Quel homme merveilleux », s'extasia une vielle femme. « Et quelle belle preuve d'altruisme, mon père », rajouta une autre. La pauvre infirmière, se sentit comme cerné, par tous ces commentaires de compassion. Dans l'histoire, c'était elle, la mauvaise. Mordillant ses lèvres, elle prit la décision qui s'imposait.

- Mon père, tenez. Dit-elle, en écrivant prestement quelques mots sur un papier, qu'elle avait vivement saisit à l'accueil. C'est l'adresse de la famille qui l'a accueillie. Surtout, mon père, ne leur dite pas que vous venez de moi. M. Cullen est médecin ici, et il me connait. Je risque de graves ennuis, vous comprenez ?

- Allez en paix, ma sœur. Répliqua le père Thomas, en lui arrachant presque, le bout de feuille des mains.

Tournant les talons, il monta dans la vieille voiture qu'il avait louée, et armée d'un plan de la ville, se dirigea vers la nouvelle maison de la « Simplette ». La jeune infirmière, figée, regardait encore les portes d'entrée du Mémorial, que venait juste d'emprunter le prêtre. Un de ses collègues, s'approcha d'elle, curieux de savoir ce qui l'avait autant traumatisée. Il pensait, à tort, qu'elle se remettait lentement de la scène dont elle avait été actrice. Supportant mal l'attention déplaisante, des autres patients et visiteurs, qu'elle venait de recevoir.

- Non. Répondit pourtant la jeune femme à son ami. Ce sont ses yeux, à ce prêtre. A un moment, j'ai presque crut voir le Diable…

Voilà, comment le père Thomas, s'était retrouvé devant la porte des Cullen. Dans sa tête, un plan s'était déjà initialement formé. Il allait profiter de l'inattention des nouveaux gardiens de la « Simplette », pour lui parler, et la convaincre de choisir de revenir avec lui à l'orphelinat de Sainte Anne. Pour lui, la gamine ne pouvait pas être aussi malade, que les journaux le prétendaient. Elle saurait le reconnaitre, il en était certain. Lorsque, sonnant à la porte d'entrée, un géant l'avait ouvert, il avait légèrement hésité à s'exprimer. Mais la folie qui possédait toute son âme, le poussa à continuer, dans sa vaine entreprise. Après s'être fait passer pour un ami proche de la « Simplette », le jeune homme face à lui, l'avait permis d'entrée dans l'immense villa. Une fois arrivée dans le vaste salon, se moquant totalement des autres personnes présentes dans la pièce, ses yeux s'étaient littéralement scotchés à la petite Bella, allongée au sol. Dans un souffle, et sans quitter sa proie des yeux, il se présenta.

- Bonjour, je suis le père Thomas. Dit-il d'un ton aimable. J'étais l'ancien tuteur de Bella, à l'orphelinat de Sainte Anne.

Le prêtre vit avec un plaisir évident, le corps de la morveuse se tendre aux sons de sa voix, avant qu'elle ne se mette à convulser. Charmant. Tout simplement, charmant. Mais, ce qu'il n'avait pas prévu, ce fut la dure et froide main, qui en un quart de seconde, l'avait saisi à la gorge. Ne touchant en quelques instants, déjà plus le sol de ses pieds, il fixa avec incrédulité son assaillant.

Edward, les lèvres retroussé sur ses belles dents blanches, observait ce parasite avec un profond dégout. Volontairement, il laissa la bête en lui, le rendre plus meurtrier, et savouré l'âcre parfum de la peur, qui emmenait de cet homme « pieu ». Celui-ci, s'agitait faiblement, cherchant son souffle. Père Thomas, pensa alors, que ce fou allait le tuer. Non. Il était hors de question qu'il meure sans avoir accompli ce qu'il était venu faire en Alaska. Il refusait de partir sans avoir ne serait-ce qu'une seule fois, goûté, à la douce peau de la « Simplette ».

- Oui, continue, petit moucheron. Susurra sensuellement, la voix de son agresseur. Donne-moi encore plus envie, de te tordre le cou, infâme créature.

Personne ne comprenait réellement toute l'ampleur de la situation qui se déroulait actuellement. Pourquoi Edward semblait-il aussi assassin envers cet inconnu ? Quelle véritable relation liait leur petit ange à cet individu ? Toutes ces questions devraient malheureusement attendre, car brusquement, la voix affolée d'Alice résonna dans la pièce :

- Carlisle, vite, Bella fait une crise ! Elle ne respire plus !

A SUIVRE.

Pff… Je suis heureuse d'avoir pu développer un peu plus le personnage du père Thomas. Qu'en pensez-vous ?