Coucou tout le monde !

Un deuxième chapitre dans la même journée en guise d'excuse !

J'espère qu'il vous plaira. N'hésitez pas à partager vos impressions avec moi j'adore ça !

Bisous bisous !


Le Réconfort de ses Bras

Par Lilly

OoOoO

Chapitre 13

Je suis installé sur l'un des tabourets devant l'îlot central, buvant un café tout en lisant un livre, lorsque Bellamy se lève. J'ai entendu son téléphone sonné il y a quelques minutes, je suppose donc que c'est ce qui l'a réveillé et qu'il doit certainement partir bosser... J'entends ses pas s'approcher dans mon dos, puis s'arrêter. Ses bras se glisse autour de moi, son torse contre moi dos et sa tête se pose sur mon épaule, respirant l'odeur de mes cheveux. Je referme le livre et prend appuis contre lui, fermant les yeux pour profiter de sa chaleur. Au bout d'une longue minute, je murmure, comme pour ne pas briser le calme de ce moment :

- Il faut que tu ailles bosser, c'est ça ?

- Quoi ?, s'étonne-t-il doucement.

- L'appel que tu as reçu et qui t'a tiré hors du lit, c'était le boulot, non ?

- Non. C'était ma sœur.

- Donc pas de boulot ?

Il rit légèrement et son rire fait trembler mon corps.

- Tu sais que tu es mignonne quand tu n'ose pas tout simplement me dire que je te manque et que tu aimerais qu'on passe une journée ensemble ?

Je desserre légèrement ses bras pour pouvoir faire tourner mon tabouret et lui faire face. Je fais la moue devant son air moqueur tout en enroulant mes jambes autour de son bassin et mes bras autour de son cou. Les siens reste sagement autour de ma taille mais ses yeux brûlent déjà de désir. J'avoue que j'aime l'effet que j'ai sur lui.

- Tu me manque et j'aimerais qu'on passe une journée ensemble. Admets-je. De préférence dans un lit. Et nus.

Cette fois, il rit franchement et je ne peux moi-même pas empêcher un petit sourire amusé d'étirer mes lèvres.

- Tu es diabolique, tu le sais ça ?

- Disons plutôt que je sais quels arguments utiliser. Rectifié-je avec malice.

Ses mains passent sous mon tee-shirt dans mon dos pour caresser ma peau nue ce qui me fait frissonner.

- Je suis désolé chérie. Mais cette après-midi je dois aller bosser.

Je fais la moue alors il dépose un rapide baiser sur mes lèvres avant d'ajouter :

- Mais je peux rester toute la mâtinée avec toi. De préférence nus et dans notre lit. Plaisante-t-il.

- Je suppose qu'une demi-journée c'est mieux que rien. Soupiré-je théâtralement.

- Bientôt, ok ? Bientôt je passerais plein de journées entièrement avec toi. C'est promis.

- Et c'est quand « bientôt » ?, m'enquiers-je.

- Quand on aura finis d'enregistrer entièrement l'album.

- Oui, mais après ça, tu devras écrire les chansons pour l'album suivant. Et ensuite, il faudra enregistrer l'album suivant. Et ainsi de suite.

- Je peux écrire des chansons entièrement nu dans un lit avec toi. Je crois que je serais très inspiré, je t'assure. Plaisante-t-il.

Cela à pour but de me faire rire et ça marche. Ses mains sortent de sous mon tee-shirt pour se poser sur mes cuisses.

- Lit, donc ?, s'enquiert-il.

- Tu ne veux pas petit-déjeuner avant ?

- Hum, laisses-moi réfléchir : petit-déjeuner ou sexe ?, fait-il semblant de réfléchir. Sexe, sans hésiter.

Ses mains passent sous mes cuisses et me soulève.

- J'ai pas finis mon café. Dis-je, faussement outré.

- Tant pis, il y a des priorités dans la vie. Rétorque-t-il en me frappant une fesse.

- Eh !, répliqué-je en lui frappant l'épaule.

- Si on continue comme ça, je crains que nous tombions dans le SM. Plaisanta-t-il.

- Tu aimerais teeeeellement ça.

- Pas faux. Rit-il.

OoOoOoO

- Un cour de yoga ?, soupiré-je. Tu es venus me tirer de mon lit pour un cour de yoga ?

Mon pessimisme n'entache même pas un peu la bonne humeur de Raven qui continue de sourire, toute guillerette. Octavia, quant à elle, semble évaluer la situation. Son regard passe de l'enseigne à Raven, puis de Raven à moi et de moi à l'enseigne.

- C'est super chouette, non ? Ils font un cour d'essai gratuit aujourd'hui.

- Tu sais que c'est la première journée de repos de mon mari depuis super longtemps aujourd'hui ?, m'enquiers-je.

- Il semble que tu me l'as dis quand je t'ai appelé ce matin. Ironise-t-elle.

- Et sais-tu depuis combien de temps j'attends de pouvoir passer toute une journée nus dans un lit avec mon mari ?

- Ah, beurk !, s'exclame Octavia en portant ses mains à ses oreilles. Je crois que je ne pourrais plus jamais parler de ta vie sexuelle avec toi, désolé.

- Et, bizarrement, je crois que je n'aurais plus jamais envie d'en parler avec toi. Plaisanté-je.

- Les filles, vous cassez l'ambiance !, gronde Raven.

- Peut-être parce que tu nous as réveillé à sept heures un dimanche matin pour aller faire du yoga. 7H, Raven !, rappelle Octavia.

- J'ai lus un livre sur la thérapie conjugal et ça dit que pour recréer des liens il faut faire des activités ensemble et sortir !

- Sauf qu'on n'est pas un couple. Interviens-je.

- Et on est trois. Ajoute Octavia.

- Ouh, bizarre. Commenté-je.

- Trop bizarre tu veux dire. Complète-t-elle.

- Les filles !, s'exclame Raven pour attirer à nouveau notre attention. Recréer des liens !, insiste-t-elle en nous foudroyant du regard.

Octavia est la première à craquer :

- O.K.

Le regard de Raven se fixe donc sur moi.

- Eh bien, je suppose que maintenant que je suis levée et là autant y aller. Me résigné-je.

- Ne t'inquiète pas, ça dure une heure, ensuite je te ramène chez toi et tu pourras être nus avec ton mari toute la journée. Plaisante Raven, de nouveau toute guillerette.

Cela a pour effet d'arracher une grimace de dégoût à Octavia qui me fais rire. Raven se place entre nous et nous attrape un bras à chacune avant de nous entraîner joyeusement à l'intérieur.

OoOoOoO

Nous regardons toutes les trois les autres participants réaliser la position avec la bouche grande ouverte. Le professeur de yoga a mit tous les anciens devant pour montrer l'exemple aux nouveaux qui se trouvent donc derrière. Et cela fait plus d'une demi-heure que nous tentons tant bien que mal de réaliser les figures. Et merde, je me suis même casser la tronche et je suis sûr que je me suis casser le coccyx. Ou, au moins que j'ai un bleu de la taille du Montana sur le cul.

- C'est inhumain un tel truc. Commente Octavia en penchant la tête sur le côté, détaillant la posture de la femme juste devant nous.

- Tu m'étonne, si j'essayai ça me vaudrait un deuxième bleu au cul. Réponds-je.

- C'est pourtant toi la plus sportive de nous trois ces derniers temps. Lance Raven.

Nouvelle grimace de dégoût d'Octavia et je commence sérieusement à soupçonner Raven de faire exprès de faire des allusions à ma vie sexuelle pour embêter Octavia. En même temps c'est vraie que toutes les nouvelles grimaces qu'elle fait sont vraiment très rigolote.

- Il faut qu'on s'inscrivent les filles !, décide Raven.

- Ouai, sans moi. Soupiré-je.

- Il a dit qu'on saurait tous faire ces positions dans quelques mois !, argumente-t-elle. Imagine toutes les positions du Kamasutra qu'on pourra réaliser après ça.

- Beurk. Grogne à nouveau Octavia.

- Je ne parlais pas forcément de Clarke mais de nous trois !, précise Raven.

Nos regards amusés se tourne vers elle et elle semble se rendre compte du sous-entendus qu'elle vient de maladroitement faire.

- Oui, enfin vous avez compris. Dit-elle, tournant au rouge.

- Je ne suis pas convaincu. Soupire Octavia.

- Recréer des liens, les filles !, insiste Raven.

- On pourrait pas recréer des liens en faisant du shopping ?, proposé-je.

- Non. Dit-elle, catégorique.

- Ou, en faisant des soirées télé ?, continué-je.

- Non !, répéta-t-elle.

Je soupire profondément mais un échange de regard avec Octavia me dit que je vais finir par céder. Recréer des liens. Sauver notre amitié. O.K. J'ai compris.

- Très bien. Mais pas le cours du dimanche matin. Préviens-je aussitôt.

Raven se met à sautiller sur place en tapant dans ses mains. Aussitôt, toutes les anciennes du cour se retourne vers nous pour nous faire un « chuuut » sonore. Les cris hystériques de Raven ne vont pas trop avec l'ambiance zen de la musique diffusée mais quand même...

OoOoOoO

Quand je rentre à neuf heures trente, Bellamy vient tout juste de se lever et petit-déjeune dans la cuisine.

- Alors ce cour de yoga ?, lance-t-il quand j'entre dans la cuisine.

- Une vraie séance de torture !, assuré-je.

J'attrape une tasse et me sers un café en soupirant d'aise quand je remarque qu'il est tout chaud.

- Ah... Donc vous allez vous arrêter au cour d'essai ?

- Non, on s'est inscrites.

Il fronce les sourcils en me dévisageant :

- Je croyais que c'était une séance de torture ?

- Et je confirme. Pour preuve j'ai un magnifique et énorme plus sur la fesse droite.

Cela a au moins le mérite de le faire rire :

- Sérieux ?

- Sérieux !

- Comment as-tu fait ton compte ?

- J'ai tenté de faire une figure acrobatique !

- Je paierai cher pour voir ça. Continue-t-il en riant toujours.

- Ce n'est pas très drôle de te moquer de moi, je souffre beaucoup !

- Oui, mais si tu verrais la tête indignée que tu fais, toi aussi tu serais morte de rire. Assure-t-il.

Je me contente de lever les yeux au ciel.

- Et d'ailleurs, je n'ai toujours pas eu mon bisou du matin. Fait-il remarquer.

- Tu arrête de rire dans ce cas. Préviens-je en le menaçant de ma petite cuillère.

- Promis.

Satisfaite, je laisse tomber la petite cuillère dans ma tasse et m'approche de Bellamy pour déposer un baiser sur ses lèvres. Il en profite pour m'attirer sur ses jambes.

- As-tu conscience que je suis toute poisseuse ?, m'enquiers-je.

- Je ne suis pas encore lavé. Me rappelle-t-il.

Il boit une gorgée de son café avant de me demander :

- J'avais prévue de t'emmener à la patinoire cette après-midi mais je suppose que la gamelle de ce matin t'a vacciné.

- Oh, j'adore la patinoire !, m'exclame-je comme une petite fille le jour de noël.

- Oui, mais tu te prend toujours des gamelles.

- C'est pour ça que tu es là pour m'empêcher de tomber !, rétorqué-je.

- Le plan B c'était de passer la journée au lit, entièrement nus comme tu l'avais suggéré il y a quelque temps.

- La patinoire. Réponds-je sans l'ombre d'un doute.

- Eh, c'est injuste ! Moi j'ai choisi le sexe contre le petit-déjeuner la dernière fois !

- Ouai, mais ça c'est parce que tu es un mec chéri !