Salut,
Je sais. Je poste toutes les semaines mais j'adore écrire sur ma petite Molly et Sherlock donc je le fais, comme une folle ! Je sais qu'il peut y avoir pas mal de fautes et pardonnez moi.
Je me rappelle avoir dit qu'il restait 4 chapitres avant la fin, je tiens à dire que j'ai menti ! Il n'en restera que 2 avant la fin hyper triste de ma fanfiction (ceci est à prendre aux mots !).
Bref, je vous laisse avec la lecture du chapitre qui a un début... un peu GROS ! Mais ce n'est pas grave. Oh et si vous voulez un épilogue (un chapitre en plus), dites-le fans les reviews !
Bonne Lecture !
Cinq pépins d'oranges. Dans l'enveloppe se trouvait cinq pépins d'orange. Molly fronça les sourcils puis regarda son ami. Elle était confuse et n'y comprenait rien. Elle se sentait inutile à côté de lui et son frère.
Sherlock la regardait avec insitance. Il lui expliqua la signification du contenu de l'enveloppe sauf que la particularité de ses pépins étaient qu'ils étaient écrasés. La jeune femme lui demanda le sens de l'écrasement de ses derniers mais il ne put lui répondre. Elle le dévisagea lorsqu'il partit en direction de sa chambre. Il s'y enferma sans une explication ce qui agaçait Molly.
Elle courut jusqu'à la porte de la chambre où elle avait dormi la veille. Elle s'aprêtait à frapper quand elle entendit la voix de Sherlock au travers de la porte.
"-Oui. On fait quoi, donc ?
-...
-Non, on ne peut pas faire ça. Nous ne sommes pas sûrs de ce qu'il va faire ou ce qu'il a prévu pour elle.
-...
-Oui, je sais. Mais son dessein est peut-être plus grand que ce que nous pensions.
-...
-Comment peux-tu me demander de lui faire ça, s'énerva-t-il ?
-...
-Je le sais aussi. Tu n'as plus à me traiter comme un enfant, Mycroft.
-...
-Elle... Compte à mes yeux.
-...
-Ne sois pas incensé. Rien de ce que tu dis, est vrai.
-...
-Je ne fais pas dans les... sentiments avec elle.
-...
-Et toi, alors ? Pourquoi avoir autant pris soin d'elle ? Je t'avais juste demandé de garder un oeil sur elle, pas de devenir son ami. Tiens, au passage, cela voudrais dire que tu m'as menti. Tu as un... poisson rouge, cher frère.
-...
-Oh que si. Bref, je reviendrais sur ça plus tard. Tu passes la chercher alors ?
-...
-Bien."
Molly avait tout entendu. Elle resta plantée devant la porte, le regard dans le vague, choquée d'incompréhension. Elle ne savait plus quoi penser.
La porte s'ouvrit sur Sherlock ce qui la sortit de sa léthargie. La jeune femme secoua sa tête puis se força à lui sourire.
"-Mycroft vient, demanda-t-elle ?
-Non, dit-il froidement. Mais une voiture va venir te chercher. Il a besoin de te parler.
-Ah oui, s'étonna-t-elle ? D'accord... Tu ne viens pas ?
-Non. Je dois encore savoir ce que manigance Moriarty.
-Ouai, soupit-elle."
La fin de matinée passa lentement pour Molly. Sherlock ne parlait pas et Mme Hudson était partie chez sa soeur depuis que Jim s'en était pris physiquement à elle. Baker Street était mort. Pas une mouche n'avait dérangé ce silence de plomb. Elle s'était donc enfermée dans sa chambre avec de vieilles affaires non-résolues que Sherlock lui avait passé au cas où elle s'ennuyerait.
Sherlock, vers le déjeuner, vint la chercher pour lui dire que sa voiture était là. Molly descendit avec son trench beige et ses baskets en cuire blanches au pieds. Le chauffeur lui ouvrit la porte. Elle s'installa et la voiture démarra peu après.
Il l'enmena au bureau "privé" de Mycroft. 'Anthea' attendait devant l'immeuble. Comme d'ordinaire, les deux jeunes femmes s'échangèrent des sourires radieux. La secrétaire l'amenna à son patron qui consultait un dossier. Elle annonça l'arrivée de la pathologiste en frappant puis ferma la porte de verre derrière elle.
Molly se sentait toujours plus... petite dans ce bureau. Il la faisait se sentir mal à l'aise malgré les sourires chaleureux de son ami. Il l'invita à s'asseoir puis se racla la gorge. Elle le regardait droit dans les yeux, posa ses mains bien à plats sur ses cuisses puis l'écouta parler.
"-Tu sais ce qu'il se passe. Je sais que Sherlock t'a parlé. Il t'a tout expliqué, j'espère. Te sens-tu prête ?
-Prête pour, demanda-t-elle surprise ?
-Il va falloir que tu te prépares à toutes les éventualités, Molly.
-Non,je ne suis pas prête à mourir encore pour une chose aussi insignifiante que d'avoir fourni un corps pour que Sherlock puisse vivre.
-Ce n'est pas ce que j'ai dit, dit-il calmement.
-Ah oui ? Mais tu l'as envisagée. Et ne me dis pas le contraire."
Ils s'observèrent mutuellement pendant de longues minutes. Elle attendait quelque chose, qu'il lui dise une chose rassurante ou apaisante. Mais rien de cela ne se fit.
"-Tu as raison. Je ne peux pas, dit-il froidement en s'adossant à son siège en cuir hors de prix. J'ai envisagé avec mon frère tous les scénarios possibles mais pas celui où tu serais la principale cible. Mais il fallait s'y attendre.
-Oui, je sais. Je suis la personne qu'il n'avait pas prévue dans son plan. De toute façon, c'est logique que vous n'ayez pas pensé à moi car je suis insignifiante, murmura-t-elle.
-Non. Tu as ton importance pour mon frère et moi. Il ne le montre peut-être pas comme tout le monde, mais il le fait... à sa manière."
Molly soupit en le regardant. Il était toujours sincère avec elle mais avec plus de délicatesse et d'éducation que son cadet. Mais elle les trouvait sympathiques et gentils. Elle lui sourit tristement et lui demanda si ils avaient un plan. Mycroft aquiesa et le lui expliqua mais tout ce qu'elle entendait, n'était que du bruit à ses oreilles. Certainement trop technique pour elle. Elle hocha donc niaisement la tête de temps à autres.
Après son très long monologue, la jeune femme eut envie d'aller aux toilettes. Molly s'excusa auprès de son ami, sortit, trouva 'Anthea' et lui demanda où se trouvait les toilettes. Malgré que ce ne soit pas la première fois qu'elle vienne, elle ne se souvenait jamais où elles étaient. La belle assistante les lui indiqua avec toujours son radieux sourire sur son visage. La pathologiste la remercia et s'y dirigea en courant, presque.
Lorsqu'elle sortit pour rejoindre Mycroft dans son bureau, elle se sentit suivie. Molly se retourna plusieurs fois mais il n'y avait personne. Ce tenait devant elle à chaque fois, un couloir noir et inquiétant. Mais pas une personne à l'horizon. Donc elle continuait sa route en se disant qu'elle devenait paranoïaque.
Or à un croisement de plusieurs couloirs, Molly sentit une main puissante lui encercler la taille. Elle commença à se débattre et voulut crier mais l'homme lui mit un mouchoir imbibé d'un tranquillisant qui l'endormit.
La jeune femme se réveilla avec un mal de crâne phénoménal qui la fit gémir de douleur. Elle ouvrit les yeux et découvrit une pièce humide, avec pour seule source de lumière une ampoule qui n'arrêtait pas de bouger au-dessus d'elle. L'impression de tambour dans sa tête était emplifié par le bruit d'une énorme hélice, comme un énorme ventilateur tournant au ralenti. Molly n'arrivait pas à distinguer les contours de la pièce où elle se trouvait à cause de l'obscurité. Mais malgré cela elle se sentait observée comme dans les couloirs du MI5.
Mycroft. Elle essaya de se lever mais elle était ligotée. Des cordes emprisonnaient fermement ses pieds et ses mains à tel point qu'elle sentait du sang rouler entre ses doigts. Elle avait l'impression que ses poignets lui brûlaient atrocement. Sa chaise en bois lui broyait le postérieur. Elle devait être là depuis un certain moment !
Molly était effrayée. Elle se mit à crier le plus fort qu'elle pouvait même si cela lui faisait encore plus mal à la tête. De toute évidence un de ses vaisseaux sanguins, dans son cerveau, était bouché. Mais elle continua malgré tout, à s'en faire ressortir les veines du cou et devenir rouge. Lorsqu'elle vit quelqu'un sortir de l'ombre, elle cessa tout cri.
Le visage de la jeune femme devint blanc comme un linge. Ses yeux s'écarquillèrent. Son pouls s'accéléra. Sa respiration était difficile. Elle tremblait comme une feuille sur un arbre en pleine tempête. Il s'arrêta juste devant elle avec son sourire machiavélique au coin des lèvres. Il n'avait pas changé. Pas d'un poil. Il était exactement comme la dernière fois qu'elle l'avait vu.
"-Je t'ai manqué, dit-il ?
-Jim, soupit-elle..."
