Auteur : Evandar, la seule et l'unique

Traductrice : mava-chan Beta : moi-même, je pense que c'est suffisant ^^

Excuses : HE oui, ça fait très longtemps que je n'ai pas posté, croyez-moi ça m'a manqué aussi mais en guise de cadeau de Noël, moi, j'ai reçu un joli virus que je n'ai toujours pas réussi à enlever jusqu'à aujourd'hui. Donc, voilà, mais étant donné que je m'étais moi-même promis de terminer ce projet, j'ai emprunté l'ordinateur de quelqu'un pour publier les hcapitres que j'avais traduis à l'anvance (oui, j'avais prévu un triple chapitre pour Noël...).

Malheureusement je n'ai pas le temps nécessaire pour répondre aux reviews, mais je les lirai toutes... Encore merci à tous pour votre fidélité et par avance pour les reviews ^^


Serpens Armarum.

Chapitre 14 : Confrontations.


La fin du premier jour d'Harry à Poudlard fut plutôt difficile. Hermione était déterminée à découvrir ce dont les jumeaux lui avaient parlé et Ron était aussi motivé qu'Harry pour l'empêcher de le faire. Cependant, Ron voulait aussi savoir ce qu'il avait bien pu se dire sur lui. Ce pourquoi Ron et Hermione s'étaient pris la tête sur la vie privée d'Harry durant tout le trajet jusqu'en Histoire de la Magie.

Ils n'avaient même pas remarqué qu'Harry s'était éloigné d'eux pour aller aux côtés d'un Neville beaucoup plus calme.

« Bonjour, Harry. » dit-il. « Ils se disputent encore ? »

Harry acquiesça. « Ca me tape sur les nerfs. » avoua-t-il. « Ma compagnie ne te dérange pas, n'est-ce pas ? »

Neville sourit timidement. « Bien sûr que non. » Il fit une courte pause puis reprit la parole. « Tu as l'air différent cette année, Harry. »

« J'ai passé un été intéressant. » concéda Harry. « J'ai passé beaucoup de temps à repenser à tout ce qui s'était passé l'année dernière. Je crois que j'ai mûri un peu. »

Neville acquiesça, semblant d'accord avec lui. « Aussi longtemps que tu vas bien. » dit-il. « C'est le plus important. »

Harry sourit. « Merci, Neville. »

Il passa l'heure d'Histoire de la Magie assit aux côtés de Neville, à écrire des lettres à Tiberius et Linael. Hermione continuait à lui jeter des regards vexés du coin de la salle mais heureusement pour lui, Ron avait été entraîné dans une spirale d'ennui par la voix de Binns. Harry fut très soulagé d'avoir étudié l'Histoire en autodidacte pendant l'été, cela rendait les cours beaucoup plus intéressants. La révolte des gobelins sur laquelle la voix de Binns n'arrêtait pas de bourdonner était censée être l'une des batailles les plus excitantes, brèves et sanglantes de l'histoire des gobelins.

Alors que la leçon touchait à sa fin, Harry avait fini d'écrire ses deux lettres et avait entamé un jeu du pendu avec Neville. Lorsque la cloche sonna, il avait réussit à prendre l'avantage sur l'autre garçon avec un mot de quatre lettres définit par 'créature non humaine' - Drow. Il rassembla promptement ses affaires et eut tout juste le temps de les mettre dans son sac qu'Hermione se planta devant son bureau.

« Qu'est-ce que tu écrivais ? » demanda-t-elle.

« Qui dit que je ne prenais pas de notes ? » rétorqua-t-il en se demandant si elle aussi était impliquée dans le petit plan de Dumbledor.

« A la fin du cours, tu faisais l'imbécile avec Neville. » lui dit-elle. « Et tu n'as jamais été intéressé par l'Histoire auparavant. »

« C'est parce qu'ici, elle est très mal enseignée. » répondit-il. « Mais quand on l'étudie par soi-même, ça devient une matière vraiment intéressante. »

« Hermione. » fit-il doucement. « Est-ce que tu comprends le principe d'intimité ? »

Elle se recula comme s'il l'avait giflée. « Pas besoin d'être si dur, Harry. » dit-elle froidement. « Je me faisais juste du soucis pour toi. »

« Pourquoi ? » demanda-t-il. « Pourquoi t'inquiètes-tu autant pour moi ? Je suis heureux, Hermione. Je n'ai pas eu à supporter les Dursley, j'ai passé un très bon été tout seul, et j'ai commencé à manifester de l'intérêt pour mes études. Je suis heureux. Pourquoi veux-tu tellement me rendre triste ? »

« Ce n'est pas ça. » dit-elle. « Le Professeur Dumbledor m'a écrit cet été en me disant que ça a dû être très difficile pour toi de te remettre de toutes les choses que tu as vu dans la Chambre et il m'a demandé de te surveiller pour voir si tu n'avais pas changé de côté. »

Alors elle aussi faisait parti du plan. « Dumbledor n'a aucun droit sur ma vie. » lui siffla-t-il. Elle tressaillit. « Si tu voulais savoir si j'allais bien, tu aurais simplement dû me le demander et me croire lorsque je donnais la réponse. »

« Harry - » commença-t-elle.

« Je vais bien, Hermione. » l'interrompit-il. « Maintenant, laisse-moi seul. »

« Mais tu n'en as jamais parlé, Harry ! » cria-t-elle. « Ce n'est pas sain d'enfermer les choses comme ça. Tu dois parler de ce qui s'est passé. »

« Qu'est-ce que tu veux que je dise Hermione ? » demanda-t-il. « Qu'un garçon de douze ans était terrifié parce qu'il devait affronter un Basilic de soixante pieds de long tout seul ? Tu veux vraiment que je te dise ça, parce que si je le faisais, se serait mentir. Est-ce que c'est ce genre de choses que tu veux savoir ? C'est ça que Dumbledor et toi voulez entendre ? »

« Mais Harry, nous étions inquiets, c'est tout. » dit-elle.

« Tu n'as aucune raison de l'être. » lui dit-il. « Et je n'ai pas besoin que tu le sois. »

Elle s'approcha. « Tu ne peux pas cacher tes sentiments pour toujours. » dit-elle. « Au final, ils finissent toujours par sortir. Lorsque tu auras besoin de parler, tu sauras où me trouver. »

Elle s'en alla et Harry baissa son regard vers son bureau. Il retira prudemment ses griffes, enfoncées dans le bois, avant que l'envie ne lui prenne d'arracher le bureau. Hermione ne faisait que descendre dans son estime à toujours vouloir être vertueuse.

« Harry - » commença Neville.

« Si jamais tu me demandes si je vais bien, je fais disparaître tes oreilles. »

« Um, d'accord. » répondit-il nerveusement. « Je le garderai à l'esprit. En fait, j'allais simplement te demander ce que c'était que tout ça. »

Harry le regarda. Neville avait l'air soucieux mais son visage était si honnête qu'Harry était sûr qu'il n'était pas en train d'essayer de le tromper. Il soupira. « Dumbledor a envoyé Hermione, Ron et le reste des Weasley m'espionner. » dit-il calmement. « Je ne sais même pas pourquoi. Il essaie de contrôler ma vie. »

« C'est…inquiétant. » dit Neville. « Je veux dire, ce n'est qu'un directeur. Je connais beaucoup de gens qui le respectent et tout ça parce qu'il est très puissant mais c'est juste un directeur. Ce n'est pas les services sociaux ou le Ministre de la Magie. »

Harry acquiesça. « Je pense qu'il a peur que je vire du côté des Ténèbres. » avoua Harry.

« Tu l'as fait ? » demanda Neville.

« Non ! » s'exclama Harry en faisant sursauter Neville. « Non, bien sûr que non. Je suis juste…plus mâture, je pense. »

« Oh. » dit Neville. « Tout va bien alors. »

Harry le regarda, en proie à la confusion. Neville haussa les épaules. « Je ne sais pas si tu l'as remarqué, Harry, mais tu es le sorcier le plus puissant de notre année. » dit-il. « Probablement de toute l'école en y pensant bien. Et lorsque tu entreras en possession de tes pleins pouvoirs, tu vas devenir très effrayant. Si tu étais devenu 'mauvais', on aurait tous été foutus ; mais puisque tu ne l'es pas, alors tout va bien. »

« Um, tu as raison Neville. » dit Harry faiblement. « Je le garderai à l'esprit. »

Neville leva les yeux au ciel. « Allez viens. » dit-il. « Tu penses vraiment que n'importe quel sorcier ordinaire aurait été capable de parer le Sort de la Mort ? Que n'importe quel enfant de douze ans aurait pu faire face à un Basilic de soixante pieds de longs et en plus de cela gagner ? Que n'importe quel enfant de onze ans aurait été capable de faire…tout ce que tu as fait en Première Année ? Tu es fort, Harry, plus fort que tout le reste d'entre nous et de loin. »

« Dumbledor dit que c'est l'amour de ma mère qui m'a sauvé. » dit-il calmement. « Du Sort de la Mort et de Quirell. »

Neville avait très incrédule. « Je n'arrive pas à croire que tu as gobé ça, Harry. » dit-il. « Lily Potter n'était pas la seule mère que Tu-Sais-Qui a tué ou torturé. Elle n'était pas la seule personne qui ait essayé de défendre son bébé. Mais tu es le seul qui ait survécu. »

Harry fit un énorme sourire. « Je pense qu'on peut maintenant affirmer que Dumbledor est un menteur. » dit-il.

« Oh, probablement. » dit Neville. « Et même sans ça, il saute aux conclusions tellement haut qu'il a besoin du sortilège de lévitation pour les rattraper. »

Harry ricana. « Merci, Neville. » dit-il. « Bon, on ferait mieux d'y aller ou on va finir par être en retard pour Sortilèges. »

Ils ne furent pas en retard, mais Hermione ne manqua pas de les fixer tous les deux lorsqu'ils retrouvèrent le reste de leur classe dans le couloir. Ron avait l'air tendu. Son regard passait sans cesse d'Harry à Hermione, comme s'il était persuadé que l'un d'entre eux était sur le point d'exploser.

L'heure de Sortilège passa rapidement et très vite ce fut l'heure du déjeuné. Harry n'était pas vraiment pressé d'aller manger. Non seulement il allait être coincé dans une pièce avec Dumbledor - qui n'était vraiment pas son personnage préféré en ce moment - mais en plus, il allait appliquer l'une des décisions qu'il avait prises cet été.

Il avait réalisé, sans la plus petite once de peur, que ses instincts de serpent n'étaient pas vraiment enchantés à l'idée de voler. Un jour, dans sa chambre à l'hôtel, il avait essayé de planer sur son balai. Il avait à peine tenu une minute avant qu'une peur panique ne l'emmène aux toilettes juste à côté. L'idée de jouer au Quidditch faisait geler le sang d'Harry dans ses veines.

Il allait quitter l'équipe de Quidditch.

Il ne se faisait aucune illusion sur le fait que cette décision allait le rendre très impopulaire. Il était certain qu'Olivier ne le lui pardonnerait jamais et que le Professeur McGonagall allait le convoquer dans son bureau et lui faire un sermon - et peut-être même l'envoyer chez Dumbledor - pour ne pas avoir repris le poste d'Attrapeur après qu'elle ait outrepassé les règles pour l'intégrer à l'équipe. Ses camarades Griffondor allaient le haïr également pour avoir efficacement réduit en petites pièces leurs chances de gagner la Coupe de Quidditch.

Cependant, le Professeur Snape allait probablement apprécier le geste. Harry était pratiquement certain que l'homme allait en tirer un grand plaisir, ce qui n'allait faire qu'empirer la réaction du Professeur McGonagall.

« Tu peux me garder une place ? » demanda-t-il calmement à Neville. « Je dois aller parler un instant à Dubois. »

« Sans problèmes. » répondit Neville.

Harry s'approcha de Dubois et du reste des Septièmes Années non sans une petite pointe d'appréhension. 'Les serpents ne sont pas faits pour voler' se dit-il. 'Pas ce serpent-là en tout cas.'

« Hey, Olivier ? » dit-il nerveusement.

Olivier se retourna et le salua d'un chaleureux sourire. « Bonjour, Harry. » dit-il. « Impatient de commencer la prochaine saison de Quidditch ? »

Harry remua de nervosité. « En fait, c'est de cela dont je voulais te parler. » dit-il. « Je cède ma place dans l'équipe. »

Cela prit une seconde pour que les mots fassent leur chemin. Et lorsqu'ils furent assimilés, la réaction se fit explosive. « Tu es en train de me dire que tu veux t'en aller ! » s'écria Olivier. Harry cilla. Il savait très bien que la pilule serait dure à avaler, mais la réaction d'Olivier était…

« Tu ne peux pas partir ! » continua Olivier. En criant comme ça il avait réussit à s'attirer l'attention de toute la Salle. « Tu ne peux pas ! Tu es notre Attrapeur star ! »

« Si, Olivier, je peux. » dit Harry. « Je suis désolé, mais j'ai besoin de plus me concentrer sur mes études. »

Il avait parlé à voix basse. Mais ça importait peu. La Grande Salle était tellement silencieuse qu'on aurait entendu une épingle tomber.

« Je sais que la Coupe de Quidditch représente beaucoup pour toi et pour notre Maison, mais je dois réorganiser mes priorités. »

« Mais…mais… » bégaya Olivier.

« Je suis désolé. » dit Harry en mettant un terme à la conversation. Il se détourna et se dirigea vers la place que Neville avait gardée pour lui, tout en combattant son envie de courir se cacher. Tout le monde dans la Grande Salle le regardait.

Neville le regardait avec stupéfaction, comme s'il n'avait jamais vu Harry auparavant. Harry se laissa tomber sur son siège et saisit le pichet d'eau. Il n'avait pas très faim.

Il se sentit encore moins affamé lorsque toute la table des Serpentard se mit à applaudir, se mettant debout pour lui faire une standing ovation. Il arrivait à entendre des sifflements et des « Merci Potter ! », criés pour couvrir tout le bruit. Il s'enfonça un peu plus sur sa chaise et jeta un coup d'œil à la table des professeurs. McGonagall, en état de choc, le visage blanc comme un linge, le fixait tandis que Snape avait l'air…stupéfait et à moitié curieux comme si Harry s'était subitement transformé en licorne.

Dumbledor le regardait aussi. Ses yeux bleus ne brillaient pas, pour une fois, et il arborait un air très sérieux. Harry tendit la main vers sa coupe et le leva en un salut moqueur, prenant grand soin de rencontrer le regard pénétrant de Dumbledor en même temps.

« Toi, tu sais vraiment comment provoquer les choses. » lui dit Neville calmement, même s'il avait beaucoup de mal à l'entendre sous les acclamations des Serpentard.

« Alors. » dit Harry. « Tu es toujours d'accord pour devenir ami avec le garçon le plus impopulaire de Griffondor ? »

Neville se mit à rire. « Bien sûr. » dit-il. « Mais la prochaine fois, préviens-moi avant de faire quelque chose de cette trempe-là. »

Harry fit une moue moqueuse. « Mais si je fais ça, se ne serait plus amusant. » se plaignit-il.

Neville secoua la tête et se remit à rire.


Voilà, c'est fini pour ce soir...normalement, j'en ai encore jusqu'au chapitre 21, ce qui devrait me laisser avec une publication hebdomadaire au moins un petit mois pour espérer régler mon problème de virus....

C'est désèspérant, franchement !!!

Bon, sur ce...Good night and good luck !