Salut les filles !
CHAPITRE ANNIVERSAIRE AUJOURD'HUI !
Vous vous rendez compte ? Cela fait déjà 1 an que j'ai commencé à écrire cette fanfiction, qui ne devait compter que 2 ou 3 chapitres... et j'en suis au 14ème à présent ! Pour fêter cela comme il se doit, je me devais de marquer le coup avec un chapitre !
C'est maintenant chose faite !
J'ai eu quelques difficultés à trouver l'inspiration, mais je ne pouvais pas laisser passer cette date ! J'espère donc que ce chapitre vous donnera autant de plaisir que j'en ai eu à l'écrire !
ENJOY !
Si Akashi était l'« Empereur » et bien, de son côté, Aomine serait le « Roi ».
Oui mais, allez-vous me demander, le roi de quoi exactement ?
De la zone.
De la Friendzone, même.
Sauf que ce soir, la donne allait changer...
Parce qu'il allait le faire...
Enfin.
Coûte que coûte.
Il s'était même préparé psychologiquement. Dès que sa mère avait franchi la porte de l'appartement, Aomine s'était imposé une routine, un entraînement quasi-militaire en guise d'échauffement. D'abord, il avait sorti TOUS ses magazines de leurs cachettes. Y compris les mieux planqués et les plus anciens. Même ceux qui avaient carrément les pages collées entre elles suite à... quelques « séances » de mano a mano avec Daiki Junior. Bref, pas besoin de vous faire un dessin, je pense que vous voyez le topo !
Là, c'était du sérieux !
C'était la guerre !
Stop, on ne joue plus !
L'heure du grand test était arrivée !
Et donc, pour mettre toutes les chances de son côté, Aomine s'était muni de ses... munitions les plus efficaces. Spéciales « gros calibres », comme le précisaient d'ailleurs les couvertures des ouvrages aux pages écornées et rapiécées. Puis, il était allé chercher une boîte de mouchoirs neuve et autant dire qu'Aomine devait consommer à lui seul la totalité de la production qui sortait de l'usine Kleenex au Japon (non, ce chapitre n'est pas sponsorisé par la célèbre marque de mouchoirs, mais jamais l'envie leur prenait, je suis joignable par MP et ouverte à toute négociation...).
Il s'était ensuite installé dans son futon, jambes écartées, pantalon sur les chevilles, tel une femme enceinte sur le point d'accoucher. Parce que voyez vous, les toilettes n'était pas assez spacieuses à son goût... Rien ne valait le contact des draps sous ses doigts... ni un oreiller dans lequel mordre lorsque le plaisir se faisait trop intense... Pour finir, Aomine avait attrapé l'une de ses lectures philosophiques sur le sens de la VIE et il l'avait ouvert sur la double-page centrale qui... représentait une jolie fille nue sur une plage déserte. L'eau salée venait lécher son corps de gazelle et elle portait un ravissant... piercing au mamelon droit. C'était d'ailleurs tout ce qu'elle portait. Sans compter que la taille volumineuse de sa poitrine le rendait particulièrement visible/voyant.
Pour commencer, le bleu empoigna sa lame à la manière d'un escrimeur et il caressa les courbes de la sirène indécente du bout des doigts, avec sa main libre. Entamant des mouvements de pompe semblables à ceux d'un massage cardiaque, il tenta de prodiguer les premiers secours au muscle inerte pendant plusieurs minutes.
Mais rien à faire.
C'était l'électrocardiogramme plat.
D'aucuns vous diront qu'Aomine Daiki avait toujours été doué avec avec un ballon entre les mains. C'était comme s'il était né sur un terrain de basketball. Son corps avait toujours su quoi faire... se mouvant selon sa propre volonté, dribblant, esquivant les adversaires et tirant instinctivement vers le panier... C'était comme si le bleu connaissait toujours la trajectoire parfaite à donner à son ballon, sans avoir à la calculer, à la visualiser ou à la jauger.
Mais pour le reste...
Et bien, Aomine était loin d'être aussi adroit... Le basket était une seconde nature chez lui, mais même pour le sexe, les choses s'avéraient plus complexes qu'elles n'y paraissaient. Cela lui avait pris plusieurs années pour connaître les réactions de son corps sur le bout des doigts et identifier tous ses points érogènes... .. Se donner du plaisir manuellement n'était pas quelque chose d'inné chez lui. Et autant dire que cet apprentissage de l'onanisme ne s'était pas fait uniquement dans la joie et la bonne humeur...
Après tout, on ne fait d'omelette sans casser des œufs.
Là, c'était exactement pareil.
Les jeux en solitaire n'étaient franchement pas le fort d'Aomine au départ. Ainsi, à l'aube de son treizième anniversaire, il s'était retrouvé exempté de matchs pendant plusieurs semaines... pas parce qu'il s'était malencontreusement blessé à l'entraînement, non, mais bien parce qu'il avait trop fait usage de son poignet pour d'autres types de panier... Résultat des courses : une belle foulure ! Il n'avait pas franchement revendiqué ce fait d'arme et il avait même caché la vérité à sa mère, ainsi qu'à ses coéquipiers. Surtout à ses coéquipiers. C'était déjà assez humiliant de devoir squatter le banc des remplaçants alors que les autres joueurs comptent sur vous, donc pas besoin d'en rajouter, merci bien. Heureusement à l'époque, Nijimura-senpai l'avait couvert. Autant dire que les choses se seraient passées trèèèèèès différemment si Akashi avait été capitaine, à ce moment-là...
Enfin bref, tout cela pour vous dire que, non, très clairement, Aomine Daiki n'était pas un dieu du sexe, contrairement à ce qu'il clamait. En réalité, il était même extrêmement pathétique dans ses tentatives d'apprentissage et s'en tenait finalement au bases du basique. Même un gamin maîtrisait sans doute mieux son engin que lui !
Oh et vous ai-je déjà parlé des cicatrices présentes sur Daiki Junior... ? Non... ? Ah... je croyais ! Alors, figurez-vous que...
… Mais je m'égare !
Ce sera pour une prochaine fois !
Et j'en profiterai également pour vous raconter la rupture du frein d'Aomine...
Une histoire PASSIONNANTE ! Pleine de bravoure, de suspense et de douleur !
Sisi... je vous l'assure ! Vous allez adorer, parce que vous êtes des femmes et que, par conséquent, vous ignorez (tout comme moi, merci Seigneur...) à quel point ça fait horriblement mal !
Mais bref ! Revenons-en à notre mouton ! Ou plutôt, à notre bonobo en chaleur !
Tenant son T-shirt relevé à l'aide de ses dents, Aomine fouilla à l'aveugle sous son oreiller... à la recherche de quelque chose de bien précis. Et non, vous ne rêvez pas... puisqu'il s'agissait des... grolles de Kagami. Qui étaient les siennes auparavant. Vous suivez toujours... ?
Mais alors que va bien pouvoir faire le basané avec ? Les renifler ? Mettre sa kikoute dedans pour se faire du bien ?
Ah non hein ! Point de tout cela ici, je vous rassure immédiatement ! Aomine a déjà bien assez de fétichismes bizarres comme cela... Non, en fait, il se contenta de les garder près de lui, triturant un peu les lacets des innocents Jordan's pour se donner de l'inspiration. Il ferma les yeux et visualisa Kagami avec SES baskets au pied, sautant dans les airs... volant comme un ange au dessus d'eux, droit vers le panier pour déposer gracieusement le ballon dans son nid.
« Hmm... Kagami... »
D'habitude, ça suffisait. Preuve qu'Aomine était bien atteint...
Mais là, rien.
Rien de rien. Son dernier espoir ne suffisait pas à le faire hisser le pavillon noir. Alors même pas la peine de penser à se lancer à l'abordage du vaisseau « Hitomi » ce soir...
Ce qui lui confirma deux choses.
La première, c'est qu'il avait VRAIMENT besoin d'aller à cette foutue boutique d'apothicaire chinois bizarroïde tout à l'heure. Peut-être trouverait-il là-bas de quoi lever les voiles et enfin sortir du port, après plusieurs jours coincé à quai.
Et la seconde, c'est qu'il était également très fatigué. Mais genre, plus que d'habitude, étant donné qu'il était déjà crevé en permanence...
Et dans ces cas-là... la meilleure chose à faire était encore de pioncer... pioncer et attendre que ça passe. Pioncer et reprendre des forces pour pouvoir assurer ce soir. Et pioncer pour l'énergie de traîner sa carcasse jusqu'à la fameuse boutique, surtout...
Alors c'est ce qu'il fit.
Il bascula en arrière dans son futon aux draps en désordre et ne sentant pas franchement la lessive. Il devrait peut-être les changer d'ailleurs avant l'arriver d'Hitomi, non ? Et planquer ses magazines cochons un peu mieux aussi... Naaaaaaan probablement pas. C'était une actrice de films pornos après tout, elle avait sûrement l'habitude de voir des trucs bien plus tendancieux au quotidien. Par contre, ne pas oublier d'aller acheter quelques capotes et également ouvrir la fenêtre pour aérer, ne serait franchement pas du luxe. Quoique... techniquement, il devait y encore y avoir les préservatifs que sa mère lui avait taxés, dans sa chambre. Mais la dernière fois qu'il était allé fouillé là-bas, ça avait failli mal tourner, donc bon, autant en racheter dans un distributeur en bas de la rue. Et prendre du lubrifiant aussi. Ca aide toujours. Et puis, ça fait « gars prévoyant ». Ouais, c'est bien, ça.
Du plat du pied, il bouta le magazine hors du lit et il serra les shoes de Kagami contre son petit cœur triste. Sans oublier sa peluche Hello Kitty, si gentiment gagnée POUR LUI par le tigre. Voilààà... là, il était bien... ! Il n'était que treize heures à peine, après tout... et d'habitude, le week-end, s'il n'avait pas un match à jouer, il émergeait rarement avant quinze heures.
Ne prenant même pas la peine de régler son réveil ou son téléphone pour le réveiller un peu plus tard dans l'après-midi, Aomine s'endormit presque instantanément, ses deux bébés dans les bras et sa limace pendant encore à l'air libre...
Direction le Pays de Morphée...
Dernièrement, Aomine se mettait à rêver dès qu'il fermait les yeux.
Et cette fois n'y fit pas exception...
Un petit garçon court dans les bois.
C'est lui.
Il n'a que... quoi... ? Huit ou neuf ans à tout casser...
Il se souvient de ce chapeau d'explorateur ridicule que sa mère le forçait à porter pour le protéger du soleil. Ce chapeau ridicule qui a un élastique à passer autour du cou pour éviter qu'il ne s'envole. Et Aomine court vite, alors ça arrive, parfois.
Satsuki se moque souvent de ce chapeau.
Elle le traite de bébé.
Alors un après-midi, prétextant lui montrer une nouvelle cachette super trop cool interdite aux filles, il en profite pour l'amener près de la rivière. Là où tous les jeunes se réunissent pour fumer et boire. Mais il les ignore cette fois-là. Et à ce moment précis, il attrape une grenouille et la pose sur la tête de la malheureuse jeune fille.
Satsuki crie, se débat et s'enfuit en courant.
Ahaha ! C'est trop drôle
« Bien fait ! » Pense t-il, fier de sa vengeance.
A son tour de se moquer d'elle !
Depuis, Satsuki, elle est fâchée. Alors elle ne veut plus venir jouer avec lui. Pas grave, il n'a pas besoin d'elle. En plus, elle n'aime pas trop s'aventurer dans les bois, parce qu'elle a peur de salir sa robe ou un truc comme ça. Une fois, elle est tombée et s'est esquinté le genou. Lui aussi, ça lui arrive souvent, là par exemple, il a deux beaux pansements sur les jambes. Et même un sur le nez. De toute façon, elle court pas assez vite Satsuki, alors c'est nul ! Il est toujours obligé de l'attendre, quand elle l'accompagne.
Mais pas aujourd'hui ! Hihi ! Il a même ramené son épuisette pour pêcher des écrevisses. Un grand du collège lui a même montré où en trouver la dernière fois, c'est juste à côté du coin aux grenouilles ! Peut-être qu'il ira tout à l'heure ? En tous cas, pour le moment, il court droit devant lui, sans jamais quitter le sentier. Il paraît que les grands ont découvert un truc trooooooop cool ! Daiki ne sait pas trop de quoi il s'agit, mais il court... et court encore !
« C'est tout droit ! » Lui a dit celui qui porte des lunettes.
Il fonce, il sent le vent dans ses cheveux courts.
Ca fait du bien... Il se sent libre.
Et soudain, il l'aperçoit, au bout du chemin...
Jamais il n'avait vu cela auparavant...
Qu'est-ce que c'est ?
Méfiant, Daiki contourne le petit muret de grosses pierres rondes, disposées en forme de cercle. Il se penche en avant, se penche encore... Hmm... Il y a cet immense trou. Mais il ne voit rien au fond... Peut-être n'y a t-il pas de fond ?
C'est bizarre ce truc...
Daiki plisse les yeux, puis recule. Il regarde autour de lui et...tiens ? Oui, ça pourrait marcher... Alors il prend une bouteille de bière vide qui traînait à ses pieds et il la jette de toute ses forces dans le grand trou.
Il tend l'oreille et entend le verre se briser en se fracassant en bas. Oh ! C'est drôle ce bruit ! Attends, attends... et maintenant ? Il envoie un bâton subir le même sort. Le bruit est moins fort. Et si... ?
Daiki fonce chercher des munitions.
Il prend des cailloux de toutes les tailles et de toutes les formes. Il les lâche tous en même temps. Plouf ! Plif ! Plof ! Hmm... il doit y avoir de l'eau tout en bas. C'est un puits ? Oui ! Il y a une corde reliée à une barre ! Daiki tire dessus pour remonter ce qui s'y trouve. Un seau ? D'accord ! Mais pas d'eau dedans, pourquoi ? Il y a plein de bouteilles d'alcool encore pleines. Elles sont toutes froides, malgré la chaleur du soleil qui tape au dessus de lui. Ah d'accord ! Il doit faire bien frais dans ce trou...et les grands le savent ! Peut-être qu'il pourrait apporter des glaces et les cacher ici la prochaine fois !
Le grand à lunettes avait raison !
C'est cool comme endroit ! Trop cool pour le montrer à Satsuki !
« Aucune fille n'est autorisée à venir ici. » Lui a t-on dit.
Ben oui... les filles c'est nul... ça fait rien que pleurer et ça se fait tout le temps mal ! Lui, il n'a même pas versé une seule larme quand il s'est blessé les jambes dans des ronces ! Bon d'accord... en vrai, il a pleuré un peu... mais juste cinq minutes ! Pas plus !
Alors il revient... et revient encore... jour après jour, tout l'été. A chaque fois avec quelque chose à jeter. Parce que ça fait des sons différent à chaque fois ! Et puis les grands, ils disent que si tu fais des offrandes au puits, ton âme sœur apparaîtra au fond un jour... Mais Daiki, il ne voit que du noir pour l'instant. Peut-être qu'il n'a pas d'âme sœur ? C'est quoi une âme sœur, d'abord ? Il ne sait pas trop... quand il a posé la question aux grands, ils ont ri. Et quand il a demandé à Maman, elle a répondu qu'il « comprendrait quand il sera plus grand ! » Grrrr... Maman lui répond souvent comme ça quand il pose trop de questions... c'est sûrement parce qu'elle a la flem' de lui expliquer !Mais du coup, ça lui donne encore plus envie d'être grand maintenant ! Comme ça, il pourra jouer avec les autres garçons et il saura plein de trucs d'adulte !
Puis l'été passe...
Et les années passent...
… Daiki se rend de moins en moins souvent au puits...
Et un jour, il finit par oublier son existence...
Comme tout le monde...
Il joue au basket. Il entre au collège.
Il joue contre Inoue en finale.
Il est heureux, jamais il n'avait été aussi excité !
Mais... le match se passe mal. Tout est trop facile pour lui... Inoue est brisé. D'ailleurs, Daiki entend un bruit de verre qui éclate lorsqu'il passe près de lui... Ca lui rappelle le puits... Le puits qui avale les objets qu'on lui jette... Le puits qui avale... tout...
Même la douleur que Daiki ressent à ce moment-là ?
De rage, le soir, il se rend dans les bois et il jette son ballon de basket dans ce gouffre.
Il ne veut plus le voir.
Il ne veut plus se voir non plus.
Mais les choses ne s'arrangent pas...
Aomine est fatigué.
Aomine n'aime plus le basket.
Il voudrait disparaître comme ce ballon.
Et si c'était la solution ?
Pendant la chute il serait libre...et ensuite, quand il s'écraserait tout à fond... quel bruit ferait son corps en heurtant la surface dure ?
Alors Aomine se rend au puits. Il a pris sa décision.
Il veut que ça s'arrête, vite.
Mais lorsqu'il arrive, le puits est scellé par une dalle de béton.
Merde... sa souffrance va continuer, alors ? Il n'a même pas droit à son repos...
Pourquoi ?
Le sort s'acharne contre lui.
Il s'endort là. Il se sent bien. Il ne suffoque même pas. Il a l'impression d'être dans la Zone... Sous l'eau, son corps noyé dans cet endroit sombre... avec des bulles qui virevoltent autour de lui. Et le silence... le silence... qui le rassure. Est-il mort ? Non... il rêve simplement. Et la porte s'ouvre... et derrière se tiennent Kuroko et Momoi... dans le puits et... au fond... il y a cette crinière rouge... Eclatante même dans l'obscurité. Le garçon sourit et lui tend la main. Aomine la saisit... il sent qu'on le tire vers la surface. La chaleur brûle sa peau. Non... il ne veut pas partir... le vrai monde est si effrayant... Ici, tout est facile. Au fond du trou. Dans le gouffre... Mais il ne veut pas lâcher cette main si douce...
Et soudainement, il ouvre les yeux.
Le ciel est d'un bleu insolent.
« Kagami... »
Il est temps. Temps d'en finir.
Il doit retourner l'affronter.
Son rival, son sauveur...
Son âme sœur.
Aomine se réveilla également dans la réalité.
Bordel... ça faisait une éternité qu'il n'avait plus fait ce rêve...
Pourquoi maintenant ?
Il se redressa et bâilla comme un gros chat, avant de se masser un peu la nuque.
Merde, combien de temps avait-il dormi ? Il voyait le soleil se coucher à travers les lattes de son store.
Putain...
Il avait la marque de la semelle gauche de Kagami imprégnée sur sa joue et... il avait bavé sur Hello Kitty dans son sommeil ! Et en plus, Daiki Junior pionçait toujours, de son côté ! Se levant en un temps record, Aomine remit son froc en quatrième vitesse, puis il choppa clés et sous-sous, direction le MONDE EXTERIEUR WAOOUUHH !
Son téléphone indiquait 19h30 ! Génial ! Hitomi arrivait à 21h et il n'avait ni mangé, ni trouvé de solution pour Daiki Junior. Heureusement, il bossait actuellement sur le dernier point. Il fonça donc jusqu'à la boutique, en petites foulées. Parce que, par chance, l'apothicaire/herboriste/ouchépakwa se trouvait juste en bas de sa rue. Bien pratique quand même. (la magie de la fanfiction, mesdames !) Sur le chemin il reçut un charmant SMS de sa petite môman qui lui demandait s'il avait déjà mangé et ce qu'il avait fait de la journée. Il lui répondit rapidement que tout allait bien et elle l'informa qu'elle était bien arrivée, de son côté. Oh et apparemment elle avait, selon ses propres mots « les fesses en compote. » Baaaaaaaah c'était ça de rester assise pendant des heures dans le train ! Alors ça ne choqua, ni n'interpella le brun plus que cela. Alors que clairement, les jolis sièges rembourrés du Shinkansen n'avaient RIEN à voir avec l'état rectal de Maman!Mine... Mais je laisse bien entendu tout cela à votre imagination perverse ! ^^
Heureusement, Aomine n'eut pas trop de mal à trouver la fameuse boutique. Il faut dire qu'elle jurait un peu dans le quartier moderne de Shinjuku, nichée entre un immense immeuble coloré et un... love hôtel sordide. Le magasin était minuscule et il semblait tout droit sorti d'une autre époque, comme s'il venait de prendre une machine à remonter le temps. Et alors qu'Aomine s'apprêtait à entrer dans ce musée du kitch peu avenant, une voix familière l'appela :
« Oh ! Mais tu es le garçon de la fête foraine ! »
Aomine se figea un moment, avant de se retourner vers son interlocutrice, qui n'était autre qu'une belle blonde aux cheveux longs et raides. Elle portait un bandeau violet autour de la tête et ses grands yeux expressifs fixaient Aomine avec intérêt.
« Heu... on s'connaît ? » Fit le brun, décidément pas très physionomiste, même avec les jolies filles.
La jeune femme était assise devant une simple table pliable en bois en guise de stand. Plutôt minable. Mais ce qui mit finalement la puce à l'oreille d'Aomine furent les objets disposés sur l'étalage. Une boule de cristal, des cierges et quelques cartes. Sûrement un jeu de Tarot.
!
Oh ! Bon sang ! La voyante ! La bohémienne qui lui avait prédit une carrière d'acteur porno !
Que faisait-elle là ? Il ne s'attendait pas vraiment à la recroiser...
Comme Tokyo était petit ! Et l'univers de la fanfiction bien arrangeant !
« Je m'appelle Chikaya Mifune. Je lis l'avenir dans les cartes. »
Oui, c'était logique pour une diseuse de bonne aventure, mais bon, c'est vrai que la dernière fois, elle ne s'était pas vraiment présentée...
« C'est ici que se trouve mon bureau habituel. Je travaille quatre soirs de la semaine à Shinjuku. »
« Heu... ton bureau ? Tu veux dire, ici, dans la rue ? »
« Oui ! »
… Hey bah bonjour l'intimité ! Elle ne devait pas avoir beaucoup de clients, si tous les passants pouvaient entendre ce qu'elle racontait aux chalands ! Aomine n'était pas certain que cette stratégie soit judicieuse... mais bon, il n'était pas là pour lui faire un cours d'économie... Ce serait assez malvenu de sa part, lui qui était toujours fauché comme les blés et donc obligé d'emprunter à droite à gauche, sans jamais parvenir à rembourser ses diverses dettes...
« Ah heu... ok, cool... Bref, c'était sympa de te revoir ! J'dois y aller, à plus ! »
D'ordinaire, il n'aurait pas refusé une conversation avec une si jolie pépette, mais là, le temps jouait contre lui et celle-là, elle le faisait vraiment FLIPPER ! Non mais, comme si Kagami était assez intelligent pour devenir Président ! C'est qu'ils se font élire ces gens-là ! Et le peuple n'était quand même pas con au point de voter pour un mec encore plus stupide qu'eux et... non, non oubliez ce que je viens de dire, ok ?
Mais bref, là n'était pas la question ! Aomine n'avait tout de même aucune envie de papoter avec elle ! Cette nana était du genre bizarre... avec ses délires mystiques et bien qu'Aomine n'y croit absolument pas, ça ne l'empêchait pas de se sentir mal à l'aise avec les machins surnaturels ! Ca, c'était le domaine de Midorima ! Ou de Kuroko, à la limite ! Parce qu'en tant que fantôme, ou du moins, en tant qu'Homme Invisible, il n'avait pas grand chose à craindre des malédictions et autres sortilèges ! Ca devait lui glisser dessus ! Immunité Présidentielle ! (quelle transition, z'avez vu ?)
« Quoi, tu veux déjà me fausser compagnie ? » S'indigna t-elle.
« Désolé, mais j'suis pressé ! »
Mais la blonde n'allait pas lâcher son pigeon aussi vite. Elle fit mine de se concentrer intensément pour trouver de quoi le retenir et...
« Ah... je vois ! Je prédis que tu dois te rendre dans cette boutique chinoise ! Ahhh ! Alors, tu vois, ça t'impressionne, hein ? »
« … Heu... en même temps, c'est pas difficile à deviner, c'est le seul truc ouvert et j'suis pile devant la porte là... »
« Tu pourrais très bien... être sorti de la boutique ! »
« Sérieusement ? Et genre, tu m'aurais pas vu entrer avant ? »
Grand silence.
Aomine secoua rapidement la tête.
« Nan mais... j'me ferai plus avoir. Cherche pas d'argument, cherche pas à me convaincre, épargne-nous ton petit numéro. Toi et moi on vaut mieux que ça. Et on l'sait tous les deux. »
« Oh... c'est toi qui vois, hein... Moi, je voulais juste te mettre en garde pour ton propre bien. J'ai rien à gagner, tu sais... Vu que j't'ai déjà maudit hier... »
Enfin... rien à y gagner, c'était vite dit ! Puisque...
« Ouais bah d'ailleurs, à ce sujet... Pas que j'y crois ou quoi que ce soit mais... ce serait sympa si tu pouvais genre... lever la malédiction et tout ça. Ca me rendrait vachement service. »
« D'accord. Donne-moi 100.000 yens en échange ! »
« Quoi ?! Mais ça fait heu... » Il compta sur ses doigts pour être sûr... « … Cinq fois plus que la somme que tu m'as demandée hier ! »
« Les temps sont durs et les taux d'intérêts grimpent sans cesse. Si tu reviens me demander la même chose dans quelques jours, il se peut que je te demande 500.000 yens la prochaine fois ! »
Haaaaaan la salo-... ! Une vraie banquière de Wall Street, en fait sous ses airs de souillon !
« Crois-moi, je ne le fais pas de gaieté de cœur... »
« Bah fallait pas m'maudire, alors dans ce cas ! »
« … Mais il faut bien que je pense à ma retraite. J'aimerai m'acheter une villa à Okinawa ! »
« Rien que ça... et donc, ton truc, c'est de dépouiller les pauvres lycéens qui vivent encore aux crochets de leurs parents... »
« Je ponctionne aussi les hommes d'affaire, mais les lycéens ont moins de scrupules à lâcher le fric, puisque ce n'est pas le leur, mais celui de leurs parents, la plupart du temps. »
« T'auras pas un centime de ma part, en tous cas. Tu t'es vraiment attaqué à la mauvaise personne, parce que j'ai pas un rond ahaha ! »
« Pas grave. Fais un emprunt. » Sourit-elle innocemment.
« Pfff... c'est mooort... même mes potes veulent plus rien me prêter... quant à ma mère, faut pas y compter ! »
« Va voir ta banque. »
« Impossible. J'suis déjà interdit bancaire, alors que j'suis même pas encore majeur. »
Grrr... le visage de la blonde si charmante se décomposa, laissant apparaître ses vraies couleurs.
« Vends ton corps, alors ! Il y a plein d'établissements de ce style ici. »
« Et puis quoi encore ? Espèce de cougar ! »
A ce stade, l'auteure a failli sortir une blague douteuse sur Brigitte Macron, mais tout le monde en fait déjà, donc ça a perdu son charme.
« Héééé ! Je n'ai que 22 ans ! »
… Soit à peu près l'âge d'Hitomi.
Mais c'était COMPLETEMENT différent !
« J'croyais que les nanas ne parlaient jamais de leur âge. » Lui signala Aomine avant d'ouvrir la porte de la boutique pour entrer.
« Non, tu confonds avec leur poids, idiot ! »
« Ouais, ouais, ok, d'accord ! Bref, à un de ces quatre ! »
Et il l'ignora. En toute honnêteté, Aomine était très doué pour cela. Ce talent s'avérait particulièrement efficace quand il s'agissait de se taper une sieste n'importe où. Ou pour faire semblant d'écouter Momoi et ses histoires de fille... En tous cas, le brun avait déjà perdu bien assez de temps à faire la causette avec Chikaya.
Il entra donc pour de bon cette fois dans l'officine. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'intérieur était au moins aussi vieillot que l'extérieur, si ce n'est même plus. La boutique était si basse de plafond et encombrée au sol qu'Aomine dut se baisser et avancer le dos courber parmi les piles de livres et les étagères poussiéreuses encombrées de bocaux et autres boites. Un véritable capharnaüm ! Il pouvait même entendre non loin de lui, mais sans parvenir à en déterminer la localisation, les cris gutturaux d'un perroquet ou d'un volatile énervé. L'air était saturé de fumée... ça sentait l'encens mais aussi le tabac bon marché. Difficile de se repérer dans ces conditions et Aomine avança à taton jusqu'au comptoir qu'il parvenait à peine à distinguer, tant la pièce était sombre. La faute également à la vitrine mal lavée, qui ne permettait pas à la lumière extérieure de passer...
Mais arrêtons-nous là quelques instants, si vous le voulez bien, et abandonnons temporairement Aomine !
… Oui, je sais, ceci est l'ellipse la plus cheap et la moins discrète au monde, mais hey, on fait avec les moyens qu'on a !
Car pendant ce temps, quelque part dans Tokyo...
Un jeune homme venait de recevoir sur sa boîte mails quelques photos compromettantes de la part de l'un de ses amis. Bien qu'« ami » soit finalement un grand mot pour décrire ses rapports avec Kise Ryota...
Quoi qu'il en soit, Kuroko Tetsuya fit défiler les fameuses photos sur l'écran de son P.C., d'un air pensif. Il prit une gorgée de son milkshake à la vanille favori et il fit rouler la molette de sa souris sous son index. Hmm...
L'adolescent souffrait de ce que le Docteur Aizawa – pardon, Madame Midorima – aurait sans doute qualifié de « syndrome du sauveur ». De toute façon, il ne fallait pas se faire d'illusion, tous les membres de la fameuse Génération des Miracles traînaient chacun leur lot de casseroles et mériteraient une bonne psychanalyse. Dans le cas de Kuroko, on pouvait mettre en lumière (ce qui est plutôt ironique, pour une ombre...) sa propension à toujours vouloir aider les autres, parfois à son propre détriment.
Il était temps de reformer la célèbre Génération des Miracles, crainte et respectée de tous. Mais en l'amputant d'un de ses membres, puisqu'il était le principal concerné par cette opération. Et le but n'était bien entendu pas de jouer au basket ici. Une véritable réunion de crise DEVAIT lieu, eu égard aux récents événements survenus ces derniers jours. Kuroko commença donc par envoyer un SMS à chacun de ses amis en leur demandant de se connecter sur le salon privé qu'il créa et qu'il baptisa...
NoticeMeSenpai : « Opération AhoBakaKiss », tu es sûr de toi, Kurokocchi ? Ca sonne bizarre comme nom pour un groupe de conversation...
Phantom Thief : Kise-kun, nous ne devons pas utiliser nos véritables identités sur ce tchat. Alors tu dois t'adresser à chacun de nous par son pseudo.
NoticeMeSenpai : Gnaaaaaaaa mais comment on va savoir qui est qui ? On risque de se mélanger les pinceaux !
Midorima : Pourquoi utiliser des pseudonymes ? De toute façon, on devine très bien qui est qui... c'est ridicule.
The Emperor : C'est la règle du groupe de conversation. Nous devons rester anonymes.
Midorima : Akashi, tu es là, toi aussi ?
Phantom Thief : Midorima-kun, il est interdit de s'interpeller par nos noms civils. Nous devons préserver nos identités. Choisis un pseudonyme.
Midorima : Mais c'est stupide ! Et puis d'abord, qu'est-ce que c'est que ce groupe de conversation privé ? Est-ce qu'on prépare un coup d'Etat ?
Phantom Thief : Dépêche-toi de choisir, Midorima-kun... Ou nous serons obligés de t'attribuer un pseudonyme par défaut.
4Yeux : Mais... ARGH qui a fait ça ? Qu'il se dénonce immédiatement ! C'est toi, Takao ?!
Phantom Thief : J'ai effectivement envoyé une invitation à Takao-kun, mais il n'était pas connecté. Il viendra peut-être plus tard.
4Yeux : Kuroko ! CHANGE IMMEDIATEMENT MON PSEUDONYME !
CandyMan : J'ai faim... on peut se dépêcher pour que je puisse aller manger ?
Homme_Carotte : Tu as TOUT LE TEMPS faim ! AAAAHHH KUROKOOO ! ARRETE CA !
Phantom Thief : C'est toi qui m'as demandé de changer ton pseudonyme, Midorima-kun. Assume. Et si tu continues avec ton usage abusif des majuscules, tu vas te faire /BAN.
The Emperor : CandyMan, tu n'as qu'à manger devant ton ordinateur.
CandyMan : Oh bonne idée, je n'y avais pas pensé ! Merci The Emperor, tu es très gentil.
CandyMan est actuellement « parti chercher des chips »
Homme_Carotte : …. On en a encore pour trois bonnes heures, à attendre qu'il revienne alors...
The Emperor : Le temps qu'il se décide entre toutes les saveurs disponibles...
Phantom Thief : S'il ne se perd pas en route...
The Emperor : On devrait commencer sans lui, je lui ferai un résumé de nos échanges plus tard.
TheANAL : Fiiioouuu ! Désolée du retard, j'étais en train de rentrer des données sur mon ordinateur, j'ai raté quelque chose ? ^_^
Phantom Thief : Momoi-san, ton pseudo...
TheANAL : HYAAAAAAAA ! Mais... je te jure que j'avais écrit « TheANALYST » ! Pourquoi ça ressort comme ça ? Je ne comprends pas ! Quelqu'un peut m'aider ?
Phantom Thief : Bon, puisqu'à présent nous sommes tous au complet avec l'arrivée de Momoi-san, je propose que nous commencions notre meeting.
Peach Girl : Ahhh c'est mieux comme ça ! Merci Tetsu-kun !
The Emperor : Il faut s'appeler par nos pseudonymes, Peach Girl.
Peach Girl : Oh pardon, pardon ! ^^''
NoticeMeSenpai : Attendez deux secondes... C'est Momocchi « Peach Girl » ?
Madame-Irma : Bien-sûr, qui d'autre, imbécile !?
NoticeMeSenpai : Gnaaa j'arrive pas à suivre, je suis largué moi avec tous ces noms ! Et en plus, Midorimacchi n'arrête pas de changer de pseudo pour m'embrouiller encore plus ! Ouiiiin !
Madame-Irma : JE N'Y SUIS POUR RIEN ! Quelqu'un s'amuse à le changer à mes dépends !
The Emperor : Tu n'as qu'à noter chaque pseudonyme et la nom de la personne à qui il correspond une feuille, NoticeMeSenpai.
NoticeMeSenpai : Waaaah super idée ! Merci The Emperor ! Heu... t'es qui, au fait ?
Madame-Irma : NON MAIS TU POSES SERIEUSEMENT LA QUESTION ?
Phantom Thief : Midorima-kun, MAJUSCULES. Dernier avertissement.
NoticeMeSenpai : Vous êtes méchants aussi à choisir des pseudonymes aussi compliqués ! T_T Je suis sûr que vous le faites exprès parce que vous m'aimez pas !
Madame-Irma : Bon, on peut commencer ? J'ai un contrôle de maths à réviser, moi, je vous signale !
Phantom Thief : Oui, commençons pour que Midorima-kun puisse enfin aller se masturber en paix.
Madame-Irma : QUOI !?
The Emperor : Madame-Irma, nous savons tous que « contrôle de maths », c'est le mot de code que tu utilises pour...
Madame-Irma : Mais n'importe quoi ! Akashi, je n'arrive pas à croire que toi aussi tu mettes à colporter de telles calomnies !
NoticeMeSenpai : Ohhh alors The Emperor, c'est Akashicchi ! Je l'aurai jamais deviné, merci Midorimacchi !
Phantom Thief : Kise-kun, PSEUDONYMES. Dernier avertissement.
CandyMan : J'ai raté quelques chose pendant que j'étais AFK ?
Peach Girl : CandyMan, tu parles comme un vrai geek ! ^^
NoticeMeSenpai : Ca veut dire quoi « AFK », c'est encore un pseudonyme compliqué ?
Peach Girl : Non, ça signifie « Away From Keyboard ». En gros la personne qui dit ça nous prévient qu'elle n'est plus devant son ordinateur.
NoticeMeSenpai : Ohhh d'accord !
The Emperor : Bien, puisque cette fois nous sommes enfin tous réunis et que nous n'attendons plus personne, Phantom Thief, je t'autorise à prendre la parole.
Phantom Thief : Merci. Donc, si je vous ai réunis sur ce groupe de conversation privé répondant au doux nom d' « AhoBakaKiss », c'est pour vous informer de la gravité de la situation...
Kuroko leur envoya alors un fichier partagé commun. Il s'agissait des photos prises par Kise, ainsi que quelques mails et SMS échangés avec Aomine-kun par lesquels il lui réclamait des photos de Kagami en tenue d'Adam, justement.
Phantom Thief : Je crois que des preuves accablantes sont bien plus parlantes qu'une explication, alors je vous invite à les consulter.
The Emperor : Oh... intéressant...je me demande comment la situation va évoluer...
Peach Girl : OMG Dai-chan ! J'le crois pas !
CandyMan : Alors Mine-chin est amoureux de Kaga-chin ? Est-ce que ça veut dire qu'il va devoir lui offrir des chocolats pour la Saint-Valentin ?
Peach Girl : Je suis TELLEMENT choquée ! Jamais je n'aurai cru ça de lui ! Lui qui répète à l'envi qu'il n'aime que les gros seins !
Phantom Thief : Mes amis, l'heure est grave. Je sais que tout ceci est difficile à croire et pourtant, je vous en conjure, c'est bel et bien la vérité. NoticeMeSenpai et moi-même avions nos suspicions depuis quelques semaines et hier, nos craintes se sont confirmées. J'imagine que vos convictions personnelles s'en trouvent profondément ébranlées et que jamais rien ne sera plus pareil à présent. Mais il nous appartient de regarder le monde avec un œil nouveau !
Peach Girl : Olalalala j'arrive pas à croire que je ne l'ai pas vu venir avant ! Quoique... maintenant que j'y pense, je suppose qu'il y avait effectivement quelques signes précurseurs abondants en ce sens.
Phantom Thief : Vraiment ?
Peach Girl : Dai-chan était devenu très protecteur de Kagamin dernièrement. Rien que pendant notre sortie en boîte de nuit, il s'est montré très possessif. Sans parler du fait qu'il a complètement recalé Yukari-chan lors du rendez-vous galant que je lui avais organisé exprès. Je m'étais pourtant assurée qu'elle réponde à un maximum de critères pour plaire à Dai-chan...
Phantom Thief : Je vois. Cela explique effectivement pas mal de changements comportementaux assez obscurs jusqu'ici.
Peach Girl : En plus, Dai-chan est extrêmement jaloux de Hyuga-kun... dire que c'est moi qui l'ai présenté à Kagamin ! Si j'avais su ! Olalala... je me sens tellement coupable, tout est de ma faute ! Dire que je n'ai rien vu !
The Emperor : Les sentiments qu'Aomine nourrit pour Kagami expliquent également l'érection qu'il avait sur l'affiche de publicité pour cette marque de maillots de bain.
NoticeMeSenpai : Waoooouh O_o tu as vraiment remarqué ça, The Emperor !?
The Emperor : Je n'ai strictement aucun mérite, il faut dire que c'est assez flagrant.
CandyMan : Ouep. Ca saute aux yeux, c'est le cas de le dire. Au début, quand j'ai vu ça, j'ai même cru que Mine-chin avait caché un Maiubo géant dans son slip et puis Muro-chin m'a expliqué que non. C'est nul.
Phantom Thief : Himuro-san aussi a vu cette campagne de publicité ? Il doit être au courant alors...
CandyMan : Je crois que oui.
Phantom Thief : Dans ce cas, il faudra que je pense à l'inviter lors de notre prochaine réunion.
NoticeMeSenpai : Héé tu ne dis plus rien Midori... heu... Madame-Irma ?
Madame-Irma : …
Phantom Thief : Tu n'es pas obligé de mettre « ... » pour faire comme si tu ne disais rien.
CandyMan : C'est parce qu'il n'avait sans doute rien remarqué d'étrange, alors il a honte. Comme avec Momo-chin, lorsqu'elle essayait de séduire Kuro-chin.
Peach Girl : Heeeeeeyy ! On n'est pas là pour parler de moi, d'accord ?
Pour être franc, Midorima n'en menait pas large derrière son écran. De grosses gouttes de sueur perlaient sur son front. Devait-il... leur parler des visites d'Aomine ? Devait-il vendre le pot aux roses ou au contraire garder le secret ? Il n'avait rien promis à Aomine, mais d'un autre côté, tout révéler aux autres risquait d'être préjudiciable pour lui. Non seulement parce qu'ils risquaient de lui reprocher son silence, mais en plus, parce qu'ensuite, Aomine chercherait sans doute à se venger.
Et puis, ça ne se faisait pas. Le brun lui avait raconté un secret, certes, pas de gaieté de cœur ou par confiance, mais les faits étaient bien là. Il était devenu, malgré lui, le garant, le gardien du secret d'Aomine... et la loyauté naturelle de Midorima lui interdisait de tout divulguer. Car il n'en avait peut-être pas l'air comme ça, mais en réalité, Midorima était un garçon très sensible et amical. Trahir Aomine lui posait donc un énorme cas de conscience.
Alors pour éviter de lâcher une information cruciale, le vert décida de se déconnecter...
Madame-Irma a quitté le Salon « AhoBakaKiss »
NoticeMeSenpai : Hein ? Qu'est-ce qui lui prend ?
CandyMan : Il est peut-être parti consulter son horoscope ?
Phantom Thief : Faire caca ?
The Emperor : Ou se masturber.
Peach Girl : Hyaaaaaaaa c'est dégoûtant ! En fait Midorin ne vaut pas mieux que Dai-chan ! Il me déçoit !
Phantom Thief : Ce n'est pas grave, nous n'avons pas forcément besoin de lui pour lancer l'opération « AhoBakaKiss ». Notre objectif est qu'Aomine-kun puisse conquérir Kagami-kun. Je propose que nous fassions un pacte et que nous promettions de nous consacrer à sauver la vie amoureuse et sexuelle pathétique d'Aomine-kun. Car sans nous, jamais il ne parviendra à se déclarer et il finira célibataire ET puceau avec une horde de chats qui squattera son minable studio puant. Nous sommes ses derniers espoirs.
The Emperor : Tu as raison, nous sommes ses amis et c'est notre devoir de l'aider. Mais que pouvons-nous faire ?
CandyMan : Moi personnellement, je m'en fiche...
NoticeMeSenpai : Si seulement Kagamicchi partageait les mêmes sentiments à l'égard d'Aominecchi ! Ce serait bien plus facile !
The Emperor : Ne désespérons pas. Nous savons déjà que Kagami est homosexuel, c'est déjà un bon début.
Phantom Thief : Oui, mais il n'y a aucune chance pour qu'il tombe amoureux d'Aomine-kun.
NoticeMeSenpai : Et pourquoi pas ?
Phantom Thief : Parce qu'il s'agit d'Aomine-kun, justement.
NoticeMeSenpai : Han ouais, je suppose que tu as raison... Ca risque d'être compliqué !
CandyMan : Ce n'est pas gentil d'insulter Mine-chin alors qu'il n'est même pas là pour se défendre. Moi je l'aime bien. Il me donnait toujours ses yôkans à la cantine.
Phantom Thief : Tu sortirais avec lui, si tu étais gay Candyman ?
CandyMan : Non mais ça va pas la tête et puis quoi encore ? Pffff... n'importe quoi... je fais pas dans la charité, moi.
Phantom Thief : Voilà.
CandyMan : Ah d'accord, je crois que j'ai bien compris là...
NoticeMeSenpai : Ce n'est pas méchant, c'est juste la vérité... Mais ça ne nous dit pas quoi faire... Hmm...ça me donne mal à la tête de réfléchir raaaaah...
Phantom Thief : Attention NoticeMeSenpai, je crois que ton cerveau est en train de fondre et de couler par tes oreilles...
NoticeMeSenpai : Naaaan pitié, j'ai un shooting demain ! T_T Vous croyez que je peux poser sans cerveau ?
Phantom Thief : Ca ne devrait pas être un problème pour toi, ne t'en fais pas.
NoticeMeSenpai : Ohhhh merci Phantom Thief ! *_*
The Emperor : On pourrait peut-être... les enfermer ensemble dans les vestiaires et attendre qu'ils s'embrassent ? J'ai déjà lu ça dans une fanfiction...
NoticeMeSenpai : Wow tu lis aussi des fanfictions Akashicchi ? J'suis impressionné ! ^o^
Phantom Thief : Kise-kun, je vais t'envoyer rejoindre Midorima-kun si tu continues...
NoticeMeSenpai : Naaan je serai sage, promis ! éoè
Phantom Thief : Et arrête avec tes émoticônes, c'est agaçant...
The Emperor : Oui, j'aime beaucoup cela. Je suis même bêta-lecteur.
NoticeMeSenpai : Woooaaah tu es tellement cool ! Tu liras les miennes ?
The Emperor : Oh tu écris aussi ? Je ne savais pas.
NoticeMeSenpai : Oui ! En ce moment, j'écris l'histoire d'un garçon blond qui est super beau et c'est la star de son lycée ! Tout le monde l'aime et l'adule ! Mais en fait lui, il est secrètement courtisé et amoureux du bad boy du bahut avec des nattes hihi... oh et du capitaine de l'équipe de volley ball... qui a de belles chaussettes montantes ! Sauf qu'il ne sait pas qui choisir entre les deux... lui, il voudrait tellement que ses deux prétendants se battent en duel pour lui ! Parce que c'est siiii romantique !
The Emperor : Oh... envoie-moi le lien. Je lirai cela avec plaisir, lorsque j'aurai terminé mes devoirs, mon entraînement de basket, mon cours d'équitation et ma réunion de présidence des élèves.
Phantom Thief : C'est la manière polie qu'Akashi-kun a de refuser en disant qu'il est trop occupé.
CandyMan : Hmm... elle me rappelle autre chose cette histoire... je me demande bien quoi ?
Phantom Thief : Au hasard : Kise-kun – Haizaki-Kun – Kasamatsu-san ?
NoticeMeSenpai : N'IMPORTE QUOI oO !
CandyMan : Ah oui.
Phantom Thief : Bref, nous disions donc... il faudrait que Kagami-kun tombe amoureux d'Aomine-kun a son tour, mais ça ne sera pas une mince affaire... Peut-être qu'en le droguant... ?
The Emperor : Sauf qu'à un moment, la drogue ne fera plus effet...
Phantom Thief : Dommage. Mais je suis sûr que droguer Kagami-kun peut être amusant alors... ne mettons pas tout de suite cette idée de côté quand même.
The Emperor : Pour la science.
Phantom Thief : Evidemment « pour la science ». Pour quelle autre raison ?
The Emperor : Hahaha.
Phantom Thief : Mwahahaha !
CandyMan : LOL
NoticeMeSenpai : Heu... On se calme le club des sadiques... ^^'' Peach Girl, tu ne dis plus rien ? Tu es partie ?
Peach Girl : Hmm... non je suis toujours là, mais... il y a quelque chose dont j'aimerai vous parler... Je pense que cela peut vous intéresser... C'est à propos de Kagamin...
Phantom Thief : Nous t'écoutons.
The Emperor : Tu as toute notre attention.
Peach Girl : Je pense que... Dai-chan plaît à Kagamin. Non, non, en fait, j'en suis certaine à 99,99998 %. Mais il ne le sait juste pas encore, c'est tout.
The Emperor : Comment cela ? As-tu des preuves de ce que tu avances ?
Peach Girl : Je suis formelle. En fait, il y a de cela un mois environ, Kagamin venait de rompre avec Makoto-kun et comme il était extrêmement malheureux, Dai-chan est venu me demander d'aider Kagamin à retrouver quelqu'un. Grâce à Dai-chan, qui a rencontré tous les petits-amis de Kagamin, j'ai pu dresser un portrait robot du fiancé idéal selon les goûts de Kagamin... Et le résultat des données croisées a fait ressortir que Dai-chan lui-même était le prétendant le plus compatible avec Kagamin... Mais je n'ai pas pu lui en parler et comme à l'époque, j'étais certaine que Dai-chan était hétérosexuel, je me suis rabattue sur la personne la plus proche possible de cette description, en dehors de lui. Et cette personne n'était autre que Kojiro Hyuga...
NoticeMeSenpai : Oh ! Ca alors ! Tu veux dire que... Kagamicchi était amoureux d'Aominecchi sans le savoir et que tu l'as détourné de lui, sans le savoir ?
The Emperor : Voici une révélation des plus inattendues...
CandyMan : LOL
Phantom Thief : Je viens de tomber de ma chaise, là.
CandyMan : LOL
Peach Girl : Si seulement j'avais su ! Tout est de ma faute ! Je suis entièrement responsable de cette catastrophe ! _;
CandyMan : OWNED.
The Emperor : Et bien je crois que c'est clair. Il ne nous reste plus qu'une seule à faire, dans ce cas.
NoticeMeSenpai : Et laquelle ?
Phantom Thief : Tuer Kojiro Hyuga-kun.
CandyMan : WTF ?
NoticeMeSenpai : Kyaaaaaaaa ! Mais on ne peut pas faire ça, Kurokocchi !
The Emperor : Ce serait illégal. Quoique je pourrais nous allouer les services des meilleurs avocats du pays...
Phantom Thief : Et moi je connais l'endroit parfait pour y enterrer un corps. Jamais ils ne nous auront.
The Emperor : Hahaha.
Phantom Thief : Mwahahaha !
Peach Girl : Heu... les garçons... ? On ne pourrait pas trouver une solution un peu moins radicale, juste au cas où ?
CandyMan : Je pourrai l'écraser, si vous voulez...
Peach Girl : Et sans violence non plus, tant qu'on y est ?
NoticeMeSenpai : Heeey je sais ! Si c'est Hyuga l'obstacle, pourquoi ne pas s'arranger pour qu'il trouve quelqu'un d'autre ? Après tout, rien ne nous dit que c'est Kagamicchi SON âme sœur ! Momocchi pourrait très bien constituer une base de données sur Hyuga et déterminer son partenaire idéal !
Phantom Thief : Et tu crois que le résultat serait différent de Kagami-kun ?
The Emperor : C'est effectivement une possibilité. Bien vu, NoticeMeSenpai.
Phantom Thief : Je suis sûr que "Senpai noticed you" grâce à cette bonne idée.
NoticeMeSenpai : Rrrrruu... vous allez me faire rougir ! ^_~
Phantom Thief : Ne t'enflamme pas quand même. Statistiquement, même un idiot comme toi a 1 % de chance de pouvoir dire quelque chose d'intelligent au moins une fois dans sa vie. Et comme cette fois vient de passer... ça remet tes compteurs à zéro.
NoticeMeSenpai : Vilain Phantom Thief ! T_T
The Emperor : Tu penses pouvoir le faire, Peach Girl ?
Peach Girl : Oui ! Laissez-moi m'en charger ! C'est pile dans mes cordes et puis, c'est la moindre des choses... Ca me permettra de me racheter ! Oh Dai-chan... je suis si désolée...
The Emperor : Dans ce cas, je propose de suspendre la réunion et de la reporter à une date ultérieure, dans l'attente des données récoltées par Peach Girl.
NoticeMeSenpai : Wow tu es vraiment doué pour ça, The Emperor ! OwO Tu mènes les meeting d'une main de maître !
Phantom Thief : C'est vrai. A partir d'aujourd'hui, c'est toi qui présenteras les ordres du jours et mèneras les réunions.
The Emperor : C'est un honneur pour moi. Si personne n'a rien à ajouter, je déclare la séance d'aujourd'hui levée.
NoticeMeSenpai a envoyé le lien « www. BigDickTightAss. Org »
NoticeMeSenpai : C'est le lien de ma fanfiction n_n !
Phantom Thief : Heu... tu en es sûr, NoticeMeSenpai ? A mon avis, tu as du te tromper quelque part...
Peach Girl : Bwaaaah Ki-chan ! C'est dégoûtant ! X_x
CandyMan : C'est nul. Y a même pas de bonbons sur ce site... Et j'ai renversé plein de miettes de chips sur mon clavier...
NoticeMeSenpai : Heu... faites pas attention en fait, simple erreur de manipulation ^^'' ahaha...
Phantom Thief : ...J'ai cliqué par erreur et je viens de re-tomber de ma chaise, là.
The Emperor : Envoie-moi le lien par mail directement, d'accord ?
CandyMan : jkqqapqspdqdoez^dqsdozeprez)fo*f$er
Phantom Thief : Murasakibara-kun, pense à te déconnecter du tchat avant de te mettre à manger les miettes qui sont coincées entre les touches de ton clavier.
Et ainsi donc, sur ces dernières bonnes paroles, chacun se déconnecta du salon. Momoi était conscience de la charge qui reposait sur ses frêles épaules, mais elle devait réussir coûte que coûte ! Cependant, si d'aventure les données de Kojiro Hyuga montraient qu'il était effectivement « fait » pour Kagami (ou plutôt l'inverse...), elle n'avait aucune idée de ce qu'ils pourraient faire pour « casser » le couple formé par les deux tigres.
Gageons donc que ce ne soit pas le cas...
Mais intéressons-nous à présent au devenir d'Aomine, que nous avions quitté dans la vétuste boutique d'antiquités chinoises...
En effet, il était enfin parvenu à se frayer un chemin jusqu'au comptoir derrière lequel se trouvait accoudé un vieil homme voûté. Il avait une loooongue barbe blanche jaunie par le tabac de la pipe qu'il gardait au coin du bec. Mais ce qui frappa Aomine, en dehors de son col mao traditionnel, fut que le gars en question portait un œil de verre, ce qui le rendait vraiment intimidant, comme tout droit sorti d'un film noir des années quarante...
« Tu cherches quelque chose, mon garçon ? »
Ah ok d'accord, tutoiement direct ! Bien, bien...
« Heu oui... en fait heu... »
Merde, comment expliquer ça sans avoir l'air con ? Aomine était conscient qu'il devait bien choisir ses mots et être le plus précis possible quant à ce qu'il voulait.
« Alors voilà... j'aurai besoin d'une potion ou d'un philtre, enfin je sais pas trop... mais un truc qui pourrait ramener Daiki Junior à la vie... »
« Hmm... désolé, je n'ai plus de Queue de Phénix en stock pour les rituels de résurrection. »
« Ah nan mais... on s'est mal compris je crois. »
Il se frotta la tête, gêné. Mais puisqu'il fallait en passer par là, Aomine prit une profonde inspiration et...
!
« Attendez, quoi ? Vous pouvez REELLEMENT ressusciter des gens ? »
« Oui. Mais je dois te prévenir. La personne qui revient d'entre les morts risque d'être légèrement différente... il est possible que sa personnalité change et que ses souvenirs disparaissent. »
« Ouais, ouais, je vois, comme un zombie, quoi. »
« Pardon ? »
« Non mais laissez tomber... »
Ca ne l'intéressait pas trop d'avoir une kékette zombifiée en putréfaction. Et puis bon, Daiki Junior n'était pas encore mort ! Non, disons plutôt qu'il... était dans le coma en ce moment. Ouais, voilà.
« Ce que je voudrai... c'est un truc pour que... ma pompe à plaisir redevienne vivante, comme avant, vous voyez ? Sauf qu'elle est pas vraiment morte, hein ! Juste... pas très vivace... »
« Pompe à plaisir ? »
Et le vieux chinois flippant se mit à éclater de rire. Mais genre flippant hein. Comme lui. Aomine serra les dents, un peu surpris. Ca ne le faisait pas rigoler, lui. Il se sentait tel Austin Power sans son fameux Mojo ! C'était la source de sa force et si Aomine restait ainsi plus longtemps, il pouvait dire adieu à son dépucelage ! Jamais il ne parviendrait à débloquer la fin secrète « HEROS QUI PECHO LA GONZESSE » !
« Z'avez très bien compris de quoi j'parlais ! Alors, c'est possible ou pas ? »
« Cela dépend. Combien es-tu prêt à payer pour cette formule ? »
Ah business is business, comme on dit. Et tous les commerçants que comptait Tokyo semblaient s'être ligués contre lui pour le plumer. Mais le souci, c'est qu'Aomine n'avait aucune idée du prix d'un truc pareil... Bon, ça ne devait pas coûter super cher, vu que c'était du Made in China... et donc, sûrement de la camelote bas de gamme, qui ne fonctionne même pas. Le type allait sans doute lui filer un placebo, ni vu ni connu je t'embrouille et je ramasse le fric ! Aomine vida donc ses poches sur le comptoir poussiéreux.
« J'ai 1500 yens sur moi. Pas plus. »
Parce qu'il devait encore garder un peu d'argent pour acheter du lubrifiant et des préservatifs aussi...
« A prendre ou à laisser. »
Merde et puis c'était quoi cet endroit d'abord où on négocie comme à la foire au cochon et où aucun prix n'est correctement affiché ? Ce vieux fossile faisait payer à la tête du client ou quoi ?
« C'est d'accord. » Accepta t-il sans broncher, à la grande surprise d'Aomine.
Wow ! Sérieux ? Super affaire ! C'était même moins cher qu'une plaquette de Viagra ! Plaquette qu'il n'aurait de toute façon pas pu s'offrir, puisqu'il était mineur ! Mais bon, un truc aussi bon marché, ça puait l'arnaque ! Enfin... il pouvait tout de même tenter, sur un malentendu, ça peut fonctionner ! Le vieux l'abandonna alors pour passer dans l'arrière boutique et dégoter la fameuse... fiole ? Erf... Aomine ne savait même pas sous quelle forme allait se présenter son remède miraculeux, mais qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse !
Et Aomine, justement, profita de l'absence du vendeur pour observer les alentours. Cet endroit lui foutait les glandes... on pouvait même apercevoir d'immenses toiles d'araignées dans tous les recoins. Les étagères en bois paraissaient sur le point de s'effondrer et étaient sans doute aussi vieilles que l'endroit lui-même... Dans certains bocaux se trouvaient de petits animaux morts conservés dans du formol et Aomine ne serait même pas surpris qu'un fantôme ait élu domicile ici.
Et d'ailleurs, en parlant de fantôme...
Aomine sentit quelque chose heurter son crâne. Il se baissa pour ramasser ce qui venait de lui tomber dessus. Un trognon de pomme, vraiment ? Mais pourquoi ? Et surtout, d'où venait-il ? Aomine se tourna pour trouver une réponse à sa dernière question, mais rien d'inhabituel n'attira son attention. Considérant l'incident clos, il se remit bien en position face au comptoir et il tira nerveusement sur la bretelle de son sac à dos.
Sans parvenir à l'expliquer, il se sentait observé... pourtant, il n'y avait personne d'autre dans la boutique à part lui et le vieux et aucune caméra de surveillance non plus. Quelle utilité de toute façon, il n'y avait rien à voler ici qui en valent le coup. Sauf peut-être pour un nécrophile. C'était tout juste si Aomine ne s'attendait pas à remarquer dans un coin un authentique sarcophage égyptien abritant encore sa momie ou une urne funéraire remplie des cendres d'un mec de la dynastie Ming !
C'est alors que cette fois-ci, ce fut carrément une pomme qu'il se reçut sur le haut du crâne !
« Oi ! Qui a fait ça ? »
Putain... à tous les coups, il allait avoir une bosse ! Hitomi allait se poser des questions !
« Montrez-vous ! »
Le silence lui fit écho en guise de réponse.
En plus, la pomme qu'on venait de lui balancer était à moitié croquée...
AOMINE A LA RECHERCHE DU RESPECT !
« Hey la prochaine fois, lance moi une pomme entière au moins ! »
Aussitôt dit, aussitôt fait. Et Aomine esquiva le projectile d'un pas sur le côté, l'attrapant bien dans sa main cette fois.
« Pfff... va falloir faire mieux que ça ! Elles sont nulles tes passes, sale Fantôme ! »
C'était un vrai jeu d'enfant pour lui que rattraper cela, surtout en étant habitué à recevoir ou intercepter les Ignite Pass de Kuroko.
« Ca y est, c'est fini, t'as plus de munition ? J'attends ! » Cria t-il.
Il y eut un moment de flottement.
Puis tout à coup...
LE DELUGE.
Une dizaine de pommes tomba en piqué sur lui.
« Oh bordel de chiottes ! »
Vite, il devait trouver un endroit où s'abriter ! Aomine se réfugia sous le comptoir et... là, il le vit...
Son assaillant se trouvait dans un coffre situé au sommet de l'étagère face à lui.
« Tu ne m'échapperas pas cette fois, fais ta prière... » Murmura t-il avant de sortir de sa cachette pour se remettre à le provoquer... « Youhou je suis lààà ! Apprends à viser ! T'es borgne ou quoi ? »
Bingo, ça ne loupa pas. Une poire se dirigea droit sur lui, mais cette fois, Aomine parvint à la RENVOYER à l'expéditeur avant que le coffre ne se referme.
« PANIER, YESSSS ! Bah alors, on n'avait plus de pomme ? »
En plein de mille. Le coffret parut convulser comme ce qui se trouvait à l'intérieur gigotait de douleur. A tel point que la boîte se cassa la margoulette de son piédestal, s'écrasant au sol. Avançant avec méfiance, Aomine s'approche du lieu de l'impact et il souleva doucement le couvercle du coffre pour voir ce qui se dissimulait à l'intérieur. Grave erreur, car dès qu'il eut glissé sa main dans le coffre, celui-ci se referma sèchement sur sa main, la gardant prisonnière. Et comme si cela n'était pas suffisant, une paire de DENTS pointues mordit ses doigts.
« Ah saloperie ! »
Ca se trouve, c'était un zombie qui se cachait là-dedans et Aomine allait se transformer lui aussi à cause de la morsure !
Et Aomine avait beau se débattre, rien à faire ! Il ne parvenait pas à extirper sa main, retenue en otage par l'occupant de la boîte. Non mais, sans rire, y avait quoi dedans ? Un pitt-bull miniature ? Mais brusquement, son téléphone portable se mit à sonner... Il avait oublié de le mettre sur vibreur et il rougit en constatant que la musique jouée était celle du générique de « Yuri!On Ice ! »
Can you hear my heartbeat?
Tired of feeling never enough
I close my eyes and tell myself that my dreams will come true
There'll be no more darkness
when you believe in yourself you are unstoppable
Where your destiny lies, dancing on the blades,
you set my heart on fire
Don't stop us now, the moment of truth
We were born to make history
We'll make it happen, we'll turn it around
Yes, we were born to make history
Et comme par magie, au son de la musique qui retentissait dans la boutique, l'habitant de la petite boîte sembla se calmer automatiquement. C'est bien connu, la musique adoucit les mœurs, mais là, c'était stupéfiant d'efficacité ! Radical, même !
C'est alors que le coffret se souleva et libéra la main d'Aomine. Puis, un petit animal touffu en jaillit. Aomine cligna des yeux. Il n'avait jamais rien vu de la sorte ! Ca ressemblait presque à une créature de cartoon aux oreilles pointues. Le petit bipède tacheté, croisement improbable entre un cochon d'inde et une chauve souris sans aile se dandinant en remuant son petit popotin de manière tout à fait craquante. Subjugué, Aomine sentit toute sa colère s'envoler et il ne put détacher le regard de la danse offerte par son agresseur. Jamais de sa vie il n'avait vu quelque chose d'aussi MIGNON et fluffy... Il n'avait qu'une seule envie, le toucher, enfouir ses mains et son visage dans la fourrure toute douce de l'animal pour lui faire un gros câlin. Et peu importe que celui-ci ait tenté de lui arracher la main et de l'assommer avec des pommes juste avant...
« Ting-Ting Quing Yuan ! » Fit alors la voix autoritaire du vieux propriétaire de la boutique.
Immédiatement, l'animal cessa sa danse enjouée et il accourut vers son maître. Celui-ci le houspilla en chinois et les oreilles du petit se replièrent de honte. Si bien qu'Aomine se sentit obligé de prendre sa défense... même s'il avait toujours la marque du dentier de l'animal tatoué sur les phalanges...
« C'est bon l'engueulez pas... il a rien fait de mal. »
« Moi lui avoir dit « toi pas sortir de coffre ». Mais lui pas écouter ! Lui, jamais écouter ! »
« Heu... comment ça se fait que tout à coup vous ne parliez plus couramment Japonais, alors que c'était encore le ca peine cinq minutes ? » =_=
« Toi prendre ta potion et toi t'en aller maintenant. »
« Quoi, vous me foutez déjà dehors ? Attendez, on peut discuter avant, non ? C'est quoi comme bestiole ?»
C'est qu'Aomine était totalement sous le charme du bougre ! Bougre qui avait grimpé sur son épaule et lui tirait à présent les cheveux avec curiosité.
« C'est un Mogwai. »
Ah ok. Ca l'avançait vachement.
« Un mogwai ? Jamais entendu parler... C'est... un genre de... marsupial ? Un petit singe, peut-être ? Il est rigolo. »
Et voici que le petit intrus s'amusait à présent à essayer d'ouvrir le sac d'Aomine.
« Il est mignon... Je parie qu'il a senti la nourriture qui se trouve dans mon sac. Atta doucement... c'est sûrement une barre énergétique... »
Aomine la lui sortit et il se tourna vers le vieux monsieur grisonnant pour s'assurer que c'était ok pour le petit d'en manger.
« Heu... je peux lui filer du chocolat, ça craint rien ? »
« Oui. Mais attention à l'emballage, il serait capable de manger le plastique et de s'étouffer avec... »
Aomine prit donc grand soin de parfaitement déballer la nourriture et il la tendit gentiment au Mogwai. Ce dernier se montra prudent avant de prendre la barre chocolatée entre ses petits doigts habiles avant de se mettre à la renifler. Puis, finalement conquis par l'odeur, il croqua dedans en frétillant des oreilles.
« Qu'est-ce qu'il est chou.. » Rougit Aomine. « Il coûte combien ? »
Le brun allait enfin le toucher, mais l'animal repoussa fermement sa main en secouant la tête. Pas commode le Mogwai ! Une vraie diva !
« Je crois qu'il vous aime bien. »
Ah oui, vraiment ?
« Hmm... je vois ce que c'est. Une vraie p'tite tsundere ! J'en connais une dans la vraie vie aussi, alors je les repère facilement. »
« Mais lui pas à vendre. »
« Oh... dommage... Vous sauriez pas où je peux en acheter un, par hasard ? »
Quoique... non, c'était CELUI-LA qu'il voulait et pas un autre ! Et Aomine était prêt à taper un caprice à sa mère pour l'avoir ! Quand celle-ci reviendrait, bien-sûr...
« Mogwai rares. Difficiles à trouver. »
« Hmm... Je pourrai revenir le voir... de temps en temps, ça ne vous dérange pas ? Je lui amènerai des pommes et des barres chocolatées ! Oh ! Et de la musique aussi ! Il a l'air d'aimer ça ! »
« Lui beaucoup aimer musique. Lui danser et chanter très bien aussi. »
« Il chante ? Waouh ! Je peux l'écouter ? »
« Une autre fois. Lui chant très particulier. »
Argh... Aomine était sûr que le petit Mogwai avait une très belle heu... voix ? Et il se languissait de pouvoir l'entendre !
« Et sinon heu pour la potion ? » Demanda t-il, sans se rendre compte sur le Mogwai rassasié poursuivait son exploration dans son sac à dos...
« Toi la boire en entier. Et toi retrouver pénis vivant comme jamais ! »
« C'est tout ? Ca dure combien de temps ? Ca fait effet tout de suite ? »
« Dure douze heures. Faire effet pas tout de suite. Une heure après la prise. »
« Ok et heu... y a quoi dedans comme ingrédients ? Parce que je suis allergique... à rien mais heu... non, vaut mieux pas que je sache, en fait... »
Parce qu'à tous les coups, ça devait être un truc à base de bave de crapaud et d'oeil de triton. Et peut-être même de crottes de Mogwai, va savoir ! Tout était tellement étrange ici !
« Bon ben merci, j'espère que ça n'a pas mauvais goût. »
« Non, goût fraise. »
« Génial ! Ca déchire ! »
Le vieux avait vraiment pensé à tout ahaha ! Satisfait et se félicitant de son idée de génie, Aomine paya donc.
« Promotion. Pour une potion achetée, un jeu de clés offert. C'est gratuit ! »
« Ah c'est gentil mais... j'ai pas de doubles à me faire faire... La prochaine fois, peut-être. » Déclina poliment Aomine.
Remontant bien la bretelle de son sac à dos – qui devait contenir également une paire de chaussettes sales, maintenant qu'il y pensait – il se dirigea vers la sortie de la boutique. La nuit était tombée et Chikaya était toujours installée à son stand. Aomine décida de faire un petit détour pour ne pas avoir à passer devant elle. Manquerait plus qu'elle le maudisse à nouveau !
Parce que cette fois, rien ni personne ne devait l'empêcher de perdre sa virginité !
Il était presque vingt et une heure et Hitomi n'allait pas tarder, alors Aomine se hâta de regagner ses pénates. Il balança négligemment son sac à dos dans un coin de sa chambre et vu qu'il n'aurait pas le temps de manger avant que la belle actrice n'arrive, il décida de sauter son repas. De toute façon, il serait toujours temps de commander une pizza un peu plus tard... après une bonne nuit de baise, par exemple ! Histoire de reprendre des forces et de pouvoir remettre le couvert...
Ouais, excellente idée, qu'Aomine valida à donf. Du coup, il ne perdit pas de temps et il déboucha le flacon qui puait la mort, honnêtement. Mais ne préférant pas se poser de question, il se pinça le nez et il engloutit le contenu cul sec pour que ça passe mieux. Hé mais... c'était pas mauvais, en fait ! Ca avait vraiment un goût de fraise, par contre niveau odeur, ça se rapprochait plus de la fraise moisie... Bah peu importe, on ne peut pas tout avoir ! Tant que la mixture a un réel effet, c'est tout ce qui compte ! Pas la peine de commencer à devenir suspicieux de toute et n'importe quoi. D'ailleurs, il ne remarqua que maintenant qu'il y avait une petite notice au dos de la bouteille, décrivant avec précisions les effets secondaires pouvant se produire. Et ça allait du simple écoulement nasal à la poussée de kystes purulents. Rien de bien glamour, en somme. Et qu'il valait mieux ignorer en serrant les fesses pour que ça n'arrive pas en plein acte...
« Au pire, je pourrai toujours éteindre la lumière, si ça tourne mal. »
Tant que ce machin ne lui filait pas des flatulences, il devrait pouvoir gérer ! Et tant mieux, car ça ne figurait justement pas dans la liste des effets secondaires ! Mais le brun n'eut pas le temps de se poser davantage de questions, car déjà... on sonnait à sa porte d'entrée.
« J'arrive ! » Lança t-il en se précipitant dans la salle de bain.
Il n'avait pas eu le temps de prendre une douche, alors il s'aspergea abondamment de déodorant et d'eau de Cologne bon marché. Puis, il s'admira dans la glace, souriant exagérément pour vérifier qu'il n'avait rien de suspect coincé entre ses dents.
« Haleine ? Hmmm... check ! Daiki Junior ? Check ! Calbut' propre ? Check aussi !»
Il fonça donc ouvrir, satisfait de son état général. Et derrière la porte se tenait bien Hitomi. Plus belle que jamais, la sublime rousse avait réalisé un maquillage léger : bouche rouge et eye liner félin mettant en valeur ses yeux émeraudes. Elle portait un trench coat couleur taupe, fermé jusqu'en haut et ceinturé, ce qui marquait sa taille de guêpe.
« Bonsoir... »
« Salut heu... »
Il bavait là, non ?
« Tu me fais entrer ? » Gloussa t-elle.
« Ah oui ! Pardon ! »
Il se poussa donc, sentant un afflux de sang dévaler vers le sud.
« Il pleut dehors ? »
« Non. »
« Alors pourquoi tu portes un imper' ? »
Pour toute réponse, la rousse flamboyante se contenta de d'ouvrir son manteau, l'écartant bien pour qu'Aomine comprenne la raison de son accoutrement.
Et la mâchoire du brun manqua de se décrocher.
Car sous son imperméable, Hitomi ne portait rien d'autre que des sous-vêtements noirs en dentelle et un porte-jarretelle relié à des bas semi-transparents. Et tout ça rien que pour lui !
Bordel ! Ca dépassait toutes ses espérances là ! C'était Noël en avance ou quoi ? Il leva les yeux au ciel et il remercia Dieu, sous le regard amusé de l'actrice.
« Tu me montres ta chambre ? »
« Ouais bien-sûr ! Par ici ! »
Il n'allait quand même pas la laisser plantée dans l'entrée... Quoique... vu le temps qu'il mettait à réagir, c'était définitivement une possibilité. Mais la belle ne lui en tint pas rigueur, elle devinait son excitation et sa surprise. C'était même plutôt mignon, à vrai dire. Aomine ressemblait à un gosse qui venait de déballer son cadeau au pied du sapin... Se saisissant de la main d'Hitomi, il la guida en vitesse jusqu'à son antre.
La demoiselle fit un peu le tour des lieux, observant ça et là les posters cloués au mur et elle s'autorisa même à fouiller dans la commode du brun, comme ce dernier s'y attendait fort justement. Mais ça ne le dérangeait pas. Parce que même s'il n'avait pas eu le temps de faire disparaître toutes les preuves compromettantes, ni de changer les draps (aux tâches suspectes), il comptait sur l'indulgence de la jeune femme.
Peut-être un peu trop, même.
Heureusement, la rousse répondit dignement à ses attentes en s'allongeant dans son futon, sans perdre de temps.
« On commence par quoi alors ? »
« J'ai ma petite idée... » Avoua Aomine en tremblant un peu d'impatience et de nervosité.
Il rampa près d'elle et il attaqua sa bouche rouge-cerise avec ferveur. Et sans lui avoir demandé la permission au préalable, il lui colla une main au niveau de la poitrine, massant la chair chaude et moelleuse. Il essaya bien de se faufiler à l'intérieur du soutien-gorge d'Hitomi, mais cette dernière l'en empêcha gentiment, mais fermement.
« Doucement. On a toute la nuit, d'accord ? Ne te précipite pas. On n'a qu'une seule première fois, alors ce serait dommage de tout gâcher, tu ne crois pas ?»
« Ou... ouais... » Acquiesça Aomine, dont toute l'éducation sexuelle restait à faire.
Mais ça ne semblait pas être un frein pour Hitomi. Elle s'y était préparée psychologiquement, de toute façon et elle était parfaitement conscience qu'elle ne pouvait pas attendre d'Aomine des performances dignes d'un de ses partenaires sexuels habituels. Si déjà il arrivait à la pénétrer avant de jouir, elle pourrait s'estimer heureuse...
« Je vais te guider, ne t'inquiète pas. »
Quelle prof de rêve ! Aomine mesurait sa chance.
Pour commencer, elle l'invita sur elle et reprit le baiser qui gagnait en profondeur et en humidité de seconde en seconde. Il faisait chaud... et malgré l'odeur de pieds qui régnait dans la pièce, Aomine se sentait parfaitement bien et détendu. Il n'avait plus aucun doute sur sa réussite, parce qu'il avait pris soin de mettre toutes les chances de son côté. Ne quittant pas sa bouche, il caressa la cuisse rebondie de la jeune femme et il se glissa bien entre ses cuisses. Leurs bassins étaient en contact l'un contre l'autre, créant une sensation de frottement aussi délicieuse qu'addictive.
Hitomi sentait divinement bon et ses cheveux étaient doux et soyeux, comme les poils du Mogwai et... erf mais à quoi il pensait là ? Bon la bonne nouvelle, c'est qu'au moins, il n'était pas en train de penser à Kagami et... miiiiince trop tard ! Pourquoi c'était pas Kagami dans son lit, avec lui, en cet instant ? Aomine n'avait rien contre Hitomi, il la trouvait géniale et magnifique, mais... ce n'était pas avec lui qu'il avait vraiment envie d'être. Et ce n'était pas non plus avec elle qu'il souhaitait perdre sa virginité... Enfin cela dit, il lui restait un autre type de virginité qu'il comptait réserver au rouge...
« Oh ! » Fit soudain Hitomi.
Et Aomine sursauta.
« Tu n'avais pas menti... »
Elle massa impudiquement la bosse qu'elle sentait dans son pantalon. Amine écarquilla les yeux avant de se mettre à gémir comme une catin. Bordel... cette sensation... pas de doute !
DAIKI JUNIOR REPRENAIT DU SERVICE !
Merci vieux Monsieur qui n'a qu'un œil !
Merci Mogwai au prénom imprononçable !
Merci la Terre !
C'était une véritable renaissance pour lui ! Il avait envie d'ouvrir les fenêtres et de crier son bonheur à tout le monde ! Et peut-être même de faire la DANSE DE LA JOIE ! Mais au lieu de cela, il avait juste les larmes aux yeux... Toute la pression retombait enfin ! La potion avait fait effet. Très vite. Plus que ce que le vieillard lui avait raconté en tous cas et c'était une excellente surprise ! Ca dépendait peut-être des personnes ? Bref, il n'allait pas s'en plaindre !
Mais alors qu'Hitomi s'apprêtait à libérer son érection, un bruit désagréable les sortit de leur bulle de désir.
La sonnerie.
De la porte d'entrée.
Qui cela pouvait-il bien être à cette heure-ci ? Sûrement Satsuki qui avait encore oublié un truc !
« Tu ne vas pas ouvrir ? »
« Non, on s'en fout ! Ils repasseront si c'est urgent ! » Asséna Aomine, en replongeant sur les lèvres pulpeuses de la rousse.
Ouais, s'ils ignoraient l'opportun, ce dernier finirait bien par lâcher l'affaire. Aomine vaqua donc à ses occupations sexuelles, bien plus intéressantes...
… Mais c'était sans compter sur la détermination du mystérieux visiteur qui s'excita sur la sonnette stridente. Hitomi fit la moue et elle ôta sa main du sexe d'Aomine, pour pouvoir se boucher les oreilles.
Naaaan pourquoi ?
« Je crois que... tu devrais aller voir. »
« Pffff... ok... fait chier ! »
Aomine se leva à contrecoeur, quittant sa belle. Qui que ce soit derrière la porte, il allait l'entendre ! Oh ça, oui ! Et peu importe de qui il s'agissait réellement ! Aomine tira bien sur son T-shirt et d'un pas lourd, il se dirigea vers l'entrée...
Et il s'attendait franchement à tout sauf à ça.
Car la personne qui se tenait derrière la porte n'était autre que...
« Aomine ? » S'étonna la brun plus petit.
« T'es... le coéquipier de Midorima, c'est ça non ? »
« Oui ! Takao, c'est bien moi ! » Sourit-il avant d'entrer, sans donner le choix à Aomine.
« Comment t'as eu mon adresse ? Et qu'est-ce que tu fous là ? Tu tombes mal, j'suis occupé... »
« Je suis là pour le babysitting ! »
« Babysitting ? Ca doit être une erreur... »
« Non, non, regarde l'adresse ! »
Takao fouilla dans son sac de sport et il en sortit un mot. Aomine lui arracha presque des mains et il commença à le lire à voix haute.
Cher Takao-kun,
C'est la maman du petit Tarô qui m'a donné tes coordonnées et m'a conseillé de faire appel à tes services. Je serai absente le week-end prochain et je me demandais si tu pouvais venir garder mon fils à domicile, samedi soir ? Je serai de retour dans la journée de dimanche. Cela me rassurerait de savoir quelqu'un d'aussi responsable que toi à ses côtés.
Ne t'inquiète pas, mon petit Daiki est un enfant adorable et très attachant. C'est également un mordu de basketball, tout comme toi. Je pense qu'il ne devrait pas te poser de problème, mais n'hésite cependant pas à te montrer ferme envers lui, s'il le faut. Je te donne même l'autorisation de le punir.
Assure-toi également qu'il prenne bien sa douche et qu'il mange correctement (au moins un légume vert). Je souhaite qu'il ne se couche pas après minuit, sinon, il est grognon ensuite. Tu peux bien entendu dormir à la maison et même amener des jeux si tu veux.
Je te laisse mon numéro de portable en cas d'urgence.
Amusez-vous bien !
Natsuki Aomine
Bordel...
Non...
Il hallucinait là ?
Mais le rire de babouin de Takao, prêt à se rouler par terre tant il rigolait, le ramena douloureusement à la réalité.
« Bwahahaha ! C'est trop marrant ! Olalala ! La tête de Shin-chan quand je vais lui annoncer que je t'ai gardé ce week-end ! Dire que je m'imaginais déjà devoir mater un petit garnement de huit ans ! Je ne m'attendais absolument pas à devoir donner des ordres au grand Daiki Aomine ! Et le mieux de tout, c'est que je vais être payé pour le faire ! »
Aomine se décomposa, se liquéfia sur place.
Ce n'était pas possible...
Tous ses rêves partaient en fumée...
De rage, il cloua Takao au mur de l'entrée.
« Oi ! Arrête de te foutre de ma gueule et écoute-moi ! J'en ai rien à carrer que ma mère t'ait demandé de venir me babysitter ! Je veux pas de toi ici, c'est clair ? Alors prends ton fric et barre-toi!»
« Du calme, du calme ! » Fit le brun en tapotant sur l'épaule d'Aomine. « On pourrait en profiter pour apprendre à se connaître ! J'suis sûr qu'on va bien s'entendre ! Regarde, j'ai ramené plein de jeux, ça va être fun ! »
Takao se dégagea alors habilement et il commença à sortir de son sac une console de jeux video et quelques DVD...
« T'es sourd ou quoi ? Je t'ai dit de dégager... hey ! Reviens ici ! »
Mais le facétieux faucon avait déjà filé jusqu'au salon, où il était en train de brancher son appareil. Aomine s'écrasa une main sur la tronche, au bout de sa vie.
« Tu aimes les Otome games, Aomine ? Ou tu préfères que je t'appelle Dai-chan ? »
« Appelle-moi comme ça JUSTE une fois et je t'encastre dans cette putain de télé... ! »
« Ahahaha ! Tu es aussi drôle que Shin-chan me l'avait dit ! »
« Argh, mais va t-en ! T'es encore plus collant qu'un préservatif usagé ! »
Aomine l'empoigna par le bras, bien décidé à se débarrasser lui-même de l'intrus (parce qu'on n'est jamais mieux servi que par soi-même !) mais malheureusement pour lui, ce fut à cet instant que la plantureuse Hitomi pénétra dans le salon. Heureusement, elle s'était rhabillée... ou plutôt, elle avait piqué la tenue de basket d'Aomine, dans laquelle elle flottait... et... Takao et Aomine ne purent que la mater impudiquement... Ses bas sexy étaient très visibles avec ce short...
« Oh tu as invité un autre garçon aussi ? Tu aurais pu me prévenir qu'on ferait un plan à trois... » Rougit-elle.
Ce qui fit rougir Aomine en retour.
« M-mais non ! Enfin c'est... pas c'que tu crois ! Hitomi, je te jure que... »
« 'Soir mad'moiselle, je m'appelle Kazunari ! Mais vous pouvez m'appeler Takao ! Je suis le super meilleur pote de Daiki ! » ^^
Hein ? Quoi ? Et depuis quand ? Mais la petite fouine avait déjà filé vers Hitomi et voici que Takao lui baisait la main à présent ! Décidément, soit il avait un don pour se libérer de l'étreinte des autres, soit Aomine glissait naturellement sur sa peau...
Et sans lubrifiant, en plus.
Et voilà, c'est fini !
Initialement, j'avais prévu de terminer le chapitre juste avant l'arrivée de Takao pour vous laisser deviner qui se trouvait derrière la porte, mais j'avais PROMIS à Vyersdra de faire intervenir notre faucon préféré dans CE chapitre ! J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop !
Vu que l'intrigue se déroulait dans une boutique chinoise, je ne POUVAIS PAS laisser passer l'opportunité de glisser un Mogwai dans l'histoire. Et oui... un petit Guizmo tout mignon, histoire de jouer la carte du cliché à fond... *craque* S'il vous a plu, on le reverra sans doute...
Oh ! Et étant donné qu'il y aura d'autres sessions de tchat endiablées dans les prochains chapitres, balancez-moi des idées de pseudo à la con pour Midorima ! Lâchez-vous XD !
A votre avis, la potion a t-elle fait effet ou non ? Et selon vous, que va donner le "portrait-robot" du petit ami idéal pour Kojiro Hyuga ? En tous cas, le prochain chapitre risque d'être un ENORME BORDEL SANS NOM ! Vous voici prévenues ;) ! D'ailleurs, des pronostics concernant la suite des évènements ?
J'attends EXTRA BEAUCOUP PLEIN de reviews/théories foireuses pour fêter l'anniversaire de "Magical Dick", alors comme d'habitude, je compte sur vous mes chéries !
C'est grâce à vous que je continue à écrire et j'espère pouvoir continuer encore longtemps !
P.S. : N'oubliez pas de m'indiquer vos préférences niveau "couples secondaires". J'ai quelques idées, bien-sûr et j'ai même commencé à semer des petits cailloux/indices par-ci, par-là, mais je n'ai encore aucun choix précis. Donc, n'hésitez pas à vous exprimer ! J'essaierai de tenir compte de vos remarques et autres souhaits ! ^^
A très vite !
