Hello les Oncers!
Savez-vous que vous êtes près de 5000 à avoir lu au moins un chapitre de cette fic? C'est juste incroyable! Merci, merci beaucoup! Je ne m'attendais pas à un tel succès. Et un immense merci à tous ceux qui m'ont laissé un petit commentaire.

Voici un nouveau chapitre contant les aventures et les péripéties des habitants de Storybrooke. Mary Margaret aimerait être invisible, Killian et ses potes aimeraient organiser une petite fête, Emma mène l'enquête (mais qui est ce voleur de culottes?) et Gaston tente un nouveau plan drague. Après plusieurs chapitres d'absence, Merida est de retour!

Bonne lecture!


Chapitre 14 : Pendant que certains nettoient, lavent et rangent, d'autres règlent leurs comptes

David Nolan s'était confortablement installé sur son balcon, un verre de jus d'orange à la main dans une chaise en plastique. Il laissa son regard se promener sur la façade de la Forêt Enchantée. Il vit que son pote Killian passait l'aspirateur en chantant à tue-tête du U2. Sur le balcon d'à côté, il vit que Mary Margaret se dépêcha de se cacher derrière un livre pour enfant et une blonde qu'il ne connaissait pas lui fit un signe de la main. Il la salua en retour.

- Pourquoi tu ne le salues pas ? demanda Emma à la prof d'école qui avait glissé sur sa chaise.

- Parce que c'est réel.

Emma haussa un sourcil et la regarda tomber à genou sur le sol de son balcon pour que David ne la voie pas.

- Je croyais que tu l'aimais, dit Emma qui cherchait une explication à son comportement de gamine de 12 ans.

- A l'hôpital, il m'écoutait et je l'imaginais répondre. Là, il me voit et peut me parler.

- C'est pas le but ?

Emma avait toujours soupçonné les profs de fumer des trucs bizarres et Mary Margaret ne semblait pas échapper à la règle.

- Donc toi, tu dragues les mecs dans le coma et tu les laisses tomber quand ils se réveillent, constata Emma. On est loin des contes de fées.

- Emma, ne complique pas la situation.

Soudain, Emma vit une blonde au visage allonger rejoindre David et lui poser la main sur l'épaule.

- Ah, je comprends mieux. Tu as peur que Kathryn te mette son poing dans la figure.


- Alors papa. Ça c'est passé comment hier soir ? demanda Bae pendant que son père versait du lait dans ses céréales.

- C'était… intéressant.

- Et en langage que les enfants de onze ans comprennent ça veut dire quoi ?

- Le… le burger était… pas mal.

- Seulement pas mal ? insista Bae.

Le jeune garçon mit son coude sur la table. Ce n'était pas gagné. Quand son père commençait à faire des phrases en trois parties et à ne pas aller droit au but, c'était qu'il ne voulait pas avouer que ça s'était mal passé.

- Et l'ambiance ? Il paraît que c'est cool le soir au Granny's.

- Ça allait, répondit vaguement Gold en ouvrant le journal.

- S'il te plaît raconte-moi tout ! J'aurai tellement voulu aller avec toi mais je me sentais pas bien, mentit-il.

- Tu veux tout savoir ?

Bae répondit avec un grand sourire et en secouant la tête.

- Très bien. Le burger était très moyen. Je ne suis pas très friand des galettes de maïs et des sauces sucrées. Et quand on te met dans l'embarras… ça ne s'arrange pas.

- Ruby t'a mis du ketchup sur ton pantalon.

- Non, pire.

- On t'a volé tes clés ?

- Cora.

- La grand-mère d'Henry ? Celles qui a plein de rides ?

Gold ne put retenir un petit sourire légèrement moqueur.

- Oui, c'est bien elle. Est-ce que je peux te confier un secret ?

- Bien sûr, répondit Baelfire, très intéressé.

- Tu n'iras pas le répéter à maman, à Killian ou à Henry ?

- Croix de bois, crois de fer, si je mens, je vais en enfer.

- Quand j'avais quelques années de plus que toi, un été, j'ai passé deux semaines au camping avec mon père.

- Trop cool ! intervint Bae. Oups. Désolé. Continue.

- Cora était là et on s'est lié d'amitié. Le dernier soir, on a même dansé ensemble.

- Comme c'est romantique. Tu l'as embrassée ?

- Tu es très curieux jeune homme.

- Je profite. C'est pas souvent que tu me parles de toi.

- Elle m'a donné un baiser sur la joue et j'en ai fait de même.

- Et après ? Vous êtes allés vous cacher dans la cabine de douche ?

- Bae ! répondit Gold complètement choqué par la question de son fils. Mais comment peux-tu penser à une chose pareille ? Tu n'as que onze ans.

- Bah, j'ai des cours d'éducation sexuel toutes les années depuis que j'ai huit ans.

- Faut que je parle à ta maîtresse.

- Tu feras ça à la rentrée. Revenons à Cora.

- Il ne s'est rien passé, continua son père en mettant du sucre dans son thé. On est rentré chez nous et c'était fini. Il n'y a rien d'autre à dire.

- Pourtant elle a l'air de bien t'aimer.

- Comment ça ? s'interrogea Gold en fronçant les sourcils.

- Bah elle t'a quand même caressé la jambe sous la table.

- Quoi ? Comment tu le sais ? Tu étais dans le restaurant ?

- C'était l'idée d'Henry ! se justifia Bae.

- Je ne veux plus que tu joues avec lui tu m'entends ! Tu es puni !

Fâché, Gold sortit de chez lui et se rendit au septième étage de la Forêt Enchantée où Henry ouvrit la porte avec un large sourire gêné.

- Bonjour Mr Gold. Vous cherchez maman ?

- Oui. Et j'ai aussi à te parler.

Regina sortit d'une pièce au fond de son appartement et se demandait bien qui avait pu mettre le propriétaire en rogne. Elle l'accueillit avec un large sourire quelque peu moqueur.

- Regina, ton fils a forcé mon fils à venir m'espionner hier soir alors que je dînais tranquillement au Granny's.

- Henry, tu étais censé être avec Emma, dit Regina en le regardant. Tu as une explication ?

- Je ne l'ai pas forcé. C'est lui qui voulait voir sa nouvelle maman.

- Maman ? répéta Gold. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?

- Bae a choisi sa maman et tu l'as rencontrée. Seulement on ne pensait pas que c'était pas elle sur les photos.

Regina comprit immédiatement le petit manège des enfants.

- Je pense que tu vas rencontrer d'autres femmes, dit Regina en riant. Bon courage.

- Je ne comprends pas.

- Ils t'ont inscrit sur un site de rencontres, dinosaure !

- Quoi ? Non, Bae n'aurait jamais fait ça. Il ne sait même pas ce que c'est.

- Les jeunes d'aujourd'hui savent beaucoup plus de chose que quand tu avais leur âge, expliqua Regina. Bienvenue au 21ème siècle.

Elle referma la porte et regarda Henry.

- Qui s'est intéressé à lui ?

- Euh… tu promets de ne pas te fâcher ?

- Promis.

- Grand-mère.

Regina rigola. Cette situation était pathétique. Sa mère et Gold… puis, elle perdit son sourire. Encore cette vieille histoire de camping. Mais dans toute cette histoire, celui qu'elle plaignait, c'était son père qui faisait tout pour rendre Cora heureuse et cette dernière était ingrate avec lui… et infidèle.


Cruella sortit de la pièce où était rangés les containers en titubant. La pauvre n'avait pas encore dessaoulé de la petite fête de chez Maléfique que James avait eu la bonne idée d'ouvrir une bouteille de gin. Elle s'appuya contre la porte de la buanderie et vit qu'Ursula sortait son linge de la machine.

- Hello Darling, dit Cruella en allumant une cigarette.

- Salut CruCru. Tu as survécu au whisky pur feu de Maléfique ?

- J'ai failli cracher du feu et brûler mon lit, se plaignit l'amatrice de fourrure. Et j'ai une gueule de chien.

- J'ai pris trois pilules et j'ai encore un sacré mal de crâne, ajouta Ursula en refermant la porte du sèche-linge. Elle nous prend pour des dragons ?

- Ça se pourrait. Mais là, maintenant, tu ressembles à un calamar pas frais.

Granny sortit de l'ascenseur avec son bidon à récurer et sa serpillère.

- Il est interdit de fumer ! rappela la concierge en haussant le ton pour être sûre de se faire comprendre.

- Mêle-toi de ta brosse à récurer, vieille bique, lâcha Cruella d'un air dédaigneux.

Dans un geste gracieux, elle amena sa cigarette à la bouche mais la plus vieille se rua sur elle, lui prit le mégot et le jeta dans l'eau savonneuse.

- J'ai dit : il est interdit de fumer, répéta-t-elle en insistant.

Anna débarqua dans la buanderie avec sa corbeille qui débordait. Elle éternua et expédia les chaussettes sales de Kristoff sur les pieds d'Ursula.

- Ramasse tes saletés ! se plaignit la plus ronde du groupe.

- Je suis désolée… mais… mais…

Elle éternua à nouveau et renversa tout le contenu de la corbeille sur le sol.

- Qu'est-ce qu'elle a ? demanda Ursula en l'observant éternuer sans discontinuer.

- Je… je suis a… allergique… ATCHIIIII…à la cigarette… ATCHIIII….

- Mais qui ose fumer ici ? demanda ironiquement Cruella.

- C'est toi, rétorqua Granny, les mains sur les hanches.

- Où vois-tu une cigarette ?

- Dans mon bidon.

- Qui me dit que ce n'est pas toi ?

- Ursula a tout vu, rappela Granny.

- Ursula ? Qui a fumé dans la buanderie ? demanda Cruella.

- Granny.

- Non ? C'est vrai ? demanda Anna complètement perdue. Je n'aurai jamais deviné.

- Ce n'est pas moi ! insista la doyenne. C'est Cruella !

- Qui peut bien croire une concierge ? demanda Ursula.

- C'est vrai, réfléchit Cruella. Elles ne font que de mentir pour rependre de fausses rumeurs.

- Elle veut certainement que tu sois virée de Storybrooke, compléta Ursula.

- Mais c'est affreux ! intervint Anna qui n'avait toujours rien compris.

- Bon, mesdames. Quand vous aurez fini de dire n'importe quoi, dit Granny l'air grave, sortez que je puisse récurer.


Peter était sur son balcon en train de manger une brioche quand un pigeon se posa sur la barrière.

- Dégage ! Vas chier ailleurs.

Mais le volatile ne prêta pas attention à ses mots. Il était intéressé par quelque chose d'autre. Il se secoua et gonfla son torse, puis se mit à roucouler. Peter comprit son petit manège. Il détacha un bout de mie et l'agita. L'oiseau suivit sa main du regard. Mais au lieu de le lancer, il le mangea.

- Fous le camp ! ordonna-t-il.

Il donna un brusque coup pour effrayer l'animal qui s'envola de quelques mètres avant de revenir.

- Mais qu'est-ce que tu es con ! Je t'ai dit de partir.

Agacé Peter jeta un bout de pain dans un coin. Le pigeon déploya ses ailes et engloutit le morceau en deux bouchées. Il gonfla les plumes et lâcha une fiente vert-jaune bien coulante.

- T'es dégueulasse ! Vas chier ailleurs !

De rage, il lança un nouveau morceau sur le balcon de sa voisine de droite. L'oiseau s'envola pour aller récupérer la nourriture. Il lança un deuxième morceau et il fut instantanément avalé. Une idée traversa l'esprit tordu de l'adolescent. Il prit un vieux paquet de céréales et lança une poignée. Et cette fois, le pigeon fut rejoint par quatre de ses congénères. Deux des bestioles larguèrent des crottes dégoûtantes. Peter prit tout ce qui lui tomba sous la main dans sa cuisine et lança sur le balcon d'à côté. Les oiseaux s'affolèrent. C'était Noël !

Blue était satisfaite. Elle venait de terminer de coudre sa nouvelle robe de travail. Une robe bleue marine stricte. Pour se détendre, elle alla dans son salon et mit un 45 tours sur sa platine. Mais quelque chose attira son attention. Il y avait un nuage de pigeons sur son balcon ! Elle ouvrit la porte-fenêtre et ce geste chassa tous les volatiles laissant son balcon sous une énorme couche de crasse composée de plumes, de miettes et de fientes.

- Et dire que je l'avais lavé ce matin, commenta-t-elle, complètement dépitée.


Killian Jones était exténué. Il avait passé tout son après-midi à ranger son appartement, à passer la poussière, puis l'aspirateur. Il passa ses doigts dans ses cheveux et essuya les perles de sueur qui garnissait son front. Il but un verre d'eau citronné cul-sec et observa sa dernière tâche ménagère de la journée.

Dans un carton sur la table de sa cuisine, il avait enfilé tous ses vieux magazines de bateaux, de chasse et pêche ainsi que d'antiquités marines. Il était enfin prêt à se rendre au sous-sol et à tout balancer dans le container à papier. Mais ce qu'il n'avait pas prévu, c'était que son carton allait peser si lourd.

L'autre problème du beau brun du 4ème étage, c'était qu'il n'avait qu'une seule main valide. Il fléchit les jambes, poussa le carton avec sa main valide et tenta de l'équilibrer sur son autre bras. Mais le poids était tel, que le carton bascula et s'écrasa au sol où tous les magazines s'éparpillèrent.

- Bravo, Jones ! se félicita-t-il ironiquement. Tu es le meilleur.

Il s'accroupit et remit tous les numéros dans son carton. Il se releva péniblement, sa vieille carcasse grinçant autant que son pantalon en cuir qui lui collait les bonbons. Mais pourquoi avait-il mis ce pantalon ? Sans chercher la réponse, il ouvrit sa porte et poussa le carton avec son pied tout en s'accrochant au cadre de sa porte. L'ascenseur n'était qu'à quelques mètres, mais il paraissait terriblement loin.

- Allez, on y est presque, s'encouragea-t-il.

Alors qu'il n'avait parcourut que 53cm, la porte de son voisin s'ouvrit. Ce dernier jeta un regard dubitatif à Jones, plié en deux, essayant de faire avancer son carton.

- Que fais-tu ? demanda Merlin, perplexe.

- Je dois descendre ce carton aux poubelles. Tu vois, comme Milah va venir ce soir avec Bae, je ne voudrais pas que le gosse tombe sur les magazines Playboy. Tu vois ?

- Je vois… répondit-il en regardant le carton.

- Est-ce que tu me donnerais un coup de main pour le jeter, mate ?

- Je… je suis un peu occupé. Mais je veux bien le prendre chez moi et le jeter plus tard, répondit le grand noir.

Il prit le carton en chancelant quelque peu et refera sa porte. Killian quand à lui, affichait un large sourire. Il avait réussi à se débarrasser de son carton sans le moindre effort ! Personne ne résiste à Playboy !


Arthur, Anton et Killian venait d'essuyer un nouveau revers. Kathryn Nolan la psycho rigide, refusait catégoriquement de laisser son mari seul avec ses amis qui voulaient lui organiser une petite fête pour son retour.

- Tu n'aurais pas dû parler du rhum, accusa Anton.

- Et toi de chips et de pizza micro-onde qui pisse la graisse, se plaignit Killian.

- C'est mort pour la fête, rappela Arthur. Que peut-on faire ?

- Une sortie au zoo ? proposa le géant et les deux autres éclatèrent de rire.

- Il nous faut des filles ! confia Killian. S'il y a des filles, Kathryn ne pourra pas dire non.

- Une partouze géante ? proposa Arthur.

- Eh c'est pas trop mon truc, avoua Anton. On pourrait aller faire un tour dans une casse automobile et dénicher deux-trois trucs intéressants.

- Qu'est-ce que vous pouvez être cons parfois, se lamenta Jones. Je sais qui va nous aider ! Ariel.

- Ariel ? répétèrent en cœur Anton et Arthur.

La rouquine se prélassait sur son transat au bord de la piscine entourée des ses meilleures copines.

- Beau brun à 3 heures, murmura Ruby.

- Il est presque 16 heures… dit Ariel.

- A droite ! souffla Dorothy.

Les trois filles se cachèrent pas très discrètement derrière leurs magazines people.

- Euh Ariel ? interpela Jones en se passant lentement la main dans les cheveux.

- Tu me fais de l'ombre.

- Pardon, dit-il en se déplaçant de quelques centimètres.

- Tu fais toujours tes soirées à thème ?

Ariel se redressa et baissa ses lunettes de soleil pour laisser apparaître ses beaux yeux.

- Tu es intéressé ? Tu es sérieux ?

- Oui, c'est pour faire un truc marrant et où les marins d'eau douce ne finiront pas avec la tête sous le coude.

- Combien de personnes ? se renseigna Ariel.

- Six, peut-être 7, maximum 10.

Elle sortit son smartphone de son sac et ouvrit son agenda.

- Demain soir, 20h chez moi.

- Tu es la meilleure, love !

Killian Jones les laissa faire bronzette et retourna à la Forêt Enchantée.

- Faudra que tu nous racontes ! dit Ruby, tout émoustillée par l'échange qu'elle venait d'écouter.

- Je pense que ça va être épique.

- Planque une caméra, suggéra Dorothy.

Avant de planter sa clé dans la serrure, Killian frappa à la porte d'Emma Swan. Cette dernière avait de la farine sur son t-shirt ainsi qu'une tache de jeune d'œuf. Ses cheveux avaient été négligemment attachés et on aurait juré qu'elle s'était battue avec un mixeur.

- Toujours aussi douée en pâtisserie, constata le beau brun.

- Si tu es là pour te moquer, tu peux t'en aller.

- Loin de moi cette idée. Tu fais quelque chose demain soir ?

- Tu m'invites au resto ? s'étonna-t-elle.

- Disons que c'est une surprise.

Elle l'observa quelques instants, se demandant s'il était raisonnable d'accepter.

- D'accord. Mais à une seule condition.

- Laquelle ? s'inquiéta-t-il.

- Que Milah ne vienne pas me frapper à coup de rouleau à pâte parce que j'ai passé un moment avec toi.

- Tu n'as rien à craindre, rassura-t-il.

- A quelle heure ?

- Je viendrai te prendre à 19h45.

- Marcher conclu.


Emma Swan se rendit à la buanderie de la Forêt Enchantée afin de trouver une explication à ces vols de culottes. Jusqu'à présent, elle n'avait pas passé plus de dix minutes à étudier le cas tant la tâche ne la passionnait pas. Mais quand elle se rappela des paroles de Gold concernant Henry, elle se dit qu'elle ne devait pas laisser Regina gagner.

A sa surprise, elle trouva un homme équipé d'une loupe en train d'observer en détail le sèche-linge numéro 2 qui tournait. Il portait un imperméable beige démodé et inadapté à la météo du jour.

- Eh ! dit-elle en haussant le ton. Qui êtes-vous ? Que faites-vous là ?

L'homme se retourna en sursautant. Il avait une bonne quarantaine d'années, les cheveux coupés courts et la peau noire.

- Je suis Sidney Glass. Reporter pour le Mirror.

- Un journaliste à Storybrooke ? s'étonna Emma en croisant les bras.

- Je suis chargé par la magnifique Madame Mills d'élucider un mystère.

- Ah je vois ! C'est donc vous qu'elle a chargé de l'enquête. Magnifique ?

- Vous ne trouvez pas qu'elle est belle, intelligente, dit-il en rêvassant… ou en fantasmant. Elle marche d'une grâce indescriptible. Ses lèvres pulpeuses sont tellement attirantes.

Emma eut un haut le cœur.

- Vous l'aimez ?

- Et vous êtes ? demanda-t-il afin de changer de sujet de conversation.

- Swan. Emma Swan. Et c'est moi qui suis en charge de l'enquête. C'est une affaire privée. Nous n'avons pas besoin d'un journaliste d'investigation.

- Journaliste d'investigation ? répéta-t-il. C'est la première fois que quelqu'un reconnaît la qualité de mon travail.

- Qu'avez-vous découvert ? demanda Emma sans s'attarder sur la carrière de Sidney.

- Ah vrai dire… pas grand-chose.

Un homme qu'Emma n'avait encore jamais vu entra dans la pièce en baissant la tête. Il se dirigea vers la machine numéro 1 et en sortit son ligne propre.

- Bonjour monsieur… dit Emma qui ne supportait pas les gens qui rasaient les murs.

- Isaac Heller, dit-il en se retournant. J'habite au 6ème étage à côté de chez Zelena.

- Sale vermine, comment oses-tu faire ta lessive en même temps que moi ! ragea Cruella en entrant dans la buanderie.

- Tu m'en veux encore après toutes ces années ? demanda Isaac, las de cette querelle sans fin.

- Tu m'as trahie ! Tu as détruit ma vie !

- Si tout le monde se calmait, proposa Emma avant que la poudre à lessive ne vole ou que quelqu'un se fasse assommer par une bouteille d'adoucissant.

- Ce minable s'est servi de moi pour écrire son bouquin qui l'a rendu célèbre !

- Vous devriez être fière, commenta Emma.

Les yeux de Cruella étaient injectés de sang et elle tremblait de rage. Heureusement qu'elle n'avait pas d'arme entre les mains, sinon elle les aurait tous tué.

- Mais Cruella chérie, continua Isaac, je me suis vaguement inspiré de toi. Rien de plus.

- Ah oui ? Ce n'est pas ce que j'ai ressenti quand j'ai lu ton torchon. Tu t'es enrichi sur mon dos.

Cruella ouvrit le sèche-linge numéro 2 en poussant Sidney. Elle empoigna son ligne et le jeta nerveusement dans sa corbeille.

- Vous n'avez pas de culottes ? demanda Sidney en observant le contenu de sa corbeille.

- Et maintenant, tu regardes sous les jupes de dames ? accusa-t-elle.

Il fit un pas en arrière et s'excusa.

- Je pense bien que vous en portez une… balbutia Sidney. Je voulais dire dans votre corbeille.

- Bien sûr que je lave mes culottes ! Celles de cette semaine sont toutes là. Enfin, celles qui survivent aux dents de James.

Elle farfouilla dans son linge pour prouver ses dires. Elle retourna deux fois le tas et sa mine se décomposait. Elle se redressa d'un bon et se rua sur Isaac.

- Après m'avoir volé ma vie, tu me voles mes culottes !

- Jamais je ne ferai une chose pareille !

- J'ajoute Cruella à la liste des victimes, dit Sidney en sortant son calepin de sa veste.

- Je ne suis pas une victime, puceau !

- Ce n'est pas gentil de se moquer, rétorqua-t-il.

A cette phrase, Cruella sortit son portable de sa poche avec un sourire machiavélique.

- Eh Malé. J'avais raison… Sidney est puceau. Tu me dois un bracelet.

- Vous faites des paris sur les gens de Storybrooke ? s'étonna Emma, quelque peu écœurée.

- Il faut bien s'amuser dans la vie, darling. D'ailleurs, je te verrai bien en couple avec Regina.

- Moi ? s'étonna Emma. Avec Regina ? Plutôt crever !


Merida joignit ses mains et prit une grande inspiration pour se détendre. Elle avait promis de ne plus hurler sur ses voisins et d'être en bon terme avec eux. Elle avait tenu une semaine et ne voulait pas devoir annoncer une rechute à son thérapeute. Elle secoua sa crinière pour la remettre en place et sortit de chez elle. La lumière du palier s'alluma automatiquement et elle alla sonner chez Neal.

- Hello Merida. Qu'est-ce qui t'amène ?

- Pourrais-tu avoir l'amabilité de me rendre mon tire-bouchon, ma planche à découper, mon moule à cake, mon tabouret, ma pompe à vélo, ma raclette pour les vitres, mon presse-citron, mes DVD Star Wars, ma PlayStation, mon niveau, mon lot de neuf tournevis et mon aspirateur ?

- Euh… dit-il en se grattant la tête. Tu as la version imprimée de ta liste ? J'ai déjà oublié la moitié.

Elle tira une feuille qu'elle avait coincée dans sa ceinture et la lui tendit.

- Ce soir, au coucher du soleil. Je veux que tu me rendes tout ce qui m'appartient sinon je te plante une flèche dans le cul. Bien reçu ?

- Tout est clair, répondit-il en jetant un rapide coup d'œil à la liste qui paraissait interminable.

- Au coucher du soleil, rappela-t-elle.

Neal referma la porte et observa avec horreur le désordre qu'il y avait dans son appartement.

- Jamais je n'y arriverai.

Il fouilla une petite heure entre ses cartons, ses boites de pizza vides et autres cornets en plastique. Malheureusement, il ne trouva que le presse-citron, la raclette à vitres et l'aspirateur. Il ouvrit une boite à biscuits et prit une poignée de billets verts qu'il enfonça dans la poche de son short large.

- Direction le supermarché, se dit-il. Pourvu que je trouve tout.


Gaston était assis sur un banc près de la place de jeux alors qu'Astrid rentrait après sa séance de cinéma. Elle avait tellement mal aux pieds qu'elle tenait ses sandalettes à talons à la main et marchait dans l'herbe fraîche.

- Gaston ? Que fais-tu tout seul dehors à cette heure-ci ? demanda-t-elle.

- J'admire les étoiles, répondit-il le menton levé. C'est ma passion, mon jardin secret. C'est là que je me réfugie lorsque j'ai un coup de blues. On se sent tellement petit face à cette voûte céleste.

Astrid leva la tête à son tour et vit que les étoiles étaient très brillantes cette nuit-là.

- Là, tu vois, dit-il en pointant une étoile du doigt. C'est la Grande Ourse. Ma constellation préférée.

Intrigué par cette conversation, Peter sortit de derrière le buisson après une chasse aux escargots particulièrement infructueuse.

- La Grande Ourse ? Mais elle est là, dit-il en pointant la direction opposée.

Gaston se sentit agacé par la présence de son voisin, mais tenta de ne pas le montrer à Astrid qui admirait les étoiles.

- Celle qui brille le plus, c'est l'étoile des amoureux. L'étoile du berger.

- Elle est belle, dit Astrid, admirative.

- L'étoile du berger, ce n'est pas une étoile, expliqua Peter. C'est Vénus. Et d'ailleurs, celle que tu pointes est un satellite GPS.

Gaston n'avait qu'une envie : tordre le cou à ce petit con de Peter qui le fait passer pour un gros nigaud face à une conquête potentielle.

- Enfin, bref, ajouta Gaston en agitant sa main vers le ciel. C'est quand même drôle de se dire qu'à plusieurs millions de kilomètres, il y a des milliers de gens qui nous observent et se disent : « wow, c'est vachement bien sur Terre ».

- A des milliards d'années-lumière, corrigea Peter.

- Mais ta gueule petit con ! s'emporta Gaston. Rentre chez toi !

- Bon, il se fait tard, confessa Astrid qui détestait les grossièretés. Je te laisse contempler ton jardin secret.


Et voilà, un chapitre de plus qui s'achève. Qu'avez-vous pensé des aventures de nos chers Storybrookiens? A vos claviers!