--Laisse-moi, espèce de kidnappeur!

Yeux d'Or ignora la Moggle, choisissant plutôt de sortir une longueur de corde de sa musette. Avec un seul mouvement adroit, il la plia en deux avant de la nouer habilement. Dans une autre motion fluide, il mit le noeud coulant improvisé autour du cou de Marine et le serra.

Elle gémit avec douleur :

--Hé, qu'est-ce que tu fais, kupopo, toi? cria-t-elle en essayant de s'échapper.

--C'est pour t'attraper. Avec un sourire de dédain, Yeux d'Or serra la corde un peu plus et commença à tirer Marine, l'utilisant comme une laisse de chien.

--Je mérite pas d'être traitée comme ça, kupo! répliqua la Moggle sèchement en essayant de botter Yeux d'Or là-bas. Le Selkie l'évita et tira la rebelle protestante un peu plus, en direction d'une forêt qui reposait calmement à un côté du chemin.

--Kupo, je veux pas t'obéir! Marine lutta dans sa prise ferme, montrant ses dents. Dans sa fureur, ses yeux rougeoyèrent, scintillant avec des éclairs de lumière la couleur de sang, et elle vacilla, essayant de s'échapper vers sa liberté. Yeux d'Or la bouscula et court en devant d'elle.

--C'est impossible que je vais te laisser t'échapper, petite chérie, il murmura, ses orbes dorés appuyant avec puissance dans l'âme de Marine. Celle-ci frissonna, se leva en volant et croisa les pattes postérieures, certaine qu'elle serait forée d'obéir Yeux d'Or contra sa volonté.

--OK, acquiesça-t-elle enfin en baissant la tête, les yeux fermés. Kupopo! Tu peux m'attraper. J'ai agit mal, et je sais maintenant à quoi faire, kupo.

--Vraiment? demanda Yeux d'Or tout à coup avant de baisser la tête, embarrassé. Il était trop excité et dût arrêter ces chicaneries toute de suite. Alors, si tu veux m'obéir, petite chérie, suis-moi.

Marine hocha la tête en trottant après le grand Selkie, oubliant même de voler.

«C'est faute de me croire, kupo, songea-t-elle en secouant son bon-bon. Elle sourit avant de ricaner comme un méchant diablotin. C'est sa faute, kupo. Il va payer pour ce qu'il a fait.»

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Cabien vit la figure familière approcher la caravane de Yeux d'Or.

Elle était en train de suivre le susnommé, qui avait la tête levée d'une aire hautaine. Il la tira par une corde qui était évidemment noué trop fermement sur le cou. Et, par force, elle devait marcher et pas voler.

«Hé! Cabien pensa en dévisageant le mauvais Selkie et la prisonnière. Qu'est-ce que tu fais, Yeux d'Or?»

--Pourquoi a-t-il besoin d'elle? demanda Cabien rudement en indiquant avec la tête Yeux d'Or et sa nouvelle prise. Je veux pas qu'elle soit attaquée!

--Je ne sais pas, mais j'ai – assez bizarrement – de pitié pour elle. Zamo, toujours le sarcastique, roula les yeux en enfonçant la crosse de son javelot de Liltie dans son dos. Et c'est pas parce que je suis dans ton camp, t'sais. C'est plutôt que, dans les yeux de tout le monde, Marcel est pathétique.

--Marcel? questionna Annabelle, au gauche de Cabien. J'ai pensé qu'il est Yeux d'Or?

--Oui, mais même le Selkie a un vrai nom, t'sais. Zamo se mit à secouer la tête tristement. Marcel, c'est son donné, et je sais qu'il le déteste. Quand tout le monde le dévisagea, surpris, il secoua la tête encore, rapidement. Mais ne dites pas ça. Vous n'devez pas le savoir.

Un pause, et puis :

--Oh, ouais... Maintenant que je l'ai mentionné – et soudainement les yeux de Zamo commencèrent à briller – je suis votre ennemi. Je dois vous attaquer.

--Taisse-nous! gémit Javel dans sa voix encore minuscule et petite, mais Zamo l'ignora. Tu beux bas!

--Actuellement, je peux. Je le fais maintenant. Le diablotin sarcastique continua à appuyer la crosse de son javelot dans leurs dos. Mais je dois arrêter... Et son bras tomba faiblement.

Yeux d'Or était venu.

--Pourquoi tu as arrêté? Le grand kidnappeur dévisagea le démon ; avec précipitation, Zamo salua à son maître et recommença à attaquer les autres : Cabien, Annabelle, Camienne, Javel, Tadi et Jona. Ce groupe avait été capturé il y avait quelques heures maintenant – personne ne savait pourquoi mais, apparemment, Yeux d'Or avait dû les attraper.

--Mieux, finit Yeux d'Or avec un sourire lanciné avec de mal. Il pivota sur les talons, maintenant en face des prisonniers attrapés dans la cabane de pierre à côté des Mines de Cathurgie. En devant d'eux restait Zamo, s'assoyant dans l'entrance de la cabane, le javelot croisé sur ses jambes. Beaucoup mieux.

Yeux d'Or prit du temps pour envoyer aux prisonniers un autre sourire empoisonné.

--Et pour vous, continua le Selkie en léchant les lèvres, j'ai un surpris : ton amie! Il tira sur le noeud coulant qui tient Marine en place et la Moggle avança, semblant agacée, comme si que cette personne sans cerveau l'avait kidnappée au hasard et elle avait que de l'arrogance pour lui.

--Je suis une créature vivante, t'sais, monsieur le Selkie idiot, répondit-elle en tourbillonnant en arrière de lui. Je n'aime pas quand les stupides m'attrapent et j'ai que de l'arrogance pour eux.

--Vas-y, 'Rine! cria Jona à voix haute.

D'un autre côté, Tadi lui donna son propre encouragement :

--Tu peux l'ignorer! Il est qu'un idiot qui s'appelle Yeux d'Or, t'sais, et on a le droit de le traîner dans la boue!

--Vraiment, répliqua Yeux d'Or. Il fit le long de l'herbe et reprit la longueur de corde dans les mains, tirant encore Marine. Forcée de gambader d'une allure plus rapide que jamais au lieu de simplement voler, elle trébucha sur une pierre enfoncée dans le sol.

Avec quelques mouvements simples mais coordonnés, Camienne l'attrapa avant qu'elle ait dû toucher le sol. Marine lui sourit en se levant, mais cette petite action finit toute de suite quand Yeux d'Or leur approcha.

Et il fit quelque chose mauvaise mais, à la même fois, très bizarre.

--Abête de t'étbangter! (Arrête de l'étrangler!) cria Javel quand les mains du Selkie commencèrent à s'emballer autour de la gorge fragile de Marine. Ette et une cubéatube qui mébite de sisbe, bas comme toi! (Elle est une créature qui mérite de vivre, pas comme toi!)

--Je ne peux même pas réussir à te comprendre, grogna Yeux d'Or tandis que les joues de Marine bleuirent, enflèrent, et sa fourrure devenait tendue, comme la pelle nouvellement mise sur un tambour d'os. Dans quelques secondes, il la relâcha – pour telle raison, il ne voulait pas la tuer.

--J'ai besoin d'elle, dit-il, la voix pas plus haute qu'un simple chuchotement. J'ai besoin d'elle et je ne peux pas la tourmenter trop.

--Ouais, comme ça c'était pas de la tourment, Tadi lança sarcastiquement en roulant les yeux. Elle était en train de mourir, tu sais, M. Si-Grand-et-Important-Qui-S'appelle-Yeux d'Or... Ou, plutôt, Marcel.

--Comment savais-tu ça? Yeux d'Or laissa Marine étendue sur le sol, les joues toujours bleues grâce à sa strangulation précédente, tandis qu'il approcha les autres d'un pas très, très lent et dangereux. Ce n'est pas ton affaire et tu ne dois pas en savoir.

--C'était sa faute, répliqua Cabien qui avait les yeux brûlants en gesticulant vers Zamo. Après avoir entendu ces mots, le démon commença à reculer rapidement, les mains levées et les yeux écarquillés. Évidemment, même s'il détestait Yeux d'Or, la fureur du Selkie était toujours une chose pour causer peur et il ne voulait pas être juste en devant d'un enragé celui-ci.

--Ah non, dit Zamo rapidement, les yeux rouges et noirs encore écarquillés pendant qu'il reculait. Bien sûr que je te déteste, Marcel – il roula les yeux de cette erreur stupide – et je leur ai dits ton secret, mais je suis avec toi, au moins. Eux, ils sont tes ennemis : tu les a attrapés et maintenant il faut qu'ils paient.

--Oui, mais même si tu es si doué avec la rébellion et tu sais comment parler si vite et si sarcastiquement, je n'aime pas ceux qui sont des entraves au lieu des assistants et qui disent mes propres secrets aux ennemis. Et tu gaspilles de souffle en révoltant et plaignant comme tu fais! Yeux d'Or finit en dévisageant tout le groupe, notamment Zamo lui-même.

--Actuellement, c'est toi qui gaspilles de souffle – et d'énergie, marmotta Zamo quand son maître lui soulagea du javelot et avança. Tu dis beaucoup trop et c'est tout inutile car j'aurai pu m'échapper si je voulais et tu vas pas essayer de m'attaquer vraiment. T'es un craintif – une personne timide, en fait.

Yeux d'Or, qui ne put pas distinguer les paroles du démon mais savait qu'il fut en train d'être insulté, avait les yeux limités :

--Appelons une trêve, jusqu'au moment que je serai fini avec ces idiots, murmura-t-il, la voix encore pas plus haute qu'un chuchotement. Je vais régler avec toi plus tard. Il regarda pensivement le javelot toujours agrippé dans ses mains et la lança vers Zamo. Et tu peux avoir ceci – si on a une trêve, je n'en ai pas besoin.

--Vous allez parler toute la journée ou on peut sauver notre amie déjà? questionna Annabelle sarcastiquement en levant les sourcils d'où elle s'assoyait avec les autres. Parce que, tu sais, si vous en parlez trop, on peut s'échapper en derrière de vos dos avant que vous puissiez le savoir.

--Actuellement, on devra les permettre à sentir la vraie angoisse avant qu'on échappe. Camienne frotta les mains ensembles, un sourire méchant tordant ses lèvres tandis qu'elle ajusta son heaume avec une main. Et nous, les deux Yukes beaucoup intelligentes que toi, M. Marcel, allons diriger les planifications.

--Je n'ai pas peur de vous, répondit Yeux d'Or en marchant le long de l'herbe et saisissant Marine cruellement par le bon-bon. Son visage se changea encore de couleur (cette fois de beige à plus beige) car elle mordit serra sa mâchoire en donnant un bel effort de pas couiner avec la douleur. C'est la Moggle qui je veux. Viens avec moi, petite chérie, remarqua-t-il en la lâchant un peu.

--Je l'aimerais plus si vous pouviez me relâcher complètement, dit Marine poliment au lieu de crier avec l'agonie de toute l'affaire. Je vous ai déjà dit que j'accorde avec vos termes, kupo, et il faut que vous me laissiez faire pour que nous puissions travailler ensemble, kupo.

--Non... Je te crois, petite chérie, mais peut-être tu mentes. Yeux d'Or avait les yeux même plus limités qu'avant. On ne sait jamais, eh? Bai oui... C'est pourquoi je dois te tenir comme ça... Au moins que tu ne fais pas trop de mal, chère...

--Je peux vivre, kupo, répliqua-t-elle en hochant la tête. Maintenant... Commençons votre gros projet qui est la raison pour quoi vous m'avez kidnappée, kupo. (Mais même avec ces mots, elle était en train de penser quelque chose comme ça : «Il croit vraiment que je concorde avec lui, kupo? Wow, c'est idiot, kupopo!»)