Réponse au reviews:
Moonlight Feather: merci pour ta reviews, tes analyses du texte son toujours agréable a lire.
Miss Devil: heureuse que tu es apprécier mes histoires, j'espère que la suite sera a la hauteur de tes attentes.
Bonne lecture!
Chapitre 13
Bare grace misery
P.D.V externe :
Le lendemain, Yui se réveilla seule dans les bras d'Ayato. Elle portait toujours la veste du vampire aux cheveux rouges pour seul vêtement. Comme elle se retournait pour lui faire face, il ouvrit à son tour les yeux. Ils se regardèrent sans rien dire, puis Ayato la serra contre lui. Il enfouit son visage dans le cou de la blonde, mais ne la mordit pas. Son étreinte était douce, tendre, rien à voir avec ce qu'il faisait d'habitude.
_Tu me détestes ? demanda-t-il.
Yui le regarda. Elle ne savait pas quoi penser de cette situation. Pourquoi était-il si gentil ? Avait-il juste un peu pitié parce que Laito avait été à deux doigts de lui voler sa virginité ? A moins que tout ceci n'ai déclenché un déclic dans la conscience d'Ayato ? Non, ce serais trop beau. Il était seulement possessif, comme toujours. Il le lui avait clairement dit à plusieurs reprises : elle était sa chose, sa nourriture, au mieux un animal de compagnie… Elle se résolu à lui répondre.
_Non. Mais je t'en veux quand même.
Les prunelles d'émeraudes se fixèrent sur ses orbes roses. Elle avait peur. Lui aussi : il craignait de dire quelque chose de travers, de foiré, de perdre à jamais sa confiance. Avant, il s'en fichait royalement, elle n'était que de la nourriture. Mais plus maintenant. Avec le temps, quelque chose qu'il ne pouvait pas nommer était apparue. Il avait toujours été possessif avec les filles qui avaient vécu ici, mais il ne s'était jamais soucié de savoir si elles allaient bien, et ne s'émouvait pas de leurs décès. Mais pas avec cette fille-là, elle était différente sans qu'il ne puisse expliquer pourquoi.
_Yui…
Le nom de la blonde franchi les lèvres du vampire sans qu'il ne s'en aperçoive. Ce n'est qu'en voyant ses grands yeux roses s'écarquiller et se remplir de larmes qu'il se rendit compte de ce qu'il venait de faire.
_Tu…
La voix de Yui s'évanouit. Ayato resta pétrifié, comme le soir ou elle s'était elle-même poignardée pour empêcher Cordelia de revivre, ne supportant pas l'idée que lui ou ses frères souffre par sa faute. Il allait partir, quand les pâles bras frêles de Yui l'entourèrent.
_C'est la première fois que tu m'appelles par mon prénom…
Une larme, de joie cette fois, coula sur sa joue. Ayato l'essuya délicatement, comme s'il craignait d'abîmer son doux visage. Ils ne dirent plus rien. Et pour la deuxième fois en quelques heures, leurs lèvres se rencontrèrent avec tendresse.
P.D.V d'Amara :
Il fait sombre, je n'y vois rien. Où que je sois, ce n'est pas ma chambre, et je ne suis plus dans mon lit. Je commence à bouger, mais je me cogne à quelque chose. Ou plutôt quelqu'un.
_Chut, reste calme.
_C'est toi Subaru ? Où sommes-nous?
_Dans ma chambre. J'ai pensé qu'Ayato et Yui avait besoin de se retrouver un peu seuls.
_Tu as bien fait, Yui avait l'air d'en avoir besoin. Mais pourquoi elle était dans cet état ? Et pourquoi Ayato m'en voulait autant ? Je n'lui ai rien fait !
_Doucement, tu veux.
Il ne dit rien de plus. Il n'a pas l'intention de continuer. Je vais devoir le pousser un peu si je veux des réponses.
_Alors, pourquoi ?
_Pff… Si tu veux savoir, Laito a essayé de… prendre Yui. Ayato est arrivé juste à temps pour l'en empêcher. Et il t'a pris pour responsable de ce qui a failli arriver.
_Quoi ? Mais… Comment j'aurais pu…
_Au départ c'est toi que Laito voulait. Hier, pendant que tu retournais dans ta chambre, je lui ai fait comprendre qu'il n'avait pas intérêt s'approcher de toi. Et comme Ayato n'était pas avec Yui, il s'est vengé sur elle.
Je n'en reviens pas… Je ne peux pas pleurer, mais j'en avais envie pour une fois. Alors tout ce que Subaru m'a dit hier… c'était parce que j'étais vraiment en danger si je me retrouvais seule avec son frère ?
_Eh, calme-toi. Ce n'est pas de ta faute.
Il passa sa main sur mon visage. Je m'en saisi sans vraiment le vouloir, juste par réflexe. Je me blottis ensuite contre lui. Il ne dit rien, me laissant faire. Je me tourne sur le côté, collant mon dos contre son torse. Je me sens comme trahie. Laito avait été le seul en dehors de Subaru et Yui qui est était gentils avec moi. Je ne peux pas m'empêcher de repenser à toutes ces fois où ont écoutaient de la musique, parfois en chantant tous les deux… On s'amusait vraiment bien… non, je ne dois pas penser à ça maintenant, je dois changer de sujet. Je me rendis compte qu'il ya quelque chose de dur au-dessus de moi. Où m'a-t-il emmené au juste ?
_Subaru, pourquoi je sens quelque chose de dur au-dessus de moi ? Et il fait toujours aussi sombre dans ta chambre ?
_Ne t'inquiète pas, c'est normal.
_D'accord, mais, une dernière question. Pourquoi tu n'es pas dans ton lit ?
_C'est parce que je n'en ai pas. Tu n'as jamais lu d'histoire sur les vampires avant ?
_Si mais ce ne sont que des histoires… il n'y a rien de vrais dans ces contes. Laito me l'a dit : l'ail, les croix, tout ça c'est… attend, tu ne veux quand même pas dire que…
Et pourtant si : je suis dans un cercueil ! Je me mets à haleter, m'efforçant de contrôler ma respiration et de rester calme. De mauvais souvenirs refirent surface.
_Hé, tu vas bien ? Tu trembles comme une feuille.
_Des souvenirs…
Je n'arrive pas à en dire plus. Ma respiration devient de plus en plus hachée malgré mes tentatives pour me calmer.
_Ok, ferme les yeux et laisse-toi faire.
J'obéis. J'entendis un bruit de couvercle qu'on soulève et que l'on fait glisser sur le côté. Les bras de l'argenté entourèrent ma taille et me soulevèrent avec douceur.
_Là, lève bien les jambes. Les bords sont un peu hauts. Fait un pas devant toi et suis-moi.
Je me lève et enjambe les bords du cercueil, en repliant mes jambes sans doute plus que de raison. Je fis quelque pas, suivant les mouvements du vampire. Il s'arrêta et me fit tourner sur moi-même.
_Il y a un fauteuil juste derrière toi. Assis-toi.
Je m'assis donc. Le fauteuil est confortable, moelleux, doux au touché. Il doit être recouvert avec du velours ou quelque chose comme ça.
_Je peux rouvrir les yeux maintenant ?
_Oui, c'est bon.
J'ouvre lentement les paupières. La chambre de Subaru est presque vide, seulement meublée d'une commode sur laquelle est posée une lampe, une petite table ronde, un miroir accroché au-dessus d'une cheminée en pierre blanche, le fauteuil dans lequel je suis assise, et sur le tapis noir, au centre de la pièce… le cercueil. Fabriqué dans un bois sombre, l'objet de mort dans lequel je me trouvais quelques instants plus tôt est à la fois simple et beau. Un peu comme son propriétaire en fait.
_Tu vas mieux ?
Subaru se tient à côté du fauteuil, ses yeux rouges rubis posés sur moi.
_Oui, ça va. C'est de me retrouver enfermée là-dedans… Je ne suis pas claustrophobe, mais…
_Ça va, tu n'as pas à te justifier.
Je lui souris, reconnaissante qu'il ne m'oblige pas à en dire plus. Quand j'y repense… j'en ai des frissons dans tout le corps. A tous les coups, je vais encore faire des cauchemars. J'espère que personne ne va essayer de me réveiller si ça arrive mes vampires de colocataires sont sympas, mais je ne pense pas m'en sortir en un seul morceau si jamais je leurs donnais un coup de poing ou un coup de griffe, consciente de mes actes ou non…
_Tien, j'ai était les prendre pendant que tu dormais.
Il me donna mon uniforme d'école.
_Je te laisse te changer. Il nous reste à peu très deux heures avant de partir.
Et il me laissa seule dans sa chambre. Avec tout ce qu'il vient de me dire, j'avais complètement oublié les cours.
P.D.V externe :
Ce soir-là, l'atmosphère durant le trajet vers l'école était plus que tendue. Yui n'osait plus regarder Laito. Elle était accrochée au bras d'Ayato comme si sa vie en dépendait. Le vampire aux cheveux rouges la rassurait comme il pouvait, caressant doucement le dos de la blonde tout en la serrant contre lui. En fait, s'il n'y avait pas eu les remarques de Reiji sur les bonnes manières, il la garderait assise sur ses genoux en ce moment.
Katya elle se trouvait entre Shū et Subaru. L'argenté ne la lâchait plus depuis qu'elle était sortie de sa chambre. La jeune fille, elle, regardait tristement le sol. Elle avait su dès le premier jour que Laito pouvait être dangereux. Elle s'en était méfiée et restée toujours prudente. Mais avec le temps, elle avait fini par baisser sa garde, surtout depuis la première fois qu'elle s'était endormie contre lui pendant qu'il chantonnait Sleeping Sun. Cette chanson était devenue sa berceuse, de plus la voix de Laito quand il chantait était une merveille. Elle devrait s'en passer maintenant : plus jamais Subaru ne laisserait son frère seul avec elle, elle en était persuadée.
De son côté, le roux se faisait discret. Reiji l'avais punis en lui confisquant son chapeau adoré et ne le lui rendrait pas avant la fin de la semaine. Mais ça, ce n'était que le début : Laito avait l'interdiction formelle de s'approcher de Yui, de lui parler ou même de la regarder. S'il désobéissait, Ayato avait la permission de le punir comme il lui plairait, a la seule condition de ne pas le tuer. Personne ne savait vraiment ce qu'Ayato avait prévu comme punition, mais il avait laissé entendre que la virilité de son frère avait des chances de ne pas en sortir indemne. Arrivé devant l'école, le groupe se sépara comme d'habitude, chacun rejoignant sa classe.
P.D.V de Laito :
Comme tous les mardis, je commence avec deux heures d'étude. Autrement dit, je fille en douce pour aller sur le toit de l'établissement. Je lâche un soupir en me grattant la tête. C'est la première fois depuis des années que je sors sans mon cher chapeau. Reiji est vraiment trop dur, m'interdire le sang de Bitch-chan… Et mes chers frères Ayato et Subaru qui sont contre moi…
Et je ne peux même pas me consoler avec Amara… elle m'a à peine regardé dans la limousine, j'imagine que Subaru lui a tout dit… adieu nos fin de soirée et nos après-midi à écouter de la musique et à chanter tous les deux.
L'air de rien, j'aime vraiment bien cette musique. Enfin, il n'y a qu'à laisser faire le temps. La bonne question maintenant, c'est comment je fais pour passer le temps ? Debout devant les barreaux qui me séparent du vide, je ferme un instant les yeux. J'inspire profondément. Pourquoi ne pas réciter quelques poèmes ? Aller, ça me détendra.
_Je t'aime… et je t'aimerais toujours… toujours ! Que tu le souhaite ou non, je ne t'ai jamais oubliée, ne serait-ce qu'une seconde. Ta voix, ton odeur, je me souviens de tout.
Je lâche un long soupir. Ce poème, c'était une déclaration que j'avais inventée il y a des années. Je l'avais fait pour ma seconde conquête, la première Mariée Sacrificielle que nous avons reçue. Elle était belle avec ses boucles brunes et ses yeux verts sombres. Elle n'avait survécu que huit mois, mais ça m'avait suffi. Quels beaux souvenirs…
Le soir de sa mort, elle était dans mes bras elle venait de céder à mes avances et je l'ai aussitôt faite mienne. Elle m'a ensuite supplié d'abréger ses tourments. J'avais fini par accepter sa demande : mes crocs se sont doucement enfoncer dans sa gorge, son sang chaud s'écoulait dans ma bouche comme une douce rivière rouge, et elle s'est éteinte, dans un soupir. J'ai ensuite laissé son corps à Kanato. Il fit sa première poupée ce soir-là.
_Snif…
Des bruits ressemblant à des pleures me tirèrent de mes pensées.
_Tiens, qui est là ? dis-je en me retournant.
Je n'eus pas d'autre réponse que d'autres bruits de pleur. Ils venaient d'un angle un peu plus loin. Je ne l'avais pas remarqué en arrivant tout à l'heure. En m'approchant, je reconnue une des filles de ma classe. Elle est toujours assise deux rangs devant moi, elle a les cheveux bruns mis-longs aux reflets or et miel. Elle est assez mignonne. Elle était assise le dos contre le mur, les bras enlaçant ses genoux ramenés contre sa poitrine, le visage dissimulé derrière le rideau de ses cheveux. Sans dire un mot, je m'agenouille devant elle. Je la regarde pleurer pendant encore une bonne dizaine de minutes. Quand elle releva enfin la tête, elle se figea, les yeux fixés sur moi.
_Eh bien, tu en fais une tête !
Je lui souris, mais ça n'avait pas l'air de la rassurer. Elle se mit debout, légèrement tremblante.
_La… Laito-sama… je ne voulais pas te déranger… excuse-moi !
Sur ses mots, elle s'enfuit.
_Hé là, du calme ! dis-je en l'attrapant par le bras.
Je la ramène près de moi, mais sans l'étreindre. Ce n'est pas un sacrifice, je ne peux pas faire comme si c'était Yui. Elle n'ose même plus me regarder.
_Et bien, pourquoi te mettre dans cet état ? Toutes ces larmes sur tes joues, c'est vraiment triste à voir…
Elle ne me répondit pas, sanglotant encore un peu. N'y tenant plus, je la prends dans mes bras en la berçant doucement. D'abord surprisse, elle se laissa allais, versant encore quelques larmes sur mon épaule.
_Chut, là… Pauvre petit oiseau… qu'est-ce qui t'es arrivé pour pleurer comme ça ?
_Je… C'est…
Elle fût coupée par le bruit de la porte qui s'ouvrit à la volée sur un petit groupe de filles. Elles aussi faisaient partie de ma classe. Une joyeuse bande de péronnelles qui se croit intéressante parce qu'elles sont toujours bien habillées, maquillées comme des starlettes, avec des parents riches et ou influents… En bref, des pestes. Même Kou n'en voulait pas dans son fan-club, c'est pour dire !
_Alors l'intello, on pleurniche encore ? dit l'une d'entre elles.
Ses copines ricanèrent bêtement. Mais l'instant d'après, silence total : elles m'avaient vu et reconnu. Je n'eus pas le temps de dire quoi que ce soit qu'elles avaient déjà fait demi-tour et dévalé les escaliers.
_Laisse-moi deviner tu as de meilleures notes qu'elles, tu n'es pas aussi riche qu'elles et elles ont fait de toi leurs bouc émissaire ?
_Oui…
_Chut, ne pleure plus, c'est fini…
Je n'ai jamais vraiment aimé voir une fille pleurer. Sauf quand j'y suis pour quelque chose, bien sûr ! Je continue à la bercer contre moi. Elle avait arrêté de pleurer mais sanglotait encore un peu. Une sonnerie retentit dans le bâtiment : la première heure de cours venait de se terminer. Encore une heure d'étude avant le vrai début des cours - du moins en ce qui me concerne.
_Tu veux retourner en étude ? lui demandais-je.
Elle leva les yeux vers moi. Elle a peur. A tous les coups, les autres idiotes vont lui tomber dessus dès qu'elle sera descendue. Sauf si elle n'est pas seule.
_Allé, vient ! Elles ne te feront rien.
Elle acquiesça et me suivi sans rien ajouter.
P.D.V de Katya :
La sonnerie annonce la fin de la première heure de cours. Subaru s'est endormit depuis un moment déjà. Il a dû passer la journée à me veiller. Ou alors le cours le gonflé, tout simplement. Quand je pense que j'ai dormis dans un cercueil avec un vampire !
_Eh, tu vas bien ?
_Oui, Kou-kun. Ne t'inquiète pas, j'étais juste un peu perdue dans mes pensées…
Le vampire blond me sourit. Azusa se tourna lui aussi vers moi, l'air soucieux.
_C'est à cause de Yuma ? demande-t-il.
_Ah oui, c'est vrai, ajouta Kou. Azusa m'a raconté. Tu n'as pas eu trop peur au moins ?
_Un peu, avouais-je. Mais ça va mieux maintenant.
_Tant mieux, dit joyeusement le blond. Parce que je lui ai demandé de venir nous rejoindre pendant la première pause !
L'instant qui suivit ses paroles, le colosse aux cheveux bronze et cuivre entra dans la salle de cours.
_Bonsoir, la sourie, dit-il en souriant.
