Disc: Rien ne m'appartient hormis la traduction les persos sont à JKR et l'histoire est à neutral.
**
**
Of Western Stars
De neutral
**
Chapitre 14 - à propos de retrouvailles.
Sirius hésita. Pouvait-il tout révéler au garçon à propos de Padfoot ? Est-ce que Harry comprendrait ? Mais ce serait un choc énorme de voir un homme se changer en chien, particulièrement après avoir été élevé dans le type d'environnement que les Dursleys pouvaient offrir. Il ne pourrait pas le supporter si Harry finissait par craindre Padfoot aussi.
Sirius sentit son estomac se nouer. Il ne pouvait pas, Harry n'était pas prêt. Mais que se passerait-il si Sirius ne disait pas son vrai nom à Harry ? Avec Rémus dans le coin, il se demanda ce que son ami lui avait raconté sur la situation. Même si son évasion n'avait pas fait les gros titres, il était dur de savoir si Harry était vraiment au courant. La dernière chose qu'il voulait, était briser la mince confiance que Harry pouvait avoir en lui.
Mais il ne pouvait pas mentir, pas à Harry. Il inspira profondément : « Je ne peux pas te le dire pour le moment mais je te promets de te le dire dès que tu iras mieux. »
L'enfant plissa les yeux, l'examinant attentivement, la tête penchée sur un côté. La peur n'était pas partie, elle planait derrière les yeux verts et n'attendait que la plus légère provocation pour se manifester de nouveau. « Pourquoi ? » demanda-t-il timidement.
Sirius inspira de nouveau et retint sa respiration un moment, allongeant doucement le garçon sur le lit. Il le borda fermement. « Parce que tu me haïras si tu ne comprends pas. » murmura Sirius.
Harry se crispa, étonné et irrité par les mots de Sirius. Mais l'effet du breuvage se faisait sentir et il se sentait glisser. Sa vision se fit floue de nouveau, comme couverte d'une vitre et sa fatigue l'emporta.
Harry dériva à la frontière de l'inconscience, refusant d'ouvrir les yeux et d'abandonner le sommeil. Ses couvertures étaient si chaudes et il était épuisé. Il y avait une sorte de paix et de confort dans ce petit placard, que Harry n'avait jamais sentit auparavant.
Si fatigué…jamais aussi fatigué, non plus…pas depuis que Dudley l'avait poussé dans les escaliers le jour de ses quatre ans et qu'il s'était cogné la tête contre la rambarde.
Ses membres étaient de pierre et de métal rigide et il ne pouvait bouger d'un centimètre sans que du feu de ne déverse dans ses veines. Son corps était raide et cotonneux, et il se sentait usé comme un vieux chiffon. Harry se blottit plus profondément dans les plis du lit. Instantanément, il y eut un éclair de douleur au travers de son dos et il s'étrangla.
Harry ouvrit les yeux, clignant quand sa mauvaise vue l'empêcha de distinguer les détails de la pièce. Mais il ne reconnaissait pas les ombres du petit et sombre placard. Il tenta de soulever sa tête malgré les protestations de sa nuque. Harry pouvait à peine distinguer la silhouette d'une télévision et d'un autre lit à côté du sien. Quelques raies de lumière laiteuse zébraient un mur et s'il se forçait un peu il pouvait deviner les plis d'un rideau.
Que… ? Harry cligna des yeux, désorienté.
Les souvenirs du jour précédant l'écrasèrent en un instant. Beaucoup étaient vagues mais il pouvait se remémorer distinctement les mots de l'inconnu. C'était déconcertant de se réveiller dans une pièce étrange avec quelqu'un qu'on ne connaissait pas ; un homme l'avait sorti de Privet Drive, trouvé un docteur pour l'examiner et l'avait traité avec une gentillesse bizarre que Harry ne pouvait comprendre. Un homme qui refusait de lui dire son nom, mais qui lui semblait si familier que Harry ne pouvait s'empêcher de le dévisager longuement. Après ça, sa mémoire était brouillée mais d'autres choses n'avaient aucun sens.
Comment connaissait-il son nom ? Pourquoi l'aidait-il ? Harry n'arrivait même pas à trouver une raison qui ferait s'inquiéter quelqu'un de son sort. Il n'avait aucune importance, c'était les mots même de sa Tante Pétunia.
Quelque chose bougea près de lui. Tournant légèrement, Harry pouvait presque voir la forme noire de l'homme, sa tête penchée en avant en un angle qui ne pouvait être qu'inconfortable contre le lit. Il ressemblait curieusement à Padfoot avec ses longues mèches de cheveux noires.
Fais lui confiance faisait disait une petite part de son esprit.Il dit la vérité quand il jure qu'il ne te fera aucun mal. Tu peux lui faire confiance.
L'inconnu bougea de nouveau, sa respiration devenant plus profonde. Lentement, Harry leva le bras droit, le seul bras qu'il pouvait bouger sans souffrir de son poignet et posa sa main sur la tête de l'homme. Il avait caressé la tête de Padfoot si souvent que c'était presque un reflexe. Il peigna légèrement les épais cheveux, qui bizarrement, sentaient légèrement les fleurs comme le shampooing pour chat qu'il avait renversé sur Padfoot. Harry aurait bien aimé partir avec le gros chien ; comment se débrouillait-il sans Harry pour lui apporter à manger ? Est-ce qu'il irait bien ?
Pourquoi ne dort-il pas dans le lit vide ? se demanda distraitement Harry. C'est si inconfortable de dormir dans un fauteuil.
Harry cligna des yeux, réalisant brusquement que ce qu'il caressait n'était pas un chien et serait sans doute très fâché d'être traité comme tel. Harry retira sa main.
Un éclat de lumière accrocha son regard. Louchant, Harry reconnu la tige noire à côté de la main de l'homme. Ses lunettes…
Harry tendit son bras vers elles mais son bras était bien trop court. Sa main gauche pourrait peut-être les atteindre, mais il faisait mal comme s'il avait de l'acide dans l'os. Mais ses lunettes…
Avec précaution, Harry souleva son bras et le traîna sur le matelas, mordant sa lèvre pour ne pas crier. De la sueur froide glissait sur sa peau sous l'effort. Des clous semblaient s'enfoncer sous sa peau, mais ses lunettes étaient si proches. Encore un petit peu, juste un petit peu…
La forme sombre bougea. Les doigts de Harry effleurèrent le bras de l'homme alors qu'ils allaient saisir les verres et la grosse tête aux cheveux noirs se souleva brusquement. Harry se figea. Sirius le dévisagea pendant quelques minutes avec une expression que Harry ne pouvait pas voir et puis son regard tomba sur le bras lourdement bandé, tendu vers la table de nuit.
« Oh seigneur, Harry, qu'est-ce que tu ?... » L'homme se redressa vivement, tentant d'attraper sa main.
Harry se rejeta en arrière pour couvrir son visage, une réaction gravée dans son esprit après des années de résidence chez son oncle. Mais le mouvement aggrava la douleur aigue qui le perçait jusqu'à l'os et l'enfant geignit de douleur. L'homme semblait si en colère, si frustré. Il était fâché contre lui, il allait le punir ! Le ton de la voix libéra un flot de souvenirs effrayant qui le hantaient. Habillé avec les mêmes vêtements qu'Oncle Vernon, l'homme était terrifiant.
L'inconnu s'immobilisa en le voyant si effrayé et se recula comme s'il avait été brûlé. « Harry, tout va bien. Je ne vais pas te faire de mal. » Il essayait visiblement d'être rassurant et il y avait une sorte de prudence dans sa voix.
Bizarrement, Harry le croyait et quand l'homme se pencha de nouveau vers lui, il se tint presque tranquille. Harry ne savait pas pourquoi il croyait cet homme aussi facilement, cela lui était juste si naturel. Quelque chose à son propos le faisait se souvenir, c'était juste à sa portée ; comme pour Padfoot, juste plus fort. Harry le connaissait. S'il essayait assez intensément, il pouvait presque le voir. Un visage qui se penchait au-dessus d'un berceau, avec des mots dont il ne se souvenait pas…
Il est familier, comme Padfoot … C'est la pensée qui venait à l'esprit de Harry.
Harry put sentir de grandes mains encerclant son poignet bandé. Sirius souleva le bras presque cassé doucement et le replaça près de lui, sur les couvertures, avant d'enlever doucement les bandages. Il n'arrivait pas à avoir peur de lui, pas quand l'homme était si gentil. Mais tout était encore confus pour Harry.
« Sois prudent quand tu bouges ta main. L'entorse est sérieuse et le docteur dit que ça ne supporterait pas plus d'exercice. Est-ce que ça fait mal ? » Harry pouvait l'entendre parler gentiment pendant qu'il palpait la blessure.. Sirius parlait principalement pour emplir le silence. Sa voix était bizarre mais ce n'était pas un effet de la colère.
Harry l'observa, sans savoir quoi dire.
« Ça n'a toujours pas désenflé. Je vais te chercher une compresse chaude. »
Harry cligna des yeux, abasourdi. L'homme ne voulait pas lui faire de mal. Il n'était même pas fâché. C'était si perturbant, il ne savait comment réagir. Harry retourna son attention sur ses lunettes, qui étaient à présent sur le lit. Elles avaient été projetées quand Sirius s'était levé et semblaient plus proches. Peut-être que s'il réessayait avec son bras droit…
« Harry, non. » dit Sirius fermement, se précipitant à ses côtés. « Cherches-tu tes lunettes ? Pourquoi n'as-tu pas simplement demandé ? »
Lui demander ? Mais cela ne le mettrait-il pas en colère ? Ou est-ce qu'il…
Harry demeura silencieux, confus. Personne ne lui avait jamais posé cette question auparavant. Il continua de regarder l'homme avec ahurissement.
Sirius soupira de nouveau, passant une main dans ses longs cheveux. « C'est pas grave. Voilà. »
Il posa ses lunettes sur son nez, doucement, pas du tout comme le faisait Tante Pétunia, quand elle le tirait du lit, quand il était petit. Une fois, elle avait cogné le bout d'une des branches près de son œil si fort qu'il avait vu rouge pendant des heures. La pièce se précisa et il pouvait enfin déterminer la couleur sale des murs et celle claire des couvertures. Sirius se tenait près de son lit, lisant les instructions derrière un petit paquet blanc. Il grimaça.
« Maudites instructions moldues…Ca n'a aucun sens… » marmonna-t-il. « Ah, voilà. »
Il secoua le contenu avant de le presser contre le poignet de Harry. Le sac était merveilleusement chaud, comme le bas du frigo durant un dur jour d'hiver. La chaleur sembla détendre complètement les nœuds de ses tendons et laver l'acide qui baignait son os. Harry soupira.
Sirius sourit. « Mieux ? »
Harry hocha légèrement la tête, étonné. L'inconnu n'était pas énervé, ni fâché. Et même, il ressemblait aux parents qu'il voyait dans le parc, s'occupant de leur enfant quand celui-ci était tombé. L'homme semblait…bienveillant? Ce n'était pas possible. Personne n'était bienveillant à son égard.
Une main pressée sur son front le fit sortir de ses pensées. Harry se tendit un peu, mais Sirius ne sembla pas le remarquer. Sirius repoussa quelques mèches de cheveux de son front, ses lèvres devenant fines.
« Tu es couvert de sueur froide, ça a du te faire très mal. » Sirius fronça les sourcils, mordant sa lèvre.
Harry cilla sous le regard scrutateur de Sirius. L'inconnu semblait contrarié de nouveau et Harry avait peur de parler.
Harry examina son expression attentivement. Il était grand et maigre ; et il ne portait pas ses propres vêtements. Sirius ressemblait un peu à Padfoot, même s'il était humain. Ses cheveux étaient longs et de la même couleur noire ; ses yeux étaient d'un bleu pâle et contrastaient avec le reste de son visage. Sa peau était claire, comme s'il n'avait pas passé beaucoup de temps à l'extérieur. Mais même ainsi, Harry ne pouvait s'empêcher de trouver des parallèles entre l'inconnu et le gros chien qui était devenu son meilleur ami.
Sirius souleva un sourcil quand il remarqua que Harry l'observait.
« Qu'est-ce qu'il y a ? » demanda-t-il gentiment.
Harry détourna rapidement le regard.
Etait-il possible qu'il fasse semblant ? Tante Pétunia le faisait parfois, comme quand il était tombé des escaliers. Pendant plusieurs jours, il ne pouvait rien faire d'autre que dormir ou somnoler et elle était restée à côté de lui quinze minutes par jour. Elle avait eu l'air inquiète alors et Harry avait cru qu'un de ses rêves se réalisait enfin. Au moins un peu : quelqu'un se faisait du souci pour lui. Mais la première chose qu'avait fait Tante Pétunia quand il avait pu se lever, c'était lui donner une gifle et le disputer pour être si paresseux.
Harry trembla. L'homme ne pouvait pas vraiment se faire du souci pour lui. Ce n'était pas possible.
**
**
**
Voilà, la suite tout de suite.
Reviews! (même si c'est que pour me dire que vous les avez attendus longtemps!!)
