Bonjour !

Un nouveau chapitre vous est livré !

Merci pour vos reviews ! Merci donc à Lili70, Alvina26 et czarnyciemno.

Laliie26: Tu n'as pas à te sentir honteuse : on n'a pas toujours le temps de commenter. Si tu n'as pas le temps, tu n'es pas obligé de toujours laisser une review. Mais une de temps en temps me fera toujours plaisir :) Et oui, je continue la fiction ^^. Merci pour tous tes compliments, ça me touche. Je suis heureuse que ma fiction te plaise autant. Merci pour ta review, et à bientôt ^^

Les personnages ne m'appartiennent pas, mais l'histoire vient uniquement de ma petite tête ^^. Bonne lecture.


Edward marchait vite : il savait où se rendre. Il voulait voir ses vieux amis, en qui il avait assez confiance pour ne pas les dénoncer. Il pensa à Laurent, mais finalement rejeta cette idée : Laurent été vénal, et il serait capable d'aller trouver Charlie Swan pour lui vendre l'information. Mike peut-être ? Non, trop « chien fou », et il aurait causé des ennuis à Bella. Tyler alors… Il était assez compréhensif, et il ne s'intéressait que peu aux autres, étant à fond dans ses affaires de drogue. Oui, Tyler était un bon choix.

Il passa plusieurs rues avant de prendre un taxi, qui le conduisit dans un quartier minable, une cité, un ghetto, loin des quartiers modernes. Il se fit arrêter devant un immeuble dégradé, couvert de tags, d'inscriptions racistes et à la peinture défraichie. Des jeunes étaient assis sur des bancs à côté de l'entrée, un vieillard marchait doucement, en lançant souvent des regards vers les jeunes. Edward savait où habitait Tyler la journée. Il entra dans l'immeuble n°15 et monta les escaliers, jusqu'au 4ème étage, au numéro 425. Il frappa trois petits coups, un signal pour dire qu'il était un ami.

Une vieille femme à l'air revêche lui ouvrit, le fixant avec de petits yeux cruels.

-Vous voulez ?

-Voir Tyler, pour affaires.

La petite femme le jaugea avant de le laisser entrer. L'appartement était vieux et sale. Des tonnes de magasines porno traînaient un peu partout, ainsi que des cadavres de bouteilles de bière. Des photos encadrées, couvertes de chiures de mouches, décoraient les murs, mais les photos étaient mal prises, et le papier peint aux motifs criards les rendait encore plus laides.

Edward suivit la femme dans un petit couloir, jusqu'à une pièce qui devait servir de salon. Tyler était là avec trois de ses acolytes, revolvers et couteaux à la main. Quand Tyler l'eut reconnu, il rangea son arme et lui fit un grand sourire.

-Edward mon pote ! Ça faisait longtemps ! Alors, que deviens-tu ? Comment va ton père ? Et ton frère ?

-Ils sont morts tous les deux, répondit Edward sans ciller. Et je ne les pleure pas.

-Oh ! Désolé vieux. Qu'est-ce qui t'amène ?

-J'ai besoin d'aide.

Il s'assit sur un pouf que venait d'amener la vieille.

-J'ai besoin d'un appartement, d'une arme et de meubles.

-Tu emménages ici ?

-C'est l'idée. Mais je ne serais pas seul.

-Et pourquoi une arme ?

Tyler fronça les sourcils. Réfléchir était toujours aussi ardu pour lui, à première vue.

-Je risque d'en avoir besoin. J'ai pris quelque chose à quelqu'un qui veut le récupérer, et il n'a pas apprécié ce que j'ai fait. Je veux pouvoir me défendre, au cas où.

Tyler siffla, visiblement surpris.

-Eh bien ! Qui aurait cru qu'Edward Cullen, l'inoffensif Edward Cullen, prendrait d'aussi grands risques !

Edward sourit : oui, il avait pris de gros risques, mais ça en valait la peine. Il se rappela ces derniers instants, avant qu'il ne quitte Bella. Ils s'étaient retrouvés presque collés l'un à l'autre, et Edward avait été pris d'une impulsion : la toucher, la caresser, l'embrasser. Mais il avait réussi à se retenir, et sa main avait juste eu le temps de la frôler. Il avait senti sa chaleur, et avait remarqué son frisson. De peur ? De dégoût ? Autre chose ?

-C'est d'accord, reprit Tyler. Tu veux quelqu'un pour surveiller ?

Edward réfléchit. Etait-ce une bonne idée ? Peut-être…

-Pas pour le moment. Plus tard, si je vois qu'il y a du grabuge.

Tyler hocha la tête.

-Je peux te trouver ce que tu veux d'ici quelques jours. Tu sais où loger ?

-Oui, je suis au « Little House ». Tu connais mon numéro. Si tu dois venir, appelle-moi avant, je ne voudrais pas te tirer dessus.

-Waouh ! Qu'as-tu donc fait pour avoir si peur ?

-Je n'ai pas peur, je me protège.

Tyler fit signe à un de ses gorilles qui se leva en grognant et sortit du salon.

-Tu reviens dans les affaires ?

-Non, répondit Edward. J'ai décroché pour continuer mes études, et je ne recommencerai pas. Je vais trouver un travail pour gagner ma vie honnêtement.

Tyler fronça les sourcils mais n'ajouta rien. Il proposa un café à Edward qui accepta, et ils évoquèrent leurs souvenirs communs. Le gorille revint avec une mallette qu'il donna à Edward. Celui-ci l'ouvrit.

-Tu as deux revolver, un 7.5 et un 357 Magnum, avec six recharges pour chaque. Ça ira ?

-Oui. Si je me suis bien débrouillé, je n'aurais même pas à m'en servir.

-Tu sais, on voit de tout dans les rues de New York. Elles te serviront à mon avis, un jour ou l'autre.

-En tout cas, merci.

Edward se leva, la mallette à la main.

-Je vais y aller. J'ai encore quelques trucs à faire.

Tyler lui serra la main, heureux.

-Reviens quand tu veux ! Et si tu as besoin d'une petite dose, pour toi ou à vendre, je serais là, tu le sais.

Edward rit.

-Je te fais confiance là-dessus !

La vieille femme réapparut comme par enchantement et conduisit Edward jusqu'à la porte. Elle lui souhaita une bonne fin de journée et ferma la porte brutalement derrière lui.

« Eh bien ! Quel accueil ! Tyler sait s'entourer avec les hommes, mais niveau femme, il semble devoir apprendre quelques trucs ! On dirait une sorcière ! »

Il sortit dans la rue, et décida de marcher. Il n'avait pas voulu prendre sa voiture, pour ne pas attirer l'attention. Il comptait même la vendre, pour avoir un peu d'argent en avance, bien qu'elle n'était pas du dernier cri. Il ne pensait pas pouvoir la garder, parce que les parkings ici étaient peu sûrs, et il n'avait aucune envie de payer si il ne s'en servait pas.

Il était perdu dans ses pensées quand il bouscula une jeune femme.

-Oh, excusez-moi ! s'exclama-t-il en levant la tête.

Quelle ne fut pas sa surprise de reconnaître ce visage !

-Edward ?

La jeune femme le regarda, aussi surprise que lui, avant de lui sauter au cou.

-Oh Edward ! Tu es revenu !

Il lui tapota le dos maladroitement : il avait oublié l'exubérance de Maria. Elle consentit enfin à le lâcher, et il put reprendre sa respiration.

-Alors Maria, que deviens-tu ?

-La routine, rien de mieux. Mais tu m'as manqué, vraiment. Tu n'as jamais donné de tes nouvelles !

-Je suis désolé, mais j'ai été très pris avec mon père.

-Oh !

Elle se tut, le regardant du coin de l'œil, tandis qu'ils marchaient, main dans la main sur l'impulsion de Maria, mettant Edward mal à l'aise.

-Tu es venu voir quelqu'un ?

Edward hésita. Devait-il lui dire la vérité ? Non, pas pour le moment. Il savait Maria jalouse, et il ne tenait pas à emmener Bella dans ses histoires. Alors il mentit, disant seulement que Tyler devait lui trouver un appartement.

-Je peux m'en charger, suggéra Maria. Je demanderai à Tyler s'il m'y autorise. Sinon, tu es de passage ou tu restes un peu plus longtemps ?

Edward remarqua qu'elle l'emmenait vers chez elle, mais il ne dit rien et la suivit tandis qu'elle parlait pour deux.


Vous voyez où je vais en venir ? Une petite idée ?

Un OS est posté (vous le trouverez sur mon profil). Bonne journée !

Bisous