Nouvel éclairage sur quelques points obscurs
Sirius n'avait pas osé sortir dans le monde Sorcier depuis sa libération. Cependant, il avait réussi à contacter le Daily Prophet pour obtenir des copies des journaux des dix dernières années pour se mettre à jour. Avec hésitation, il avait également contacté Mrs Pomfrey pour obtenir quelques potions pour pallier son séjour en prison, ce qu'elle lui avait fourni avec joie. Il avait également envoyé quelques lettres et n'attendait maintenant que les réponses.
Soudain, le gong retentit dans la maison. Sirius se redressa, surpris. Il n'attendait personne et n'avait invité personne surtout. L'annonce de son innocence était bien trop récente pour qu'il soit déjà harcelé. Curieux, il se redressa et se rendit dans le hall d'entrée.
-Tu attendais quelqu'un ? demanda Walburga
-Non, mère, répondit Sirius en fronçant des sourcils.
Il rendit la porte invisible et retint un hoquet de surprise. Sur le pas de la porte se tenait nulle autre que Narcissa, sa cousine. Il ouvrit donc.
-Narcissa ?! s'exclama Sirius
-Bonjour Sirius, salua Narcissa. Puis-je entrer ?
-Bien sûr, fit Sirius en s'effaçant.
-Tante Walburga, salua Narcissa. C'est un plaisir de vous revoir.
-Moi aussi, sourit Walburga.
-Allons dans le salon, proposa Sirius. Je vous mettrais au courant, mère.
-Merci, fit Walburga.
Les deux cousins s'installèrent chacun dans un fauteuil et Kreattur leur apporta du thé et des gâteaux.
-Je voudrais que tu boives cette potion, déclara Narcissa en lui tendant une fiole. J'ai besoin que tu aies tous tes esprits pour que nous puissions discuter.
-Vraiment ? s'étonna Sirius
-Si tu veux tout savoir, c'est Severus qui l'a faite, fit Narcissa. Je sais que tu ne l'as jamais aimé mais tu ne peux pas contester ses talents en potions.
-C'est vrai, concéda Sirius.
Convaincu, Sirius prit la fiole et la but, non sans avoir lancé une flopée de sorts de reconnaissance et de diagnostic avec une baguette familiale. L'homme se sentit beaucoup mieux, l'esprit vraiment plus clair.
-Merci, fit Sirius. De quoi tu voulais me parler ?
-De ton filleul, Harry Potter, répondit Narcissa.
-Qu'est-ce que qui se passe ? fronça des sourcils Sirius
-Que sais-tu de lui ? demanda Narcissa
-Pas grand-chose, avoua Sirius. Dumbledore m'a simplement dit qu'il m'organiserait une rencontre avec lui pour ce week-end. Et aussi qu'il vit dans une famille Moldue. C'est pour cela qu'il veut le prendre sous son aile pour qu'il connaisse notre monde.
-Et qu'est-ce que tu en penses ? demanda Narcissa
-Que ce n'est pas normal, soupira Sirius.
Narcissa hésita mais elle n'avait pas trop le choix. Il fallait qu'elle convainque Sirius.
-Moi, Narcissa Black Malfoy, jure sur ma magie que ce que je vais te révéler aujourd'hui est vrai, annonça Narcissa.
Un filet de magie sortit de la blonde et entra dans le brun qui était stupéfait.
-Mais … balbutia Sirius.
-C'est la seule solution que j'ai pour que tu me crois, soupira Narcissa. Es-tu prêt à m'écouter ?
-Oui, fit Sirius.
-Bien, souffla Narcissa. Tout d'abord, Lucius a découvert que Dumbledore a demandé ta tutelle pour les dix prochaines années.
-Pardon ?! bondit Sirius. Pourquoi ? Et comment c'est possible ?
-Il a fait appel à une ancienne loi qui veut que les libérés d'Azkaban reviennent sous la tutelle de leurs parents autant de temps qu'ils ont passé en prison, expliqua Narcissa. Comme oncle Orion et tante Walburga ne sont plus de ce monde, tu n'as pas de tuteurs directs vivants. Mais Dumbledore s'est proposé.
-Pourquoi ? souffla Sirius
-Pas vraiment pour toi, se désola Narcissa. Mais pour quelque chose de très précieux que tu as eu récemment.
-Harry … murmura Sirius en faisant le lien avec la demande du directeur. Mais pourquoi ?
-Dumbledore veut apparaître comme le mentor d'Harry, expliqua Narcissa. Mais il n'a pas fait grand-chose pour ça.
-Que veux-tu dire ? fronça des sourcils Sirius
-Sirius … soupira Narcissa. C'est lui qui a placé Harry dans une famille Moldue.
-Mais le testament de Lily et James … protesta Sirius.
-Il s'est royalement assis dessus, renifla Narcissa. Enfin, les Dursley sont de l'histoire ancienne et cette femme doit vraiment regretter d'avoir traité aussi mal son neveu.
-Son neveu ? releva Sirius. Par Merlin, ne me dis pas qu'il a osé placer Harry chez Pétunia ? Cette femme déteste tout ce qui a trait à la magie !
-Il ne s'est pas gêné, siffla Narcissa.
-De quel droit a t-il fait ça ? gronda Sirius
-Il a pris le droit, répliqua Narcissa.
-Explique-moi tout, ordonna Sirius.
-Je ne suis pas la meilleure placée pour te raconter l'histoire d'Harry, tempéra Narcissa. Son tuteur est mieux indiqué pour cela. En plus, ce n'est pas le sujet d'aujourd'hui.
-Mais … protesta Sirius.
-Sirius, gronda Narcissa. Tu préfères rabâcher le passé ou ne pas tomber dans le piège grossier qu'est en train de te tendre ce vieux fou ?
-Vu comme ça, grimaça Sirius. Donc, Dumbledore veut ma tutelle pour mettre la main sur Harry. Mais comment tu comptes le contrer ?
-L'une des conditions pour autoriser cette tutelle est d'avoir un lien de parenté, sourit Narcissa. Je pense avoir un lien plus rapproché de toi que Dumbledore, tu ne crois pas ?
-Certainement, concéda Sirius. Mais ça ne te gênera pas ?
-Si je suis là à te le proposer, c'est que ça ne me dérange pas, sourit Narcissa. De plus, je reste à la tête de la branche secondaire des Black donc reprendre un Black ne paraitra pas suspect.
-Soit, j'accepte, fit Sirius. Mais pour Harry ? Tu ne l'empêcheras pas de le voir ?
-Personnellement, non, fit Narcissa. Mais son tuteur et toi devraient discuter de lui à un moment ou à un autre. C'est l'une de mes trois exigences.
-Je savais que tu en avais! ricana Sirius
-Rien d'insurmontable, déclara Narcissa.
-Je t'écoute, fit Sirius.
-Dès que ta tutelle sera officiellement aux Black, je voudrais que tu entres en cure dans une clinique privée du pays, annonça Narcissa.
-Pourquoi ? s'étonna Sirius
-Parce que tu viens de passer dix années à Azkaban, leva les yeux au ciel Narcissa. Tu n'es pas en pleine forme et je tiens à ce que tu récupères pleinement avant de reprendre les affaires de la famille.
-J'accepte, fit Sirius. Ensuite ?
-Permets à Harry de passer ses vacances chez les Longbottom jusqu'à ce que tu sortes de cure, demanda Narcissa.
-Mais combien de temps elle va durer ? s'exclama Sirius
-Plusieurs mois, avoua Narcissa. Je ne sais pas combien de temps elle va durer mais le minimum sera au moins jusqu'aux vacances d'été. Après, ça ne dépendra que de toi.
-OK, fit Sirius.
-Et je tiens à ce que tu discutes avec son tuteur, souligna Narcissa.
-Ce n'est pas Pétunia ? s'étonna Sirius
-Non, on s'en est débarrassé, sourit Narcissa.
-Comment ça ? fronça des sourcils Sirius
-Tu sauras tout après qu'on ait éloigné la menace de Dumbledore, fit Narcissa. Pas avant.
-Mais … protesta Sirius.
-Tu en sais déjà trop, gronda Narcissa. Dumbledore ne sait pas que nous le soupçonnons d'avoir volontairement placé Harry dans cette famille Moldue. Seule cette information pourrait te valoir d'être dans le viseur du vieux fou et je suis à deux doigts de penser qu'il n'hésitera pas à te faire disparaître de la surface du monde. Et comme falsifier un testament entre parfaitement dans ses cordes, il pourrait parfaitement en créer un pour récupérer Harry et rafler la maison Black au passage.
-Mais comment tu arrives à penser à ça ? souffla Sirius
-Je suis une politicienne, admit Narcissa. Je me dois de penser à toutes les éventualités.
-OK, fit Sirius. On fait comment ?
-Nous devons convaincre la personne chargée d'établir qui est le plus apte d'être ton tuteur … d'oublier la candidature de Dumbledore, sourit Narcissa.
-« Oublier » ? ricana Sirius. Un autre mot pour corruption ?
-On ne va pas aller jusque-là, démentit Narcissa. Simplement faire croire que l'un de nos nombreux cousins à l'étranger a décidé de t'accueillir chez lui. Tu n'as jamais caché aimer contacter les brebis galeuses de la famille.
-C'est vrai, acquiesça Sirius. Tu penses que ça va marcher ?
-Oui, assura Narcissa. Et Dumbledore ne pourra rien y faire. Tu feras semblant d'aller chez ce cousin fantôme mais tu iras en cure.
-Mais à qui tu vas faire porter le chapeau ? demanda Sirius
-J'ai pu me renseigner, fit Narcissa. Tu connais Alban ? Il vit en Colombie.
-J'ai dû voir son nom, avoua Sirius. A l'époque, je n'avais pas essayé de le contacter parce que je ne savais pas comment le joindre à cause de la distance.
-J'ai reçu une lettre de lui en tant chef de la branche secondaire des Black, annonça Narcissa. Il m'a annoncé son intention de faire un tour du monde et m'a laissé entendre que sa maison serait à mon entière disposition si jamais j'avais besoin de vacances.
-Bonne idée, fit Sirius.
-Si tu as du temps, nous pourrions aller le voir de suite, fit Narcissa.
Sirius accepta et se prépara rapidement à sortir.
-Nous y allons comment ? demanda Sirius
-Il n'y a rien de plus simple, sourit Narcissa. Tante Walburga ?
-Oui, ma chère ? fit Walburga
-Pourriez-vous nous donner la formule d'activation pour la cheminée internationale ? demanda Narcissa
-Je suis fière que tu sois ma nièce, félicita Walburga.
-Une cheminée internationale ? s'étonna Sirius. Pourquoi je n'en ai jamais entendu parler ?
-Parce qu'elle était dans le bureau de ton père, expliqua Walburga. Tu l'aurais su si tu étais resté jusqu'à ta majorité ici.
-Et comment toi tu le sais ? accusa Sirius
-Je te rappelle que je suis à la tête de la branche secondaire, fit Narcissa. Certains secrets de mon père sont les mêmes que ceux de tes parents.
-OK, fit Sirius. On fait comment ?
-Il faut que tu verses trois gouttes de ton sang dans l'âtre de la cheminée, révéla Walburga. Elle se réactivera de suite.
-Du sang … se tordit le nez Sirius.
-Je sais que tu n'aimes pas cette magie, gronda Walburga. Tu ne veux voir que les mauvais côtés de cette magie, la considérant à tort comme une magie maléfique. Mais elle permet beaucoup de choses, dont d'avoir interdit l'accès au manoir ancestral à Dumbledore.
-Pardon ?! bondirent Narcissa et Sirius
-Ce n'est pas une histoire pour maintenant, souffla Walburga. Nous en discuterons après votre petite escapade.
-Bien mère, s'inclina Sirius. Je saurais m'en souvenir.
-Je n'attends pas moins de toi, fit Walburga. Filez, vous deux.
-Au revoir, tante Walburga, salua Narcissa.
-A plus tard, mère, salua Sirius.
Les deux cousins montèrent à l'étage gagner le bureau du chef de la maison. Reconnaissant la magie de Sirius, la porte s'ouvrit et ils entrèrent. Ils passèrent rapidement l'antichambre mais au lieu de prendre la porte qui donnait directement sur le bureau propre, ils prirent une autre porte qui donnait sur la salle de Transports privé du chef du clan Black. Avec une grimace, Sirius avisa un coupe-papier et s'entailla le doigt pour faire couler le liquide rouge dans la cheminée. Le feu prit rapidement et l'homme se recula prestement, surpris. Il se releva en bougonnant.
-Nous y allons ? proposa Narcissa avec un éclat de malice dans le regard
-C'est ça, moque-toi, grommela Sirius.
La blonde ne préféra rien dire et s'empara d'une pincée de poudre de Cheminette. D'un geste sûr, elle lança la poudre et annonça sa destination avant d'emprunter le passage. Le brun s'empressa de l'imiter et il se retrouva dans une élégante maison avec une chaleur étouffante.
-Signora Narcissa ? fit une voix
-C'est moi, confirma Narcissa. Alban Black ?
-Je n'ai plus de droit d'utiliser ce nom, soupira Alban.
-Peut-être, fit Narcissa.
-Qui est votre compagnon ? demanda Alban
-Je manque à tous les devoirs, sourit Narcissa. Je vous présente Sirius Black.
-Aux dernières nouvelles, il me semblait que vous vous trouviez en prison, fit Alban.
-J'en suis sorti il y a quelques jours, sourit Sirius. Enchanté.
-De même, fit Alban. Si nous allions dans un endroit plus confortable ?
Une fois installés, Alban reprit la parole.
-Je ne pensais recevoir qu'une réponse formelle à ma lettre, s'étonna Alban. Que me vaut le plaisir de votre visite ?
-Nous avons besoin de votre aide, avoua Narcissa.
-Je vous écoute, fit Alban.
-Je voudrais que vous repreniez officiellement la tutelle de Sirius, annonça Narcissa.
-N'est-il pas un peu vieux ? s'étonna Alban
-Une ancienne loi veut que les libérés d'Azkaban reviennent sous la tutelle de leurs parents pendant autant de temps qu'ils ont passé en prison, répéta Sirius. Walburga et Orion, mes parents, sont morts peu après que je sois emprisonné. Donc …
-Walburga et Orion Black ?! releva Alban. Par Merlin, vous êtes le nouveau lord Black !
-Je ne crois pas, fit Sirius. J'ai été renié quand je ne suis enfui de la maison.
-Nous verrons cela plus tard, coupa Narcissa. Pourrions-nous compter sur vous ?
-Cela dépend de ce que vous voulez, fronça des sourcils Alban.
-Je vais fournir votre nom au Ministère de la Magie anglais comme tuteur de Sirius, expliqua Narcissa. Ensuite, vous n'aurez plus rien à faire vu que vous serez en voyage.
-Je ne serais pas embêté ? fit Alban
-Non, certifia Narcissa. Le Ministère va simplement croire que vous avez recueilli Sirius.
-Mais il va rester chez moi ? sursauta Alban
-Non, assura Narcissa. Nous voulons simplement qu'on ne cherche pas intensément Sirius.
-Je suis d'accord, sourit Alban.
-Peut-être qu'en contrepartie de votre aide nous pourrons vous réintégrer dans la famille des Black, insinua Narcissa.
-Merci mais non merci, sourit Alban. Je me suis habitué à ne plus utiliser ce nom. Cela fait de nombreuses années qu'Orion m'a jeté de la famille.
-Je comprends, fit Sirius. En tout cas, merci.
-Pas de quoi, haussa des épaules Alban.
-J'ai ici un document qui assurerait nos arrières, déclara Narcissa en sortant un pli de sa poche.
-Je reconnais bien là la patte de votre mère, félicita Alban. Faites-moi donc voir ça …
Alban lut attentivement le contrat avant de le signer.
-Voici, ma chère, fit Alban. Votre secret sera bien gardé.
-Je vous remercie, fit Narcissa.
Les deux anglais saluèrent l'homme avant de rentrer à Londres. Narcissa salua à son tour Sirius avant de rentrer chez elle.
ooooooo
-Comment ça, je ne suis pas le tuteur de Sirius Black ? s'exclama Dumbledore
-Je suis désolé, s'excusa le directeur du bureau des tutelles. Mais un membre de la famille Black s'est proposé comme tuteur et son dossier est en fait beaucoup plus solide que le vôtre.
-Qui est-ce ? gronda Dumbledore
-Ceci est une information confidentielle, répondit le directeur.
-Je suis le chef du Magenmagot, contra Dumbledore.
-Je ne peux rien vous dire, fit le directeur.
Dumbledore savait qu'il ne pourrait rien faire alors il tourna des talons et s'en alla sans un mot. Lucius sortit alors de l'ombre.
-Je dois vous remercier d'avoir accéder à ma demande, sourit Lucius.
-Je ne le fais pas pour vous, rétorqua le directeur. Mais vous avez permis à ma fille de pouvoir contacter le maître de sortilèges qu'elle voulait pour la suite de ses études. Rien que pour ça, je me suis autorisé à être un peu plus dur concernant cette information qui n'a jamais été à la disposition de tous.
-Merci quand même, fit Lucius. Je vais vous laisser. Bonne journée à vous.
-De même, lord Malfoy.
Le blond se frottait les mains en regagna son manoir. Ce revers subi par le directeur d'Hogwarts était un délice dont il ne se lassait pas. Il embrassa tendrement sa femme avant de s'installer à ses côtés.
-C'est fait, annonça Lucius. Dumbledore ne sait pas qui a la tutelle de Black.
-Parfait, fit Narcissa. Je t'attendais pour aller chez Augusta.
-Vraiment ? grimaça Lucius
-Severus nous y rejoint, rabroua Narcissa.
-D'accord, soupira Lucius.
Le couple se rendit chez la matriarche qui les accueillit avec leur ami.
-Dites-nous tout, ordonna Augusta.
-J'ai repris la tutelle de Sirius, annonça Narcissa. Seulement, j'ai mis à la place de mon nom celui de l'un des membres de la famille écarté par Orion. Comme c'est le même nom, le ministère n'a pas cherché plus loin.
-Une bonne chose, fit Augusta. Quand comptes-tu parler au jeune Black ?
-Le plus tard possible, bougonna Severus.
-Nous n'avons pas le temps que tu remâches une rancœur vieille de plusieurs années, gronda Augusta. Il en va de l'avenir d'Harry, je te rappelle !
-Je sais, souffla Severus. Mais il faut se souvenir que lui et ses amis ont fait de ma vie à Hogwarts un enfer !
-Nous le savons tous, soupira Lucius. Mais c'est pour Harry !
-D'accord, grommela Severus. Quand ?
-Dès qu'il arriva à la clinique Black Rose, annonça Narcissa.
-Black Rose ? sursauta Severus. Attends une minute, tu as contacté Juan ?
-Juan ? releva Lucius. Juan Locke ?
-Tout à fait, confirma Narcissa.
-Le Médicomage Locke est très réputé, déclara Augusta.
-Encore heureux, fit Severus. Comment tu as repris contact avec Juan ?
-Presque par hasard, sourit Narcissa. On m'a parlé de la clinique de Black Rose et on m'en a vanté les qualités. Et je suis tombé sur Juan.
-Juan Locke était un Ravenclaw d'un an plus âgé que Severus, expliqua Lucius à Augusta. Lors de l'une des attaques des Maraudeurs contre Severus, Juan l'a soigné admirablement. Il s'est exilé une fois ses études à Hogwarts terminées.
-Il m'a appris qu'il a fait des études de Médicomagie hors d'Angleterre et il est revenu à la chute de Voldemort pour ouvrir sa clinique, poursuivit Narcissa.
-Black Rose se trouve quand même dangereusement proche de Londres, remarqua Augusta. Le Ministère pourrait très bien faire une descente dans cette clinique.
-J'aimerai bien voir ça, siffla Severus. J'ai fait en sorte que le Ministère ne nous gêne pas avec leurs magouilles politiques.
-Tu ? releva Narcissa
-Je suis le copropriétaire de Black Rose, avoua Severus. C'est moi qui aie convaincu Juan de revenir de France.
-D'où les excellents échos sur les potions utilisées dans cette clinique, fit Narcissa.
-Le minimum, renifla Severus.
-Pourquoi ne nous avoir rien dit ? demanda Lucius
-La clinique est l'une de mes portes de sortie, expliqua Severus. J'y suis dans l'ombre et ça me va parfaitement.
-Nous en reparlerons, fit Lucius. Donc tu iras voir Black là-bas ?
-Pas le choix, souffla Severus. J'aimerai garder mon corps à peu près intact.
-Dois-je me sentir visée ? gronda Narcissa
-Nullement, très chère, s'inclina Severus.
-Il suffit, fit Augusta. Severus, je te conseille de ne pas oublier ce rendez-vous. Et rappelle aux enfants de ne rien lui dire te concernant.
-Je le leur dirais, promit Severus. Excusez-moi mais je dois vous laisser. Dumbledore ne sait pas que je suis parti.
Tous se saluèrent avant de se séparer.
