Comme toujours merci pour vos commentaires.

Pardon du retard, mais je me suis retrouvée aux urgences ce matin et maintenant j'ai une jambe dans le plâtre ! enfin une cheville surtout ... merci maman de m'avoir apporté mon ordi ... chut faut pas le dire, je vais me faire allumer par le toubib ...

Foutu canasson ^^ si je l'aimais pas tant, j'en ferais un bon steak ...

J'espère que ce chapitre vous plaira. Et merci de ne pas avoir été choquée de l'apparence indifférente de nos guerriers au chapitre précédent. En comparaison de Mira ils sont insensibles, mais tout est une question de différences culturelle


Chapitre 14 : Un retour de peines et de joies

Leur arrivée se passa assez simplement. Ils purent débarquer sans être assailli par des amis ou de la famille.

Un seul jeune cavalier vint à leur rencontre. Il montait un grand et lourd cheval gris.

Il commença à les accueillir avec joie et politesse, mais en la remarquant et en voyant surtout l'épée de Herger, il se figea et s'inclina devant lui.

Il ne savait sans doute pas comment se comporter devant cette nouvelle.

Et devant Mira non plus d'ailleurs. Le jeune garçon n'avait visiblement aucune idée de qui elle était et il se comportait tantôt comme si elle était une Reine et à d'autres moments comme s'il n'en savait rien.

Prenant le parti d'imiter ses amis, elle fit semblant de ne rien remarquer.

Lorsqu'il laissa entendre malencontreusement quelques phrases malheureuses à son encontre, elle serra les dents et se retint de se retourner vers lui pour lui coller une gifle bien sentie.

Les fous rires de Weath et Skeld n'arrangeaient rien.

En effet, lorsque le garçon avait laissé entendre qu'elle était une prise de guerre, ils s'étaient mis à pouffer comme des enfants.

La marche vers le village lui sembla bien longue. Il lui semblait que jamais elle ne verrait la fin de ce nouveau périple.

Mais enfin, apparurent devant eux, un village assez semblable à celui de Hrothgar, au niveau de la répartition des bâtisses, sauf qu'il se situait de l'autre côté d'une rivière, au pied d'une grande montagne.

Comme celui du vieux Roi, le village était formé de manière pyramidale, avec une succession de plusieurs maisons, toutes dominées par une plus importante et plus grande, construite au flanc de la montagne, sur un monticule rocheux, telle une vigie.

Ce devait surement être la maison du Roi, songea Mira ses yeux fixés sur le grand bâtiment de bois, qui semblait dominer la vallée avec force.

La maison où tout le village se réunissait aux heures de repas ou pour chaque réunion.

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Un comité d'accueil vint à leur rencontre. Il lui semblait que tout le village s'était déplacé : femmes, enfants et aussi vieillards.

Certains attendaient bien sagement qu'ils se rapprochent, mais d'autres, des enfants notamment, se précipitèrent vers eux en courant et en criant quelque chose qu'elle ne parvint pas à entendre distinctement.

Alors que leurs silhouettes se précisaient, elle entendit une exclamation, venant de derrière elle.

Mais elle n'eut pas le temps de se retourner, qu'elle vit Weath passer en courant près d'elle et réceptionner les trois enfants dans ses bras.

Ils s'arrêtèrent à quelques pas de lui, regardant tous plus ou moins attendris les retrouvailles.

Les enfants arboraient tous une chevelure rousse très semblable à la sienne et il semblait évident qu'ils étaient ses enfants.

Weath les serrait dans ses bras, pendant de longues minutes, n'en finissant pas de se gorger de leurs présences aimantes et joyeuses.

Il riait et pleurait en même temps, submergé de bonheur.

Puis au bout d'un moment, il se releva et les gardant prêt de lui, retourna à son cheval.

Mira se retourna sur sa selle pour le regarder faire. Skeld qui chevauché prêt de lui, tendit une main et monta devant lui un des garçons.

Le petit poussa un petit cri de joie du haut de sa nouvelle position, mais Skeld le garda prudemment contre lui.

Ensuite Weath remonta en selle et son fils ainé derrière lui, les bras autour de sa taille et sa fille devant lui, qu'il tenait prudemment. Il se tourna vers elle et fit un signe de tête en direction d'Herger, pour l'informer qu'ils étaient prêts à partir.

Mira reporta son attention sur ce dernier, mais déjà il avait reporté son attention droit devant eux. Il éperonna son cheval et ils repartirent tous au pas.

À mesure qu'ils se rapprochaient, Mira sentait de plus en plus d'yeux sur elle. Les gens la regardaient curieusement, n'ayant sans doute pas fait le rapprochement entre l'Arabe et elle.

Ils passèrent le pont qui surplombé la rivière et arrivés devant la foule rassemblait, mirent les tous, plus ou moins rapidement pieds à terre.

Sentant toujours des regards sur elle, Mira se sentit mal à l'aise. Halga vint la sauver de sa gêne, en passant un bras autour de ses épaules et en l'entrainant derrière lui.

Elle jeta un regard par-dessus son épaule, en direction d'Herger et parvint à croiser son regard.

Il lui sourit rassurant avant de se retourner vers un groupe d'hommes âgés qu'il finit par suivre, un peu plus loin.

Les autres étaient tous occupés avec leurs proches.

Weath tenait dans ses bras une femme à la chevelure blonde, les trois enfants autour d'eux.

Elle doit être son épouse.

Skeld serrait vigoureusement la main d'un homme corpulent aux cheveux blancs, une femme du même âge prêt de lui et un jeune homme aux cheveux marron-roux, prêt d'eux.

Ils doivent être ses parents et son frère cadet.

Mais ce qui lui fit le plus de peine, ce fut de voir Helfdane, se tenir debout une femme sanglotant dans ses bras, le visage enfoui contre sa poitrine, un couple âgé recueilli près d'eux.

Même de dos, elle reconnaissait cette femme. C'était la mère de Haltaf et donc la sœur de Rethel et lui.

En voyant le chagrin de cette femme, la promesse faite à Rethel dans la grotte lui revint brutalement.

Mais ce n'était pas encore le moment pour elle de respecter son serment. Ce moment était pour la famille.

Elle se laissa donc entrainer par Halga.

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Pendant que ses amis et la femme qu'il aimait restaient à l'entrée du village, Herger suivit les anciens de son peuple à l'écart des effusions.

Chacun d'eux portait un long manteau ivoire par-dessus leurs vêtements normaux, signe de la place prédominante qu'ils avaient dans le village.

Nul, pas même le Roi, n'avaient de complètes autorités sur eux. Ils représentaient la sagesse des générations précédentes.

Aucune parole n'avait réellement besoin d'être échangée entre eux et Herger. La tenue de ce dernier et surtout l'épée qu'il portait, apporté toutes les réponses pour eux.

Mais en dépit de l'évidence, ils voulaient encore entendre de sa bouche, ce qui s'était passé.

Herger se lança donc dans un long compte rendu des évènements qui avaient marqué leur voyage.

Il raconta les différents combats menés et surtout il leur parla de la mort héroïque de Buliwyf.

« Il a fait de toi son successeur ? », demanda l'un d'eux, plus par vérification que par réelle interrogation.

« Oui.

Les autres étaient présents ... » commença-t-il avec humeur, révulsé que l'on puisse douter de sa bonne foi.

« Nous en remettons pas en doute ta parole Herger », le coupa l'un d'eux en levant la main, « pour être tout à fait franc, c'est un dénouement dont nous nous doutions.

Buliwyf n'a jamais caché la manière dont il te considérait. Mais nous craignions que tu n'en aies pas l'étoffe »

Ils prirent, tous les cinq, le temps de bien le regarder.

Herger ne faiblit pas sous le poids de leur examen, il l'endura sans faiblir alors que les autres fois, ils lui avaient donné l'envie de se recroqueviller comme un enfant désobéissant.

Satisfaits de ce qu'ils voyaient, ils hochèrent la tête avec approbation.

Il semble que nous ayons tort » termina l'un d'eux, avec l'accord des quatre autres.

« Tu as changé » ajouta le premier à avoir pris la parole.

« Les récents évènements m'ont obligés à changer », répondit Herger en les regardant l'un après l'autre.

Il marqua une petite pause, indécis. Il hésitait à leur parler de Mira maintenant ou à attendre.

Aucun des anciens ne le brusqua. Ils le regardaient interrogateurs et surpris, de son brusque silence, mais l'ayant plus ou moins implicitement reconnu comme Roi, ils ne pouvaient pas lui ordonner quoi que ce soit.

Cette attitude ne passa pas inaperçue pour Herger. Elle le fit sourire et il décida donc de ne rien laisser de côté.

« Elle m'a fait changer », précisa-t-il enfin.

« Elle ! », répétèrent-ils dans un synchronisme parfait, qui aurait pu paraître comique en des circonstances plus propices à l'amusement.

Mais Herger étant Herger, il ne put s'empêcher d'enfoncer le clou et de rire à l'avance de leur réaction.

« La femme que j'aime et que je veux épouser »

Les cinq vénérables vieillards lui offrirent alors, un incroyable spectacle : celui de leurs bouches s'ouvrant simultanément, sous l'effet de la surprise et de leurs yeux s'écarquillant comiquement.

Sur le moment, il n'y avait plus rien de vraiment vénérable en eux !

Cette révélation-là, ils ne l'avaient pas vu venir, songea Herger avec amusement.

Il était obligé de se mordre la lèvre, presque jusqu'au sang pour s'empêcher d'éclater de rire à leurs visages.

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Pendant ce temps, Mira entrainait par Halga fendait la foule, sous les yeux curieux de ceux qu'ils croisaient.

Halga la dirigea vers une femme grande et encore assez belle, qui se tenait fière et droite, quatre hommes jeunes tout prêts d'elle.

Mira ne put retenir son sourire en voyant ces personnes, qu'elle devinait être respectivement, l'épouse et les quatre fils de son ''père''.

Arrivé à trois mètres, de ce petit groupe, Halga la relâcha et prit dans ses bras la femme, pendant que ses fils dévisageaient Mira curieusement.

Elle assista silencieuse, aux retrouvailles familiales, ne remarquant pas qu'Egdtho ne se trouvait qu'à un mètre d'elle.

Il n'avait aucune famille à saluer, donc il prenait sur lui la tâche de veiller sur celle qui était, non seulement son amie, mais aussi sa future Reine.

Les autres près de leurs familles, gardaient tout de même les yeux sur eux, ce qui bien sur attirait non seulement les regards de leurs proches, mais aussi des autres.

Progressivement le silence dominait la place et tous attendaient que les premiers mots soient échangés.

L'épouse de Halga, Aresia, la dévisagea quelques instants, d'une façon relativement peu sympathique, avant de se tourner vers son époux, au plus grand soulagement de Mira.

« Qui est cette jeune fille ? », lui demanda-t-elle froidement et sans aucun doute, avec une pointe de jalousie.

N'importe quelle femme le serait, de voir son époux revenir et être aussi affectueux avec une jeune et belle inconnue.

« Mira ! », répondit Halga en revenant se placer près d'elle, « ma fille ! »

Si elle en avait eu l'opportunité, Mira se serait prise les mains dans la tête.

Il y avait tout de même des façons plus simples et moins abruptes d'annoncer une telle nouvelle.

D'ailleurs aux vues des différentes réactions que sa réponse suscitait, elle n'était pas la seule à le penser.

« Je ... je ne suis pas exactement sa fille.

Je veux dire pas au sens propre du terme ... nous n'avons ... aucun lien de sang »

, commença Mira en balbutiant sous le regard d'Aresia, « mais comme mon père vit loin ... Halga a pris sur lui la tâche de veiller sur moi ... et ... je ... »

Prise de mutisme soudain, elle ne parvint pas en dire plus et baissa le regard intimidé.

Mais apparemment Aresia fut satisfaite de ses explications, car ses traits se détendirent sensiblement et elle s'avança pour la prendre dans ses bras.

Mira lui rendit craintivement son étreinte.

« Il a toujours voulu une fille », dit la femme de Halga en la tenant à bout de bras pour la regarder avec tendresse, « sa décision ne me surprend pas ! »

« Ce sont tous des gros sensibles en réalité », rajouta Mira, se sentant assez courageuse et à l'aise, partageant avec la femme plus âgée un regard complice.

« Bon ... tout ça c'est bien joli », s'écria Weath en se rapprochant et interrompant les deux femmes, « mais arrête de la monopoliser Halga.

Moi aussi je dois lui présenter quelqu'un ! ».

Il la saisit par le poignet et sans lui laisser le temps de protester, ou à Halga de réagir, il la conduisit vers sa famille.

« Mira », commença-t-il une fois arrêté devant sa femme et ses enfants, « je te présente ma femme Valka et nos enfants ».

La femme lui sourit doucement, l'observant attentivement mais sans animosité.

« Alors dans l'ordre il y Boromir notre ainé, Éric notre second fils et la petite dernière Astrid »

Un à un les enfants lui sourirent, plus ou moins intimidés, lorsque leur père les lui présenta.

« Je suppose », débuta-t-elle en se penchant plus près de la seule fille, « que c'était pour cette jeune demoiselle que tu comptais obtenir mes épées sur mon cadavre ! »

Weath eut au moins le bon sens de se sentir mal à l'aise.

« Ben ... » commença-t-il en détournant le regard, « ... oui ! » avoua-t-il enfin en désespoir de cause.

« Ça tombe bien alors », poursuivit Mira, « parce que j'en ai justement une de trop ! »

Edgtho venait juste d'apparaître à côté d'elle, à l'instant même ou elle finit de parler, la plus petite de ses épées dans la main.

Mira lui sourit avec sincérité, le remerciant de son acte et prit l'épée de ses mains.

Elle la tourna vers la jeune fille, dont les yeux s'illuminèrent en voyant la courte et fine arme qui lui était tendue.

Mais elle hésitait encore.

« Tu peux la prendre », la rassura Mira, « j'avais promis à ton père qu'elle serait pour toi »

Astrid sortit de derrière les jupes de sa mère et prit timidement la garde de l'épée.

Elle l'examina quelques secondes et sourit de toutes ses dents à Mira.

Impulsivement elle se jeta même sur elle, étreignant de ses bras encore potelés, la taille de la jeune femme.

Plusieurs personnes éclatèrent franchement de rire, en voyant la jeune enfant sauter sur la belle inconnue et surtout, en voyant celle-ci rougir jusqu'aux oreilles.

Enfin la jeune fille la relâcha et accompagnée de ses frères, qui insistaient pour voir l'épée, partit en courant.

Mira les regarda partir et après un dernier signe de tête envers Valka, qui lui répondit en souriant, elle se laissa entrainer par Skeld vers sa propre famille.

Elle fut en premier présentée à son père, Stoick, un guerrier imposant et impressionnant.

Il la dévisagea silencieusement, son regard bleu et dur a détalant des pieds à la tête.

« Mira », commença Skeld en souriant, indifférent à son mal à l'aise, « je te présente mon père Harald, ma mère Freya et mon frère Walde ».

Elle sourit à chacun d'eux lorsqu'ils lui furent présentés, mais si la mère et le frère se montrèrent accueillants, le père restait particulièrement froid.

« Père, Mère ... je vous présente la personne qui m'a sauvée la vie.

Les Wendels allaient me tuer, lorsque Mira est venue me sauver la vie !! »

Cette dernière remarqua que cette précision semblait la faire remonter dans l'estime du paternel, car il consentit enfin à lui donner un léger sourire.

Pas vraiment causant celui-là, pensa-t-elle alors qu'il la dévisageait encore, heureusement que les autres sont plus accueillants !

Mais l'atmosphère restait encore tendue et ce fut avec joie, dans un premier temps, qu'elle vit Helfdane se rapprocher d'elle.

Il la prit dans ses bras et l'éloigna des parents de Skeld.

Mais lorsqu'elle se rendit compte de la direction qu'ils prenaient, elle se raidit violemment.

Il la dirigeait vers sa sœur.

Elle était un peu plus vieille qu'elle-même, encore belle, mais en cet instant son visage tait strié de larmes et ses yeux rouges.

« Mon frère me dit que vous avez assisté aux derniers instants de ... mon frère ... Rethel », précisa-t-elle inutilement pour Mira, « pouvez-vous ... pouvez-vous ... ».

Un sanglot la secoua et elle ne parvint pas à finir sa phrase.

« J'ai promis à Rethel que je vous parlerai le jour où je vous verrai », la sœur de son ami, comme ses parents, la regarda attentivement.

« Il se reprochait beaucoup la mort de Haltaf, il pensait que c'était de sa faute.

Il voulait que vous trouviez en vous la force de le pardonner »

« Je n'ai rien à lui pardonner », sanglota la femme, sous les yeux compatissants de tout le village, « je sais qu'il a tout fait pour le protéger.

Si mon fils est mort c'est qu'il n'y avait rien à faire ... où il aurait tout tenté ! »

Ses parents vinrent la prendre dans leurs bras, en signe de réconfort.

Le regard de Mira, croisa un instant le regard du père et Mira lut dans ses yeux de la gratitude.

« Ce n'est pas tout », poursuivit-elle, certaine maintenant de ce qu'elle devait faire, « il m'a donné son arc avant de m'ordonner de partir », elle se détourna et rejoignit son cheval.

Du côté gauche de la selle, elle sortit de sous les couvertures, un arc finement sculpté, qu'elle ramena avec elle.

« Il ne me l'a pas dit, mais ... je pense que c'est à vous que cette arme revient.

Je sais qu'il y tenait comme à la prunelle de ses yeux et ... il devrait rester auprès de vous ... sa famille »

La vieille femme, la mère de Rethel, tendit ses mains tremblantes en avant.

Religieusement, elle dessina du bout des doigts les runes gravées dans le bois.

Des larmes cristallines et silencieuses coulaient sur ses joues blêmes.

Mais malgré celle-ci, elle souriait tendrement en admirant l'arme.

Se sentant de trop, Mira s'éloigna de cette famille en deuil, après un dernier signe Helfdane et rejoint ses amis.

Dans le regard de ses quatre autres compagnons, elle lisait de la fierté et de la tendresse.

Progressivement, les personnes alentour vinrent faire connaissance avec la jeune inconnue.

Toujours avec prudence, puisque les guerriers ne quittaient pas son côté et parce que sa tenue les intriguait.

Ils avaient bien remarqué la nouvelle tenue d'Herger et en connaissaient fort bien la signification.

Contrairement à ce qu'Herger et les autres craignaient, la décision de Buliwyf ne dérangeait personne.

Ils étaient des héros, donc quoi de plus logique que ce soit l'un d'entre eux qui accède au trône !

Tout le village connaissait l'incroyable complicité, qui existait entre les deux hommes et ce depuis leur enfance. Ils étaient comme des frères.

Dès lors, il n'était pas vraiment surprenant que ce soit Herger qui ait été désigné pour lui succéder.

Un frère succède toujours à son aîné. Et depuis son sauvetage Herger était le petit frère de Buliwyf et le second fils du vieux Roi défunt.

Mais quel autre choix y avait-il réellement, outre cette considération.

En l'absence de descendant direct, il fallait au village un chef fort et respecté pour prendre la place délaissé par Buliwyf.

Qui était le mieux placé pour cette tâche, que celui qui était non seulement le frère de cœur, à défaut de l'être par le sang, du précédent Roi et qui en plus revenait avec un statut de héros indiscutable par tous.

Personne au village n'oserait le défier pour prendre sa place. Les anciens ne le permettraient sans doute jamais.

Les seuls, qui auraient aujourd'hui la légitimité de s'opposer à Herger, étaient ses compagnons.

Mais il suffisait de voir leurs visages pour comprendre, sans nul doute, que détrôner Herger était le dernier de leurs souhaits.

Peut-être que dans d'autres circonstances, l'un d'eux, au moins, se serait battu pour obtenir le trône.
Mais l'amitié qui les liait à Herger, l'affection qu'ils avaient pour Mira et le respect qu'ils devaient à la mémoire de Buliwyf, donnait à Herger l'assurance d'un soutien plein et indéfectible de leur part.

Ce soutien bien que muet, lui assurait de facto, l'acceptation de tout le village.

Mais quoi de plus normal. Il était toujours celui qui remplaçait Buliwyf, lorsque ce dernier était absent.

Il était le ''second'' depuis toujours. Aujourd'hui il était le premier et ce n'était, dans le fond, que justice.

Mais ce que tous se demandaient, c'était le rapport entre leur nouveau Roi et cette jeune fille.

Pourquoi était-elle vêtue comme une Reine ?

Le jeune garçon venu à leur rencontre, osa venir la voir en s'excusant à profusion de son erreur.

Il regrettait maintenant profondément sa méprise et sans doute, les coups d'œil dangereux que lui dédiaient ses amis en était-elle en grande partie la raison.

Elle n'était ni une esclave, ni une Wendel.

Mais alors qui était-elle ?

Légèrement en retrait, trois femmes voyaient d'un mauvais œil la venue de cette jeune femme.

Ce qu'elles appréciaient encore moins, outre cette complicité étonnante qu'elle avait avec les membres de l'expédition, c'était la nature du regard qu'elle avait échangé un bref instant, avec le guerrier blond auquel elles tenaient tant elles-mêmes.

Ce regard et aussi le fait qu'elle chevauchait prêt de lui lors de leur arrivée.

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Un homme passa près de ces femmes, mais elles ne firent pas plus attention à lui, que lui-même, ne fit attention à elles.

Il ne se concentrait que sur une chose ...

... une seule ...

... la jeune femme entourait de ses amis et qui ne le remarquait pas encore.


Voilà merci d'avoir lu.

J'essayerais de poster le chapitre suivant vite

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