Auteur : DeydreamBeliever

Traductrice : Moi

Spoilers : -

Rating : T

Genre(s) : Romance/Humour

Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à DeydreamBeliever. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.

Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.


- Chapitre 14 : MSOEV - (Merci Seigneur On Est Vendredi)

-PoV Bella-

Ça avait été la semaine la plus folle de toute ma vie. Et dire que vendredi dernier, j'étais dans un avion pour Forks et j'ignorai que les personnages de fiction que je découvrais dans les livres était en fait réel. Ça ne faisait même pas une semaine que je connaissais mon précieux Edward, mais j'avais l'impression de l'avoir toujours connu. Dans moins de quatre-vingt dix minutes, je le présenterais à mon père avant que nous ayons notre 'premier rendez-vous'. On avait décidé d'aller manger dans ce restaurant Italien de Port Angeles pour des raisons sentimentales. Ça avait été le lieu de notre premier rendez-vous dans le livre, et je voulais y créer un véritable souvenir. J'étais bien déterminée à prendre les raviolis aux champignons et un coca. Cette fois, cependant, les choses seront un peu différentes. Au moins, Edward n'essayerait pas désespéremment de s'empêcher d'aller tuer ces violeurs, ou ne serait pas entrain de se demander si j'étais en état de choc. On n'aurait pas non plus l'anxiété de la première conversation flottant entre nous. Pas plus que nous ne devrions nous inquiéter pour Jessica et Angela. Autrement dit, ce rendez-vous serait bien plus agréable que le rendez-vous original.

Je montai à l'étage et haletai de surprise en entrant dans ma chambre. Alice et Rosalie étaient assises sur mon lit, entrain de m'attendre. La présence d'Alice ne me surprenait pas vraiment. J'aurais dû savoir que je ne pourrais pas faire quelque chose d'aussi important qu'un premier rendez-vous sans son 'aide' pour mon maquillage, mes vêtements et ma coupe de cheveux. J'étais plutôt surprise de trouver Rosalie avec elle. J'essayai de dissimuler mon choc, mais je savais qu'il était trop tard. Le temps que mon cerveau humain ait enregistré mes propres émotions, elles avaient déjà identifié l'expression sur mon visage. Rosalie me regarda avec curiosité.

"Pourquoi es-tu beaucoup plus surprise de me voir ici que de voir Alice ?"

"Umm, parce qu'Alice m'aime bien mais pas toi ?" C'était parfaitement évident pour moi.

Elle roula des yeux. "Qu'est-ce qui te rend aussi sûre que je ne t'aime pas ?" Ma mâchoire tomba sous l'effet du choc. Est-ce que je ne venais pas de lire quatre livres dans lesquels Rose me détestait ?

"Quoi ?" s'exclama-t-elle, indignée. "Je commence à me sentir insultée par ton attitude."

"Pardonne moi, s'il te plaît Rose," expliquais-je rapidement. "Stephenie Meyer m'a donné l'impression que ça me prendrait plus d'un an pour gagner ta confiance et encore plus longtemps pour mériter ton amitié. Presque deux ans en fait."

Elle grommela, irritée. "Ben, tu ne devrais pas croire tout ce que tu lis dans les livres."

Je lui fis mon plus beau sourire victorieux. "Crois-moi, Rose, je suis heureuse qu'elle ait eu tord. Il n'y a rien que j'aimerais plus que l'on devienne de bonnes amies et même des soeurs aimantes."

Elle me fit un sourire un peu timide, qui semblait légèrement déplacé sur son visage parfait. "Moi aussi !"

"Moi itou !" cria Alice d'une voix excitée, en sautant sur le lit. "Maintenant, assez parlé. On a du boulot. Tant à faire, si peu de temps."

Je grognai et me tournai simplement vers elle. Je savais qu'il serait inutile de résister. Mes jours de Barbie Bella venaient de commencer. Je décidai de me rendre dans mon 'endroit du bonheur' en pensée, essayant de me représenter la clairière d'Edward. Je voulais désesperement qu'il m'y emmène, et il m'avait promit qu'on irait dimanche. J'essayai d'imaginer à quoi ressemblerait Edward en scintillant dans le soleil. Je savais que peu importe à quel point j'essayai, la réalité serait vraiment mieux. Mes pensées se tournèrent vers le livre Twilight. Je me rappelai de ma sortie à Port Angeles et je ne pus m'empêcher de la mettre en relation avec l'histoire de Rosalie. J'étais heureuse de ne pas avoir à faire avec ces hommes, mais en même temps, je détestais l'idée qu'ils soient libre d'errer dans les rues à la recherche d'autres victimes.

"Hey, Rosalie, j'ai une suggestion pour toi et Emmett si vous vous ennuyez au cours des semaines à venir."

Elle me regarda avec curiosité dans le miroir alors qu'elle s'occupait de mes cheveux.

"Ben, d'après le livre que j'ai lu, ma première sortie à Port Angeles fut un désastre. J'étais avec Jessica et Angela, mais je suis partie de mon côté. Je me suis perdue et je me suis rerouvée dans le quartier mal famé de la ville. Ça devrait arriver d'ici quelques semaines. Edward arriva juste à temps pour me sauver mais eut beaucoup de mal à se retenir de détruire ces hommes pour ce qu'ils avaient prévu de me faire."

J'avais tout l'attention de Rose, et elle avait commencé a gronder doucement en entendant mes mots. Je maintins un contact visuel avec elle.

"Je déteste l'idée que des hommes comme eux soient dans les rues à la recherche de victimes. Bien que je sois très contente de ne jamais avoir à faire avec eux, je hais l'idée que d'autres filles puissent devenir leurs victimes."

Elle hocha la tête, son grondement devenant un peu plus fort.

"Donc je pensais que si toi et Emmett vous ennuyiez parfois, tu pourrais avoir envie d'aller faire un tour dans ce quartier, avec Emmett hors de vue. Si t'es accostée, il ne fait aucun doute que tu arriveras à les convaincre de réfléchir à deux fois avant de s'en prendre à nouveau à une jeune femme seule. Je suis sûre que tu pourras leur apprendre quelques manières, pour qu'aucune fille n'ait jamais plus à les craindre, et Emmett pourra t'aider à les immobiliser jusqu'à ce que tu sois prête pour eux. De cette manière tu n'auras pas à te lancer à leur poursuite ou t'inquiéter de leur révéler tes capacités surhumaines."

Elle arrêta de grogner, et un sourire machiavélique apparut sur son visage.

"Je me suis plutôt ennuyée dernièrement. Je pense que je pourrais faire une paisible promenade nocturne à Port Angeles."

"Normalement, mon incident devrait avoir lieu mardi dans environ un mois, peu de temps avant le bal où les filles doivent inviter les garçons. Donc, je ne sais pas à quelle fréquence ces types errent en ville, se dissimulant dans les ombres. Je ne veux pas que tu sois déçue s'ils ne se pointent pas pour te divertir," la prévins-je

Elle eut un sourire satisfait. "Ne t'inquiètes pas, je ne louperais cette opportunité pour rien au monde. Merci, Bella."

"Souviens toi juste que Carlisle n'appréciera pas si tu tues l'un d'entre eux, Rose," lui rappela Alice. "La justice est une chose, mais le meurtre en est une autre."

"Ouais, si tu les tues, ça va poser plein de problème à cause de l'enquête. Mais d'une manière ou d'une autre, je doute qu'aucun d'entre eux admettra jamais qu'ils se sont fait battre par une simple fille," acquiesçai-je, en rigolant avec condescendance. "Quel insulte à leur virilité. Et ils ne pourraient même pas expliquer clairement aux policiers ce qui leur est arrivé. Qu'est-ce qu'ils pourraient dire ? On voulait violer cette fille, mais au lieu de hurler de terreur et de trembler pendant qu'on la viole, elle nous à démolis. On veut porter plainte. Ouais, c'est ça. Ils seront derrière les barreaux en clin d'oeil, et tu recevras probablement une médaille du maire." On rigola toutes les trois méchamment à l'image mentale que mes mots avaient provoqué.

Les violeurs ne s'intéressaient qu'au contrôle. Ils se moquaient du sexe. Ils appréciaient l'idée de forcer les autres, de prendre ce qui ne leur appartenaient pas. Ils se réjouissaient d'être la cause de la douleur et de la peur d'autres personnes. Ils étaient les pires brutes qui soient.

Rosalie redressa les épaules, déterminée. "Ce sera donc la justice."

Je décidai d'alléger l'ambiance. Je lui fis un sourire amusé jusqu'à ce qu'elle hausse un sourcil, demandant silencieusement à connaître la cause de mon amusement. Mon sourire s'élargit.

"Je t'imagine dans un costume de Wonder Woman, combattant pour la justice et pour la vérité. Tu pourrais même faire un tour sur toi-même pour te changer grâce à ta vitesse vampirique. Peut-être que tu devrais te teindre les cheveux en noir."

Elle se contenta de me regarder sans dire un mot, alors qu'Alice et moi éclations de rire. Alors qu'elle continuait à me fixer sérieusement, je me sentis mal à l'aise, me demandant si je n'avais pas blesser ses sentiments. Je me calmai rapidement et commençai à m'excuser. Dès que je le fis, son visage se fendit d'un sourire amusé.

"En fait, j'ai déjà un costume de Wonder Woman complet, avec le lasso et les bracelets qui repoussent les balles. C'est l'un des déguisements préférés d'Emmett."

Maintenant, nous étions trois à rire.

"Est-ce que tu peux imaginer la tête de ces types si tu fais ça ? Tout ce que j'ai à dire, c'est que si tu fais ça, je viens avec pour tout filmer. Ce sera définitivement un 'Moment Kodak'. Ce serait dommage de ne pas partager ça avec toute la famille," suggéra Alice.

"Je payerais pour voir ça," l'encourageai-je.

"C'est un rendez-vous alors," accepta Rosalie. "Tu pense que Jasper voudrait venir s'amuser avec nous ? Ça serait drôle de jouer avec leurs émotions aussi."

Alice observa rapidement le futur, ses yeux se perdant dans le vague alors qu'elle avait une vision.

"Oui, oui ! Ça va être si drôle !" couina-t-elle.

Je secouai la tête d'amusement. Elles se tournèrent toutes les deux vers moi, le regard curieux.

"Juste un vendredi soir typique pour des vampires, hein ? Je vous aime. Je me sens très chanceuse d'être autorisée à faire partie de votre famille."

Leurs regards s'adoucirent, et elles me serrèrent toutes les deux dans leurs bras. "On t'aime aussi, petite soeur," chuchotèrent-elles.

"Maintenant au boulot !" ordonna sévèrement Alice. "Il ne nous reste plus que quarante-cinq minutes pour te préparer. On a perdu du temps."

Je retournai rapidement à mon 'endroit du bonheur'. Le fait que ça leur prenne autant de temps pour me préparer alors qu'elles ne mettaient que dix minutes pour être parfaite me dépassait. Ne pouvaient-elles pas utiliser leur vitesse vampirique pour moi aussi ? Est-ce qu'Alice me torturait délibéremment ? Ou est-ce que j'étais tout simplement bien moins parfaite qu'elles, au point que ça prenne beaucoup plus de temps de souligner artistiquement mes traits ? Un de ces jours, je trouverais le courage de demander, mais j'avais peur de ne pas aimer la réponse. Donc aujourd'hui, je souffrirais d'une ignorance bénie puisque je voulais que rien ne vienne gâcher ma soirée.

Elles terminèrent avec quinze minutes d'avance. J'entendis Charlie rentrer à la maison et s'installer.

"Descendez voir mon père," les suppliai-je. "Il va t'adorer Rose, et il t'adore déjà Alice. Vous êtes mon excuse pour passer autant de temps chez vous. Il doit faire votre connaissance, pour être moins suspicieux. En plus, il sera probablement tellement ébloui par vous deux, qu'il oubliera d'être grognon et sur-protecteur lorsqu'il rencontrera Edward."

Elles rigolèrent toutes les deux et acquiescèrent. Elles nettoyèrent toutes les traces de maquillage avec leur vitesse vampirique, donc elles furent prête avant même que je ne sois dans le couloir.

"Hey, papa !" l'appelai-je d'en haut. "Je t'ai préparé ton dîner, mais je sors ce soir. Edward m'a invité à dîner et j'ai accepté. Il sera là dans dix minutes."

Il approcha des escaliers et me regarda descendre. Il avait une expression de surprise sur le visage.

"Wow, Bells ! Tu es magnifique ! Je veux dire, encore plus que d'habitude."

Son visage commençait à devenir suspicieux.

"Tu ne m'avais pas dit que tu avais un rendez-vous ce soir."

"Je te le dis maintenant," l'informai-je, en levant les yeux au ciel. "Il me l'a proposé aujourd'hui à l'école, et c'est la première opportunité que j'ai de te parler aujourd'hui."

Il avait l'air inquiet et un peu triste, comme s'il venait de réaliser que j'avais grandi.

"Ou est-ce qu'il t'emmène ?"

"On va au restaurant Bella Italia à Port Angeles puis on rentrera. Je serais partie pendant quelques heures, mais je ne rentrerais pas tard. Au fait papa, Rose et Alice m'ont aidé à me préparer. Elles vont partir, mais je voulais que tu rencontres Rose d'abord."

Il leva les yeux vers les escaliers pour les voir descendre tranquillement.

"J'ai déjà rencontré Rosalie," admit-il. Elle baissa la tête et détourna honteusement les yeux. Je décidai de lui extirper l'histoire plus tard.

"C'est un plaisir de te revoir, Rosalie. J'espère que toute ta famille va bien."

Elle lui sourit doucement. "Oui, merci, Chef Swan. Je n'ai eu aucun problème depuis ce jour-là, monsieur, que ce soit à l'école ou ailleurs."

Il hocha la tête, compréhensif. "Ne t'inquiètes pas Rosalie. Je sais que tu es une gentille fille. Tout le monde fait des erreurs quand ils traversent une mauvaise passe. Je ne t'en veux pas. Je suis heureux que toi et Bella soyez devenus amies." Maintenant, j'étais vraiment curieuse.

Il se tourna vers Alice qui rayonnait de plaisir. Il fut immédiatement ébloui et ses joues devinrent rouge vif, faisant naître un sourire moqueur sur les lèvres de Rosalie. Elle se plaça rapidement derrière lui pour qu'il ne voit pas l'expression de son visage. Alice le surprit complètement en le serrant brièvement dans ses bras.

"Ça fait plaisir de vous revoir, Chef Swan !" cria-t-elle. Il cligna des yeux à son énergie et son excitation.

"Alice !" s'étrangla-t-il finalement. Il lui fit un sourire ahuri. "Ça me fait plaisir de te revoir aussi, ma belle. Et tu peux m'appeler Charlie."

"Merci, Charlie, mais il faut qu'on y aille maintenant. Rose et moi devons aussi nous préparer, puisqu'on va tous à Port Angeles ce soir."

Elle et Rose se rendirent grâcieusement à la voiture de Rose.

"Roulez doucement !" cria gentiment Charlie alors qu'elles mettaient leurs ceintures.

"Ne vous inquiétez pas, Chef Swan, je n'oublierais pas," répondit Rosalie d'un ton plaisant. Je voyais bien qu'elle était irritée, mais je ne pensai pas que Charlie s'en soit aperçu. Alice réussissait à peine à contenir son rire, et j'étais sûre qu'elle exploserait dès qu'elles seraient trop loin pour qu'on les entende.

Je leur fis signe et me retournai pour trouver un Charlie beaucoup plus détendu. Je penchai la tête sur le côté avec curiosité. Il me sourit.

"Je suis content que vous alliez tous ensemble à Port Angeles. Plus vous serez nombreux, plus vous serez en sécurité."

"Ben, je ne serais définitivement pas toute seule," dis-je. Non, je serais avec Edward. Les autres seront dans la même ville mais ne viendront pas avec nous. Mais je ne voulais pas gâcher la tranquilité de Charlie même si ça signifiait le laisser croire qu'on serait tous ensemble.

A ce moment là, j'entendis frapper à la porte. Je volai littéralement jusque là, l'ouvrant avec un tout petit peu trop de force. Elle claqua contre le mur. Ce n'était pas la première que ça arrivait cependant, donc je ne me sentis pas trop coupable en voyant la petite trace dans le mur. Elle était déjà là avant, même si je pensais qu'elle était un peu plus profonde maintenant. Mon ange, mon chevalier en armure, était là, me souriant de son sourire en coin. Je me tins là, le souffle coupé en le voyant en costume, jusqu'à ce qu'il s'éclaircisse la gorge avec amusement.

"Puis-je entrer ?" demanda-t-il formellement, ses yeux brillants.

"Oh ! Oui. Bien sûr. Désolée," balbutiai-je avec incohérence, mon visage virant au rouge brique. Je réussis finalement à faire un pas en arrière et sur le côté pour lui permettre d'entrer. Une fois dans le hall, il me tendit une rose rouge et s'inclina galamment devant moi.

"Une belle rose pour une belle jeune fille," ronronna-t-il. Je rougis encore plus en tendant la main pour prendre la rose.

"Merci !" haletais-je, touchée. Mon estomac faisait des saltos. Je réalisai que mes doigts tremblaient légèrement. "Laisse- moi juste trouver un vase."

Je me précipitai vers la cuisine, puis m'arrêtai en me rappelant que j'avais laissé les deux hommes seuls dans l'entrée. Je fis rapidement demi-tour et les rejoignis. "Avant d'aller chercher un vase, laissez-moi faire les présentations. Edward, voici Charlie, mon père. Papa, voici Edward Cullen, mon rendez-vous de ce soir."

Edward lui fit un sourire charmeur et lui tendit la main. Je remarquai qu'il portait des gants de conduite, probablement pour masquer la froideur de ses mains. "C'est un honneur de vous rencontrer, Chef Swan. Mon père a beaucoup d'estime pour vous. Vous avez une fille très spéciale, monsieur, et je vous promets de la traiter avec toute la courtoisie et tout le respect qu'elle mérite."

"Fais donc ça," grogna Charlie. Je voyais bien qu'il était impressioné malgrès lui. Wow. Edward était vraiment en mode vieux-jeu. C'était probablement ce qu'il aurait dit dans sa jeunesse pour faire la cour à une jeune fille. Même moi, j'étais impressionnée. Je me précipitai dans la cuisine pour prendre un vase, ne voulant pas les laisser seuls plus longtemps que nécessaire. Je ne m'inquiétai pas de ce que Edward pourrait dire ou faire. Je m'inquiétai pour Charlie. J'espérai qu'il ne dirait ni ne ferait rien de trop embarrassant. Je sortis rapidement le dîner de Charlie du four et le déposai sur la table.

"Alors, quels sont tes plans pour le futur, Edward ?" demanda Charlie, d'une voix bourrue.

"Eh bien, j'ai l'intention d'entrer à l'université après le lycée. J'aimerais suivre les traces de mon père. Il est mon héro et mon inspiration. Donc j'envisage des études de médecine. J'adorerais travailler avec lui un jour. Je sais qu'il me faudra travailler dur, mais je pense que je vais aimer ce défi."

Je me précipitai à temps pour voir Charlie hocher songeusement la tête. J'intervins dans la conversation avant que Charlie ne puisse poursuivre son interrogatoire.

"Je pense qu'on ferait mieux d'y aller maintenant, si on veut rentrer assez tôt," mentionnai-je, en m'arrêtant près d'Edward. Il me sourit et m'offrit son bras. Je l'attrapai, souriant au geste vieillot. Les seuls endroits où j'avais vu des gens marcher ainsi, c'était à l'église et dans les mariages lorsque les guides escortaient les gens à leurs places. Et aussi, les personnes assez vieilles pour être mes grands-parents. Comme Edward. Je retins un gloussement. Je ne pensai pas qu'il apprécierait cette pensée.

Charlie nous suivit jusqu'à la porte. "Sois prudent avec mon bébé, Edward. Ramène-la à la maison en bon état," le prévint-il sérieusement.

"Je le ferais, monsieur. Je vous le promet," répondit Edward, tout aussi sérieusement; en croisant le regard de Charlie. Quoi que vit Charlie dans les yeux d'Edward, ce fut suffisant pour l'apaiser, parce qu'il hocha la tête et recula.

"Je te verrais plus tard, papa. Le dîner est sur la table. Ne le laisse pas refroidir."

Il me sourit tendrement. "Sois prudente, Bells. Je te verrais plus tard."

Je lui fis un sourire joyeux et l'embrassai sur la joue, avant de me diriger vers la voiture d'Edward. Edward m'escorta jusqu'au siège passager et ouvrit la porte pour moi. Une fois que je m'y fus glissée et attachée, il ferma la portière et contourna la voiture. Il fit un petit signe à Charlie avant de monter dans la voiture et de démarrer. Alors qu'on faisait marche arrière dans l'allée, je vis Charlie rentrer dans la maison et fermer la porte derrière lui.

Edward me fit un large sourire. "Bon, ça c'est bien passé, tu crois pas ?"

Je lui fis moi aussi un large sourire. "Bien sûr ! Tu as été absolument parfait. Je ne serais pas surprise s'il tombait lui aussi amoureux de toi."

"Je n'irais pas aussi loin. Avec un peu de chance, tu n'auras pas besoin de fuir à Phoenix ce soir, comme tu as dû le faire la première fois que je l'ai rencontré dans Twilight. C'était un vrai désastre. Si tout se passe bien ce soir, ma relation avec lui sera déjà meilleure que celle qu'on avait dans l'univers de Meyer. C'est assez dur de faire confiance à un garçon qui, à la fin du premier rendez-vous officiel avec sa fille, la nuit de leur rencontre, ramène sa fille, qui lui dit d'horribles choses avant de s'enfuir pour Phoenix, seulement pour y finir dans un lit d'hôpital. C'est pas vraiment une bonne manière d'entamer une relation avec son futur gendre."

Je frissonnai. "Ne me rappelle pas ça. Assez de cet ancien futur. On est dans le présent, créant notre nouveau futur nous-même. Je ne veux pas ruiner notre soirée en m'inquiétant de choses qui n'arriveront jamais."

"Tu as raison. Maintenant, ne regarde pas le compteur de vitesse et tout ira très bien."

Je fermais les yeux et soupirai, le faisant rire. J'ouvris à nouveau les yeux pour me concentrer sur son visage, et passai tout le trajet à admirer ses traits. Si je devais ignorer mon environnement pendant un moment, c'est comme ça que je passerais mon temps.


Prochain chapitre : Premier rendez-vous.

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