(Edit : Nan nan pour ceux qui croient que je viens de publier un nouveau chapitre, là maintenant tout de suite, je viens en fait de republier le chapitre avec Avery et Carrie que j'avais mis au premier chapitre et que j'avais retiré après. Enfin je l'ai remis et pour ceux qui ne l'ont jamais lu, allez au chapitre 12 !)
Mardi ce sera la saint Félix. Voilà c'est dit. Offrez-lui un cadeau comme "La sociabilité pour les nuls", ça lui fera plaisir !
Bref, je rappelle que ce chapitre est en parallèle à celui de Zod'a "Mal de transport", d'où le titre commun. u_u J'espère que vous allez apprécier cette version !
Merci à ceux qui me lisent et ceux qui reviews (Ladys j, pour répondre à ta question, j'attends Zod'a en fait, mais non, ne t'en fais pas, nous n'abandonnons pas cette fic. Pour l'instant je me penche plus sur celle de Carrie comme ça une fois terminée j'aurais tout mon temps pour le reste. Et normalement elle sera reprise pour les prochaine vacances la petites Ruth. Vàla vàla. Rassurée ? xD)
Bonne lecture !
Mars
Ça fait une heure que Lerry a choppé Mumu pour lui expliquer sa façon de penser.
...
Et il croit qu'il fait peur.
- Je te préviens, fiancés ou pas, je me la ferais quand même ! Et si t'es pas content tu peux toujours aller te farcir un bigorneau j'en ai rien à cirer ! s'écrie t-il en menaçant Mumu du doigt.
D'ailleurs ce dernier se fout royal de ce qu'il raconte parce qu'il regarde autour de lui d'un air ennuyé et tourne sa baguette entre ses doigts.
- Je sens qu'il y a une grande amitié potentielle entre ces deux-là tu ne trouves pas ? je babille en plaçant mon bras sur les épaules de Wilkes.
Il me lance un regard agacé, se dégage et s'en va discuter avec Regulus l'affreux et Rosier.
Bah, faut bien qu'ils s'entendent. Enfin bref.
Aujourd'hui les sixièmes et septièmes années font une sortie dans le monde moldu.
...
- Bien, vous allez rentrer un à un dans ce bus moldu sans faire de, commence Dumby, un rire dans la voix.
- Il est hors de question que je pose mon postérieur sur ces sièges de souillures ! proteste Rosier avec véhémence.
- ... scandale, termine le professeur McGonagall avant de soupirer.
Je vois le vieux se bidonner et je comprends vite.
Il se shoote aux Amphétamines.
- Et le week-end, elle dormira chez moi, continue Lerry qui ne semble pas remarquer ce qui se passe autour.
Potter devant moi tape du pied avec impatience en regardant Rosier, agacé.
- T'as finis de râler oui ? Si t'es pas content tu peux retourner faire ta toilette et te maquiller, baragouine t-il. Quand c'est qu'on part ? se détourne t-il en approchant de McGo, tel le gosse qui demande toutes les deux secondes si on arrive bientôt.
- Ce n'est pas un bus m-
- Je n'entrerais pas là-dedans, je préviens. Le voyage se fera sans moi si vous ne changez pas de transport, menace Avery.
Ah mais qu'ils sont chiants !
- Bah reste où t'es, que veux-tu que ça nous fasse ? s'énerve Sirius, le pied sur une marche du bus, prêt à monter.
Depuis qu'ils ont réussi à enlever le petit Kevin de sa dictature, ils sont devenu encore plus agaçant qu'avant ! Limite qu'on regrette quand ils étaient tous prêt à se pendre.
Quoique Moonheart ne vit plus avec nous donc ça nous change aussi.
Mais ça ne l'empêche en rien de s'incruster quand elle se fait chier celle-là.
- Et qu'on se le dise, Carrie n'aime que moi, pour elle tu n'es rien si ce n'est son futur mari. Mais elle n'aura toujours que moi dans son coeur ! Alors que je te vois pas avec tes grands airs. Elle est à moi ! A moi et c'est tout, c'est compris ?
- MAIS J'EN AI RIEN A FOUTRE DE TA VIE MON VIEUX ! ALORS FERME TA GUEULE TU ME LES CASSES ! TA COPINE JE VAIS LA PRENDRE DE TOUS LES COTES ET ELLE N'AURA QUE MON NOM A LA BOUCHE GROS CON ! finit par hurler Mumu le visage rouge et une veine battant sa tempe.
Avant qu'il ne lui saute à la gorge, Mumu deux, son grand frère, le ceinture à la taille et l'empêche de faire quoique ce soit de répréhensible devant le directeur.
Ah c'est bien dommage.
Il a beau être mon meilleur ami le petit Lerry il n'empêche que ça aurait mit de l'ambiance !
D'ailleurs mon ami pousse pratiquement McGo et rentre le premier dans le bus en boudant.
La foule commence donc à le suivre.
- Je vous ai dis, je n'irais pas ! proteste Avery.
Wilkes hoche de la tête.
- Très bien ceux qui ne veulent pas venir, irons en salle d'étude et je veux que ce soir j'ai cinq rouleaux de parchemin par élève étant resté au château sur les sorts permettant de métamorphoser un animal magique et je veux tous les détails ! Inconvénients, avantages, dérivés, exemples, accidents. Tout ! Et de toute façon, c'est un magicobus, le directeur blaguait, grince t-elle, surtout le dernier mot.
Un silence parcourt la foule pendant que l'autre fou tape des mains et se marre comme une huître pétée.
Une fois entrée dans le bus, je vois que Lerry m'attend.
...
Pas bête la bête, je sais très bien qu'il a le mal de transport alors je m'assois d'autorité à côté de Sirius tandis que Potter se dispute plus loin avec Rogue.
- Qu'est ce qu'il se passe ?
- Servilo a écrit une lettre à Evans, explique t-il simplement.
- Une lettre de cul, je devine alors.
- ...
J'ai toujours su que c'était lui le détraqué sexuel de cette école. Y en a toujours un.
Et puis il est repéré de loin avec ses yeux vicieux, ses cheveux gras et sa fine bouche étirée en un sourire de psychopathe.
Ah j'en ai des frissons rien que de le regarder.
- Attendez-moi, attendez-moi ! crie une voix fluette.
Je me lève un peu pour voir qui est l'élève et c'est sans surprise que j'aperçois Moonheart, essoufflée, un paquet de chips en main monter dans le bus et sauter sur la place à côté de Regulus.
J'y pense.
Ils sont quand même cons.
Je veux dire dans l'autre bus ils ont mit les Poufsouffle et les Serdaigle ensemble.
Ils auraient pas pu changer leur façon de faire un peu ? Enfin bon, là ça risque d'être le bordel.
Surtout quand on voit Potter et Rogue à côté. Ils leurs faut combien de meurtre entre maison pour leur faire comprendre à ces vieux ?
- Et tu crois qu'avec ta tête de moule t'aurais eu une chance ? Même ma goule ne t'aurait pas choisi, gueule Potter avant de se tourner vers nous et d'avancer jusqu'à qu'il remarque que j'ai pris sa place.
Il va pour me dire quelque chose, sûrement pour m'envoyer chier mais McGo lui attrape le bras et le traîne de force à côté de Rogue.
Inutile de vous citer les protestations, ce serait une perte de temps.
- ON NE GRIGNOTE PAS DANS LE MAGICOBUS ! hurle McGo en se ruant sur Moonheart pour lui voler son paquet de chips.
Ma parole mais elle a les yeux partout !
Sirius se tourne vers moi, l'air de celui qui a eu une idée merveilleuse.
- On joue à que vois-tu ?
... Gné ?
- C'est quoi ça ? je babille en sortant un paquet de sucette de sous ma veste.
C'est sans compter sur Dumbledore qui fait une roulade, un équilibre, et une nouvelle roulade pour finir devant moi et me piquer mon paquet avant de courir vers l'avant du bus comme si j'allais le courser pour récupérer mon bien sous les protestations du professeur McGonagall.
- ...
- ...
Je savais bien qu'il rackettait à ses heures perdues !
Quel malade.
Je suis sûr McGo et lui ratissent les poches des élèves pour se faire des soirées avec nos bouffe tout seuls comme les deux égoïstes qu'ils sont.
...
MES SUCETTES ! MER SUCETTES !
CONNARD !
- Qu'est ce que t'as à rire toi ? je siffle en me tournant vers Sirius.
- La gueule que t'as, c'est impayable ! ricane t-il.
... J'aurais dû m'asseoir à côté de Greengrass.
Il est où d'ailleurs ?
- Oh Gégé ! T'as fais exprès de venir derrière moi avoue-le, je lui fais en souriant de fierté.
Je savais qu'il terminerait par m'aimer.
Il se contente de me regarder sans me répondre et Wilkes à côté de lui renifle de mépris.
- Si tu veux on peut aller dans le coffre visiter un peu, rien que nous deux, je lui propose en lui lançant un regard appuyé.
A Gégé, pas Wilkes. J'ai encore des exigences malgré ce qu'en pense la population Poudlardienne.
Il sourit, narquois.
- T'es vraiment bizarre toi, me dit Sirius en se penchant vers moi.
- Alors, tu ne veux pas ? j'insiste sans écouter l'autre.
Je suis sûr de l'avoir vu fusiller des yeux Sirius. Si ce n'est pas de la jalousie, dites-moi ce que c'est !
Héhé.
Je savais bien que j'étais irrésistible.
- Qu'est ce que t'as la vipère ? grogne d'ailleurs l'autre.
Félix plisse les yeux.
Félix, Gégé, Greengrass, oui c'est lui, retenez un peu les noms !
En tout cas ça fait deux semaines que j'arrive à le fréquenter plus souvent je sens un rapprochement évolutif entre nous deux ! Bien sûr lorsque je vais dans sa salle commune ou alors quand je mange avec eux, j'ai pour seul prétexte Mumu qui croit que je vais le voir. Mais c'est bien le seul, tout le monde à part Lerry et lui ont compris que je suivais Gégé.
Je veux dire.
Quand même.
C'est Gégé. A choisir entre lui et Mumu le pervers, y a pas grand temps de réflexion !
Je crois vaguement voir Avery se prendre la vitre à la gueule alors qu'il se levait en beuglant quelque chose mais la voix de Gégé me déconcentre.
- Pourquoi, qu'est ce qu'il va me faire le chien galeux ? fait-il en souriant, toujours narquoisement.
...
Il parle ! Il parle !
Deux semaines que j'essaie de lui faire sortir quelque chose de sa bouche. Deux !
Et il suffit que j'ai Sirius à côté de moi pour que ça fonctionne.
...
Je lance un regard méfiant à mon voisin.
- Il se passe quelque chose entre vous ? je demande tout à coup soupçonneuse.
- Quoi ? font-ils d'une même voix.
- Elle est complètement jetée celle-là, marmonne Wilkes, blasé.
Les deux autres se regardent, dégoûtés.
Mais oui mais oui. Faites semblant. J'ai tout découvert. Ça explique le regard noir de Gégé quand Sirius s'est penché vers moi.
- Ah mais je ne vous juge pas ! je leur fais d'une voix qui se veut rassurante. Je veux dire, bon je suis un peu déçue avouons-le. Disons que le fait que tu choisisses un Black plutôt que moi, je ne comprend pas ce qu'il peut avoir de mieux que moi.
- Ah vraiment, tu ne vois pas ? me coupe Wilkes mais je continue sur ma lancée.
- Toujours est-il que nous n'y pouvons rien à l'amour ! Ça nous tombe dessus, comme ça. PAF ! je crie en mimant une explosion et ils sursautent. Mais voilà, je ne peux pas vous en vouloir ni détester le destin. Et puis qui me dit qu'un jour tu ne finiras pas par te tourner vers moi finalement hein ? T'en fais pas Sirius, je ne compte pas tenter de te le voler mais si plus tard vous êtes dans une situation et qu'il s'avérerait que Félix se tourne vers moi, me crois-tu véritablement capable de refuser ? Bon par contre il faudra qu'on s'organise mon Gégé parce qu'à ce moment je serais sûrement mariée avec Mumu et là c'est une toute autre histoire. Il est tellement obsédé que je suppose qu'il sera exigeant de ce côté. Donc disons qu'on se rejoindrait... Tous les jeudi entre midi et quatorze heures ? Les jeudi à chiffre paire évidement.
- Cela va de soi, ironise Wilkes.
Gégé se contente de me fixer, l'air de celui qui n'arrive toujours pas à croire d'avoir un tel spécimen devant lui.
Sirius lui, semble en pleine réflexion.
- Il n'y aurait pas d'autres disponibilités ? Le dimanche après midi par exemple, propose t-il et Gégé a l'air d'être prêt à lui sauter à la gorge.
- Ah mais ne commencez pas à vous disputer, je ne veux pas être la cause d'une discorde dans votre couple !
Quoique.
Pourquoi pas après tout si je suis gagnante dans l'histoire ?
- OOOOUAIS ! hurle Moonheart et je sursaute, la main sur le coeur.
Elle est complètement hystérique cette fille à beugler comme si elle était avec son troupeau de vache !
- Qu'est-ce qu'elle a cette folle ? je demande à Sirius pour combler le silence qui vient de s'installer entre nous quatre.
- Si t'écoutais au lieu de débiter des âneries, t'aurais pas à le demander, crache Wilkes mais je lui souris.
Les gens agressifs souffrent d'un manque d'attention et d'affection. Ce n'est pas en nous éloignant d'eux que ça va les aider. Allez va, je lui ferais un bisou tout à l'heure.
- Nous sommes en binômes avec nos voisins de sièges, geint Sirius en se prenant la tête entre les mains. Pourquoi je t'ai laissé venir ? Pourquoi ?
J'aperçois vaguement Potter et Rogue gueuler quand je me penche vers Wilkes.
- Ça te dirait qu'on échange ? je lui chuchote.
Héhé.
Comme ça je passerais ma journée avec Gégé c'est tout benef !
Oui je sais, je suis ingénieuse ne me le dites pas.
- Non, grogne t-il.
- Ah nan, tant qu'à me traîner un boulet, je préfère que ce soit toi ! proteste Sirius en m'attrapant par le poignet de peur que j'exécute ma demande. Un Serpentard, plutôt me pendre...
Il lance un regard d'avertissement à Wilkes et Gégé fixe la main de Sirius sur moi d'un air peu avenant.
...
Je retire mon bras de l'autre.
- On pourrait aller voir ma mamie ? demande innocemment Lerry en levant la main.
McGo soupire et s'approche de lui et c'est à ce moment que...
- MA ROBE ! hurle t-elle alors qu'il lui vomit dessus.
- Il te reste des chocogrenouilles ? je demande à Sirius tandis qu'il fait des petits dessins sur la fenêtre.
- Non t'as tout mangé, soupire t-il.
- Ah oui c'est vrai.
Mais je me suis dis qu'il en resterait peut-être dans ses poches.
- Putain mais qu'est ce que tu fous ! Arrêtes de me peloter !
- Oh ça va, c'est qu'un mauvais moment à passer, je fais.
Je tente de le retenir tandis que j'essaie d'atteindre la poche avant de son pantalon.
- Mais lâche moi !
- Laisse toi faire, merde ! je m'énerve.
Je suis à moitié sur lui, sa robe de sorcier est relevée sur lui et on voit le début de son torse tandis que je tente de fouiller dans son pantalon.
Sirius se met à rire et je découvre qu'il est chatouilleux. Ce qui m'énerve encore plus parce qu'il ne s'arrête pas de bouger.
- Hihihi... A... Arr... hihihi... Arrête ! se marre t'il en se tortillant.
- Bah bouge plus j'en ai pour deux secondes.
- MISS FLINT PAS DE RAPPORTS SEXUELS DANS LE MAGICOBUS ! NI AILLEURS D'AILLEURS ! hurle Mc Go rouge pivoine.
Hein ?
Ni ailleurs ? Mais on pourras jamais procréer avec cette vieille ! J'ai toujours su qu'elle faisait partie de l'organisation qui consistait à restreindre la population.
Elle s'en va péter son câble sur Potter et Rogue qui se battent.
N'empêche. Cette femme a vraiment l'esprit déplacé. Sous pretext que Sirius soit à moitié à poil et que je sois sur ses genoux ça veut dire qu'on se saute.
C'est désespérant de voir qu'on ne peut plus faire ce qu'on veut dans un pays qui se dit libre.
- Y a quoi là-dedans ? je demande à mon nouvel ami en désignant le magasin qui clignote.
- Il y a écrit que c'est une voyante, me répond t-il d'une voix lasse.
- On y va ?
- Non.
- D'accord.
Nous restons alors assis sur notre banc et le silence se réinstalle. Je regarde autour de moi et aperçois au loin Lerry courir comme un malade en criant. Derrière lui un homme avec un chapeau et habillé en bleu marine le poursuit en sifflant dans un petit objet tout l'air qu'il a dans ses poumons.
- ... Ton ami crie comme une fille, commente Sirius.
- Ouais.
- C'était une jupe qu'il portait ?
- Et alors ? Tu as quoi contre le fait d'exprimer pleinement ses goûts et ses fantasmes ? Lerry n'a que faire de ce que pensent les autres. C'est un homme libre, courageux, un véritable Gryffondor. Il est prêt à affronter les regards des autres pour affirmer sa personnalité. Et tout ça avec classe.
Je retourne mon regard vers la scène et je le vois monter sur un mur et soulever sa jupe pour nous montrer sa virilité.
...
- On reverra la définition du mot classe plus tard, reprend Black en se levant.
- On va où ?
- Dans la boutique de la voyante, je m'ennuie.
- ... Votre talent n'est pas le fait d'être ce que vous pensez être. Votre talent c'est encore et toujours de paraître pour ne pas être.
- ...
- En gros Sirius tu n'es pas ce que tu es, je traduis pour ce pauvre petit qui a la tête d'un gorille face à un ouistiti qui compte des croissants en mangeant les poux d'une chèvre.
... Ou alors c'est la chèvre qui regarde le oustiti bouffer des gorilles en comptant des croissants.
- Je me passerais de votre intervention mademoiselle.
...
Ah c'est bien dommage, parce que sans ma lumière, personne s'y retrouverais dans ses conneries !
- Et donc, la suite ? demande Black plus qu'intéressé.
Je rappelle qu'au début c'était moi qui voulais venir, mais maintenant c'est lui qui ne veut plus partir.
Je me retrouve donc assise à côté d'un vieux qui a un os dans le pif et qui me sourit de ses dents dorées en s'épilant les poils du nez.
A croire que chez les moldus ils utilisent les os comme accessoires. Ils sont macabres.
- Votre avenir est plus que flou, commence t-elle d'une voix lointaine venue d'outre tombe, je vois... des roux. Une famille de roux. Partis en voyage en Égypte Dans un article de journal... Sentiment de trahison d'amitié... Un rat et des combats... Il y a... un garçon à lunettes. Un brun. Les yeux éteins. Il est triste... et... rah il y a un problème de réseau depuis quelque jours, je n'ai pas payé mes factures.
Elle rouvre les yeux et Black a l'air de ne rien comprendre.
Je me vois donc de reprendre mes explications pour donner de ma lumière.
- C'est évident ! Des roux, trahison, brun à lunette. Tu vas trahir Potter, tu vas te faire Evans pour faire une famille de petits roux et vous allez partir en Égypte ça va passer dans le journal parce que tu n'auras pas payé tes factures et que le réseau de transport sera mauvais alors que t'organiseras des combats de rats pour subvenir à ta famille. Voilà voilà.
- ...
- Par contre je ne peux pas vous expliquer les yeux éteins de Potter puisque son cerveau n'a jamais été allumé, je rajoute en hochant gravement la tête.
- Quand je parlais de ne pas avoir payé mes factures je parlais de moi. Et mon réseau aussi, me dit la voyante.
- ...
- D'où la présence du "je" dans la phrase.
Ah mais faut préciser aussi.
- Vous saviez que les chèvres peuvent se reproduire dès sept mois ? nous apprend le vieux qui vient de lire son magasine.
-...
- Qu'est ce que tu peux être con, me fait finalement Black en sortant de la boutique.
- Eh vous n'avez pas payé !
- Le vieux paiera !
Je ne savais pas que ça existait des réunions où on pouvait se gueuler dessus et s'insulter. 'Sont bizarres les moldus. Des trucs anonymes, comme les réunions qu'organise Kate Davis pour nous raconter sa vie. De toute façon personne n'y va plus maintenant.
- Ah mais ça j'aimerais bien ! Tu passes ton temps à lire tes bouquins à l'eau de rose !
- Excuse-moi d'avoir une âme sensible, j'ai des besoins et des envies. J'aime avoir un peu de temps pour moi afin de profiter de ma lecture.
- Un peu de temps ? Un peu de temps ?! Tu passes des heures à lire dans ton bain, avant d'aller te coucher et même avant de dîner !
- Et toi alors ? Tous les samedis il faut qu'on se coltine ton foot avec les enfants !
- Seulement le samedi ! Nous n'avons plus de vie de couple à cause de toi ! hurle la femme en se levant.
- Calmez-vous, calmez-vous, dit d'une voix douce un homme en tentant de l'apaiser.
Mais le mari de cette dernière se lève à son tour pour gueuler.
- Tous les jours tu m'harcèles aussi ! Tous les soirs il faut qu'on fasse l'amour avec toi ! J'ai l'impression d'être un objet sexuel, se plaint-il en croisant les bras autour de la poitrine qu'il n'a pas, de peur de se faire violer.
Sirius et moi nous lançons un regard entendu. On sait qui fait la femme et l'homme dans ce couple.
Si j'avais su, je ne serais pas venu. C'est bien simple, l'autre abruti m'a traîné dans une réunion pour les couples en difficultés. Nous sommes tous en ronds et devons extérioriser nos problèmes.
...
Est-ce que j'en ai moi ? Non.
J'ai bien demandé à ce qu'on se barre mais l'autre se marre comme une baleine. Alors voilà. Je suis forcée de subir.
- Si j'avais su que je me marierais avec un homme qui a autant de libido qu'une chaise, je m'en serais passé, merci !
- Nous avons quatre enfants, ça prouve bien que nous avons des relations sexuelles, se défend l'homme.
Appelons-le Robert. Larousse, la femme, ricane.
- Des miraculés. Hé les jeunes, fait-elle en se tournant vers nous, je vous préviens, profitez bien de vos capacités sexuelles parce que toi mon gars, tu vas vite les perdre ! Et nous les femmes, on a plus qu'à se débrouiller avec une éponge pour se la gratter ! s'écrie t-elle en tapant du pieds.
L'assemblées la regarde, les yeux ronds.
- Ah ah ! fait un autre homme en pointant un doigt accusateur vers sa femme à lui. Tu vois ? Je savais ! Je suis sûr que tu fais pareil que cette folle ! Une éponge... Vous me dégoûtées toutes vous les femmes. Je suis à disposition moi, je n'attends que ça, et toi tu me sors toujours l'excuse du mal de crâne, grince t-il.
- Qui traitez-vous de folle exactement, grogne Robert, prêt à en découdre pour défendre sa femme.
Comme quoi, c'est dans l'adversité qu'on se réconcilie.
... Ou un truc comme ça.
- T'es tellement nul au lit que mon pommeau de douche a plus d'attrait que toi, siffle la femme en croisant les bras et en détournant le regard.
...
- Elle est à qui cette chèvre ? je babille en sautillant vers elle.
Sirius regarde autour de lui, et me désigne un troupeau plus loin, avec le vieux de tout à l'heure.
- On l'adopte ? je lui fais avec des yeux larmoyants.
- ...
- S'il te plais ? j'insiste en tapant du pied.
- Cours ! Cours ! crie Sirius.
- RENDEZ-MOI MA CHEVRE ! hurle le vieux qui nous poursuit.
- Puisqu'on vous dit qu'on ne l'a pas !
Héhéhé. Elle est caché dans un lieu sûr avec Lerry.
- C'est Rosier qui traîne un corps là bas ? je demande en m'arrêtant.
Ce dernier nous aperçoit et s'approche de nous en continuant de traîner le corps.
- Black, salue t-il froidement.
- Rosier, renvoie mon ami.
- Je viens pour négocier.
- Oh j'adore les négociations ! je m'exclame toute joyeuse.
J'ai le droit à deux paires d'yeux méprisant.
- ...Je t'échange cette sang de b... Cette fille de moldu contre Flint.
Il était pas à côté du frère de Mumu le pervers à la base ? Qu'est ce qu'il fout avec elle ?
Sirius plisse les yeux, méfiant. Il regarde la jeune fille qui gémit au sol puis lui, ensuite moi et en revient à Rosier.
- C'est d'accord.
Ah je vois qu'il s'inquiète plus de la sécurité de l'autre fille que de moi. Et ça se dit être mon ami ?
- Hé tu ne peux pas m'abandonner ! Après tout ce qu'on a vécut ! Black ! Reviens ! je crie alors qu'il traîne à son tour le corps de la fille.
- Enfin une sang pure ! s'exclame Rosier soulagé.
Je le regarde étonnée. A la gueule qu'il tire il en est presque à me prendre dans ses bras.
- Je ne savais pas que tu m'aimais bien.
- Je ne t'aime pas.
- ...
- Mais je dois te respecter sinon j'en connais un qui va encore me péter son câble, fait-il en levant les yeux au ciel.
Ah oui ? Qui ?
- Qui ça ?
Il ne répond pas et se contente de regarder autour de lui, le sourire aux lèvres.
...
Il prévoit quelque chose je le sens.
- Tu veux pas qu'on aille dans un bar ? me propose Rosier tout joyeux.
Et c'est peu dire.
Je ne suis pas rassurée. Il est souriant, les yeux pétillants. Autant vous dire qu'un sang pur qui montre sa joie ce n'est pas courant.
C'est signe de mauvais présage.
Surtout de sa part.
- Pourquoi t'es content ? je fais, méfiante.
- Parce que je n'ai plus à me coltiner l'autre sang de bourbe qui était à deux doigts de me violer dans un magasin.
- ... et c'est pas tout... J'ai pas réussit non à regarder si elle m'en voulait ou pas... marmonne Rosier complètement bourré.
J'avoue avoir du mal à le comprendre.
- Mais de qui tu parles ? je demande en essayant d'articuler ce qui fait que je lui postillonne à la gueule.
Il s'essuie avec la manche de la veste d'un gars qui tient même plus assit et me regarde dans les yeux.
- Pépine, m'annonce t-il sérieusement.
J'hoche la tête gravement. Ça explique tout.
- J'ai connu une Pépine, je commence avant de me faire couper par Rosier.
- Grance Pépine ! Elle est morte violée par Duc de Franc en regardant son... bah je sais plus mais c'était pas beau. Pas beau pas beau pas beau...
- C'est pas le hiboux de Parkinson Duc de Franc ? je demande pendant que j'essaie de ramasser mon verre que j'ai fais tomber de l'autre côté du bar.
- Ouais, répond t-il.
Il plisse les yeux et se met à essayer de compter le nombre de verres sur le comptoir.
- Elle s'est faite violer par un hiboux ! je m'exclame scandaleusement en passant par dessus le comptoir.
Le serveur ne me voit pas, trop occupé à servir sur la terrasse et la patronne est partie aux chiottes.
- ...quatre... Oui. ... sept, dix...
Je me baisse et ramasse une bouteille puis je la bois au goulot.
- C'est pas courant... Une sorcière... violée par un hiboux...
Rosier s'arrête, me regarde un instant et éclate de rire en tapant sur son genou.
- Muhuhuhuhu... Hihihihi... Pépine c'était ma chouette... mouihihihihi..
Je reste là à le regarder interloquée en écoutant son rire bizarre. Il doit pas rire souvent.
- Une bierre s'il vous plait ! me fait un gars qui vient de s'installer.
- Euh ouais...
Je tangue et attrape tant bien que mal un petit tonneau. Je prend un verre et verse un peu du contenu dedans.
Je bois une gorgée et le lui sert. Il me regarde quelques secondes puis hausse les épaules et reprend le verre.
Je me retourne en cherchant d'autres bouteilles et une voix m'interpelle.
- Y a quoi à boire ici ?
- Bon ça va je suis pas la bonne de service allez-vous servir vous même ! Je beugle à la fille qui vient de me demander ça.
Je m'allonge sur le comptoir et me traîne jusqu'où j'ai laissé Rosier seul.
- Tu sais sur qui tu viens de gueuler ?
- Nope.
- Regulus.
- ... Je croyais que c'était une fille.
- Ah bah c'était peut-être Moonheart alors. Peut-être même les deux.
- Ouais.
- Ça te dis qu'on couche ensemble ? me demande t-il au bout de quelques secondes.
J'hausse les épaules.
- Les toilettes sont prises, je répond.
- Y a d'autres endroits.
- Ah j'ai bien niqué aujourd'hui, je babille en me ventant auprès de Sirius.
Héhé. Dire que lui il a dû se coltiner une fille inconsciente. Il a dû bien se faire chier.
- C'est pas moi, je ne suis au courant de rien ! s'écrie Rosier, paniqué.
... Qu'est ce qu'il a lui ? C'était bien lui pourtant.
... Oui ? Non ?
- Qu'est ce que je me sens bien ! je continue en m'étirant.
- CE N'EST PAS CE QUE TU CROIS ! PUISQUE JE TE DIS QUE C'EST PAS MOI ! s'égosille l'autre.
- T'as fais quoi ? me demande Mumu le pervers en croisant les bras d'un air mécontent.
...
- Euh rien du tout, je fais précipitamment.
- Qu'est ce que tu foutais avec Evan dans un bar alors ? fait Parkinou, tout sourire.
- Ah t'étais là ?
Gégé grogne et nous lance à tous un regard noir.
- Mais ce n'était pas moi ! se défend encore Rosier en reculant sous le regard meurtrier de Gégé.
- Mais tu couches avec Sirius ou Rosier toi ? je demande, comprenant qu'il est encore jaloux.
- ...
- Miss Flint, les chèvres sont interdites au bord du magicobus ! me sermonne la vieille en tentant de m'arracher la laisse des mains.
Ah mais non !
- Mais c'est pas une chèvre, c'est mon chien, il s'appelle Bob ! je fais avec toute la véhémence que j'ai en stock.
Pas mon enfant... Prenez quelqu'un d'autre !
Il est ma chair et mon coeur.
Ma raison de vivre. Mon être, ma lumière, le fruit de mon amour !
- NE VOUS FICHEZ PAS DE MOI ! beugle t-elle, rouge pivoine.
- ... Je peux mettre Bob dans le coffre alors ? je tente une dernière fois.
- Non, grince t-elle, maintenant montez dans ce bus, sans cette chèvre.
- Il s'appelle Bob, je la reprend.
Ah mais oh, il a un nom.
- Qu'est ce que vous faites ? demande t-elle en me voyant m'éloigner avec Bob.
- Je ne rentrerais pas en bus dans ce cas, je lui fais, boudeuse.
- Et vous allez rentrer comment ? A pieds ?
- Non, à dos de chèvre ! je papillote en souriant.
Ou de chien, enfin c'est pareil.
- ...
