Coucou tout le monde ! C'est la fiesta et j'ai eu mon bac
*Et t'es passée à 28 points de la mention très bien*
Breeeef, me voilà de retour avec ce nouveau chapitre composé presque uniquement de blabla (parce qu'il en faut de temps en temps)
Je rappelle que si j'atteins les 100 reviews un jour, je vous fais un chapitre spécial de votre choix ! Un autre POV, un événement spécial, une interview, une partie d'action ou vérité, dites moi ce qui vous ferait plaisir !
Je tiens à remercier Cora, Chocolate Kangoo, Ayla, et surtout Baka27 qui m'a fait deux superbes dessins d'Alix en dragon ! :D Allez les voir, je vais mettre les liens sur mon profil !
Cora : Voilà la réaction des différents membres d'AVALANCHE !
Ayla : Je suis heureuse que mon histoire te plaise, voici la suite :)
Pour ceux qui veulent lire ce passage en mode tragique, mettez de la musique triste. Les autres, surtout ne changez rien
Chapitre 13
Dragon, je suis un dragon !*
J'émergeai difficilement du brouillard opaque et profond dans lequel j'étais plongée, pour me retrouver dans cette bonne vieille prairie fleurie. Surprise, je me redressai presque aussitôt en jetant des regards autour de moi. Il ne me fallut que dix secondes pour repérer un argenté aux bras croisés qui me regardait d'un air passablement ennuyé. Sans plus attendre, je me mis debout et me précipitai vers lui.
- Toi... Toi !
- Non, tu n'es pas morte, commença-t-il à annoncer avec une voix froide et légèrement blasée.
- Comment as-tu osé ! Non, mais sans déconner, ça fait plusieurs semaines que j'attends que tu réapparaisses, espèce de... Espèce de quiche ! La seule personne avec qui j'ai eu une conversation censée depuis le début de cette histoire de fou, c'est l'autre pimbêche qui m'a avouée qu'elle ne voulait pas me dire comment rentrer chez moi ! Et toi t'es là, blasé, et tu me récupères comme si on s'était quitté hier. Hi-er ! Alors que ça fait un mois que je crapahute dans tout les sens derrière une bande de décérébrés du bulbe complètement dépressifs qui passent leur temps à me répéter et à me démontrer à quel point ma vie est minable ! Et tu ne connais pas le pire ! ET TU NE CONNAIS PAS LE PIRE ! Non parce qu'en plus de tout ça, je suis un dragon. PARCE QU'EN PLUS DE TOUT ÇA JE SUIS UN PUTAIN DE DRAGON !
- Une dragonne, pour être précis.
- NE JOUE PAS SUR LES MOTS !
Je serrai très fort l'arête de mon nez entre mon pouce et mon index, fermant les yeux et m'extorquant intérieurement au calme. Parce qu'au mieux, si je continuais comme ça, j'allais finir en hachis et il ne serait plus jamais question de dragon.
- Et tu n'es pas enceinte.
J'ouvris les yeux pour jeter un regard effaré à Sephiroth.
- Mais comment... ?
Il ne me répondit pas et se contenta de lever un sourcil. Je sentis presque aussitôt mes jambes se dérober sous moi, et je me retrouvai à genoux au sol, au pied du Général.
- Je suis... Je suis tellement soulagée. Tellement...
Et avant que je n'aie eu le temps de faire quoique se soit, je sentis des larmes me piquer les yeux et dévaler le long de mes joues. Glorieux tableau que celui que je devais offrir à l'argenté.
- Et arrête de me regarder comme ça, j'ai l'impression d'être une nouille ! hoquetai-je à son intention.
Il me fallut de longues minutes pour me calmer, avant qu'enfin ma crise d'angoisse ne se calme et disparaisse. Piteuse, je levai les yeux vers Sephiroth, qui se contenta de souffler doucement et de me tendre une main impérieuse.
- Debout ! m'ordonna-t-il.
Étrangement, je lui obéis sur le champ. Je saisis sa main de la poigne la plus ferme que je pouvais lui offrir à ce moment-là, et me plantai de telle manière à pouvoir le regarder dans les yeux sans effort. Je dus cependant pour cela me reculer un minimum, parce que mine de rien, il était vachement grand ce bonhomme-là.
- J'ai deux questions à te poser, commença-t-il.
- Je dirais bien que j'ai deux réponses à t'apporter, mais je n'en suis même plus sûre maintenant.
Il me jeta un regard polaire qui me fit comprendre que juste la réponse à ces questions était attendue, et certainement pas mes élucubrations en accompagnement.
- Pourquoi et que comptes-tu faire à présent.
Je lui jetai un regard interdit.
- Sans vouloir t'offenser, pourquoi quoi ?
- Pourquoi, alors que les autres t'ont sûrement raconté qui je suis, tu n'es pas partie en courant ?
Très bonne question, en effet.
- Je suppose,... Enfin, c'est un peu compliqué à expliquer, mais comment dire... J'ai très bien compris la partie « Sephiroth est un grand méchant vilain pas beau », mais enfin... Et puis merde, t'es pas parti en courant alors que je me suis transformée en dragon, je vais pas partir en courant parce que tu as tué des gens dans une vie antérieure merde ! Et puis le « vilain pas beau » est très facilement contestable de mon point de vue...
Il se contenta de hausser les sourcils. Vive la conversation !
- Et qu'est-ce que je compte faire... J'hésite entre me terrer dans un trou, me terrer dans un trou et me terrer dans un trou.
- Ce qui ne sert strictement à rien, me fit-il remarquer.
- Bah la géologie aussi et j'en fais quand même ! Alors je vais me barrer en catimini de ce groupe de cinglés pour me trouver un bon petit trou et attendre ma mort qui sera sûrement longue et douloureuse.
Il me dévisagea froidement. Nous nous fixâmes pendant une bonne dizaine de minutes avant que je ne lâche :
- C'est une mauvaise idée, c'est ça ?
Il ne me répondit pas et se contenta de croiser à nouveau les bras sur son torse.
- Heu, une très mauvaise idée ?
Nouveau regard polaire.
- Une idée à bannir complètement de mon cerveau jusqu'à nouvel ordre ?
- Oui.
Le silence se fit pendant plusieurs minutes entre nous deux, où je m'appliquai à regarder le plus intensément possible ailleurs que dans la direction du Général. Jusqu'à que celui-ci ne reprenne la parole.
- Alix ?
- Oui ? fis-je faiblement.
- Parle.
Je me tournai enfin vers lui pour lui jeter un regard interloqué.
- Comment ça « parle » ?
- De ce qui fait que tu regardes intensément dans le vide depuis bientôt vingt minutes.
Ah. Bon. Vingt minutes. Je ne m'en étais même pas rendue compte. Je testai les solutions qu'il me restait, et la seule qui ne se concluait pas par une mort violente et douloureuse à cause de Masamune était celle qui prônait la discutions. Alors soit, discutons.
- Comment as-tu su que j'avais peur d'être enceinte ?
Voilà, c'était dit. Et je devais avoir approximativement la couleur d'une tomate bien mûre. Mais je m'en foutais.
- Ce n'est que ça, finit-il par lâcher au bout d'un moment.
- Que ça ? Que ça. Est-ce que tu sais ce que ça fait de passer des journées entières à te demander quand tes règles vont arriver ? Puis le stress quand tu te rends compte qu'elles ne viennent pas et tout ce que ça implique ? Et pire que cela : ne pas savoir qui est le père et dans mon cas de ne même pas savoir comment on a bien pu tomber enceinte, avec tous les mauvais films qui vont avec !
Il me dévisagea quelques instants avant de finalement opiner du chef.
- De plus, les seules fois où j'ai paniqué à ce propos, c'était dans la salle de bain.
Je m'attendais à un minimum de gêne de la part de l'ancien haut-gradé, mais il se contenta de m'adresser ce qui devait correspondre chez lui à un micro-sourire.
- Tu m'as maté sous la douche ! hurlai-je au bout d'un moment.
Il leva les deux sourcils et me lança un regard mécontent.
- De tous les qualificatifs que l'on peut m'attribuer, « pervers » est le seul auquel je suis sûr d'échapper.
Je grimaçai, consciente qu'il avait parfaitement raison.
- Mais alors, comment ?
- Aerith.
- Aerith est venue me mater sous la douche ?
Alors là, je n'y comprenais plus rien.
- Non, me répondit calmement Sephiroth. Elle m'a demandé si on avait fait quoique ce soit sur toi qui impliquerait une probable grossesse pendant le mois que tu as passé au labo. J'ai répondu que non et elle m'a demandé de te rassurer à ce sujet.
Statufiée, je restai plusieurs secondes la bouche ouverte. Je jetai un regard penaud à l'argenté.
- Je crois que je te dois des...
- Si tu as le malheur de t'excuser, je te fais courir jusqu'à ce que tu ne tiennes plus debout et que l'envie te passe.
Rien à dire, ce type-là m'avait franchement manqué.
-A-
Lorsque j'ouvris les yeux, je fus surprise de reconnaître la chambrette que j'occupais dans le Shera. Je me redressai doucement, essayant de faire le tri dans mon esprit. Je me souvenais parfaitement de ma conversation avec Sephiroth (il fallait que je pense à remercier Aerith d'ailleurs), mais au lieu de me sentir rassurée, j'étais encore plus terrifiée qu'avant. Je finis cependant par me lever, remarquant au passage que j'étais de nouveau habillée. Le souvenir d'avoir perdu connaissance dans le plus simple appareil hantant encore mon esprit, j'en déduisis que quelqu'un m'avais enfilé des vêtements. Priant que ce soit Tifa ou Yuffie, je sortis doucement de la pièce, actionnant la poignée de la chambre avec une douceur maximale, espérant faire le moins de bruit possible. Puis, sur la pointe des pieds, je me dirigeai vers la salle de bain. J'allumai la lumière et la première chose que je fis fut de me précipiter sur le miroir. Le soupir de soulagement qui franchit mes lèvres à la vue de mes yeux redevenus verdâtres me fit un bien fou. M'appuyant au lavabo, je tâchai de réfléchir à la situation. Si la fuite me semblait encore et toujours la seule solution viable, l'interdiction de Sephiroth me forçait à revoir mes priorités. Soufflant de mécontentement, je sortis de la salle de bain pour me diriger vers le salon. Après tout, il ne me restait que ça à faire. Ça ou me faire hara-kiri, mais cela n'entrait pas vraiment dans mes perspectives d'avenir. M'approchant de la pièce à vivre, j'entendis une conversation animée sans que je n'arrive pour autant à comprendre ce qu'il se disait. Lorsque j'apparus aux yeux de tous, le silence se fit aussitôt. Surtout, rester naturelle.
- Heu, salut tout le monde ! Ça boum ?
Bon, on repassera pour le naturel, hein. Les regards qui me fixaient étaient clairement antipathiques pour la plupart. Gênée, je passai nerveusement ma main gauche dans mes cheveux.
- Alix, il faut qu'on parle, me fit Cloud d'une voix neutre.
Je hochai la tête alors que Tifa se décalait pour me laisser une place sur le canapé. Je m'asseyais à ses côtés, pas rassurée pour un sou.
- Est-ce que tu te souviens de ce qui s'est passé hier ?
Première information, j'avais dormi bien plus longtemps que je ne le pensais. Pratiquement vingt-quatre heures si mon calcul était exacte.
- Plus ou moins... lui répondis-je, évasive.
- Plus ou moins ? continua Cloud de sa voix froide.
Je pris alors mon courage à deux mains pour planter résolument mes yeux dans les siens.
- Si tu parles du moment où je me suis transformée en dragon, oui, je m'en souviens parfaitement.
Le silence qui suivit fut lourd de sens.
- Tu comprendras donc que l'on a quelques questions, me fit Barret d'un ton menaçant.
- Oui.
- Elles sont simples, continua l'homme-mitraillette. Depuis quand, comment, pourquoi.
Je lui jetai un regard peu amène avant de soupirer. J'étais coincée, et il ne me restait qu'à m'expliquer. Vive l'argenté et ses idées à la noix.
- Je ne sais plus si je vous l'ai dit, mais avant d'atterrir sur votre monde j'étais en excursion avec ma classe pour faire un TP de géologie. En fouillant un peu les environs, on a trouvé un nœud de vipères aspics. Et, sans le faire exprès, un de mes camarades m'a poussée et je suis tombée sur les serpents, qui m'ont mordue pour se protéger. Lorsque j'ai repris connaissance, je flottais dans une cuve de liquide, et des scientifiques discutaient de mon état.
Les souvenirs du laboratoire me revinrent alors en mémoire, et je dus me faire violence pour ne pas vomir sur le canapé. Je ne me sentais pas bien du tout rien qu'à l'évocation de ce passage de ma vie.
- Je passerai sur ce qu'ils m'ont fait subir. J'ai du rester enfermée dans cette cuve environs un mois. Un jour, j'ai repris connaissance en étant parfaitement lucide. J'ai brisé la cuve, trouvé et pris mes affaires, je suis sortie du laboratoire et je me suis transformée. J'ai de vagues souvenirs de m'être rhabillée après avoir atterri, mais c'est tout. Lorsque j'ai repris connaissance au Seventh Heaven, je ne me souvenais plus de cette transformation dans les détails.
Je fus surprise de me sentir soulagée après avoir raconté cette histoire à quelqu'un. J'avais les épaules plus légères, et l'impression d'être en paix avec moi-même.
- Tu reconnais donc nous avoir menti depuis que tu nous connais ? fit Barret.
- Je ne vous ai pas menti, j'ai éclipsé une partie de la vérité.
Je crois que si Tifa n'avait pas à ce moment-là levé le bras devant moi en protection, l'homme m'aurait giflé.
- Tu nous as mis en danger avec tes mensonges ! cracha-t-il.
- Je me mettais en danger en vous racontant la vérité ! Si je l'avais fait, vous m'auriez tué !
Barret poussa un hurlement de rage et se mit debout, quittant le cercle que nous formions.
- Je comprends le point de vue de la petite, commença Cid. Cela ne veut pas dire que je suis d'accord avec le fait qu'elle nous ait menti, mais il est vrai qu'une extraterrestre échouée dans un labo aurait rejoint le cours de la Rivière de la Vie plus vite que prévu.
Les mots de Cid ne calmèrent pas pour autant Barret, qui continua de me fixer méchamment.
- J'ai une autre question, fit Cait Sith. La couleur de tes yeux a changée avant que tu ne te transformes. Cela s'est-il aussi produit au laboratoire ?
- Oui, fis-je à mon tour. C'est d'ailleurs le seul souvenir net que j'ai gardé de mon évasion. C'est pour cela que j'ai paniqué il y a quelques jours en les voyant changer à nouveau de couleur et de forme.
- Attend ! fit brusquement Yuffie. Tu veux dire que ça fait plusieurs jours que tu te promènes avec les yeux argentés et les pupilles fendues ?
- Oui, lui répondis-je, penaude.
- Je ne sais pas ce qui m'étonne le plus : que tu ais réussi à nous cacher un truc pareil ou alors le fait qu'on ait rien remarqué ! marmonna Nanaki.
Sa déclaration fut suivie d'un silence pesant. Puis Tifa poussa un soupir avant de s'adresser à moi :
- C'est pour ça que tu gardais les yeux baissés en permanence ?
Je lui répondis d'un signe de tête.
- Et bien, moi qui prenais ça pour de la timidité...
L'ambiance était devenue lourde. Je savais qu'ils m'en voulaient énormément, mais je ne voyais pas comment leur faire comprendre que c'était la seule option qui m'avait semblée logique.
- Je voudrais essayer quelque chose, si tu me le permets ? me demanda Vincent.
Surprise, je hochai la tête alors que le vampire s'approchait de moi. Se plaçant face à moi, il se contenta de mettre une main sur mon épaule. Ma réaction fut immédiate mais complètement incontrôlée. Au moment même où je sentis sa main sur moi, je bondis de manière totalement injustifiée de l'autre côté du canapé, me rattrapant tant bien que mal en essayant de rester debout. Je me retrouvai ainsi à deux mètres de l'autre côté du mobilier, loin du brun. Et au fond de mon esprit, je sentis clairement quelque chose bouger et... Grogner ?
- Intéressant... lâcha Vincent.
- C'était quoi, ça ? murmura Yuffie, incrédule.
Les regards posés sur moi étaient au mieux interrogatifs, mais dans la plupart des cas complètement hostiles.
- Vincent, que... commença Cloud.
Le vampire fit un geste de la main qui arrêta aussitôt l'homme blond
- Tu as dit tout à l'heure que tu te souvenais plus ou moins des évènements. Je serais curieux de savoir le « moins » à présent ! cracha Barret.
Je lui jetai un regard noir avant de répondre.
- Toute la partie où je suis un dragon reste assez floue, marmonnai-je.
- Pour faire court, tu as réduit les monstres en charpie.
Un flash violent me revint alors en mémoire. Je me souvins avec une violence accrue du sort funeste de la petite et une rage incontrôlable prit possession de moi.
- La petite fille, elle est...
- Morte, termina Cid.
La nouvelle me fit l'effet d'une douche froide. La rage que je ressentais fut remplacée par le sentiment d'une amertume profonde qui me laissa pantoise et chancelante.
- Tu veux dire que tu ne contrôles pas tes transformations ? continua Barret d'une voix dangereuse.
- Non, pas vraiment...
L'homme se redressa alors brusquement et me pointa du doigt.
- Cette fille est dangereuse, il est hors de question qu'elle vienne avec nous !
- Et tu proposes quoi, qu'on la tue ? lui répondit Tifa, scandalisée.
- Oui ! rugit l'homme-mitraillette.
Je sentis une pierre descendre dans mon estomac à l'annonce de la sentence. Mais une grosse partie de moi s'y attendait. C'était logique après tout, j'avais gardé sous silence mon passage au laboratoire pour éviter cette réaction.
- Je ne reviendrai pas sur ce que j'ai dit la première fois que je l'ai vue, commença Vincent. Elle n'est pas dangereuse, en tout cas pas pour nous.
- Et qu'est-ce qui te fait dire ça, cracha le baraqué. C'est un foutu dragon, pas une adolescente lambda !
- Elle ne nous a pas attaqués lors de sa transformation, lui fit remarquer Cloud.
- Elle vient de dire elle-même qu'elle ne la contrôlait pas ! le contra Yuffie.
- Imagine qu'elle perde le contrôle ! grogna Barret. Elle se retournera contre nous !
- Barret, on ne condamne pas les gens sur des suppositions ! s'offusqua Nanaki.
Moi, je regardais le débat qui se déroulait devant moi avec un détachement certain, plus occupée à essayer de calmer la partie de mon cerveau qui échappait à mon contrôle. Brusquement, je vis Vincent détourner les yeux de la conversation pour venir les planter dans les miens. Aussitôt, un grognement d'avertissement se fit entendre dans ma tête. À croire que ce qui vivait à présent en moi se méfiait du vampire comme de la peste, et j'étais foutrement incapable de dire pourquoi.
- Il est HORS DE QUESTION que cette fille incontrôlable s'approche à nouveau de ma fille !
Cette fois-ci, les regards se firent estomaqués, alors que je sentais les larmes me piquer les paupières.
- Tu vas trop loin, Barret ! siffla Cloud.
Sa voix était coupante comme du verre et son regard glacial.
- Barret, ai-je une seule fois perdu le contrôle en présence de ta fille ? demanda froidement Vincent.
- Non, grommela-t-il. Mais toi tu le contrôles !
- Barret, on ne contrôle pas ce genre de chose. En la rejetant comme tu le fais, c'est Cloud, Nanaki et moi que tu rejettes aussi.
Je ne comprenais plus rien à ce qu'il se passait. Je regardai, les yeux brillants de larmes, Cloud et Vincent prendre ma défense.
- Mais imagine qu'elle se transforme...
- Tu es borné, Barret, plaqua calmement Cloud. Si Vincent te dit qu'elle ne perdra pas le contrôle et qu'elle ne se transformera pas, c'est qu'elle ne perdra pas le contrôle et qu'elle ne se transformera pas, point.
- Je suis d'accord avec Cloud, exposa Tifa. Elle n'a rien demandé à personne, et si Vincent ne la pense pas dangereuse, c'est qu'elle ne l'est pas. Yuffie ? fit-elle en se tournant vers la susnommée.
Elle me jeta un regard noir avant de prendre la parole.
- Je suis d'accord avec Vincent.
Je compris rien qu'à la manière qu'elle avait de le dire que c'était pour le grand brun qu'elle disait ça, et non pas pour sauver ma pomme.
- Cid ? demanda Cloud à l'aviateur.
- Ma foi, ce n'est qu'un putain de dragon. Si elle nous fait trop chier, on lui fera rencontrer Bahamut !
Je crus comprendre que ça voulait dire qu'il était de mon côté, mais je n'en n'étais pas sûre.
- Nanaki, Cait Sith ? demanda Vincent.
- Tu connais mon point de vue, Vincent, lui répondit le lion rouge.
- Je vais suivre l'avis général ! répliqua joyeusement la peluche.
Barret poussa un hurlement et sortit de la pièce alors que je pleurais presque de soulagement. Tifa se leva, m'attrapa par le bras pour me faire asseoir doucement sur le canapé. Puis, elle s'agenouilla face à moi, mettant ses mains sur mes épaules.
- Ne t'occupe pas de Barret. C'est un crétin idiot. Je crois que cette histoire de monstres s'attaquant aux enfants l'a plus secoué que ce que l'on pensait.
- Mais je vous pose plein d'ennuis.
- Bof, ne t'en fais pas pour ça, les ennuis viennent d'eux-mêmes à nous de toute façon ! me lança Cid.
- Que fait-on à présent ? demanda doucement Nanaki.
- Je n'en sais trop rien. Il y a cette histoire de rapport disparu, et le problème reptilien d'Alix. Je ne sais pas par où commencer, avoua Cloud.
Son regard se fit lointain alors qu'il le portait sur le paysage à l'extérieur du vaisseau. Je remarquai alors sans grande surprise que l'on n'avait pas bougé depuis hier.
- Tu dis que tu as passé un mois dans un labo ? me demanda Cait Sith.
- Oui.
- Et tu ne sais pas ce qu'ils t'ont fait exactement ?
- Ils m'ont changée en dragon ?
Ma répartie fit sourire Tifa et lever les yeux au ciel aux autres.
- Cela pourrait être juste la face émergée de l'iceberg, m'expliqua Vincent. Il faudrait te faire passer des tests complémentaires, mais hélas nous n'avons rien qui nous permettrait de faire ça ici.
- J'ai la solution, commenta le chat en peluche. Mais il va falloir que vous reveniez sur Edge...
- Pourquoi revenir à Edge ? demanda Cloud.
- Parce qu'avec un peu de malchance l'état d'Alix peut avoir un rapport avec celui des monstres. Mais pour prouver cette théorie, il va falloir que vous me l'ameniez.
Comment ça « que vous me l'ameniez » ?
- Cait Sith, je suis juste en face de toi ! lui fis-je remarquer.
- J'ai un médecin sous mes ordres, il ne nous trahira pas, continua le chat en m'ignorant royalement.
Il y eut un échange de regard entre les divers protagonistes avant qu'enfin Cloud ne reprenne la parole.
- C'est d'accord, Reeves, on arrive. Et que quelqu'un aille nous chercher Barret, il va être content.
Fin du chapitre 13
* Un fan de Mulan aura sûrement reconnu la réplique culte de Mushu « Dra-gon, je suis un dragon ! Je ne suis pas un lézard, on ne parle pas la même langue ! »
Alors, qu'en pensez-vous ?
Play list : Holiday de Green Day.
