Retour au vif du sujet, enfin ! Enfin, euh... Retour à Piers, quoi ! Cette histoire s'appelle "Code Nivans", quand même ! Bonne lecture !
Chapitre 10 : Abyss, 2ème partie (novembre 2013)
-Décidément… nos chemins n'arrêtent pas de se croiser, lieutenant Nivans.
Je vis Ada approcher lentement, son arbalète à la main, comme quand nous avions fait équipe, il y a quatre mois, et s'arrêta à quelquels mètres de moi. Je repensai à ce que je songeais un peu plus tôt, avec une certaine ironie. Mais, disons-le franchement, quand il s'agissait d'Ada, ça revenait souvent à l'ironie.
-Décidément, répétai-je, mon bras muté tenant distraitement Sherry contre moi. Est-ce que vous êtes là pour moi cette fois ?
-Eh bien oui. Mes patrons tiennent énormément à votre sécurité, apparemment. Je vais finir par devenir votre garde du corps attitré, dit-elle d'un ton amusé
-Toujours le Cerbère ?
-Je ne suis sûre de rien, admit-elle. Mais c'est quand même quelqu'un qui tient énormément à votre sécurité.
Elle baissa les yeux, et regarda Sherry d'un air étonné. Je ne sus pas ce qui l'étonnait le plus entre la présence de Sherry en elle-même, le fait qu'il y avait plein de sang par terre alors qu'elle n'était pas blessée, ou le fait que je la tenais contre moi d'un air protecteur, voire possessif. Ada se mit accroupie devant nous, et fit un petit sourire rapide. J'étais plus réveillé qu'avant, et, si je n'étais pas concentré, je ne l'aurais sans doute pas vu, surtout à cause de l'obscurité.
-Sherry Birkin, a-t-elle simplement dit. C'est vrai, Leon m'a dit que vous étiez proches.
-Vous la connaissez bien ? demandai-je en levant un sourcil
-Evidemment. Je connais tous les survivants de Raccoon City, puisque j'y étais moi-même.
Tiens. C'était une version que je n'avais pas encore entendue, ça. Mais là, j'avais d'autres priorités en tête.
-Ah, dis-je simplement. Il faut que je trouve un moyen pour sauver Chris. Mais je ne peux pas laisser Sherry comme ça, ajoutai-je en baissant les yeux sur elle
-Je sais déjà, grâce à mon nouvel employeur, où se trouve votre capitaine chéri. Vous pouvez rester là, à veiller sur votre copine, et…
Je sourcillai méchamment. Elle s'imaginait franchement que je resterais là alors que je voulais sauver l'homme que j'aime ? D'ailleurs, elle dut comprendre car elle s'interrompit, et toussota avant de reprendre.
-Bon, soupira-t-elle. Je peux aussi vous dire où est Chris et veiller sur Sherry, si vous préférez.
Il n'y a pas à dire, cette femme est perspicace. Ça m'embêtait un peu de laisser Sherry comme ça, mais j'avais vraiment envie de revoir Chris. Je suis sûr qu'elle le comprendrait. Et nous reprendrions notre conversation plus tard. Je n'étais plus à ça près. Elle me dit donc où il fallait tourner, là où il ne fallait pas tourner, et là où il ne fallait surtout pas tourner. Elle n'a pas voulu me dire pourquoi, en revanche, ni l'identité de son nouvel employeur. La façon dont elle était évasive à ce sujet me laissait croire qu'elle le savait, mais je ne laissais rien paraître.
-Je ne sais pas comment vous remercier, dis-je après l'explication, un peu gêné pour le coup
-Voyons, Piers. Après tout ce qu'on a vécu ensemble, dit Ada d'un ton amusé
-Ce n'est pas faux, dis-je d'un ton presque amusé. Je vous la laisse, alors. Et merci encore.
Je me relevai, et Ada prit ma place près de Sherry. Je la saluai de la tête, et elle me fit signe de foncer. Je m'engouffrai alors dans le couloir en face, la main gauche nerveusement posée sur la poignée du pistolet de mon père. S'il y avait vraiment une vie après la mort, et que, par miracle, mon père me regardait, où qu'il soie, je me demandais sincèrement ce qu'il pensait de moi, de ce que j'étais devenu, mais, plus encore, de ce que mes frères et sœurs étaient devenus. Je repensai à Betthany, qui était maintenant ma seule famille, et je me demandais ce qu'elle devenait. Notre dernier échange épistolaire date d'il y a six mois, maintenant. Je lui enverrai une lettre quand tout ça sera fini.
Je me mis donc à errer dans les couloirs, déserts, des restes des laboratoires de Tricell. A ce niveau-là, je m'attendais presque à de la résistance, mais il n'y avait réellement personne. Je me souvenais bien des indications d'Ada, et j'arrivai vite au cœur des laboratoires. J'y étais presque. Et au détour d'un couloir, je rentrai en collision avec quelqu'un de familier.
-Piers ! Tu vas bien !
Avant même que je n'aie le temps de réagir, Jake et Claire me sautèrent dessus en même temps pour me faire un gros câlin. Je manquais de tomber en arrière, d'ailleurs, mais j'étais content de les revoir aussi. Sheva était là, elle aussi, et rigolait franchement. Puis je vis une personne qui n'était pas là avant, au moment où je me libérais de la double prise.
-Helena ? dis-je d'un ton étonné
-Piers, répondit-elle en opinant. Contente de voir que tu vas bien.
-Hé ! Où est Sherry ? s'affola Claire
Je vis la même inquiétude sur le visage de Jake.
-Elle va bien, dis-je. Ada s'occupe d'elle, elles nous rejoindront plus tard. Suivez-moi, je sais où est Chris.
Je commençais à marcher, et les filles me suivirent, mais Jake ne bougeait pas, une expression suspicieuse sur le visage.
-Tu es vraiment d'accord pour laisser Sherry avec cette nana ? me demanda Jake en sourcillant
-Ouais. Aussi bizarre que ça puisse paraître, je lui fais confiance.
-Ah bon.
Jake se mit donc à nous suivre, et nous fûmes partis. J'avais envie de leur dire que c'était elle qui m'avait sauvé la vie il y a quatre mois, mais elle ne voulait pas que ça se sache. Je respecterai son souhait de ne pas être une héroïne, même si je le trouve absurde. Chris me disait que j'étais un héros, mais je serai mort sans Ada. C'est elle la vraie héroïne de cette histoire. Enfin bref.
En parlant de Chris, il m'attendait. Chaque pas que je faisais vers lui faisait accélérer mon pauvre petit cœur gangrené. Chaque détour de couloir était plus douloureux, car je redoutais toujours de trouver son cadavre. Chaque son intempestif, dans ces labos qui semblaient en pleine activité, me faisaient penser à un danger imminent. Mais nous ne voyions jamais personne.
-Je me demande sur quoi ils travaillent ici, lança soudain Claire en regardant dans une des salles
-Comment ça ? répliqua Jake d'un ton surpris
-Ça parait évident que les labos ont repris leur activité. Je me demande sur quoi ils expérimentent.
-Pas moi, dit Sheva avec une grimace. J'aurais dû plus m'appliquer quand j'ai démoli ces locaux il y a trois ans.
-Je pense que le Cerbère a reconstruit, Sheva, dit Helena. Ce n'est pas ton manque de zèle qui a causé tout ça.
-Comment vous vous êtes connues au fait ? demandai-je, curieux
-Je l'ai rencontrée pendant que je cherchais Deborah, répondit Helena d'un ton neutre
-Ah.
-Qui est Deborah ? demanda innocemment Claire
Je toussai bruyamment, et Claire m'offrit un regard intrigué. Jake regarda ailleurs avec une intensité un peu exagérée, Helena leva un sourcil, et Claire haussa les épaules.
-Laisse. Je ne veux pas savoir, dit-elle simplement
Helena parut sceptique, et finit par m'offrir un regard reconnaissant, comme si elle venait de comprendre ce que j'avais fait. Je me remis à regarder autour de moi consciencieusement, et enfin, la dernière intersection du salut apparut devant moi.
J'étais repassé devant sans m'en rendre compte, c'était moi le guide, après tout. Sauf que, à droite, là où était censé être retenu Chris, il y avait deux mauvaises nouvelles. Premièrement, la salle, plongée dans l'obscurité quand nous sommes arrivée, semblait vide. Et cela s'est confirmé lorsque j'ai trouvé l'interrupteur de la lumière. Deuxièmement, une grosse flaque de sang frais était sur le mur, en face de la porte d'entrée de la pièce. Claire dut faire le même raisonnement en même temps que moi, car elle mit ses mains devant sa bouche. Sheva et Helena regardaient le sang avec attention, et Jake et moi nous mîmes à inspecter la pièce.
Les néons au plafond était couverts d'une espèce de voile noir, rendant la lumière un peu voilée. Genre ambiance salle d'interrogatoire. Il ne manquait que la lampe sur le bureau. Sur le mur du fond, il y avait des attaches, des chaînes plus précisément, qui avaient été cassées. Deux en hauteur, assez écartées, et deux plus bas et plus proches. "Une croix", compris-je. Il y avait aussi des traces de sang séché autour des chaines, ainsi que sur le mur et sur le sol, qui me firent frémir. A quel point ma famille avait-elle fait du mal à l'homme de ma vie?
-C'est dégueulasse, dit Jake en écho à mes pensées
Je fus pris d'une espèce de malaise, assorti d'une grosse envie de vomir, qui firent que je me retrouvais sur les rotules direct. Jake s'approcha de moi, en mettant un genou à terre et en me frottant le dos d'une main.
-Hé Piers ? Ça ne va pas ? demanda-t-il d'un ton inquiet que je ne pensais pas réentendre
-Non Jake, dis-je en réprimant autant que possible mes nausées. Je n'irai pas bien tant qu'on n'aura pas retrouvé Chris.
Jake n'ajouta rien. Il se contentait de laisser négligemment sa main sur mon dos, alors que je restais penché en avant pour ne pas dégobiller. Peu après, les filles entrèrent. Comme je l'avais prévu, ce fut au tour de Claire de me demander ce qui n'allait pas. Mais avant que je ne puisse répondre, elle comprit, en voyant les chaines et les traces de sang sur le mur.
-C'est horrible, se contenta-t-elle de dire
-Quelle bande de fumiers ! s'exclama Sheva un ton plus haut
-Apparemment, ils l'ont déplacé ailleurs, dit Helena de son ton sérieux habituel. Ça change un chouïa nos plans, du coup.
Quelqu'un de normal aurait trouvé offensant le manque d'émotions qui semblait se dégager de la phrase d'Helena. Mais pas moi. Je la connaissais, déjà, et je savais qu'elle n'était pas sans cœur. Mais en plus, je n'étais pas normal. Ça me rassurait plus, en fait, qu'il y ait quelqu'un qui ne s'apitoie pas sur le sort de Chris. Je savais qu'elle l'appréciait, sans doute, mais Helena avait un sens des priorités prononcé. Comme Ada, d'ailleurs. Sauf que cette dernière me prouvait de plus en plus qu'elle avait des sentiments, depuis quelques temps.
Bien. Repartir dans mes anecdotes personnelles comme ça me fait toujours me sentir un peu mieux. Mes nausées sont passées, mais ma fatigue, elle, semblait encore être revenue. J'essayai de me redresser, tant bien que mal, Jake et Claire laissant leurs mains près de moi au cas où, et je réussis à me relever complètement, en leur offrant un regard reconnaissant.
-En tous cas, le sang qui est là, dehors, n'est pas celui de Chris, ajouta Helena en regardant son téléphone, comme si elle attendait que je me sois relevé
-Ah non ? demanda Claire. Savez-vous à qui il est, alors ?
-Ce sang est très proche du tien, déclara Helena en me regardant. Enfin, si on enlève le virus-C et le sang de Jake.
-Je te demande pardon ? répliqua Jake en levant un sourcil
Je fis de même, d'ailleurs. Qu'est-ce que c'était que cette histoire ?
-Ada m'a donné des analyses du sang de Piers quand nous sommes arrivées ici. Et il a été confirmé que le sang de Jake a été utilisé pour faire l'antidote qui l'a sauvé.
-Et j'ai encore du virus dans mon sang ? demandai-je, un peu effrayé
-Oui. Pour une raison inconnue, le virus s'est intégré à ton ADN, même après l'antidote. Ce n'est pas une mauvaise chose, cependant, ajouta Helena en voyant la tête que je devais faire. Ça veut dire que tu as sûrement développé des anti-corps.
-Oh, je ne suis plus le seul ? dit Jake d'un ton faussement triste
Honnêtement, si je n'étais pas aussi crevé, j'aurais ricané. Mais même ça, je n'en avais plus la force. Claire par contre, ne s'en empêcha pas. Et Sheva non plus. Quant à moi, je réussis à peine à sourire, alors que Jake retrouvait son sourire de sale gosse qui m'avait presque manqué.
Une fois cette crise d'hystérie collective passée, nous nous fixâmes tous dans le blanc des yeux. Qu'étions-nous censés faire, maintenant ? Sans le plan donné par l'employeur d'Ada, il nous était impossible de savoir où Chris était retenu. D'ailleurs, c'est là que la question que je me posais revint.
-Au fait, vous savez qui est l'employeur d'Ada ? demandai-je
-Ah, c'est vrai que tu n'étais pas là, dit Claire. On ne sait pas trop d'où elle sort, mais elle se débrouille bien. Elle a un stock d'explosifs, et elle a mis Jake à terre quand il l'a prise par le col.
-Sérieux ? Je regrette d'avoir loupé ça, réussis-je à ricaner
-Oh vos gueules hein ? râla Jake. Elle m'a pris par surprise.
-Bien sûr, rit Claire
-Et elle ne vous a pas dit son nom ? m'enquis-je, une fois mon début de fou rire passé
-Elle nous a simplement dit qu'elle s'appelait Betthany, dit Sheva en faisant une tête concentrée
Mon expression amusée se figea d'un coup. Elle avait le même prénom que le seul membre de ma famille avec qui j'étais encore en bon termes. Juste un peu après que j'aie repensé à elle, en plus. Etait-ce réellement possible ? Au moment où je me posais encore plus de questions, la phrase préférée de mon père résonnait encore dans ma tête. Non, ce n'était pas une coïncidence. Mais il fallait que j'en aie le cœur net.
-A quoi elle ressemblait ? demandai-je, en dissimulant mon émotion
-Eh bien, commença Claire, elle avait des lunettes de soleil, un grand manteau noir style Wesker, avec une…
-C'est ta sœur c'est ça ? l'interrompit Helena
Jake, Claire et Sheva la regardèrent en même temps, puis me regardèrent moi. Comment était-elle au courant ? Je me dis tout simplement que Ada devait lui avoir dit, vu qu'elles étaient venues ensemble. Et Ada s'était bien gardé de me le dire quand nous nous étions croisés au sous-sol. Ou peut-être que c'était une demande de son employeur, tout simplement. Ce qui n'était pas impossible, si c'était réellement Betthany.
-J'ai une sœur qui s'appelle Betthany, oui, dis-je
-Voilà pourquoi elle était aussi emmerdée d'avoir laissé tomber le plafond sur ta tronche, dit Jake avec son tact habituel
-Quoi ?
-Quand le plafond est tombé sur Sherry et toi, elle est arrivée avec le détonateur, en s'accusant elle-même, et a dit que, si elle avait vu que tu étais la, elle n'aurait pas fait sauter le plafond.
Maintenant, j'en avais le cœur net. Je revoyais encore ma sœur Betthany, il y a quinze ans, en train de faire mumuse avec des pétards en folie. Elle adorait la poudre, déjà à l'époque. Alors le fait qu'elle vienne à ma rescousse avec des explosifs n'était pas un hasard. Je me demandais encore comme elle avait su que j'étais dans la mouise, mais ce n'était qu'un détail, en fait.
-Oui, c'est bien elle, dis-je avec un sourire nostalgique. Elle n'a pas perdu son goût pour le explosifs, apparemment.
-Elle avait une vocation de terroriste ? ricana Jake
C'était dingue à quel point plus je trainais avec Jake, plus ses blagues pourries devenaient prévisibles. Je ne dis rien pour ne pas le vexer, étrangement. Je savais à quel point il était fier de lui quand il lançait une de ses piques, je n'allais pas lui gâcher son plaisir.
-Je ne sais pas, dis-je l'air de rien, en haussant les épaules. Elle aimait beaucoup les pétards, en tous cas. Tous les quatre juillets, c'était la même chose.
-Ouais. Je me souviens de ça, aussi.
Le comité au grand complet tourna la tête vers l'intrus, dont j'avais déjà reconnu la voix. Alexis était là, tout souriant, avec son fusil de précision attaché à sa sangle. Quant à moi, je fronçais les sourcils, et je vis Claire faire de même. Elle repensait à l'incident de l'avion, sans doute.
-Salut frangin, dit le nouveau venu
-Que veux-tu, Alexis ? demandai-je, sur la défensive
Je vis que c'était le cas de tout le monde, d'ailleurs. Surtout Claire et Jake, qui avaient déjà vu mon frère à l'œuvre. Sheva et Helena suivaient la scène d'un air sceptique, comme si elles essayaient de comprendre ce qui se passait. Ou qui était notre nouvel interlocuteur.
-Juste faire une annonce, répondit Alexis d'un ton détendu. Les événements qui vont suivre seront un simple affrontement entre vous et nous. Vous six contre nous trois. Les survivants auront le loisir de garder Chris pour eux.
Ai-je bien entendu ? il avait dit six ? Pourtant, nous étions sept.
-Quoi ? dit Claire d'un ton outré. Pourquoi ? Qu'est-ce que vous voulez à mon frère, bon sang ?
-Notre patron souhaite le garder en vie. Je ne sais pas pourquoi, dit Alexis en haussant les épaules
Alexis prit une inspiration après cette phrase, et regarda Sheva avec intérêt, qui lui offrit un regard intrigué.
-Capitaine Alomar, dit mon frère sans perdre son sourire. Comment va le capitaine Valentine ?
Sheva le regarda pendant quelques secondes, et je compris en même temps qu'elle ce qu'il voulait qu'elle comprenne. Elle dégaina son couteau et fonça vers Alexis pour l'attaquer, et ce dernier fit glisser son fusil devant lui pour parer l'attaque de Sheva, sous nos yeux médusés.
-C'était toi ? dit Sheva d'un ton énervé
-C'était moi, répéta Alexis avec un petit sourire
Claire dégaina son arme à son tour pour mettre Alexis, et fut imitée par Jake. Alexis les regarda tour à tour, avec un air toujours aussi confiant. Il me regarda ensuite, et me fit un clin d'œil. La suite alla très vite.
Alors que Sheva semblait mettre de plus en plus de force dans son attaque, Alexis rangea brutalement son fusil, faisant Sheva basculer en avant. Il attrapa sa main avec le couteau, et lui fit une clé de bras avant de l'attirer vers lui. D'une main, il lança le couteau de Sheva dans l'épaule de Claire, qui tomba en arrière, et dégaina l'arme de Sheva de son autre main pour tirer dans les genoux de Jake. Ensuite, il poussa jeta l'arme de Sheva en la poussant vers Jake, qui venait de perdre l'équilibre, et prit son fusil pour tirer dans les côtes d'Helena, qui tomba à genoux, et dans les omoplates de Sheva, qui tomba sur Jake.
Et pendant tout ça, moi, je n'avais pas bronché. Je le regardais s'effondrer les uns après les autres, horrifié. Alexis, lui, n'avait pas perdu son sourire ne serai-tce qu'une seconde.
-Bien. Quatre de moins, dit-il d'un ton satisfait. Maintenant, suis-moi, grand frère.
Ce fut à ce moment-là que je compris. Il avait dit six. Donc il ne prévoyait pas de s'en prendre à moi. Et ce depuis le début. Je réprimai mon horreur en regardant mes compagnons, et acquiesçai mollement. Je n'aurais rien pu faire de toute façon. Complètement découragé et soumis, je le suivis dans les couloirs, en priant pour que Ada et Sherry s'en sortent mieux que nous.
