Moments difficiles
Reconnaissance de dette: Allooooons...Après tout ce temps, y'a pas préscription pour le vol des personngaes? Non? Bon, dans ce cas, vous connaissez tous la chanson. Chantons là tous ensemble, je vous donne le La: "Final Fantasy huiteuuuh, appartient à Square Enix, et je n'ai aucun droiiiit sur aucun de ses personnaaaageuh"
Note lointaine d'un esprit peu présent: Gnié, ça faisait un bail que je n'avais pas posté! Me revoilà donc avec un truc bizarre en guise de pré-cadeau de Noël!^^ Trèèèèès sentimental, je trouve, mon machin. 'Pis écrit sous acide, si on regarde bien le style. Vous ne m'en voudre pas n'est-ce pas? ;)
Enfin voilà, j'espère que vous aimerez. N'hésitez pas à laisser un message à l'auteru deséspérée!^^
Sur ce, bonne lecture!^^
Tu connais les moments difficiles...mais cela sont vraiment une sorte de torture que tu n'avais jamais expérimentée.
Pourtant quand tu te plonges dans le regard de tes amis, tu sais qu'ils connaissent bien le phénomène, comme si ils l'avait déjà affronté. C'est là que tu comprends. Tu comprends que c'est toi la cause, que tes erreurs ont eut des conséquences bien plus profondes que ton simple rang dans cette université. Tu ne t'en étais jamais aperçu auparavant mais à présent c'est bien la vérité qui te frappe de pleine fouet, te laisse à terre, les yeux arrondis et le noeud au ventre. Tes bêtises, les autres t'y ont vu t'y accrocher, te perdre dans les ténèbres sans avoir pu t'en empêcher. Maintenant, c'est toi à leur place et de loin tu le regardes disparaître de la surface.
Il passe de nouveau devant toi. Tu te moques bien du monde, tu tentes de lui attraper le bras. Tu voudrais lui poser des questions, lui demander pourquoi ça ne va pas, pourquoi il renforce ses murs de glace. Il se dégage, t'adresse à peine un regard et puis s'en va. Tu te retournes vers Raidjin, tu la supplies muettement de t'expliquer cependant elle ne te répond pas. Elle se contente de secouer la tête de droite à gauche, de gauche à droite, un peu basse. La voix triste elle te répond que c'est comme ça, qu'il ne faut pas chercher à faire quelque chose car cela est voué àn l'échec. Il n'y a que lui qui peut s'en sortir de son propre chef. La décision de survivre n'est néanmoins pas encore prise, c'est cela qui t'inquiètes. Tu décide que l'action sera la meilleure des solutions, que ça peut le faire réagir, bien que dans la prunelle des tes deux meilleurs amis tu comprends que tout est inutile.
Première étape du plan "Grand sauvetage", la petite brune énergique, Selphie Tillmitt. Quand elle te voit arriver elle te sourit, sûrement certaine que tu viens pour cette association stupide. Non, tu n'organisera pas de fête, tu ne sauveras pas les chats et tu iras encore moins donner des cours de soutien aux gamins. Tu la salues, tu échanges deux-trois mots, c'est incroyable une fille comme ça, qui arrives à pardonner autant à un tel salaud que toi. Après tout, c'est toi qui à détruit sa fac. Elle s'en fiche, disant que tu n'es pas responsable, c'est fou ce que ses paroles t'ont fait du bien.
"Qu'est-ce qu'il a Squall?"
Tu ne savais pas que les yeux noirs de Raidjin pouvaient devenir les émeraudes de la minuscule Selphie. Elle continue de sourire, mais cette fois-ci tu constate que le coeur n'y est plus, puis elle t'explique.
"On ne sait pas. Personne ne sait, d'ailleurs. Ca a commencé largement après sa séparation avec Linoa. Ca faisait longtemps aussi qu'il avait fait son coming-out alors je ne vois pas trop ce qui le met dans cet état. Irvine pense qu'il est très malade mais Quistis dit que le docteur Kodawaki n'est au courant de rien."
Par réflexe tu lui prend le lourd carton qu'elle essaye de porter et le déplace toi-même sur la pile qu'elle a commencé à former. Dedans tu imagines toutes sortes de lampions qu'elle doit préparer pour la prochaine soirée.
"Il n'y a que les missions qui le sortent un peu de a torpeur mais je doute fortement que ce soit le manque d'adrénaline qui le rende comme ça." poursuit-elle tout en époussetant avec un chiffon le chargement suivant.
"Mais alors pourquoi?"
Les mots sortent de ta bouche sans y penser. Elle hausse les épaules, murmure que c'est sans doute une passe de coup de blues, que tout le monde en a, et que cela va peut-être vite passer.
Mais toi, éternel abruti, tu décides que cela ne va pas se passer comme ça. Tu sors de cette salle d'entrepôt et directement tu emprûntes le chemin de l'ascenseur. Ce que tu sais sur lui va bien te servir, car pour le dénicher quand on ne connait pas assez le personnage, c'est un véritable calvaire. Non, il ne sera pas dans sa chambre en train de dormir car il sait que c'est le premier endroit où on viendra le chercher. Non, il ne répondra pas au téléphone quand tu vas l'appeler car il saura que ce n'est pas une mission. Non, il ne sera pas en train de s'entraîner dans le Serre de Combat , tu ne le croises presque plus là-bas depuis plusieurs semaines.
Tu traverses le couloir, passes devant une classe ouverte où tu ne peux te retenir de faire une gimace à Quistis qui enseignes. Une poignée d'élèves ricane, elle les fait taire d'une voix autoritaire mais tu devines aisément qu'elle cache difficilement son sourire. Tu ne pensais pas en revenant ici qu'elle serait aussi soulagée de te voir reprendre le droit chemin, comme une soeur aînée qui voit son petit frère revenir de sa fugue. Après les classe, la sortie de secours et puis, cette fameuse porte secrète. Pas si secrète puisque tout le monde savaient où elle menait mais très peu de personnes avaient le rang pour en posséder la clef. Heureusement toi, tu avais rangé la carte magnétique dans la poche intérieure de ta veste. Un passage éclair dans la fente métallique et le bleu incroyable du ciel se mélant avec celui de la mer t'accueillit.
C'est une image étrange. Tu aurais même bien envie de la coucher sur le papier si seulement tu savais dessiner correctement. Il n'est qu'une forme sombre en contre-jour, une silhouette qui coupe la couleur de l'océan. Tu le rejoins, va t'accouder sur la barrière. Il ne s'échappera pas de toi en marmonnant une excuse bidon car il sait bien qu'avec toi, les choses sont moins prise de tête.
Tu attends parce que c'est le seul moyen de retirer quelque chose de lui. La tactique paye. Sans doute a-t-il trop sur le coeur pour garder sa peine à l'intérieur, cette fois.
"Je me suis disputé avec mon père."
Il ne dit "mon père" que devant toi, comme si la confession de son affection pour cet homme était une honte.
Tu comprends que cela le blesse de reperdre l'homme une nouvelle fois, qu'il a peur que ce désaccord ne puisse effacer à tout jamais ce lien de sang si précieux. C'est drôle mais il n'y a pas si longtemps encore tu ne te serais jamais douté de toutes ces petites angoisses qui pourrissent la vie de Squall.
"A propos de...?"
"Une mission pour Esthar. Il voudrait que je n'y aille pas. Trop dangereux."
"Compréhensible."
"C'est idiot."
"Les deux vont souvent de paire."
Tu profites du fait qu'il n'ait pas ses gants pour lui saisir la main. Paume contre paume, ton pouce caresse ses phalanges dans un geste réconfortant. Tu sais qu'il est courant de tes sentiments pour lui, pas la peine de te cacher.
Il ne semble pas se défiler aujourd'hui. Sa main reste dans la tienne et tu peux sentir ses doigts resserer l'étreinte.
"Ca va aller. Il va s'y faire, tu verras. De toute façon il reviendra sur sa position, il a trop peur de te perdre définitivement pour bouder trop longtemps."
Tu le sens se détendre à tes mots, et un sourire nait presque sur son visage tendu. C'est vrai que le terme de bouder correspond bien à ce côté enfantin du caractère de Laguna. Il se détend pour de bon, tu jurerais même qu'un poids énorme vient de s'envoler de ses épaules.
"Tu dois avoir raison."
"J'ai toujours raison. C'est une vérité universelle, tu sais?"
Cette fois-ci il rit. Il rit jusqu'à ce que son portable se mette à sonner. Il décroche sous tes yeux, sans lâcher ta main.
"Allô? ...Laguna?...Attends une seconde."
Il brise doucement votre lien, plaque sa main contre le combiné pour étouffer le son et te déclare:
"C'est lui...je vais essayer de me réconcilier. Au fait..."
Il s'approche de toi:
"Merci pour la séance remontage de moral."
Il t'embrasse. Brièvement, tes lèvres savourent les siennes. Puis il te refait un sourire avant de quitter les lieux, poursuivant la discussion qu'il avait commencé.
Les moments difficiles, tu les déteste. Mais tu as la satisfaction de voir le vent tourner à ton avantage et tu es bien aise, ce soir-là, d'avoir été capable de changer un fait pour lequel tu te sentais impuissant.
Le plus beau cadeau, c'est sans doute la lueur dans ses yeux quand il te regarde.
Voili-voilou!^^
Et vous savez quoi? Les fanficeuses, c'est comme les mômes qui font leurs devoirs. Faut que vous leur dites ce qui ne va pas et ce qui va pour qu'ils s'améliorent!^^
Merci beaucoup à Tite-Odey pour m'avoir signalé qu'il y avait tant de fautes! (rouge de honte) Promis, la prochaine fois je relirais avant de publier un telle horreur!^^
