Chap XVI
« Donc on va faire simple. Ton frère, Edward, est en fait ton père et ta mère, que je pensais être juste sa petite amie, est vraiment ta mère? » dit Annabel.
J'acquiesçai.
« Et ta famille entière est un clan de vampire? »
J'acquiesçai à nouveau.
« Mais tu es moitié-humaine, moitié-vampire? »
« Oui. »
« Bon maintenant, comment c'est arrivé? »
« Ben ma mère était humaine quand elle m'a eu. »
« Il l'a changée après que tu sois née? »
« Oui, il a été obligé. C'était le seul moyen de la sauver. »
« La sauver? »
« Son corps pouvait pas me supporter … pouvait pas survivre à l'accouchement. »
Ce fut silencieux pendant un moment. Je savais que c'était pas ma faute, mais on peut jamais vraiment se débarrasser du sentiment qu'on a failli tuer sa mère. Ma mère était mon plus grand héros. Elle m'a protégée envers et contre tous bien qu'elle n'ai aucune idée de ce que j'étais ou de ce que j'allais devenir. J'espérais seulement pouvoir être aussi brave un jour.
J'avais bougé de l'autre côté du canapé avant de lui dire la vérité sur moi. J'étais pas trop sûre de comment elle allait prendre tout le truc sur les vampires. Je la fixais, attendant une réaction. Elle paraissait étrangement calme.
« Et tout ça ça te gênes pas? » lui demandai-je.
« Oui, pourquoi ça me gênerais? Tu comptes sucer mon sang? »
« Non, oh Dieux non! »
Elle rit.
« Y'a rien qui me gênes, crois moi. Ca explique pourquoi je tombe sur des animaux morts avec des morsures dans la forêt. »
Je grimaçai.
« Nessie, je suis en vie depuis un bon moment, j'ai l'habitude de voir des trucs bizarres de temps en temps. »
« Vraiment? Et tu t'ai jamais posé de question avant? »
« Non. Je refus de sortir de mon p'tit nuage de déni. C'est plus sûr comme ça. »
Je souris.
« Je t'ai un peu comme fait sortir de ton nuage, Annabel. »
Elle y pensa pendant un moment et haussa les épaules.
« Je crois bien que oui. »
Elle reprit la couverture tombée par terre et s'emmitoufla dedans.
« Alors, comment tu cases Jacob dans tout ça? »
« Uhm … et bien, » commençai-je, pas sûre de savoir comment l'expliquer, « c'est une sorte de loup-garou. » Meilleure explication que je trouvais.
« Et les loup-garous et les vampires sont pas censés être des ennemis mortels? »
« Je crois que oui, mais Jake est différent. C'est à cause de moi qu'il vit avec ma famille. »
« A cause de toi. »
« Je crois qu'on peut dire qu'il est mon âme-soeur. Peut-être plus que âme-soeur? »
« Plus que une âme soeur? »
Je haussai les épaules.
« Mais je crois que vous avez à peine commencer à sortir ensemble? » demanda-t-elle.
« Ouais, je crois que c'est là que le côté plus que âme soeur entre en jeux. »
« Tu sais, je vais même pas chercher à comprendre. »
Je ris.
« Du coup, tu guéris comme moi? » demanda-t-elle.
« Pas vraiment. Y'a pas un truc qui peut entamer ma peau en fait. J'en ai jamais vraiment tester les limites quand même. Et toi? »
« Et moi quoi? »
« Testé ton immortalité? »
« Tu veux dire, en essayant de me tuer? »
J'acquiesçai.
« Deux fois. Une fois j'ai sauté d'un building et l'autre fois j'ai bu du poison. Je suis pas masochiste ou un truc du genre. Je sens quand même la douleur quand je me blesse. Le poison était vraiment une idée à la con! J'ai cru que j'allais avoir la diarrhée pendant des semaines! »
Annabel fit la grimace et je me mis à rire, hystérique. Rien que d'imaginer.
« Tu peux faire un truc spécial? Les vampires sont pas censés être super forts? » demanda-t-elle.
« Je suis plutôt forte et plutôt rapide. Tu sais, super ouïe et vue. »
« J'aimerais avoir des super pouvoirs. Tout ce que je sais faire c'est être une humaine normale, qui peut pas mourir et qui peut guérir. Ca pourrait être super pratique de courir plus vite ou d'avoir une super force. Tu sais combien de temps ça m'a pris pour réarranger les meubles dans cette maison? »
« Hmm, je crois que tu es loin d'être normale. »
« Tu peux faire autre chose? »
Je réfléchis un moment, ne sachant pas si je devais lui dire ou lui montrer ou rien dire du tout.
« Tu veux que je te montres? » demandai-je.
Elle acquiesça. Je m'approchai d'elle et pris sa main.
« C'est un peu bizarre au début, mais je te promets ça fait pas mal. »
Je levai les yeux vers elle et vit qu'elle était un peu effrayée. Son coeur se mit à battre un peu lus vite.
« Tu es prête? »
« Oui. »
Je lui projetais des images. J'en restais à celles chaleureuses d'elle et Christian. Les instants de leur relation que j'avais observé, comme la nuit après la fête, la façon dont il la regardait ou l'embrassait quand il pensait que personne le voyait. Je retirai la main.
Elle me regarda avec un grand sourire.
« C'était trop cool! » dit-elle. « Tu peux faire quelque chose d'autre? »
« Et ben, je peux utiliser les pouvoirs des autres si je les touche. C'est un peu comme s'ils s'endormaient en eux quand je l'utilise. »
« Tu pourrais utiliser le mien? »
« Hmm … je sais pas. »
« Qui d'autres à des pouvoirs? Tous les vampires peuvent faire ce que tu fais? »
« Non, mon pouvoir m'est unique. Le pouvoir de me mère est comme un bouclier contre les autres pouvoirs … les pouvoirs psychiques en fait. Ils marchent pas sur elle et elle peut projeter son bouclier sur n'importe qui. Mon père peut lire les pensées, et laisse moi te dire, c'est super chiant. »
Ses lèvres formèrent un 'O' quand elle comprit les implications de ce pouvoir.
« Alors ton père peut entendre les pensées de tout le monde au bahut? »
« Yep. »
« Même toi? »
« Yep. »
« Même Jacob? »
« Yep. »
« Ugh … ça doit être embarrassant. »
J'acquiesçai. « T'as pas idée. »
« Qui d'autre? »
« Ben Alice, elle voit l'avenir. Mais ça change tout le temps, parce que les gens changent d'avis tout le temps. L'avenir est jamais gravé dans le marbre. Elle peut pas me voir ni Jacob. »
« Vraiment? Et pourquoi ça? »
« Notre seule conclusion c'est qu'on est des espèces complètement différentes de la sienne, Jacob est un loup-garou et moi à moitié vampire. Elle peut voir que les humains, parce qu'elle en était un, et les vampires, parce qu'elle en est un. Jasper peu changer les émotions des gens. Il peut calmer ou exciter une foule déjà remuante. »
« Comment t'as eu tes pouvoirs? »
« On sait pas. Une théorie c'est que leurs pouvoirs sont le résultats d'un trait dominant de leur vie humaine. Mon père était sensible aux pensées quand il était humain, l'esprit de ma mère ne pouvait pas être atteint quand elle était humaine, Alice avait des prémonitions et Jasper était très charismatique. »
« Et toi alors ? »
« Je sais pas. Je crois que je suis née avec. Mais j'en apprends encore dessus. Ce n'est qu'il y a quelques années que j'ai remarqué que je pouvais utiliser les pouvoirs des autres. »
« Comment tu l'as remarqué? »
Je rigolais en me souvenant.
« Ben, j'étais assise à côté de ma mère et mon père me passait un savon sur un truc sans importance. Je tenais la main de ma mère en pensant à, comment dire, des trucs pas sympa sur mon père en espérant qu'il puisse pas m'entendre. Il a arrêter son sermon pour me regarder. J'ai cru qu'il avait entendu tout ce que je venais de penser. Mais il a dit qu'il pouvait plus du tout entendre mon esprit. A la seconde où j'ai lâché la main de ma mère, il a entendu mes pensées … et malheureusement ce que j'avais pensé juste avant.
Elle rit.
Nous continuâmes à parler alors que la nuit avançait, échangeant toujours plus sur nos vies. Plus on parlait plus je remarquais qu'elle n'agissait vraiment pas comme si elle avait vécue des siècles. Il y avait toujours de l'innocence et de la jeunesse en elle. Lorsque je lui posais la question elle répondit qu'il était plus simple d'agir en adolescent quand on vous traite en adolescent. J'acquiesçai, sachant que se sera ce à quoi je devrais faire face.
Elle parla un peu des photos éparpillées dans sa maison et des gens qu'elle avait rencontrée tout au long des années ou littéralement siècles. J'admirais la façon qu'elle avait de créer des liens avec les gens. Ma famille était toujours si repliée sur elle même, prétextant que c'était pour ne pas attirer l'attention sur eux, que c'était trop risqué, qu'ils pourraient perdre le contrôle ou qu'ils devaient faire super attention pour être sûre que leur secret ne soit pas révélé. Mais peut-être était-ce aussi pour ne pas s'attacher à quelqu'un. Mais peut-être était-ce parce qu'ils voulaient s'attacher à personne. Ca serait trop dur de dire à chaque fois adieu. Bien que les humains se méfient de ma famille, je savais qu'ils pouvaient être éblouissant quand ils voulaient, s'ils le voulaient.
Je demandai à Annabel comment elle avait fait. Comment elle s'était fait autant d'amis tout en sachant qu'elle vivrait plus longtemps qu'eux? Elle haussa les épaules.
« Je crois que c'est parce que je voulais pas être toute seule. Les gens sont très seuls et il y a tant de gens merveilleux à rencontrer. J'ai beaucoup appris de chaque personne. Je sais que j'aurais à dire adieu, mais c'est facile pour moi de prétendre perdre contact après la fac. Ca fait toujours mal à chaque fois, mais j'en garde des bons souvenirs. »
« Et Christian? Tu vas devoir lui dire adieu? »
« Je l'ai déjà fait. »
Il y avait quelque chose dans sa façon de dire la phrase. Je pouvais dire que Christian était différent et qu'elle voulait le garder pour toujours.
« Pourquoi tu gardes ça secret? » demandai-je.
« Il y a un tas de raisons. La principale c'est que je veux pas perdre ma liberté. T'imagines un peu si quelqu'un découvrait? Il m'enfermerait, me tripatouillerait, pour essayer de trouver ce que je suis. Et quelqu'un pourrait vouloir m'utiliser pour quelque chose de mal. Ou bien, et si les gens me voyaient comme le Messie? C'est trop de responsabilités pour une personne d'essayer de sauver le monde. J'ai peur de l'espoir que les gens pourraient placer en moi et leur déception quand je ne pourrais pas satisfaire leurs attentes. J'ai vécue assez longtemps pour savoir que c'est la nature humaine d'élever les gens, de les placer sur un piédestal avec des attentes irréelles, juste pour les en enlever quand ils les remplissent pas. C'est juste plus sûr de vivre dans le secret. »
Je hochai la tête.
Il se faisait tard et elle tombait de sommeil sur le canapé. On se dit au revoir et au lieu d'appeler Jacob pour rentrer, je décidai de rentrer en courant.
La brume était fraîche sur mon visage tandis que je courrais dans la forêt. Je me sentais comme en pleine euphorie maintenant que je connaissais vraiment Annabel et qu'elle me connaissait vraiment … mon vrai moi. Le temps d'arriver à la maison, mes vêtements étaient humides et mes cheveux étaient mouillés. Je n'entendais aucun mouvement dans la maison, seulement un battement de coeur régulier qui venait de la pool-house. Ma famille avait dû sortir chasser. Je voulais désespérément allé voir Jacob avant de me coucher. Je marchais silencieusement vers la pool-house, j'ouvris doucement la porte en essayant de ne pas faire de bruit. A la seconde où j'étais rentrée, j'inhalai profondément. La maison sentait comme lui et soudain je sentis de l'excitation au niveau de mon estomac.
J'entrai dans sa chambre et le trouvai endormi sur son lit. Il dormait sur le dos avec le bras derrière la tête. J'eus un petit sourire en coin en remarquant qu'il tenait son portable, je savais qu'il s'était endormi en attendant que je l'appelle pour qu'il vienne me chercher. Je soupirai en voyant son torse se lever et se baisser, à peine couvert par un drap. Je me mordis la lèvre. Je devrais pas être là normalement. Je me tenais au pied de son lit, à le regarder dormir. Mes cheveux gouttaient toujours et je pouvais entendre les gouttes frapper le sol.
Quand j'étais plus jeune, j'avais l'habitude de sortir de mon lit au milieu de la nuit et d'aller dans la chambre de Jacob. Je souris en me rappelant que je prenais ma couverture préférée et me pelotonnais près de lui dans son lit. Je me souvenais sentir que j'avais juste besoin d'être près de lui. Je me rappelais aussi que depuis deux ans, je me réveillais en me trouvant dans son lit, mais lui sur le sol. Ca semblait si innocent à l'époque, mais maintenant que je me trouvais devant lui, ça paraissait différent. On aurait dit que la tentation me lorgnait … me testait. J'aurais probablement dû retourner dans ma chambre, mais j'arrivais pas à me décider à mettre mes pieds dans cette direction. Je voulais un baiser.
Juste un baiser et je retournerai dans ma chambre à moi, décidai-je. Il ne saurait même pas que j'étais là, me convins-je.
Je l'enjambai, avec précaution pour ,e pas le réveiller. Dieu merci Jake avait le sommeil lourd. Je le couvais son visage des yeux. Je pouvais sentir la chaleur de son visage. Les gouttes de pluie qui étaient piégées dans mes cheveux s'échappèrent, frappant sa joue. Je l'aimais tellement et je souris en sachant que nous nous appartenions. Je me penchai doucement et effleurai ses lèvres. Un soupir s'échappa de ses lèvres et un léger sourire s'y dessina.
Je me mordis la lèvre. Okay je sais, j'avais dis un baiser et je partais mais soudain j'en voulais un autre. Je me penchais à nouveau et pressais à nouveau mes lèvres sur les siennes. Cette fois ses lèvres bougèrent avec les miennes et je le sentis prendre mon visage dans ses mains et rapprocher mon visage du sien. Je m'écartais à peine et le regardais. Il était toujours endormi.
Je me penchai et l'embrassai à nouveau. Je pouvais plus m'arrêter. Cette fois il me rendit mon baiser, aussi avide et fébrile que moi. Je sentis sa main remonter un peu mon tricot, et je sentis sa main sur ma peau nue. Sa main chaude sur le bas de mon dos me faisait frissonner tandis qu'il me pressait plus près de lui. Je sentais son coeur accélérer contre ma propre poitrine.
Je lui embrassais la joue, descendais le long du cou pour finir par enfouir mon visage dans son cou. Il sentait si bon que je voulais rester comme ça pour toujours. Toutes mes pensées étaient dirigées sur moi voulant être plus près de lui, ce qui semblait impossible vu à quel point nos corps étaient déjà proches. Je me pressai plus fort contre lui, espérant que je fonde miraculeusement en lui. Je sentais ses lèvres effleurer mon épaule et je frissonnais. Je commençais à avoir la tête qui tourne à cause de ses caresses ou de la chaleur qui émanait de son corps. Ca pouvait même être les deux. Mes doigts descendirent légèrement de son torse à son ventre, en traçant les contours de chaque muscle. Je pris une profonde inspiration et continuais à bouger mes doigts, arrivant à son bas-ventre, suivant la ceinture de son pantalon.
Tout à coup j'étais en l'air, ses bras tendus me tenant les hanches. Je baissais la tête pour le regarder, mes cheveux tombant et goutant sur son visage. Il était soudain éveillé.
« Nessie, » dit-il d'une voix qui sonnait presque comme quand mon père disait mon nom quand j'allais avoir des problèmes.
Je lui envoyai mon plus grand sourire, espérant qu'il soit énervée parce que j'étais entrée dans sa chambre.
« Tu devrais pas être ici aussi tard, » dit-il. Je voyais qu'il essayait de ne pas sourire, et qu'il se forçait à garder un visage sérieux.
Je fronçai les sourcils. Il n'était pas content que je sois là? Il voulait être tout seul?
« C'était une belle surprise de se réveiller comme ça mais j'ai juste peur que tes parents soient pas contents s'ils te trouvent ici … et dans mon lit, » dit-il comme s'il avait lu mes pensées.
Il me reposa sur le lit et se redressa pour s'appuyer sur la tête de lit.
« Ils sont pas à la maison, » dis-je.
« Tu sais quand ils rentrent? »
Je secouai la tête. Je crois que la pensée que mes parents puissent revenir ne m'avait pas traverser l'esprit. Il leva les yeux au ciel.
« Allez au lit, » dit-il en s'extirpant des draps pour mettre un t-shirt. Il me tourna le dos et tapa dessus.
« Tu viens? » demanda-t-il.
Je gloussai. Il me semblait qu'il m'avait pas border depuis une éternité. Il avait l'habitude de toujours me ramener sur son dos avant de dormir. Je lui sautai dessus, passant mes jambes autour de ses hanches et les bras autour de sa nuque. J'embrassais son visage.
« Eww, t'es toute mouillée et tu me mouilles, » taquina-t-il.
« Pardon. »
« Pourquoi tu m'as pas appelé? J'serais venu te chercher. J'ai attendu toute la nuit que tu m'appelles. »
« Je voulais rentrer en courant. »
Il traversa le jardin pour rentrer dans la maison assombrie. Je continuais à embrasser son cou tandis qu'il montait les escaliers de ma chambre. I me déposa dans mon lit.
« Je suis sûre que tu veux mettre des vêtements secs? »
« Sûrement. »
J 'allai à mon armoire et attrapai un short et un débardeur pour dormir. Je me changeai dans la salle-de-bain. Quand je sortis, il avait tiré les draps et étais assis contre mes oreillers. Je le rejoins et m'assis sur ses genoux. Je posai mon bras sur son épaule et fixai ses yeux. Je me penchai pour l'embrasser.
« Je crois que tu m'as assez tentée pour la journée Nessie. Je peux pas supporter plus. »
Je me penchai plus près de lui, murmurant à son oreille.
« Alors arrête de résister, » dis-je.
Il rigola en me soulevant à nouveau et me glissa dans le lit. Je posai ma tête sur ses genoux.
« Tu te rappelles quand je dormais avec toi tout le temps avant? » dis-je.
« Oui. Mais les choses sont différentes maintenant. On peut plus le faire. »
Je le sentais qui me caressait les cheveux, passant les petites mèches derrière mes oreilles. Je soupirai.
« Hey, c'est différent en bien, nan ? » demanda-t-il.
Je souris.
« Oui, tu as raison »
J'avais quelqu'un que je pouvais embrasser quand je voulais et qui m'aimais exactement comme moi. J'avais mon âme soeur … mon imprégnation … mon tout.
Je baillai, sentant mes paupières devenir lourdes.
« Au moi tu restes jusqu'à ce que je m'endormes? » demandai-je.
« Okay. »
Je me levai pour entendre faiblement une discussion en bas. C'était ma famille et ça semblait être une discussion sérieuse. On aurait dit qu'ils n'avaient pas remarqués que j'étais réveillée. Mon père parlait; il ne devait pas encore avoir entendu mon esprit se réveiller. Il semblait bouleversé.
« Alice, qu'as tu vu d'autre? » demanda-t-il.
« Edward, je t'ai tout montré. Je ne sais pas ce que tu veux d'autre de moi, » dit Tante Alice, visiblement frustrée.
« Je suis désolé. J'essaye juste de trouver un sens à tout ça. »
« Ils ne sont pas contents. La rumeur se répand sur ce qui s'est passé, leur réputation est chancelante, » dit Oncle Jasper.
Qui sont-ils? Pensai-je.
« Mais pourquoi visiteraient-ils des asiles? » entendis-je demander ma mère.
« Toutes les personnes qui y sont présentes ne sont pas aliénées. Quelques unes d'entre elles disent en fait simplement la vérité, » dit mon grand-père.
Il y eu une pause.
« Nous parlerons de tout ça plus tard, » entendis-je dire mon père. Il savait que j'étais réveillée.
