-"Je veux aller le voir." Mavis se leva.

-"Mavis...Il vaut peut-être mieux que tu restes encore ici pour l'instant..." Dit Jonathan.

-"Non, je veux lui dire au revoir..." Elle essuya une larme. "Constance tu viens...Mais elle est où?"

Ils regardèrent autour d'eux, personne.

De la fumée violette et bleue tournoyait autour d'eux. Dracula retira ses crocs et se redressa. Ses blessures avaient toutes disparues et toute sa force était revenue. Il regarda Constance. Ses yeux étaient vitreux, elle était faible, il pouvait le sentir. Il la reteint à temps avant qu'elle ne s'effondre par terre. N'ayant pas le choix, il la coucha dans son cercueil.

-"Ce n'est pas possible, je n'ai pas bu tout son sang...J'ai réussi à me contrôler, je ne l'ai pas tuée, non, non..." Il lui caressa le visage. Une larme coula sur sa joue. Une larme claire et brillante. Une larme de vampire, si exceptionnelle.

Mavis déboula dans la chambre de son père, suivie de tous les autres. Elle couru dans sa direction et lui sauta au cou.

-"Papa! Je suis si contente que tu sois encore...là!"

-"Moi aussi ma chérie, si non qui veillerait sur toi?"

-" Moi!" Jonathan lui fit un large sourire.

-"On est tous heureux que tu sois en peine forme! Comment ça se fait?" Dit Murray. Ils s'approchèrent de Dracula. Pour répondre à la question de Murray, Dracula regarda dans la direction de son « lit ».

-« Oh mon dieu, que lui est-il arrivé ? » Demanda Wanda.

-« Ne me dit pas que tu la… » Commença Griffin en voyant la marque des deux crocs dans le cou de l'humaine.

-« Arrête ! Elle voulait m'aider, je devais la transformer. Je me suis contrôlé, je n'ai pas pu la tuer ! » Dracula était énervé mais ses amis voyaient bien qu'il était juste très inquiet. D'ailleurs ils l'étaient tous.

-« Je suis désolé, je ne voulais pas dire ça… » Griffin se sentit mal à l'aise, il savait que Constance comptait énormément pour son ami. Dracula se retourna vers celle-ci et lui prit ses deux mains.

-« Je n'ai jamais transformé quelqu'un avant, c'est peut-être normal… »

-« Dracula ? »

-« Elle est pas morte ! » s'exclama Murray.

Dracula lui lança un regard sévère.

-« Constance, je suis, est-ce que tout va bien ? »

-« Heu, oui. Je me sens toute bizarre… »

Dracula l'aida à descendre du cercueil. Elle tremblait un peu. Tout le monde la regardait bouche-bée. A la lumière du claire de lune qui entrait par la fenêtre, ils découvraient la nouvelle apparence de Constance : elle portait toujours la longue robe noire comme la nuit qui maintenant, contrastait fort avec sa peau devenue pâle comme celle de Dracula et Mavis. Ses yeux étaient d'un bleu encore plus profond et ses cheveux étaient encore plus longs et dorés qu'avant.

-« Tu es magnifique ! » Dracula la prit dans ses bras.

"Et toi, tu es vivant ! C'est génial ! »

-« Bienvenue dans la famille des monstres ma chérie vampire. »

Ils s'embrassèrent.

-« Hum, hum… On vous dérange ? » Demanda Jonathan.

Constance et Dracula le regardèrent en rougissant.

-« Oh, excusez-moi, j'aurais dû vous prévenir que je venais ici, vous avez dû vous inquiéter… » Dit Constance.

-« Oui c'est vrai et… »

-« Pour le dérangement, la réponse est oui ! » Dit Dracula en coupant la parole à Jonathan.

Ils sortirent tous de la chambre, laissant les deux vampires seuls. Dracula les entendit rire dans le couloir. Ca faisait longtemps qu'il avait réagis ainsi pour rester seul avec une fille. Il se tourna vers Constance.

-« Où en étions-nous ? » On ne les revit plus jusqu'au lendemain…

Après être sortie de la chambre de son père, Mavis alla dans la sienne avec Jonathan.

-« N'empêche, ça doit être fun d'être un vampire ! » Dit-il.

-« Oui mais quand tu n'y es pas habitué, ça demande beaucoup de sacrifices. Par exemple toi, tu ne pourrais plus voyager aussi facilement qu'a ton habitude. Ce que Constance a fait est une belle preuve d'amour. »

-« C'est pour ça que je comte me faire transformer. »

Mavis rougit.

-« J'en parlerai avec mon père. »

-« Pourquoi ? »

-« Ben imagine que n'importe quel vampire puisse transformer n'importe qui ? Quel désastre ce serait pour vous, les humains ? Mon père règne sur tous les monstres, il surveille tout ça. Lui-même doit faire attention quand il prend la décision de transformer quelqu'un. »

-« Je vais t'ennuyer mais encore une fois, pourquoi ? »

-« A ton avis ? C'est le comte Dracula ! S'il transforme quelqu'un, cette personne serait plus puissante que si c'était un autre vampire qui l'aurait transformé. »

-« Donc il doit faire attention… Mais est-ce qu'il serait d'accore pour que ce soit toi qui me transforme ? »

-« Oui je suppose. » Répondit Mavis en souriant. Pendant qu'elle avait donné des explications à Jonathan qui était resté assit sur le lit, elle avait marché sur les murs de sa chambre. Elle descendit du plafond et s'assit à côté de son zing. Ils discutèrent encore et puis s'endormirent tous les deux.

LE LENDEMAIN MATIN.

Dracula et Constance se promenait dans les couloirs du château main dans la main.

-« Quels genre de pouvoirs ais-je ? » Demanda Constance.

-« Mmmh…Quelle heure est-il ? »

-« Ben 22 heure 38 pour….Hey comment j'ai su ça ? »

-« C'est ton nouvel instinct de vampire, c'est normal. Ca te rendra la vie plus facile. » Dracula pensa aux doux baisers de Constance. Celle-ci le regarda étonnée et rougit.

-« Apparemment tu sais deviner mes pensées ! » dit-il en riant.

-« Toi et Mavis pouvez deviner les miennes aussi ? »

-« Non pas Mavis, elle est surement encore trop jeune. Elle ne serait que deviner mes pensées mais j'ai apprit à les masquer. Quand à moi je sais ce que tout le monde pense. »

-« Alors depuis qu'on se connait, tu sais ce que je pense de toi ? » Elle rougit encore plus.

-« Je ne me serait jamais autorisé à entrer dans ta vie privée. » Jura Dracula.

Ils continuèrent à marcher dans le silence.

-« Tu pensais quoi de moi ? » Demanda Dracula curieux au bout de quelques minutes.

-« Ce que je pensais de toi, je le pense toujours. » En disant ça, Constance posa un doigt sur les lèvres du vampire pour l'empêcher de poser une autre question, se mit sur la pointe des pieds et l'embrassa tendrement.

-« Mmmmh, je retenterais ma chance plus tard ! » Dracula l'entraina dehors.

-« Tu sais aussi te transformer en chauve- souris. Tu as peut-être d'autres pouvoirs mais ça nous verrons avec le temps. Il va falloir t'entrainer pour réussir à voler. »

-« Qui m'aidera ? »

-« Qui serait plus expérimenté que moi ? Je suis le comte Dracula ! »

-« Tu marques un point. » dit constance en souriant.

DEHORS.

-« Bon, commençons. Il faut te mettre dans une situation…Monte sur ce rocher et saute. »

-« Quoi ?! » S'exclama Constance soudainement inquiète.

-« Ne t'inquiète pas se n'est pas si haut, juste 2,3 mètres….Tu dois avoir confiance en toi. »

-« Je te fais confiance. » grommela Constance. Une fois sur le rocher, elle sauta dans le vide après quelques hésitations. Quand elle ouvrit les yeux, elle se trouvait dans les bras de Dracula.

-« Si tu fermes les yeux, tu n'y arrivera jamais. » Lui dit-il.

-« Heureusement que tu étais là. » Elle réessaya encore et après la troisième tentative, elle se transforma dans une fumée bleue et violette en une chauve-souris aux yeux bleus.

-« Regarde, j'ai réussis, je vole ! » Elle s'envola dans la forêt.

-« Continue comme ça ! » Il se transforma à son tour et la rattrapa. S'en suivit une course poursuite. Dracula faisait exprès de ne pas aller trop vite pour ne pas décourager Constance. Ils évitèrent les arbres, les rochers et se rechangèrent en apparence humaine sur le toit de l'hôtel. Dracula l'enveloppa dans sa cape et lui murmura :

-« Attrapé… »

-« Ah oui ? » Elle se changea en fumée violette et se glissa derrière Dracula. Il se retourna, surpris.

-« Un pouvoir de plus. » Constata-t-il.

Il réessaya de l'attraper mais elle lui filait toujours entre les doigts. Elle s'envola pour lui échapper mais brusquement, elle se changea en vampire dans les airs et tomba sur Dracula. Ils éclatèrent de rire.

-« Je t'avait dit qu'il fallait s'entrainer. » Il descendit du toit en marchant sur une des façades de l'hôtel. Il donnait la main à Constance pour l'aider à maitriser un autre pouvoir : marcher aux murs.

Loin d'eux, caché derrière un buisson épineux de la forêt, un homme les observait attentivement.

-« Je t'ai enfin retrouvé, Constance, et tu m'as amené dans un endroit très intéressant… »