Disclamer: Je ne possède pas Harry Potter.
Note: Et voila un nouveau chapitre! Bientôt la fin! Bonne lecture!
Beta: Blues-moon.
Après son réveil, Harry était resté encore de nombreux jours en observation à l'infirmerie.
Avant que Madame Pomfresh, lassée des plaintes incessantes du survivant , des questions des amis de celui-ci et surtout des cris de joie des deux nourrissons totalement euphoriques de revoir leur « maman » après une si longue absence, craque et l'autorise à rentrer à l'appartement.
Harry poussa la porte de chez lui en soupirant de soulagement, avant que deux petites choses, lancées à pleine vitesse, ne lui sautent dessus.
- Maman! hurla Sirius. T'es là ! Tu pa'ti'a plus maintenant ?! Pourquoi t'as fait dodo si longtemps ?
- Doucement, doucement ! Lui dit Draco en prenant le petit dans ses bras. Ne fatigue pas trop Harry.
- Mais... il vient de se lever ! L'est pas fatigué !
Le Griffondor serra Severus contre son torse, déposant un baiser sur son front tout en regardant son parrain se disputer avec son... petit-ami ?
Oui, c'était certainement le terme qui convenait...
- Et toi, Sev, content de me revoir enfin à la maison ? demanda-t-il au petit garçon entre ses bras.
Celui-ci répondit par un sourire radieux derrière sa tutute et passa ses bras autour du cou de l'adolescent pour se rapprocher encore un peu plus de lui.
- Je prends ça pour un oui... Rit Harry répondant au câlin.
- Bien-sûr qu'il est content que tu rentres, lui dit le serpentard en lui donnant une petite tape derrière la tête, tu leurs a manqué ! Tu nous as manqué à tous... Conclut-il en embrassant délicatement le brun sur ses lèvres.
- Beeeuuuuurrrrkkk ! s'exclama Sirius, ruinant ce moment qui aurait voulu être romantique.
- On verra si tu dis toujours ça dans quinze ans... Soupira le blond en le posant au sol sous le rire de son compagnon qui déposa aussi son précieux fardeau.
Ils observèrent les petits jouer tranquillement avant de les mettre dans leur parc pour pouvoir s'éloigner l'esprit "à peu près" tranquille.
Oh, ça ne se fit pas sans mal puisque Harry se pris un coup de Kermit en plein visage et Drago se mangea un coup de légo sur le crâne, mais les enfants finirent tout de même par atterrir dans l'espace sécurisé.
Encore ébouriffé par la bataille, Draco manqua de peu d'écraser Hypolite en lui marchant dessus :
- Toujours dans mes pattes cette satanée bestiole ! s'écria-t-il en le lançant dans le parc sous un "ronron" appréciateur de la bête et le rire de Severus.
- Eh, ben ! C'est pire que Ko-lanta ! s'exclama Harry en entrant dans la cuisine. Puis voyant l'incompréhension dans le regard gris, il ajouta : laisse tomber, c'est moldu...
Le blond ne chercha pas plus loin : malgré ses efforts, il avait du mal à les comprendre, eux, leurs coutumes, leurs croyances et leur mode de vie.
Et plus il cherchait à comprendre, plus ses questions agaçaient Harry et tout cela virait en dispute.
- Alors..., commença Harry en jetant des coups d'œil réguliers dans le salon, qu'ai-je manqué ces dernières semaines ?
- Oh, pas grand-chose... Ah si ! Londubat a demandé sa copine en fiançailles...
- Luna ?!
- Nan Madame Pomfresh ! Bien sûr Luna ! Qui d'autre ? Ils ont prévu de se marier une fois leurs diplômes en poche. Et il y a aussi Blaise et Weasley mâle
- L'appelle pas comme ça !
- ... qui ont annoncé qu'ils sortaient ensemble. Depuis le temps qu'ils se tournaient autour...
- Toi aussi tu avais remarqué?
- Harry, tout Poudlard avait remarqué ! Il fallait être sourd et aveugle pour ne pas le voir.
- C'est tout ? demanda le brun en se rapprochant doucement de son petit-ami pour déposer un léger baiser dans le cou de ce dernier. Bien que je trouve ça déjà pas mal...
- Mmm...m'oui... Ah non ! Crivey a pris une photo de Granger et Théo se roulant la pelle du siècle !
- Sérieux ?! s'exclama le Griffon en relevant brutalement la tête.
Draco acquiesça avant de passer une main derrière la tête du brun pour le rapprocher de ses lèvres.
Leurs souffles se mélangeaient. Excepté le moment où Harry était sorti du coma, ils avaient dû, depuis, se contenter de légers contacts qu'ils avaient collectionnés sans pouvoir les pousser plus loin, accumulant leur frustration.
Car ce n'était pas par manque d'envie, non, loin de là, mais par manque d'intimité : entre l'infirmière et les autres élèves, rares étaient les moments rien qu'à eux...
Leurs bouches se frôlèrent quand une voix étonnamment proche hurla :
- PAPA !
Les deux adolescents sursautèrent avant de tourner la tête vers ce "fauteur de trouble".
- Sirius..., soupira Harry, comment as-tu fait pour sortir du parc ?
Le petit garçon ignora la question en continuant de traverser la cuisine l'air de rien.
- Faim !
Les deux jeunes hommes, toujours enlacés, se regardèrent interloqués avant que Draco ne s'exclame:
- Pardon ?
- On a faim !
C'est donc dans un soupir dépité que les étudiants renoncèrent à une prometteuse séance de câlins pour un ennuyeuse confection de gratin de macaroni.
Et oui avoir des enfants à charge ce n'est pas toujours facile...
Quoi qu'il en soit, vingt minutes plus tard ils étaient tous à table autour d'un repas plus ou moins réussi en écoutant distraitement les babillages incessants de Sirius.
- ... Et là, Miki il est tombé et là il n'était pu là et là...
- De quoi parle-t-il ? Demanda discrètement Harry son compagnon.
- Je n'en ai pas la moindre idée. C'est trop confus je ne comprends rien.
- Moi non plus. Limite ça m'angoisse...
- Continue à hocher la tête, ça devrait suffire...
Le griffon acquiesça, c'est vrai que le petit garçon n'avait pas l'air de tenir rigueur aux adolescents leur manque d'écoute et de compréhension.
La soirée se passa sans encombre jusqu'au moment du couché, car les enfants, trop heureux et excités par le retour d'Harry refusèrent d'aller au lit.
Ou du moins dans le leur...
- Veux dormir avec maman ! cria Severus quand Draco lui mit son pyjama.
- Moi aussi ! hurla le châtain en courant, complètement nu, jusqu'au salon.
-Sirius ! Reviens ici, tu vas attraper froid ! Appela le brun en lui courant après avec le pyjama.
Après plus d'un quart d'heure de course effrénée derrière les deux garçonnets, Sévérus ayant trouvé l'exemple de son "frère" très drôle s'était mis à courir à son tour, les jeunes hommes capitulèrent et acceptèrent l'odieux chantage.
- D'accord, d'accord, D'ACCORD! s'exclama Harry. Vous pouvez dormir avec moi ! Maintenant on arrête de crier et on enfile son pyjama !
Sirius obtempéra avec un sourire jusqu'aux oreilles, pendant que le petit ténébreux se précipitait à sa suite pour récupérer "quelques-uns" de ses jouets préférés.
- Si moi aussi je me mets en pyjama, je peux également dormir avec toi...? chuchota l'aristocrate dans le creux de l'oreille du rouge et or, se glissant dans le dos de ce dernier et passant ses mains sur son ventre.
- C'est négociable... Ronronna Harry.
Ils s'embrassèrent à perdre haleine, oubliant tout autour d'eux, jusqu'à ce que les enfants reviennent les bras chargés. Un peu trop chargés d'ailleurs au gout de certains...
- Sevy, trésor, Barbie plongeuse sous-marine doit-elle absolument venir dormir avec nous...? soupira Harry.
- Mais c'est l'amoureuse de G-I Joe ! Se scandalisa le petit. On peut pas les séparer !
- Très bien... Mais le camion-citerne reste dans votre chambre !
Sirius ronchonna, vexé que la Barbie de son frère soit si bien acceptée alors que, pour une raison totalement inconnue, son super camion presque aussi grand que lui posait visiblement problème. Mais il se ressaisit bien vite et tenta une sévère négociation :
- Ma voitu' de police ?
- La moto si tu veux...
- Avec le powe' 'angers !
- Très bien...mais un seul !
Le garçonnet acquiesça et fila comme une flèche.
- Brillante prestation ! ricana le blond en installant Severus au milieu du lit double.
Ils se glissèrent entre les draps quand Sirius leur grimpa dessus sans ménagement pour se mettre en plein milieu avec Severus.
Après un rapide bisou bonne nuit, les garçonnets s'endormirent immédiatement comme des masses sans même réclamer d'histoire. Mine de rien, ils étaient encore petits et la journée avait été riche en émotions pour eux...
Le griffon resta quelques minutes à les regarder avant de passer un bras autour d'eux quand une réalité le frappa de plein fouet : il n'avait jamais été aussi heureux qu'en ce moment...
Cette pensée l'effraya grandement, son esprit pragmatique (ou son habitude à attirer les problèmes...) lui soufflait sournoisement que, dans le bonheur comme dans tout, plus on est haut plus la chute est rude.
Et son instinct lui murmurait que la chute n'allait pas tarder...
- Voulez-vous que j'aille les chercher maintenant ? demanda Mcgonagall à son directeur.
- Non, laissez-les tranquilles pour ce soi. Qu'ils profitent encore de quelques heures d'insouciance. De celle-là même dont ils ont été privés toute leur vie...
Le vieil homme reposa la tasse de thé et respira à fond. Il ferma les yeux un instant, se massant les tempes tout en se demandant si tout ça était encore de son âge, avant de planter son regard bleu dans celui de sa vieille amie.
- L'heure des choix est venue, Minerva... Et, malheureusement pour eux, ils ne seront pas faciles...
