Voici la suite pour vous, j'espère qu'elle vous plaira ! Bonne lecture et n'oubliez pas de me donner vos impressions
Mily
Chapitre 14
Poste de police, 30 minutes plus tard.
Derek Morgan avait quitté le poste de police avec un minimum d'équipement vital et un nécessaire à Pharmacie dans le cas où il trouverait Emily pour lui donner des soins le temps que l'ambulance arrive. Il était partit depuis à peine trente minutes. Le tissus en dentelle et la cassette vidéo gisait toujours sur le canapé. C'est David Rossi qui avait dans l'idée de remonter le moral de l'agent Morgan et ainsi lui faire part des dernières recherches. Il le chercha d'abord dehors, là où Aaron Hotchner l'avait laissé et ensuite il le chercha dans les couloirs et il termina, par la salle de repos où il se rappela que Derek y avait élu domicile. Quand il ouvrit la porte, il trouva la pièce vide , la première chose qu'il fit est de balayer l'endroit du regard et il s'arrêta net sur la banquette et il découvrit avec effroi le contenu d'un paquet. Il ne mit pas longtemps à analyser la situation. Il se rapprocha prit le bout de dentelles entre ses mains et la cassette vidéo. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre. Derek Morgan avait eu le paquet entre les mains plus tôt dans la soirée et ne pouvant pas supporter l'évidence, il avait mit à exécution son désir de partir en croisade. La situation s'annonçait compliquée et délicate. David Rossi jeta un deuxième coup d'œil au contenu du paquet. Il ne pouvait pas nier l'évidence, Emily avait probablement été violée et ce fumier, ce sadique d'Elton Mings leur servait la vidéo sur un plateau pour faire vivre et perdurer l'humiliation la culpabilité qu'il venait de déclencher chez les agent fédéraux. David Rossi jugea qu'il ne devait pas regarder ce film pour la dignité de leur collègue et amie quoi qu'il puisse trouver comme indice pour avancer, il y avait des choses qu'il ne devait pas être faiest et cela en faisait partie. David Rossi laissa en plan le colis et il continua à examiner la salle de repos. Elle avait été fouillée. Il en conclu que l'agent Morgan avait du chercher plusieurs choses. Plusieurs emplacements dans l'armoire blanche sur la gauche était laissés vide. Derek avait emporté un nécessaire avec lui et il avait vidé le contenu d'une boite a pharmacie échoué sur le sol. David Rossi n'avait plus aucun doute, son collègue était partie seul sous la tempête qui s'annonçait à l'extérieur. Il fallait être fou pour sortir par ce temps et braver le site naturel. David Rossi en conclu que Morgan était fou d'amour pour Emily et que rien n'aurait pu l'empêcher de partir, rien. Même pas le danger qui planait sur lui, même pas la pluie, l'orage, la nuit et l'inconnu. Il était prêt à n'importe quoi, à n'importe quel prix. Rossi avait comme pressentiment que Derek n'arrêterait pas de chercher tant qu'il ne retrouverait pas Emily et qu'il ferait tout pour retrouver Mings et l'envoyer six pieds sous terre pour lui faire payer la cruauté qu'il avait œuvré depuis plus d'un an. Cette affaire n'allait pas se terminer dans les règles de l'art. Il aurait des bavures dont les membres de l'équipe allait sans doute devoir répondre quand tout serait terminer. Quelque soit l'issue de cette affaire. David Rossi ramassa le tissu en dentelle qu'il soupçonna être une partie du sous vêtement d'Emily, ainsi que la cassette vidéo et il quitta la salle de repos pour rejoindre le reste de l'équipe en salle de réunion. Quand il entra et qu'il regarda un par un les agents sur place, il avait un air grave qui ne présageait rien de bon. D'ailleurs Aaron Hotchner avec son regard si sérieux qui l'invitait à cracher le morceau et que sa patience avait des limites. L'annonce de Rossi tomba enfin et personne ne s'en réjoui. L'agent posa la cassette et la dentelle avant de prendre la parole.
David Rossi : Derek est partit la retrouver. J'ai découvert la vidéo et le tissu échoués sur le banquette de la salle de repos. Il aurait finit par le faire de toute façon, il ne voulait que ça depuis plusieurs heures. C'est plus compliqué maintenant surtout avec le temps qu'il fait à l'extérieur et l'orage qui a éclaté.
Aaron Hotchner : Comment a-t-il pu avoir entre les mains ce pli tandis qu'il n'a pas quitté le le poste de police ? Quelqu'un y est entré forcément. Mings à un complice au sein même du poste de police ou alors il s'y trouve lui même et pour ne pas être vu, ni repérer, il y travaille et peut être même que les inspecteurs ici le couvre et nous mène en bateau.
David Rossi : Tu crois qu'on fait tout pour nous empêcher de découvrir sa planque ?
Aaron Hotchner : ça ne te paraît pas étrange, qu'on est aucune piste, que les preuves, les indices et les suspects disparaissent ? Qu'on ai même pas de témoins ? Ni que Morgan est eu entre ses mains un document filmé par la personne d'Elton Mings qu'il aurait pu être le seul à transmettre ?
Spencer Reid : Il aurait voulu brouiller les pistes avant même que Prentiss se fasse enlever ?
Aaron Hotchner : Lexie Hamilton était une proie facile pour nous attirer ici, et il ne voulait pas qu'on fasse le rapprochement avec lui tant qu'il ne tiendrait pas Emily dans ses filets. Nous attirer ici, c'était l'attirer elle et se venger. Elton Mings aurait très bien pu achever Karl Hamilton avant de prendre la fuite avec Emily. Mais il ne l'a pas fait pourquoi ? Parce qu'il avait un intérêt à le garder en vie. Depuis qu'Emily a permis de coincé Mings et de l'enfermer, il en fait une affaire personnelle, la seule chose qui comptait pour lui était de la retrouver. Karl Hamilton a permis de l'amener jusqu'à lui. En enlevant Emily et en gardant Karl Hamilton en vie, il nous adressait un message. Il voulait qu'on remarque à quel point la culpabilité était aussi importante pour lui que les sévices physique qu'il infligerait à Emily, il voulait qu'on puisse avoir un contact réel avec Hamilton à son réveil. Il voulait qu'on puisse voir la culpabilité d'Hamilton en apprenant la mort de sa femme et l'enlèvement d'Emily. Et il savait qu'on ressentirait la même chose. Il est la, partout où nous trouvons, il nous observe en permanence et il en ressent une jouissance perverse. Il veut qu'on entre dans son jeu et c'est très exactement ce que nous faisons. La seule chose qu'il n'aura pas prévu c'est le départ de Morgan. Et ça peut soit apporter un sursis à Emily, soit diminuer le temps qu'il lui reste. C'est quitte ou double. Et ce qui nous handicap grandement est qu'Elton Mings a une longueur d'avance sur nous. Si Morgan a pu avoir la vidéo dans les locaux de la police c'est qu'automatiquement Mings a eu connaissance des intentions de Derek sur le moment même. Et il est probablement déjà sur ses traces, où sur celle d'Emily pour la tuer avant que Morgan est atteint son but. A partir de maintenant, il ne faut faire confiance à personne. Je parle aussi bien des inspecteurs présent mais aussi du capitaine Jones. Elle peut très bien être son complice et c'est peut être elle qui a donner l'arme à Justin Mings en salle d'interrogatoire. Le suspect avait été fouillé avant son entré dans le poste de police. Et elle est la seule a avoir pénétré dans la salle d'interrogatoire. Et c'est aussi elle qui nous a appelé pour qu'on vienne enquêter sur ces meurtres avant même qu'on fasse le rapprochement avec Mings.
David Rossi : C'est possible qu'elle est permis d'introduire les vidéos dans le poste de police. C'est également elle qui nous a apporter la première cassette.
Jenifer Jarreau : A'aucun de nous ne devrait regarder cette vidéo, par respect pour Emily.
David Rossi : C'est très exactement ce que j'allais suggérer. Ce qu'il faut c'est lui apporter les soins nécessaires quand elle sera en sécurité et on sera là pour la soutenir. Maintenant voir ce qu'elle endure n'a d'intérêt que nous faire culpabiliser. Et c'est justement ce que le tueur souhaite en nous donnant ses vidéos. Et Emily nous en voudrait d'avoir assister à ses sévices que Mings lui a infligé aussi terrible soit-il.
Pénélope Garcia : C'est inhumain de regarder ça, merci à vous de renoncer à l'idée, je n'aurais pas supporter l'idée.
Aaron Hotchner : Reste comme tu es Pénélope, c'est ce côté là qu'on a besoin chez toi et surtout en ce moment. Et tu connais mon avis sur toutes ces babioles colorés que tu laisses trainer sur ton bureau. Aujourd'hui je comprends l'intérêt que cela peu avoir !
Pénélope Garcia : Je pourrais pas travailler autrement de toute façon.
Jenifer Jarreau : Tu devrais en garder une pour Emily ! Je souhaite qu'on arrive a temps. Qu'il n'arrive rien a Derek et qu'Emily soit encore en vie ! Cet enfoiré mérite de retourner en prison.
Spencer Reid : Je vous interromps ! J'ai un secteur sur un rayon de 5 Km, Ca reste encore large mais je crois que ça reste nécessaire. Emily est n'importe où, cependant, les résidus végétaux retrouvés sur le pickup abandonné, ne pousse que sur cette parcelle du site naturel. Il s'est trouvé dans cet en endroit régulièrement et logiquement, pour pouvoir nous faire parvenir les vidéo d'Emily, il ne doit pas se trouver à plus de 30 minutes d'ici.
Aaron Hotchner : Surtout s'il nous observe ! Cela dit pour le moment nous ne pouvons rien mettre en oeuvre, l'orage et la tempête à l'extérieur est trop dangereux pour sortir maintenant. Derek risque sa vie à être partie en solo sous ce temps. Et avec le noir complet, on risque fortement de ne rien trouver et de perdre notre temps. C'est malheureux ce que je vais dire mais Emily se trouve probablement dans un lieu protégé de la tempête. Et Elton Mings est probablement bloqué dans le coin et il lui est sans doute impossible de rejoindre la prison où il a enfermé Prentiss ce qui nous laisse du temps. Mais on aura très peu de temps pour la trouver une fois la nuit passé et les premiers rayon du soleil lever. Il faudra faire vite et organisé une battue sans oublier que nous sommes seuls et qu'il ne faut faire confiance à personne et surtout se méfier du capitaine Jones. On partira par équipe de deux. Spencer et Rossi vous partirez de votre côté et JJ et moi on va de l'autre. On partira à l'aube.
David Rossi : Nous devrions tous aller se coucher, au moins quelques heures. On va avoir besoin d'énergie demain et cela fait déjà plus de 48h que personne n'a fermé l'œil. On est tous fatigué, on est tous à cran, tous nerveux.
Aaron Hotchner : Dave a raison, on ne pourra rien faire de plus cette nuit de toute façon et on sera plus efficace après ça.
Les quatre agents et l'analyste technique partirent se reposer. Les documents et tout les éléments du dossier fédéral, furent ranger de façon à ce que personne ne puisse avoir accès à leur données. Ils devaient les garder pour eux et ne surtout pas laisser filtrer la moindre information. Le lendemain, ils quitteraient tous les quatre le poste de police à l'aube et Pénélope Garcia resterait là, prête à les aider pour obtenir toutes les informations qui leur serait utile. Elle pourrait les tracer, les guider. Elle essayerait également de tracer le téléphone portable de Morgan pour savoir où il se trouvait. Ça permettrait aux autres agents de le retrouver en premier lieu et peut être de le retrouver avec Emily. Il continuerait de toute manière, coute que coute, à chercher la jeune femme, il ne quitterait plus cette forêt sans avoir revu l'agent Prentiss et l'agent Morgan. Chaque personne s'endormit dans sa chambre d'hôtel, le sommeil perturbé par la situation dramatique de l'enquête en cours, qui leur était bien trop personnel.
Forêt de Natahala, du côté de Derek
Derek Morgan avait quitté le poste de police depuis plus d'une heure maintenant. Emmitouflé dans sa parka bleu marine, il avait remonté le col et il avait mit sa capuche. L'orage gronda bruyamment derrière lui. Il avait pénétré à l'intérieur du site naturel depuis à peine une quinzaine de minutes. Il avait emprunté une voiture de service garé un peu plus loin sur le côté d'un trottoir pour arrivé plus rapidement sur les abords de la forêt. Il avait abandonné le véhicule et il s'était enfoncé dans ce labyrinthe naturel d'arbre et de branches sans aucun repère. Le noir complet avait envahit l'espace. Seule, une petite lampe de poche délimitait un rayon de quelques mètre sur un angle réduit. Le paysage était le même quelque soit la direction qu'il pourrait emprunter. Derek Morgan avait les nerfs à vif, il ne réfléchissait pas et partit droit devant lui, la tête haute, avançant sans craindre qu'on lui tombe dessus. Il n'avait qu'une idée en tête, retrouver le plus vite possible la femme dont il était tombé amoureux et envoyer à plus de six pied sous terre l'homme responsable de toutes les horreurs que leur affaire avait dévoilé au grand jour, et qu'il avait pu voir sur les vidéos de Lexie Hamilton et d'Emily Prentiss. Il était prêt à n'importe quoi. Il était même prêt à se laisser tuer pour sauver Emily. Mais il ferait sorte que ça n'arrive jamais. Il ferait en sorte de la retrouver avant Mings. Il continua ainsi à avancer à travers les bois en petite foulé. Il était en colère et c'était le seul moyen pour lui de se calmer. Mais il se demanda quand même une minute si ce qu'il était en train de faire était une bonne idée. Il avait déjà l'impression de tourner en rond et de ne pas savoir quoi chercher. Comment pouvait-il trouver la trace de quelqu'un qui était retenu probablement sous ses pieds avec cette tempête et cette nuit d'un noir d'encre aussi opaque qu'intransperçable. Quelle folie l'avait conduit à être aussi irréfléchie ? L'amour ? Sans aucun doute. Mais comment la retrouver, comment mener des recherches dans de tels conditions ? S'il criait son nom, l'entendrait-il ? Serait-elle capable de répondre et de se faire entendre pour le diriger vers elle ? Il n'en avait aucune certitude parce qu'il ne savait simplement pas dans quel état Emily se trouvait. Il imaginait le pire et il avait raison mais il ne pouvait pas estimer à quel point il était atteint. Il finit par s'arrêter au milieu de nul part, dégoulinant d'eau de pluie, le souffle court d'avoir parcourut tant de km sans prendre le temps de regarder attentivement autour de lui. Il était désespéré. Il devait avancer, ne pas rester au même endroit, le seul problème c'est qu'il ne savait pas où il était et où il allait. Derek Morgan s'adossa conte le tronc d'un arbre. Cette maudite pluie ne semblait pas prête de s'arrêter le l'orage se rapprocha, le grondement était de moins en moins espacé. Il pouvait aller se réfugier dans le chalet du garde forestier, s'il arrivait à le trouver. Mais il avait encore du chemin à parcourir et il était peut être probablement dans la mauvaise direction. Il fallait qu'il se calme cinq minutes, il fallait qu'il prenne le temps de réfléchir, qu'il se pose les bonnes questions. Comment devait-il s'y prendre pour retrouver efficacement Emily ? Qu'aurait-il fait en temps que profiler ? Qu'aurait-il fait s'il n'était pas aveugler par l'amour ? Il souffla, il avait du mal à se calmer. Il tournait en rond énervé contre lui même. Il se trouvait stupide d'être partie en pleine nature sous ce temps là, en pleine. Il se sentait inutile pour l'agent Prentiss. Il fit alors élever sa voix en laissant un intervalle d'arrêt entre chaque appel et il reprit sa marche sans s'arrêter.
Derek morgan : Emily ?... Prentiss... ?... EMILY ?
Entre chaque appel, le silence régnait toujours, il avait l'impression que ça ne servait à rien d'appeler son prénom. Mais pour une quinzaine, voir une trentaine de fois, il obtiendrait peut être une réponse. S'il s'arrêtait, il passerait peut être à côté d'elle sans le savoir et il s'en voudrait toute sa vie si elle était en train d'agoniser. Et si en repassant bien plus tard, il la trouvait morte, il serait arrivé trop tard et ne le supporterait pas.
Forêt de Natahala du côté d'Emily
Emily continuait sa course effréné à travers les bois, faisant son maximum pour tenir debout et s'éloigner de son lieu de captivité. Elle avait les pieds écorchés et terriblement douloureux. La mousse par endroit apaisait mais les branches au sol et tout ce que l'on pouvait trouver de tranchant aggravait ses blessures déjà présentes. Elle n'allait vraiment pas vite, mais elle était incapable de rester plus de deux secondes au même endroit. Elle avait le sentiment d'être suivi en permanence depuis qu'elle avait quitter sa prison. Elle progressait entre les arbres dans le noir le plus complet, ne faisait même plus attention aux arbres qu'il lui arrivait souvent de rencontrer face à elle. Elle se relevait et continuait. Elle avait le corps meurtrit, en miette et extrêmement douloureux mais elle puisait dans ses dernière force pour avancer. Les blessures qui lui était le plus douloureuse physiquement était son bras et son épaule ainsi que ses côtes et son tibia. Elle avait probablement des côtes cassées et peut être quelques chose de plus grave encore. Elle n'arrivait absolument plus à bouger son épaule et elle maintenait fermement son bras contre sa poitrine. Elle arrêta de faire l'inventaire de ses blessures parce qu'elle était loin d'avoir finit. La seule chose qui était probablement la plus douloureuse et la plus insupportable était la blessure du cœur. Elton Mings l'avait brisé et elle ne surmontait pas. L'énergie qu'elle mettait à travers cette forêt pour s'évader était simplement pour revoir Derek Morgan, et se dire qu'elle n'avait pas tout perdu. Mais elle savait qu'elle allait se laisser mourir. Mais pas avant de l'avoir vu, elle voulait finit sa vie sur une note positive. Emily s'imaginait très mal, survivre à ce qu'elle endurait. Elle savait que c'était impossible. Elle était bien trop malade, elle avait bien trop de fièvre, de blessures, de plaies infectées. Elle se dit que c'était une question de temps. C'est pour cette raison qu'elle mettait tant d'énergie pour fuir et partir le plus loin possible. L'orage gronda, Emily sursauta de peur, elle était gelé mais continuait d'avancer, elle était obliger de se tenir au troncs d'arbre pour ne pas tomber. S'il lui arrivait de se retrouver par terre, elle savait qu'elle n'arriverait jamais à se relever alors elle devait rester debout. Elle ne devait même pas s'assoir pour reprendre des forces. Emily Prentiss devait courir aussi vite que ses capacités limités le lui permettait. Elle ne savait pas pourtant où elle allait et ne voyait même pas à 10 cm devant elle, la jeune femme tournait en rond et souffrait de plus en plus. Des plaies sur son corps s'était remise à saigner et l'infection de ses mains et de ses pieds avait empirer. Les contours des plaies étaient rouge écarlate, et chaque extrémités avait gonflé laissant s'infiltrer du pu. Elle transpirait fortement et elle commençait à sentir une perte de repère au niveau de la vision et de son cerveau. Elle finirait par s'évanouir et par tomber. Elle s'accrocha désespérément à un arbre pour retrouver une contenance. Emily se sentait extrêmement faible. Où allait-elle ? Que devait-elle faire ? Elle ressentait une peur intérieur comme elle ne l'avait jamais ressentit de toute sa vie. Elle se sentait vulnérable. Une plainte sourde se fit entendre à plusieurs reprises. Elle ne souciait absolument plus de savoir si elle était suivit. Quelqu'un allait peut être l'entendre et venir lui porter secours. C'était la seule chose qu'elle pouvait espérer. Emily n'arrivait pratiquement plus à avancer. Elle ressentait des douleurs atroces qui pouvait l'inciter à s'arrêter à tout moment mais si elle se laissait tomber, si elle s'arrêtait maintenant sous cette pluie battante, elle perdrait la vie dans l'heure qui suivrait avant même d'avoir pu revoir Derek. Elle ne pouvait pas mourir seule sans avoir sentit les bras de l'homme qu'elle aimait l'enserrer une dernière fois. Mais comment le retrouver ? Comment trouver une issus à ce labyrinthe dans lequel elle avançait péniblement ? Il avait une chance sur un million pour qu'elle trouve quelqu'un dans cette forêt qui ne soit pas Elton Mings. Si le tueur la retrouvait, il ne lui laisserait aucune chance et elle ne serait plus de ce monde avant que le soleil n'est annoncer le lendemain. Elle continua donc d'avancer tant bien que mal. La pluie dégoulinait sur son visage, elle avait les cheveux humide, trempé, ses vêtements ne lui servait pratiquement à rien, elle était gelée, elle tremblait de tout son corps. Il y avait bien un abri quelques part autour d'elle. La forêt était vaste, elle s'étendait sur des dizaines voir des centaines de kilomètre. Elle s'éloignait peut être encore plus d'un possible sauvetage à s'enfoncer à travers les arbres comme elle le faisait.
Au bout d'un moment, Emily s'assit près d'un arbre, elle n'en pouvait plus, elle n'aurait pas pu faire un pas de plus, elle avait de plus en plus froid. Elle entendit encore l'orage autour d'elle. Elle regarda à droite puis à gauche mais l'obscurité était toujours là et il n'y avait toujours pas une once de lumière. La lumière aveuglante du premier éclair qu'elle voyait rendit les arbres imposant, monstrueux, elle put apercevoir en un millième de seconde, que personne n'était près d'elle. Elle appuya alors l'arrière de son crane sur le tronc humide de l'arbre et elle ferma les yeux un moment. La situation lui semblait désespérer. Elle avait besoin de se reposer et de reprendre des forces. Elle avait des douleurs de faiblesses dans les bras et les jambes. Elle ne bougeait plus. Elle avait besoin qu'on vienne l'aider.
Emily sentit ses pieds et ses mains s'engourdir, elle ne pouvait pas rester ici, il fallait qu'elle bouge mais comment elle pouvait s'en sortir dans son état. Elle posa alors une main dans la terre boueuse où elle allait probablement devoir ramper pour continuer à avancer. Elle prit son courage à deux mains et elle bascula sur le côté pour se laisser tomber sur le sol. Elle utilisa alors son bras valide pour trainer son corps sur la boue et les feuillages. Elle pleurait tout en progressant. Elle avait l'impression d'être un animal qui cherchait à s'enfuir de l'abatoire. Elle en pleurait toute les larmes de son corps mais elle prenait grandement sur elle pour ne pas s'arrêter. Sa voix devait se faire entendre dans ce lieu vaste et desert. Elle devait tenter de faire porter sa voix pour que quelqu'un l'entende. Elle leva le bras pour s'accrocher à une branche et tirer dessus ce qui lui permis de se redresser légèrement. Aucun son ne sortit de sa voix la première fois qu'elle essaya de prononcer le moindre cri et le moindre mot. Emily n'abandonna pas malgré le fait qu'elle en ai extrêmement envie. Elle persévéra et cela porta ses fruits pas mal de temps après. On entendit alors sa voix, faible mais claire, encore tremblante :
Emily Prentiss : Derek... aidez moi... est-ce que quelqu'un m'entend ? Morgan... Morgan je suis là... au secours... DEREK ! Derek... Derek...
Sa voix se fit de plus en plus faible à force de se faire entendre. Emily n'arrivait pas à contrôler les fluctuations et les résultats médiocre que ses efforts apportaient. Il devait bien y avoir quelqu'un qui passerait par ici et qui arriverait pour l'aider. Elle se dit qu'il n'y avait que dans les films catastrophe que ça arrivait, que personne ne venait nous porter secours. Mais pas aujourd'hui. Elle s'était jurée qu'elle reverrait Derek Morgan au moins une dernière fois. Elle voulait voir un visage familier, un ami, et encore mieux un amant qu'elle aimait plus que tout... Elle reprit courage quand elle entendit des voix lointaines. Il ne pouvait s'agir de Mings, elle n'avait absolument pas reconnu sa voix mais elle se cacha tout de même derrière un arbre malgré le noir complet qui régnait sur place. Elle semblait subitement terrorisée. Emily ne s'arrêtait pas de trembler à un point où ça en devenait incontrôlable et violent. Elle entendit des voix d'hommes différentes qui s'intensifiait et se rapprochait de l'endroit où elle se trouvait. Elle entendit par la suite une voix féminine qui répondait à l'un des garçon. Visiblement la jeune fille semblait contrariée. Emily ne devait pas avoir peur de ses personnes et elle devait faire en sorte qu'il l'a trouve. Elle vit des faisceaux lumineux balayer le sol tandis que les voix continuaient d'augmenter. Emily prit alors son courage à deux mains, elle se releva avec autant de difficultés qu'il lui avait fallut pour arriver aussi loin de la prison dans laquelle elle avait été enfermé. Elle s'aida du tronc d'arbre sur lequel elle s'était adossée, une fois debout elle essaya de suivre la direction des lampes torches, elle se laissa guider par les voix. Emily fit entendre sa voix faiblement, elle poussa dessus pour donner un peu plus de puissance et éviter que le son s'évanouisse sous le grondement de l'orage.
Emily Prentiss : Au secours... j'ai besoin d'aide... Ne partez pas... aidez-moi... Je suis blessée...
Tandis qu'Emily appelait à l'aide, et s'efforçait de se faire entendre, le groupe d'amis qui parcourrait la forêt à la recherche d'un abri pour la nuit, continuait de se guider par leurs lampes torches. Concentré sur leur quête, il avançait vers l'agent fédéral blessé. Ils se dirigeait droit devant elle en ayant une impression de déjà vu, ils étaient déjà passé par ici la veille, ils en étaient sûr. Les plaintes diffuse et faible d'Emily atteignirent enfin leur oreille. L'un des deux garçon demanda le silence persuadé d'avoir entendu un bruit. Au début les trois jeunes personnes pensèrent à un bruit d'animal et la peur s'empara d'eux. Au bout d'un moment il se rendirent compte qu'il s'agissait d'une voix de femme, il s'agissait d'une plainte urgente. Ils accélérèrent la cadence pour la trouver. Ils n'avaient plus le choix, il devait trouver la voix qui demandait de l'aide. Ils étaient témoin d'une situation d'alerte. La voix faiblissait comme si la personne qui disait être blessé n'avait plus la force de continuer de les appeler. Ils devaient se dépêcher. La question qui se posa sur toute les lèvres était de savoir ce qu'ils ferait une fois qu'ils l'aurait trouver. Ils avait un peu de couverture. Mais sous cette pluie, elles seraient tout aussi tremper. Il n'avait pratiquement pas d'affaire médicale. Ils se souvenaient de la trappe qu'ils n'avaient pas réussi à ouvrir plus tôt dans la journée. L'idée leur parut ridicule, ils n'arriverait pas plus à l'ouvrir maintenant. Ils avait eu connaissance que la maison du garde forestier était dans le coin mais ils n'étaient toujours pas tombé dessus. Ça paraissait cela dit l'idée la plus intelligente que la fille proposa. Il devait d'abord trouver d'où provenait les plaintes. Avec leurs lampes torches, il balayait l'espace avec plus d'attention. Ils se serait cru dans un film d'horreur, le garçon blond ne pouvait pas s'empêcher de faire des blagues de mauvais goût qui irritèrent la jeune fille. La seule personne qui se concentrait sur les appels au secours était le garçon brun. Il prenait les choses très au sérieux. Et quand la voix semblait tout près de lui, il fit trois fois le tour de la forêt avant que le faisceau lumineux éclaire l'agent fédéral accroché à l'écorce d'un arbre. Elle ne tenait pratiquement plus sur ses jambes et quand elle aperçut le jeune homme, elle s'écroula sur le sol en murmurant une dernière fois « au secours » . Le garçon brun se précipita alors sur Emily, elle était mal en point et il se demanda quel monstre pouvait faire une chose pareil à quelqu'un. Il remarqua le visage et les vêtements de la jeune femme maculé de crasse et de sang. Le garçon souleva la tête d'Emily doucement, l'agent fédéral, avait de petit yeux encore ouvert et elle ne put empêcher les larmes de noyer son visage. C'était la première fois depuis plusieurs jours qu'elle voyait quelqu'un d'autre qu'Elton Mings. Elle ne savait pas si elle était en sécurité mais elle n'avait plus la force de lutter et elle laissa le jeune adulte, la soulever doucement et prudemment. Elle entendit des pas arriver derrière lui précipitamment. Elle en trembla et son regard laissa apparaître de la peur.
Garçon Brun : Ne vous inquiété pas, je m'appelle Steve, on va vous aider, vous ne risquez rien. N'ayez pas peur. Judy et Vince sont mes amis, il ne vous feront pas de mal.
Emily Prentiss : Emily...je m'appelle... Emily Prent...iss... aidez moi... !
Steve : Judy sort une couverture, elle doit être gelée.
Vince : Vous croyez qu'on peut trouver la maison du garde forestier ? Je crois qu'elle ne doit pas être loin peut être même qu'on est déjà tombé dessus mais qu'on ne l'a pas vu...
Judy : On pourrait se réfugié ici, et la mettre à l'abri.
Vince : On ne peut pas la laisser dans tout les cas.
Steve : Elle est trop blessée. On a pas le choix. On est responsable maintenant;
Emily Prentiss faiblement presque dans un murmure : Je ne peux pas marcher... Laissez moi là...
Judy : Elle ne peux pas marcher.
Steve : Alors je la porterais. Tu as trouver la couverture ?
Judy fouillant frénétiquement dans un des sacs à dos : Oui voilà, tient. Couvre la bien.
Steve souleva légèrement Emily pour lui passer la couverture autour d'elle. L'agent fédéral se sentit soudain quitter le sol et se retrouver dans les bras de cet homme qui venait de la retrouver. Il était suivit de ses deux acolyte. Elle ne savait pas vraiment où on l'amenait, elle n'avait pas vraiment confiance après toute les tortures qu'elle avait subit mais dans les bras de cet homme et manquant cruellement de force, elle ne se rebella pas. Elle s'appuya contre l'épaule de l'homme et la couverture remontée jusqu'à la naissance de son nez elle ferma les yeux et se sentit sombrer violemment, la tête tournant dangereusement. Elle n'était pas bien du tout, la fièvre avait reprit possession de son corps et elle s'était remit à trembler. Steve sentit les frémissement régulier et la chaleur peu habituelle qui émanait de l'inconnue qu'il portait dans ses bras. Elle avait besoin d'une ambulance mais à cette heure avancer de la nuit et l'orage qui n'avait pas cessé une seule seconde, aucun appel ne permettait de les prévenir. La nuit allait être très difficile pour Emily. Elle avait été retrouvé par un petit groupe de randonneurs mais son espérance de vie était toujours aussi menacé et en suspend.
Forêt de Natahala, du côté de Derek Morgan
Derek Morgan n'avait pas cessé d'avancer à travers la forêt. Mais il n'avait toujours rien trouvé. De plus avec la pluie, la moindre trace de pas avait été effacé. Tous les arbres se ressemblaient. Il avait l'impression de passer au même endroit, quelques soit les kilomètres qu'il parcourait. Ses propres pas s'enfonçait dans la terre. Il accéléra la cadence et appela toujours le prénom de Prentiss. Mais depuis plusieurs heures, il n'avait toujours pas de réponses. Morgan était désormais trempé de la tête au pied. Il avait même mit la fine capuche de la parka. Il luttait contre les bourrasques de vent qui guidaient sa progression et l'emmenèrent, sans qu'il ne s'en rende compte, vers le lieu de séquestration de la femme qu'il aime. Il découvrit l'arbre au deux troncs, cela ne lui exprima rien de bien particulier mais quand il explora le sol tout autour de lui, il tomba sur la trappe métallique ouverte, en équilibre dans les airs. Il s'approcha rapidement avec l'énergie de quelqu'un qui venait de toucher à un but, il venait de trouver quelques chose d'important. Il descendit précipitamment les marches en béton qui menait dans ce sous sol non éclairés. Il enclencha sa lampe torche en appuyant sur le bouton présent sur le manche. Le faisceau de la lampe dévoila le noir complet de la cave où Emily avait passé la plus grande partie de sa captivité. Derek Morgan y découvrit l'horreur qu'il n'avait pas eu le courage de regarder dans les vidéos qui lui avait été adressé. Le premier coup d'oeil qu'il balaya la pièce laissa apparaître le soutient gorge jeté sur le sol, l'anneau et les chaines détachées, les murs en rondin de bois qui comportait des marques de griffures. Mais ce qui dégouta vraiment Morgan c'est le sang répandu sur le sol crasseux du lieu. Il n'avait plus aucun doute sur l'utilité de cette pièce. Il avait envie de vomir. Il continua de balayer la pièce de sa lampe torche et il s'arrêta sur la caméra. Il suivit le sang sur le sol et des trainées arrivaient jusqu'à la dernière marche en haut près de la porte en tôle d'acier. Qu'est ce qui pouvait bien s'être passé pour qu'il n'y ai personne ? Le pire s'inscrit alors dans l'esprit de Derek Morgan. Il était arrivé trop tard. Emily était morte à l'heure qu'il était et il n'avait rien pu faire pour l'éviter. Il sentit son coeur se décomposer, il le sentit battre dans sa poitrine de tel sorte qu'il était près à exploser. Il était parvenu à retrouver la planque où Emily Prentiss avait été séquestré et elle n'était plus là. Il aurait du partir bien avant, il aurait pu la serrer encore dans ses bras et lui dire qu'il était là et qu'il fallait qu'elle s'accroche. Que les secours allait arriver et qu'il ne la quitterait plus jamais. Mais il se retrouvait seule dans ce lieu sordide qui avait été le jeu d'abomination. Emily avait été seule dans sa souffrance, dans ses derniers instants. Comment avait-il pu laisser une chose pareil arrivé. Il n'avait pas tenu la promesse qu'il lui avait faite. Il s'en voulait terriblement. Les soupçons qu'il avait eu en regardant le contenu du paquet au poste de police se révélait tristement devant ses yeux. Le soutient gorge abandonné sur le sol crasseux était de trop pour lui. Cet enfoiré d'Elton Mings avait osé poser ses mains sur la femme qu'il aimait, il avait osé l'humilier ainsi. Il ressentait trop au plus profond de lui ce qu'Emily avait pu ressentir. Et il avait terriblement mal. Il avait envie de tout balancer, de tout foutre en l'air. Pourquoi c'était arrivé ? Il continua de dire qu'envoyer l'agent Prentiss en salle d'interrogatoire il y a six mois avait été la plus mauvaise chose qu'il avait faite et aujourd'hui, elle en était morte. Leur idée masculine avait coûter la vie à leur collègue et amie. A sa compagne. Il était tombé amoureux d'elle, il avait appris à la connaître, il avait craqué pour ce petit bout de femme solitaire et solide comme du roc. Il avait fait ressortir chez elle des sentiments, qu'elle avait toujours renfrogné au plus profond d'elle. Il avait décoincé la jeune femme, il lui avait permise de s'ouvrir aux autres, de leur faire confiance. Il l'avait rendu heureuse et il en était heureux. Mais une profonde tristesse l'envahit parce qu'elle n'était plus là. L'agent fédéral, se laissa tomber à genoux. Il lâcha le sac à dos qu'il avait emporté avec lui et une plainte sourde et douloureuse sortit du plus profond de lui. Il regarda les anneaux couvert de sang qui avait probablement enserré les poignets et les chevilles de sa bien aimée. L'homme responsable de ces atrocités était un monstre. Un deuxième plainte se laissa entendre dans l'abri gelé par le froid. Il allait devoir faire venir la police, l'équipe scientifique, son équipe restreinte du FBI. Ils allaient devoir mettre sous scellée ce sous sol et tout passer au peigne fin. Mais il ne voulait pas bouger d'ici. Il ne supportait pas l'idée qu'Emily soit morte. Il allait devoir l'annoncer au reste de son équipe. La douleur moral était trop grande. Cet agent fort et costaud ne put retenir ses larmes. Il semblait si fragile et démuni en l'espace de quelques secondes. Cette cave avait été le pire cauchemar d'Emily Prentiss et elle était désormais celui de Derek Morgan.
Forêt de Natahala, du côté d'Emily
Emily Prentissétait dans les bras du jeune garçon prénommé Steve. Le bras de Steve qui la maintenait dans son dos était douloureux pour Emily. Les larges plaies ouverte qu'elle portait dans son dos la brûlait fortement. Et du sang s'échappait de nouveau de celles-ci. Elle continuait de déverser son chagrin mêlé aux douleurs lancinantes. Des gémissements s'échappait de sa voix. Cela faisait maintenant plus d'une heure que les randonneurs marchaient à travers les bois, lampes torches en mains et Emily réfugiée dans les bras du garçon brun. Elle sentait qu'il faiblissait d'ailleurs sous son poids. Elle leur causait du soucis. Ils feraient aussi bien de la laisser, elle se débrouillerait. En plus de ça, Elton Mings était probablement à sa recherche. Elle était devenue une cible vivante qu'il allait chassé comme un animal jusqu'à avoir atteint sa proie. Elle était fatiguée, elle ferma les yeux dans la couverture. Elle s'était promis de ne pas s'endormir et elle faisait tout l'inverse. Elle releva ses paupières maladroitement. La fièvre favorisait l'endormissement, les courbatures ne tardèrent pas longtemps non plus. La douleurs dans tout son corps était insupportable. Elle était sensible au moindre mouvement, au moindre frôlement, elle ne supportait plus la douleur de ses blessures. D'ailleurs les larmes qu'elle déversait depuis qu'elle avait été trouvé ne se tarissait pas depuis plus d'une heures. Les trois amis était inquiet pour Emily. La jeune femme était encore en état de choc et la peur, l'angoisse qui s'était emparée de tout son corps avait prit le dessus. Le groupe s'arrêta , la pluie n'avait pas cessé mais ils avait besoin de sortir une carte. Il semblait perdu et il ne pouvait pas se permettre de tourner en rond pendant des heures. Un k-way non utiliser fut prit pour tenir lieu de parapluie et protéger un minimum la carte de la forêt. Ils l'éclairèrent avec la lampe torche. La boussole qu'il se permirent de sortir indiqua bien le nord. Il se repérèrent par rapport à un petit ruisseau qu'ils étaient en train de longer. Et ils remarquèrent qu'ils partaient dans la mauvaise direction. Ils devaient reprendre la direction du sud, plus bas. Ils trouveraient le chalet du garde forestier sur leur chemin normalement. Emily les écoutait polémiquer sur la direction à prendre. Elle la seule chose qu'elle voulait s'était retrouver Derek Morgan, le revoir. Il la protègerait de Mings et elle pourrait mourir dans ses bras. La ce qu'elle avait a faire c'était uniquement survivre, avancer minutes après minutes. Le fait de ne pas marcher avait paralyser ses pieds et ses jambes ainsi que ses mains. Allongé aussi prêt des jeunes gens que possible, le bras de Steve lui soutenant toujours la tête, elle fut prise d'une vilaine quinte de toux qui lui fit horriblement mal à la poitrine. Elle avait la tête rentrée à l'intérieur de sa poitrine à chaque fois qu'elle s'étouffa. Emily passa une main violette sur sa bouche et elle remarqua qu'elle crachait légèrement du sang. Avant de repartir, Steve et Judy redressèrent l'agent fédéral pour l'aider du mieux qu'il le pouvait. Vince un chiffon propre a Emily qu'elle appliqua sur sa bouche avec difficulté. Elle mit un temps interminable à calmer cette toux qui la fatigua d'avantage. Épuisée, Emily ferma les yeux un moment relâchant le poids de son corps sur les bras qui soutenait sa tête et sa nuque. Elle avait toujours son bras cassé qu'elle n'avait pas détaché d'elle toujours crispé autour de sa poitrine. Elle ouvrit les yeux de nouveau et elle voyait tout trouble. Elle était empreinte d'hallucinations, de troubles visuels et elle avait un manque cruel de repère spatial. Elle s'engouffra dans l'horreur qu'elle avait vécu pendant des jours, à l'attente interminable durant laquelle elle avait tant espéré que Derek viendrait la sortir du trou dans lequel elle avait été enfermé. Emily redoubla de pleurs, elle n'avait toujours pas vu l'homme qu'elle aimait, elle avait besoin de lui pour réaliser qu'elle s'était échappée. Elle avait besoin de lui, mais elle avait tendance à s'imaginer qu'on l'avait abandonné. Aucune victimes de Mings avait été retrouvé vivante, alors pourquoi le serait-elle ? Non elle ne pouvait pas croire ça, son équipe ne baissait jamais les bras. Il la chercherait jusqu'à la fin quoi qu'il arrive, comment avait-elle pu croire qu'il la laisserait tombé ? L'agent Morgan lui avait fait une promesse. Elle devait s'y accrocher, elle pouvait encore lutter, elle devait lui montrer qu'elle était forte pour lui. Qu'elle lui faisait confiance. Que ce qu'ils avaient tous construit au département des sciences du comportement était fort, aussi solide que du roc. Elle avait souvent été celle qui ne craquait jamais, celle qui avait la capacité émotionnelle pour encaisser. Elle devait leur montrer que malgré son état, elle arriverait à survivre jusqu'à ce qu'elle est pu tous les revoir, jusqu'à ce qu'elle ai pu sentir les mains de Derek Morgan se poser sur elle et soulever la noyer qu'elle était actuellement. Un son infime se laissa entendre dans le silence de la nuit, un son venant de cette femme brisée :
Emily Prentiss : Derek... Derek... je t'en pris...
Judy se rapprocha d'Emily et elle posa sa main sur celle de l'agent fédéral. Elle la sentit tressaillir sous ce contact et Emily retira sa main en tremblant. Elle ne supportait pas les contacts sur sa peau. Elle avait peur, peur qu'on la touche encore, peur qu'on abuse d'elle une seconde fois tandis qu'elle était incapable de donner le moindre coup pour résister. Elle ne voulait pas qu'on la touche, elle vit les deux hommes et la jeune femme pencher au dessus d'elle. Des personnes qu'elle ne connaissait pas du tout. Elle s'inquiétait du sors qui l'attendait. Qui était ces personnes ? Où était Derek Morgan ? Sa voix se fit entendre une seconde fois. Les trois personnes présentent à ses côtés était attentive à la jeune femme.
Emily Prentiss : Derek...
Judy : Qui est Derek ?
Emily Prentiss : Derek... je dois voir Derek...
Judy : Comment on peut le trouver ?
Emily Prentiss : Agent... fédéral, il est agent fédéral... Je vous en pris ne me faites rien...
Steve : on va vous mettre à l'abri, d'accord ? On va vous mettre en sécurité et on essayera de faire venir votre ami une fois que le jour se sera levé, on appellera une ambulance, vous allez vous en sortir. On ne vous touchera pas, on va seulement vous aider.
Vince : Qui vous a fait ça ?
Steve : Ce n'est pas le moment de l'ennuyer avec ça Vince. Je ne crois pas qu'en parler avec des inconnus qui plus est et ici blessée en pleine nuit sous ce temps soit ce qu'il lui faut.
Judy : Il faut qu'on la rassure, elle est morte de peur, c'était une question très intelligente Vince ! Ironisa la jeune fille.
Vince : excusez moi tous les deux, je voulais aider ! Je crois qu'on était déjà assez perdu pour récupérer des ennuies sur le dos.
Steve : Tu aurais laissez cette femme là où on l'a trouvé, sans lui venir en aide ?
Vince : Et qu'est ce qui te dis qu'elle ne travaille pas pour je ne sais quelle fédération classée top secret par le gouvernement après tout le Derek dont elle parle est agent fédéral. Ça fou les jetons.
Judy : Vous n'allez pas vous disputer ? On aide une femme sans défense et incapable d'avoir l'aide dont elle a besoin. On va la conduire au chalet du garde forestier et d'ici on trouvera un moyen d'appeler des secours. On ne va pas l'abandonner où elle mourra. Et vous le savez très bien. Imaginez que ce soit l'un d'entre vous, et que personne ne vous soit la pour vous aider !
Steve : Elle a raison. On y va on continue, ça ne sert à rien de se disputer, il vaut mieux continuer à avancer.
Sur ses mots Steve souleva Emily qui paniqua, il l'a rassura et lui rappela qu'elle ne pouvait pas marcher et qu'il fallait qu'il la porte pour l'emmener en sécurité, dans un endroit, sec et chaud. La couverture était déjà trempée et elle grelottait franchement. Sur son front perlait la pluie et la sueur de la fièvre. Elle sentit le sol se désintégrer sous elle et Emily se retrouva dans les bras de Steve. Ils reprirent leur chemin dans la direction décidée précédemment. Les lampes torches balayaient de nouveau le sol, les pas s'écrasaient dans le sol mais aucune trace ne resta gravé, la boue et la pluie les effaçait quasiment sur l'instant. Ils s'enfonçaient de nouveau dans la forêt dans l'ombre de la nuit
La pluie s'était quelque peu calmé et l'orage avait cessé sur le coups des 5h du matin. Les trois randonneurs accompagné d'Emily débouchèrent enfin sur un chemin de terre qu'ils empruntèrent. Ils n'était plus caché des arbres et d'éventuels risques. L'agent Emily Prentiss avait finit par s'endormir dans les bras de Steve, elle n'aurait pas pu tenir longtemps de toute façon. Même si elle avait voulu garder les yeux ouvert le plus longtemps possible, elle n'aurait jamais tenu la nuit entière sous ce froid, à lutter. Son corps n'avait déjà plus de force, il lui aurait été difficile de faire appel à son corps. Et son esprit était tout aussi faible. Emily avait lâché prise portée par un inconnu vers un lieu inconnu. Ils avancèrent sur le chemin de terre avant de déboucher sur une esplanade. Les lampes torches éclairèrent alors un chalet. Le chalet qu'il recherchait enfin. Emily allait trouver un peu de chaleur et être allongée sur quelques chose de plus confortable. Le temps d'appeler les secours et de revoir Derek et son équipe. Son état psychologique par ailleurs était vraiment au plus bas. Elle avait le sentiment de toucher le fond. Mais actuellement l'agent fédéral n'était pas en état de se poser la moindre question ni de se sentir mal, elle avait lâché prise dans les bras du randonneur qui la portait. Et c'était pour la première fois depuis des jours qu'elle avait un moment de lâcher prise.
