Voilà donc une étrenité que je n'ai pas posté quelque chose et j'en suis vraiment désolée. Mon temps d'écriture étant restrint et l'inspiration ne venant pas... J'espère toute fois poster prochainement une suite et fin.
Bonne lecture à vous et merci pour le soutient.
Elle passa doucement la main sur le ventre dénudée devant elle. Emerveillé par la douceur de cette peau, par la réaction que cette simple caresse provoquait pour les deux d'entres elles. Callie avait eut quelques craintes concernant ses capacités dans le lit d'Arizona. Son amie avait partagé de nombreuses nuits, avec de nombreuses femmes. L'idée de ne pas être assez compétente pour son amante, l'avait travaillée. Mais, au moment où elle a tenue dans ses bras le corps nu d'Arizona, lorsqu'elle a lue la pure luxure dans les yeux bleus, toutes ses craintes avaient disparues. Les gémissements d'Arizona, l'ont encouragée à être plus audacieuse. Elle observa la moindre de ses réactions, interpréta le moindre de ses râles. Sa lui avait semblé surréaliste, tant sa lui parut beau.
Arizona mit un moment à se remettre de l'orgasme que lui avait prodigué les soins de Callie. Se n'est pas tant l'orgasme qui l'avait secouée, que l'attention et l'amour, que lui avait donné la femme qu'elle aimait depuis tant d'années. Personne n'avait été aussi attentif à elle. Avoir du sexe et faire l'amour prit un tout nouveau sens pour elle.
Les caresses aux apparences innocentes, que lui donnait la brune, ne l'aidèrent pas à retrouver ses esprits. Elle posa doucement sa main sur celle de la demoiselle. Entrelaçant leurs doigts et déposa un baiser sur ses lèvres. Elle appuya son corps contre celui en face d'elle et pivota doucement se retrouvant rapidement sur Callie. Elle la regarda rêveusement.
-Juste parfais. Chuchota-t-elle.
Callie rougit, souriant malgré elle.
-Tu n'as aucune idée du nombre de fois où j'ai pu imaginer ce moment.
-Pervers ! Ricana la brune amusée.
-Peut-être un peu. En tout les cas aucun de mes fantasmes n'auraient put être plus parfais que ça. Aussi pathétique que sa sonne, je tiens à te le dire.
-Peut être qu'un repas autre qu'une pizza et du vin plutôt que de la bière !
-Hey, tu aimes la pizza et la bière.
Callie rit avant d'embrasser sa belle.
-Il n'y a rien de pathétique dans tout ça. Ca nous ressemble et je l'aime. Elle l'embrassa à nouveau.
-Je t'aime.
Arizona soupira de contentement à ces simples mots. –Vraiment parfais. Murmura-t-elle avant de prodiguer tout son amour à la femme sous elle.
Après sa journée frustrante, April avait entreprit de se détendre, en allant rejoindre Lexie chez Joe. Son objectif était de s'enivrer comme jamais auparavant.
Elle s'installa au bar, commandant directement sa boisson et bu cul sec son verre, avant d'en commander un autre.
-Wouw, où est l'urgence ? Lui demanda Lexie, qui l'ayant vue rentrer, était allée à sa rencontre.
-Aucune question, juste… Tu pourrais juste boire avec moi sans pauser de question… Au moins jusqu'à je sois assez ivre, pour ne pas pleurer sur ma vie sentimental inexistante.
-Ooookkk ! Répondit la brunette très confuse. Elle regarda son amie boire cinq shooter de téquila en moins d'un quart d'heure avant de prendre la parole.
-April, je pense qu'il faut que tu freines un peu.
-Je suis une idiote. Déclara la demoiselle à vive voie. Lexie attendit qu'elle s'explique, mais April ne continua pas elle se versa plutôt un nouveau verre de sa bouteille tout juste acquise.
-Est-ce que tu veux bien développer ? J'aimerai bien pouvoir donner une explication aux personnes des urgences, lorsqu'ils me demanderont pourquoi tu as tenté de te tuer en noyant ton foie dans de la téquila bon marché.
-Je l'ai renfloué.
-Qui ?
-Ce type.
-Quel type ?
-Ce matin, il était devant moi. Je voulais un café, j'avais désespérément besoin d'un café. Et ce type et la vendeuse prenaient tout leur temps. J'étais pressée et fatiguée. Alors je les ai interrompus. Il m'a payé mon café pour se faire pardonner.
Elle se tut sirotant doucement un nouveau verre.
-Et ensuite ?
-Je suis partie. Déclara-t-elle comme si c'était une évidence.
-Et s'est sa qui t'a mise dans un tel état ? Qu'un type t'a payé un café, pour se faire pardonner de draguer la vendeuse, alors que tu étais en manque de caféine ?
-Non.
-Alors quoi ?
-Ce type est vraiment exaspérant, imbu de lui-même et… et coureur de jupon. Il m'a dragué quelques secondes après avoir dragué cette fille. Et quand on s'est revue, il connaissait mon prénom. Elle chuchota les derniers mots.
-Comment sa lorsque vous vous êtes revus ? Il est médecin ? Patient ?
-Non pas médecin, peut être patient, il boitait. On s'est juste croisé dans le hall. Je crois qu'il voulait que j'en sache plus sur lui. Mais je suis partie.
-Et tu le regrettes ?
-Non !... Oui !... Je n'en sais rien. Il était pas mal, même plutôt beau. Mais tellement exaspérant.
Lexie rit, elle décida de ne pas appuyer le point, voyant que plus le sujet était abordé et plus la bouteille ce vidait. Elle n'avait jamais vue April dans un tel état. Elle l'aida à vider la bouteille. Se disant que chaque verre qu'elle buvait, atténuerait le mal de son amie. Il ne fallut pas longtemps pour que les deux jeunes femmes soient saoules. Elles furent interrompues dans leur fou rire par une voix masculine.
-J'étais sure qu'il n'aurait pas à attendre longtemps avant de vous revoir. Dit le jeune homme souriant à April.
-C'est lui. Murmura-t-elle bruyamment à son amie.
-Merde, il est canon. S'exclama Lexie.
-Merci. Fit Tim tout sourire.
-J't'avais dit, imbu de lui. Vous êtes vraiment un détraquer, c'est sa ? J'en suis sure maintenant. C'est louche qu'un type comme vous, puisse s'intéresser à une fille comme moi. C'est parce que vous êtes un détraqué. Je me sens mieux maintenant. Tout s'explique.
Tim l'a regarda confus, il ne faisait aucun doute que la demoiselle avait consommé plus d'alcool que de raison.
-April, je pense qu'il est temps pour vous d'arrêter la téquila, Joe deux grands verres d'eau s'il te plait. Le barman acquiesça préparant la commande sur le champ.
-April, je ne crois pas que c'est un détraqué, il connait Joe. Déclara Lexie avec grand sérieux. Joe déposa une pinte d'eau devant chacune des femmes.
-Je suppose que vous êtes Lexie. Marc m'a beaucoup parlé de vous.
-Mon Marc ? Vous connaissez mon Marc ?
-Oui.
-Ok, t'es qui au juste ?
-Je m'appelle Tim, Timothy Robbins. Dit-il en tendant la main à l'intention de Lexie. Elle accepta le geste.
-Le frère disparu ?
-Plus vraiment disparu, mais oui je suppose que c'est bien sa.
-Qui explique beaucoup de chose. April, c'est le frère d'Arizona.
-Le docteur Robbins ? Arizona Robbins ? La question était ridicule, elle ne connaissait qu'une seule et unique Arizona et cet homme portait le nom de Robbins.
-J'en ai bien peur, oui et ce depuis quelques années déjà. Se moquait le jeune homme.
-Oh ! J'aime beaucoup votre sœur. Déclara solennellement April.
-Ok, qui explique beaucoup de chose.
Lexie cracha sa gorgée d'eau en riant à la réflexion de Tim.
-Maintenant, il croit que tu es gaie ! Dit-elle les larmes aux yeux.
-Quoi ? Non, bien sûr que non. Pas que je pense que d'être gaie est mal. Sa ne l'ai pas. C'est même plutôt chaud. Vous savez le genre de couple comme le Docteur Torres et le Docteur Robbins, c'est séduisant quand on y pense. Mais j'aime les hommes, pas les femmes. Ok, je n'ai jamais été intime avec un homme, mais ce n'est pas pour sa que je ne les aime pas. Et je…
-April, tu devrais t'arrêter vers là. L'interrompit Lexie. Tim comprit mieux la mise en garde de Callie au sujet d'April. Cette femme était l'image même de l'innocence.
-Bien, je suis ravis que vous trouviez ma sœur et sa compagne chaude et que vous approuviez leur couple. April se mit à rougir, ouvrant et fermant la bouche cherchant désespérément quelque chose à répondre. Mais son esprit embué ne le lui permit pas.
-Ne vous en faites pas toute cette discussion restera entre nous. Dit-il pour la sortir de son malaise. Il ne pouvait pas s'empêcher de penser que cette femme était vraiment adorable. Le bruit d'un raclement de gorge le sortit de ses pensées.
-Bon, je vais donc aller trouver Marc.
-Quoi ? Non, tu ne me laisses pas avec ce type.
- Vous avez l'air d'être occupés et tout sa. Et puis ce n'est pas un type mais le frère d'Arizona. Elle se leva bien vite avant qu'April ne puisse la retenir.
-Traitre. Souffla April, ce qui lui valut un rire de la part du soldat.
-Vous êtes vraiment mignonne.
-Ne me draguez pas. Je suis immunisée. Elle empoigna la bouteille et but les dernières gouttes qu'elle contenait. Puis elle se leva, marchant chancelante vers la porte de sortie. Tim arrivant en soutient, la retenue de justesse avant qu'elle ne chute.
-Bien Docteur, je vais vous raccompagner jusqu'à chez vous.
-Vous voulez coucher avec moi c'est sa ? Demanda-t-elle tout en s'appuyant de tout son poids contre le jeune homme qui peina à la tenir sans tomber lui-même. Il grimaça dans la douleur, mais ne dit rien. April avait désormais les yeux fermés.
-Non, Madame, avec vous on m'a prévenue qu'il fallait faire les choses bien. Il marcha jusqu'à un banc, où ils s'installèrent.
-Je vais appeler un taxi.
-Ok. Chuchota une April dangereusement somnolente.
Callie roula sur le dos, à bout de souffle. Elle n'avait jamais passé une pareille nuit avec qui que ce soit. L'une comme l'autre était insatiable. Son corps devenait douloureux, mais de la plus plaisante des façons. Elle ferma les yeux, cherchant à se concentrer sur sa respiration, elle les rouvrit lorsqu'elle sentit le corps moite d'Arizona se poser contre le sien. La blonde parsema son visage de baisers légers. Un sourire paresseux se dessina sur le visage de la brune. Elle entoura le corps nu de sa compagne de son bras. Arizona se lova dans cette étreinte, enterrant son visage dans le creux du cou de Callie. Très vite ses yeux se fermèrent, elle marmonna un faible, mais très audible « Je t'aime. » avant de tombé endormie.
Callie resta elle bien éveillée, pas qu'elle en soit pas fatiguée. Mais elle voulait être en mesure de se souvenir avec exactitude de ce moment, de cette nuit.
Il frappa comme il le put sur le petit bouton, lorsqu'il n'eu aucune réponse il répéta son geste. Sentant l'urgence que quelqu'un vienne lui ouvrir rapidement, il maintenu son coude contre le bouton.
La porte d'entrée s'ouvrit en grand, révélant une Arizona visiblement tout juste réveillée et très mécontente.
-Tim…Qu'est ce que ?
Il la bouscula un peu et se précipita vers le canapé, déposant le corps endormie d'April.
-J'ai cru que tu n'allais jamais ouvrir cette porte. S'exclama-t-il.
Arizona le regarda incrédule.
-Tim, pourquoi viens-tu ici à deux heure du matin avec une femme endormie dans les bras, alors que je suis avec Callie pour notre premier rendez vous ? Et pourquoi de toutes les femmes faut-il que se soit une de mes collègues de travail ?
-Oh, c'est vrai alors ce rendez vous ? Il prit un aperçu de sa sœur, juste vêtu d'un immense teeshirt et d'une culotte, puis celle de Callie qui faisait son entrée dans la salle, elle-même à peine vêtu. Il adressa un sourire narquois à sa sœur, qui haussa les épaules.
-Tim, je t'avais dit d'y aller doucement avec elle !
-Hey, je n'y suis pour rien, la demoiselle était déjà dans cet état à mon arrivé. J'ai voulu la raccompagner, mais elle c'est endormit avant de pouvoir donné son adresse au chauffeur de taxi.
-Donc tu as naturellement pensé qu'il serait judicieux de l'amener ici ?
-Elle me prend déjà pour un détraqué, tu imagines si je l'avais ramenée à l'hôtel !
-April te prends pour un détraqué ?
-Ne me juge pas, mademoiselle je passe mon premier rendez vous dans un lit.
Callie se mit entre les deux.
-Ok, temps mort. Nous avons une situation à régler ici et aucun temps pour vos chamailleries. Est-ce que Teddy rentre ce soir ?
Tim et Arizona se regardèrent, aucun d'eux ne pouvant répondre à la question.
-En fait je suis déjà rentrée et ça depuis plus de deux heures. Fit une voix bourrue venant de la cuisine.
Callie et Arizona se regardèrent rougissantes.
-Oui, je vous ai toutes les deux très clairement entendues, sérieusement Zona je te savais sur le bord, mais j'aurais vraiment crut que tu aurais prit la peine de payer un vrai repas à Callie, avant de la mettre dans ton lit.
Arizona rougit de plus belle, alors que Tim rit sans retenue.
-Je lui ai payé un repas. Se défendit-elle à voix basse. La mine boudeuse qu'elle afficha fit sourire Callie.
-L'un des meilleurs. Lui souffla-t-elle au creux de l'oreille.
-Oh, ne ris pas Timothy Robbins, je commençais tout juste à m'endormir avant ton entré bruyante.
Il se tut, prenant soin de paraitre désolé.
-Ok, Tim tu dors avec moi et on laisse le canapé à la demoiselle.
-Euh, je peux prendre le canapé et tu dors avec elle.
-Pardon, je ne dors pas avec cette fille.
-Le canapé n'est pas des plus confortables et elle va déjà être mal demain. Elle n'a pas l'aire d'être le style de fille à boire une bouteille de vodka tout les jours. Elle risque d'en baver, on pourrait peut-être lui éviter le mal de dos en plus de la gueule de bois.
Les trois femmes restèrent le fixer, les yeux larges.
-Quoi ? demanda-t-il un peu irrité.
-Rien. Finit par répondre Arizona.-Bon, Callie et moi allons prendre le canapé, April prendra ma chambre. Tu as poussé ton corps suffisamment pour aujourd'hui Tim.
-Vous deux sur ce canapé.
-Il est convertible idiot.
-Je vais changer les draps. Déclara Callie avant qu'il ne puisse y avoir des protestations, Teddy elle se retira dans sa chambre ayant été assez ennuyée comme sa.
-Tu l'apprécies vraiment ?
-Ouai. Murmura-t-il sans quitter l'endormie des yeux. Arizona sourit, elle avait rarement vu son frère ainsi.
-Les filles comme elle, ne sont pas femmes de soldats Tim. Elle le dit doucement, voulant simplement l'informer avant qu'il ne s'engage trop.
-Je reste, cette fois je reste. Plus de mission.
-Sérieusement !
-Oui. Il détacha son regard d'April pour se pencher sur celui de sa sœur. –Je vais pouvoir tenir ma promesse sœurette. Elle le tira doucement dans ses bras, consciente de la douleur dans laquelle il devait être.
-Tu te souviens comment courtiser une femme comme il se doit ?
-Apparemment mieux que toi. Ils se mirent à rire.
-Elle va flipper demain matin.
-Sans aucun doute. Je vais aller voir où Callie en est.
Une demi-heure plus tard, Callie portait April au lit, après avoir insisté pour que Tim se repose, les efforts de la soirée l'avaient visiblement drainé. Les filles s'installèrent ensuite sur le canapé préalablement déplié, tandis que Tim avait rejoins Teddy après s'être assuré qu'April était bien.
Arizona embrassa tendrement Callie.
-Merci d'être d'accord avec sa. De composé avec ma famille.
-J'aime ta famille, vous êtes tellement divertissant. Sa réponse lui value une légère tape sur le bras.
-April, de toutes les femmes, ton frère a le béguin pour April.
-Calliope… Commença Arizona sur un ton menaçant.
-Il me tarde d'être à demain.
-Tais-toi et dors.
-Oui M'dame. Répondit-elle, offrant un dernier baiser avant de s'endormir.
Le lendemain promettait d'être intéressant.
