A cœur ouvert

Avant propos : Les personnages sont à la propriété de Square Enix et blablabla, SAUF Lyly, Matteo, Minae, Saïna, Katra et Kana, Keyli, Kity et autres que vous verrez apparaître plus tard. Nyark !

Partie quatorze : « S'il te plait…soit là bas…et attend moi. »

Au fond d'un cœur brisé, un homme cherchait la clef de la vérité…

J'ai mal au cœur. Lyly…où es-tu ? Pourquoi ?

« Kity ! »

J'ouvre les yeux. Je suis…dans les rêves ? Une vieille femme, assise dans un fauteuil. Elle relève la tête, le regard perdu. Des souvenirs sûrement lui reviennent à l'entente de son surnom.

« Dis moi la vérité…Keyli… »

L'univers autour de moi disparaît. Un noir complet se forme. Une voix, entre sombre et froide, s'élève dans mon dos.

« Jusqu'où irais-tu pour la faire revivre ?

-Je ferai tout…même donner ma vie… »

Dans ce noir, je me retourne. Keyli Loire. Cet homme. Face à cet étrange loup noir aux yeux rouge sang. Cela relie les paroles de Lyly, sur ce que lui avait dit Kity. Keyli voulait tout faire pour revoir son amie…cela n'a entraîné que désastre.

Tout tourne. J'ai l'impression qu'une avalanche de souvenirs se déferle en moi.

« Je vous en pris, laissez moi revoir l'homme qui m'a sauvé. »

Accoudée à une fenêtre, une jeune fille blonde que je connais bien a les mains jointes. Lyly…encore à l'hôpital. Le bouquet de rose blanche est dans un vase. Dans ses mains collées l'une contre l'autre, se trouve ma chemise.

Lyly…

Si tu savais quels mots tu viens de me dire…

Serais-tu en train de prier pour me revoir ?

« Laissez moi le revoir, rien qu'une fois. Je veux le remercier. Je promets que je ne remercierai personne, avant de l'avoir revu. Et si je ne le revois pas, alors ma vie deviendra enfer. Rien que pour lui, rien que pour cette personne, rien que pour lui dire ces mots, je veux encore vivre…ensuite, ma mort me sera égale. »

C'est donc ça.

Pourtant, tu as rompu la promesse…

Tu m'as dit merci, avant de savoir que c'était moi.

Tu m'as demandée de rester avec toi, cette nuit…c'était donc pour ta promesse ? Alors…tu ne m'aimes réellement pas ? J'ai mal. Mal au cœur…

L'endroit disparaît.

Et puis soudain, je me rappelle de nombreuses choses. Un grincement de roue de voiture. Cela me perce les tympans.

« Ma…maman ! Papa ! »

Non…cela suffit.

Lyly…si je n'ai que toi qui compte dans ma vie…si je suis seul dans mon appartement…si j'aime faire mélancoliquement du roller le soir, alors que le soleil commence à se coucher…c'est que je suis seul…

J'ouvre les yeux. Les lumières d'ambulance, en pleine rue, dans le crépuscule de la nuit. Mon cœur se serre. Un couple, et deux enfants sont à terre. Les parents ont voulu protéger les enfants…maintenant leurs sangs gisent sur le sol. Le premier des enfants, une jeune fille, morte elle aussi, rend son dernier souffle. Il ne reste que le dernier…un jeune homme de 15ans…aux cheveux châtains.

Lyly…tu savais que ma famille est morte par ma faute ? J'ai…voulu protéger ma petite sœur, qui traversait la rue…mais je n'y suis pas arrivé…nos parents avaient eut le même réflexe que moi…ils ont essayés de me sauver, moi qui essayait de sauver ma sœur. Mais moi, je suis incapable de sauver qui que ce soit…

Je fus le seul survivant…après une longue semaine à l'hôpital, se fut mon oncle qui me recueillit…puis, j'ai décidé de reprendre l'appartement de mes parents. Et voilà…

Lyly…même toi…je n'ai pas réussi à te sauver…

Pardon.

Je ne mérite que ça, en fait.

Mais…j'aimerai au moins que tu saches…

Le jour où je t'ai vu, pour la première fois, où nous nous sommes rentrés dedans…

Je ne t'avais pas vu arrivé…je n'ai rien pu faire pour empêcher la chute.

Lyly…tu étais si mignonne…

Tu as toujours refusé mon aide…ça m'a fait mal au cœur. Je voulais te prouver, au moins à toi, que je ne suis pas incompétent. Je t'ai ramené chez moi.

Pendant ton sommeil, je t'ai bien regardé. Tu paraissais être une jeune fille normale.

Mais…tes mains sont toujours froides.

J'avais beau essayé de les réchauffer, elles restaient gelées. Ton cœur, était pareil.

Lyly, je t'aime comme tu es…

Mais ton cœur…j'aurai aimé le réchauffer.

Tout tourne encore. Une forêt. Avec une clairière. Un jeune homme aux cheveux noirs s'y trouve, à genoux devant une stèle. Keyli Loire.

« Pourquoi…suis-je né ainsi ? Pourquoi !

-Monsieur Loire ? » je demande.

Et contre toute attente, il se retourne vers moi. Il pleure. Mais il a peur de moi. Ses yeux sont verts, c'est bon.

« Qui êtes vous ?

-Je suis Matteo…pourquoi es-tu comme ça ?

-…je lui ai dis…des choses si méchantes…

-De qui parlez-vous ?

-KITY ! JE LUI AI DIS QUE JE LA DETESTAIS !

-Pourquoi dire à quelqu'un que vous aimez, le contraire ?

-Si…elle savait…elle me haïrait…puis elle se tuerait elle-même. C'est le seul moyen que j'ai trouvé pour la sauver…mais…je l'aime…

-Pour…la sauver…pour la protéger…vous lui avez dit que vous la détestiez ? »

Ces paroles se répercutent dans mon crâne. Une lueur d'espoir réchauffe mon cœur. Je m'écris alors :

« Ne croyez vous pas…que lorsque l'on aime quelqu'un, quelque soit la chose, il faut lui dire, pour lui montrer la confiance que l'on a envers elle ? »

Cette phrase déstabilise le jeune homme.

Moi…je veux que Lyly me fasse confiance…quelque soit la véritable raison de tout ça, même si je me trompe. Si cela se trouve, elle me déteste réellement…si je la retrouve, elle me tuera…

Mais…

Non.

Lyly…attend moi…je veux me battre à tes côtés.

Laisse moi porter une partie de ton fardeau.

Plus rien. Le noir complet. La voix d'une jeune femme raisonne.

« Et si…tu allais faire la pire gaffe de ta vie, en la suivant.

Si tu étais tué…

Que lui resterait-il…à elle ?

Mort…la personne qui l'avait sauvé serait morte…

Crois-tu…qu'elle serait encore capable de vivre ? »

Inutile…j'en prends le risque. Si elle mourrait…je me tuerais…

Le décor change. Une maison. Deux jeunes filles discutent. L'une a des cheveux noirs, l'autre des cheveux blonds. Celle aux cheveux blonds…ce n'est pas Lyly. Qui sont-elles ?

Encore un changement de décors. Cette fois, c'est bien Lyly. Elle est en face du président de la Shin-ra, Rufus.

« Rufus, s'il te plait !

-Hors de question ! Matteo me tuerait si je ferai ça !

-DIS MOI COMMENT QUITTER CET ENDROIT, OU CE SERA MOI QUI METTRA UN TERME A TA VIE ! »

Lyly…ne t'en va pas. Je t'en pris.

« TAIS-TOI ! »

C'est le présent ? Tu m'entends ?

« JE TE HAIS, VA-T'EN !

-A qui parles-tu ? s'étonne le président.

-Toi, la ferme ! Et dis moi par quel moyen je peux partir d'ici. »

Et comme si Lyly me rejetait de ce flash, je sens encore tout tourner autours de moi. Des images percutent mon esprit…un masque blanc…des pavés rouges sangs…une épée noire…une autre blanche…un loup…non, deux…

Encore un autre endroit.

« Dis, Key…tu ne me caches rien, n'est-ce pas ? »

C'est encore Kity, mais âgée d'une 20aine d'année. Assise sur un lit, une couverture sur elle. Keyli se trouve en face d'elle, souriant.

« Qu'est ce que tu racontes ? Allez tête de linotte, rendors toi ! tu es malade !

-Mais…j'ai fait un drôle de rêve.

-Ah ?

-…non…rien…ce n'est qu'un rêve…

-Allez, au dodo alors ! On reste pas debout lorsqu'on a de la fièvre

-Pas grave, j'ai mon médicament rien qu'à moi.

-Hum…de quoi parles-tu, tête de linotte ?

-Hihi Toi ! »

Une petite bagarre amicale, des chatouilles enfantines.

Je les envie…mais eux aussi on connu de dur moment pour accéder à ce bonheur…mais maintenant…tout se déchire pour eux.

Lyly…

Que comptes-tu faire ?

« Eh ! Crétin ! »

Je me retourne devant l'appellation familière. L'endroit a encore changé. Mais ce n'est pas Lyly de maintenant…c'est elle plus jeune. Elle doit avoir une dizaine d'année, et elle est avec un jeune garçon. Devant l'appellation, ce dernier fait une moue.

« Pourquoi tu m'appelles Crétin ? C'est pas gentil !

-…ah ? Pourtant, on m'a toujours appris que le mot « crétin » envers un garçon, c'était affectif ! Je comprends pas !

-Tu es vraiment bizarre, Lyly. Mais si tu dis que c'est affectif pour toi, ça me dérange pas.

-Waiiihh »

J'ai un petit sourire. Le disais-tu réellement affectivement ? Je l'espère…

Lyly…maintenant, j'ai pris ma décision.

Je te suivrais…

Et même si tu me tues, parce que tu me détestes réellement, ça ne me dérange pas…car si tu me détestes, il ne me reste plus qu'à mourir.

Alors, je vais m'accrocher à ce dernier espoir.

Je risque d'être déçu…mais je veux savoir.

Laisse moi…réchauffer tes mains gelées.

« Matteo ! Lève-toi ! »

Qui…qui est là ?

« REVEIL TOI ! LYLY N'EST PLUS LA ! »

Sephiroth ? Je sais bien qu'elle n'est plus là.

Rufus Shin-ra…je vais te tuer.

Matteo rouvrit les yeux. La lueur du soleil lui frappa le visage, mais l'heure n'était pas à se lamenter. Sephiroth était là, près pour partir, alors le châtain était encore allongé sur un lit, peu vêtu.

« Tu m'as entendu !

-Ouais…tu m'apprends rien… Shin-ra, je vais te tuer !

-Comment tu sais que c'est Rufus qui l'a aidé contre son gré ?

-Je suis pas idiot non plus. Crétin, oui, mais pas idiot ! »

Il se leva alors, attrapant ses affaires éparpillées. Sephiroth le regarda d'un air soupçonneux.

« Tu as fais quoi cette nuit ?

-Ca te regarde ?

-Non, mais ça a peut être un rapport avec la fuite de notre antipathique blonde.

-Pas du tout !

-J'ai des doutes…

-Tu crois que c'est le moment ?

-Mouais…et bien je le redis bien haut et fort : l'amour et moi ça fera toujours quarante-douze ! (Si quelqu'un de ma connaissance me cherche, l'auteur est déjà partie…)

- Ca n'existe pas, quarante-douze !

-C'est pour ça que je le dis.

-Bon, assez parlé, on part !

-Et où ? »

Matteo resta interdit. Il venait de comprendre le problème numéro un de toute l'histoire…Lyly était partie, sans laisser de trace. Il voulait la suivre, mais c'était impossible…

Il commença à trembler, ses genoux fléchirent.

« Lyly… »

Salle de réunion du Haut-vent :

« REPONDS MOI ! TU ES LE PRESIDENT DE LA SHIN-RA, ET T'AS RIEN PU FAIRE ! ET EN PLUS TU NE SAIS RIEN !

-Hey, calme…rejette pas le problème sur la faute des autres ! calma Sephiroth en empêchant Matteo de tuer le président roux.

-En même temps, faut être stupide pour ne pas savoir là où elle est allée. »

Un silence s'imposa dans la salle, après de longues minutes d'engueulade entre Matteo et Rufus. Ce dernier n'était pas peu fier, mais n'aimait pas non plus se laisser marcher sur les pieds.

Cette fois, se fut la voix du Turk aux cheveux rouges qui prit la parole. Le costume débraillé, son bâton turk en main, il venait d'intervenir.

« Et qu'est ce que notre bon Turk va nous sortir ?

-Ta gueule, c'est pas le moment.

-Explique.

-Tout d'abords, Nibelheim…puis le Gold Saucer. Sans compter l'intervention à Midgar. Quelle sera la prochaine cible à votre avis ? »

Le groupe sembla réfléchir. Coincé par le bras de Sephiroth pour qu'il évite de commettre le meurtre du président, Matteo reprit son calme. Le Rouge venait de donner la solution. Tous les endroits attaqués étaient important…la prochaine grande cible serait alors…

« Junon… »

Reno acquiesça, puis repartit sans rien dire à son boulot. Avant de sortir, il ajouta quand même quelque chose :

« …elle a peut être réfléchis comme ça…ou peut être pas…mais de toute façon, il n'y a pas de doute, nous, l'endroit où nous devrions aller pour assurer la sécurité, c'est là-bas. »

Cid donna quelques ordres simples. Inutile de demander l'avis de groupe, c'était du tout vu. Il n'y avait pas d'autres alternatives pour le moment.

Sephiroth lâcha le châtain qui avait arrêté de se débattre. Il le laissa alors seul. Ce dernier ne traîna pas dans la salle de contrôle et se dirigea vers sa chambre.

Au passage, il posa ses pieds devant celle de Lyly. Il s'arrêta quelques instants, puis hésita. La poignée de la chambre tourna, laissant entrer le silencieux. L'endroit n'avait pas bougé d'un pouce. Pourtant, quelque chose interpella l'attention de Matteo. Sur le lit, correctement pliée, une chemise à carreau. Avec des pas lents, il s'approcha, et attrapa le vêtement. Un petit mot l'accompagnait, écrit en encre noire. Il lut à voix haute.

« 'Pour remplacer celle que j'ai gardé'… »

Serrant contre lui l'objet, il se laissa tomber sur le lit. Le voyage vers Junon allait durer quelques jours.

« S'il te plait…soit là bas…et attend moi. »

Au cœur des ténèbres, les bruits d'épées retentissent à mes oreilles. Les grincements du métal me glacent le sang. Des cris, des hurlements, des coups.

Deux formes se dessinent. La première grande, mais chétive. La deuxième celle d'une jeune femme aux longs cheveux.

C'est bizarre…pourquoi…une autre ombre est sur le sol…pourquoi ces cris…pourquoi ces pleures ?

Et puis soudain un cri, un cri qui me perce mes tympans. Du sang.

Le combat entre les deux ombres reprend de plus bel. Puis plus rien. Le néant. Il n'y a plus que l'une des ombres combattantes.

Et par terre, toujours cet ombre immobile.

Dans ce néant, des lumières apparaissent. Des paroles non distinctes arrivent à mes oreilles. L'une des voix m'est familière. Elle crie, hurle, s'époumone, pleure. Les autres sont calmes et posés. Un long silence s'impose. Puis…lumière…

Lumière…deux gamines se disputant dans une grande prairie. Des roses.

« Matteo, on est arrivé. Tu as dormi longtemps ! »

Le châtain se relève. La faim lui rappelle le temps. Il a dormi si longtemps ?

Qu'importe, c'est Lyly la plus importante.