Bonjour/Bonsoir (rayez la mention inutile) à toutes et tous, un grand merci à vous qui me suivez, 2300 vues, je n'aurai jamais imaginé lorsque j'ai commencé à poster!
Réponses aux reviews
Eva-Gothika: Non je n'ai pas eu le courage de me lancer dans les études de médecines, je ne suis pas assez acharné de travail pour ça X) Cela dit j'adore tout ce qui touche à ce milieu, et voir une opération à cœur ouvert (par exemple) me fascine.
Merci pour le lemon même si en les relisant je n'en suis pas totalement satisfaite, je les trouve... trop court.
Pour la relation Mathieu/Panda, comme je l'avais dit, j'avais envie de faire un spin-off OS de cette fiction où justement on aurait le point de vue de Mathieu et du Panda et les lemons qui vont avec. Donc ce sera exploité mais pas ici-même. Mais j'ai du mal à me lancer. Ma muse ne veut pas m'inspirer. Elle m'inspire sur une autre histoire en revanche, qui sera normalement bientôt publié (un OS Geetron avec absence totale de guimauve cette fois).
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Penelope: Tu as parfaitement raison. Mais justement, le Geek et le Patron se font passer pour amnésiques. Ils ne doivent pas révéler leurs identités. Ils sont des "clones" que Mathieu a projeté suite à un stade extrêmement avancé de sa schizophrénie (ce n'est pas médicalement possible je sais mais c'est mon excuse pour utiliser les personnalités en tant que personnages). Si des médecins apprennent leur existence, il est probable qu'ils soient tous enfermé pour faire des tests afin de reproduire ce phénomène.
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Yukina21: Je t'en prie fait toi plaisir si tu désire l'étrangler, je ne connais pas ce personnage! Mais sans son intervention ça aurait été beaucoup trop facile. Gwenn les dépose à la porte et "Bon bah à plus!" Ça me contrariait beaucoup trop.
Merci du compliment, j'espère que le 14 plaira autant, car ce n'est pas celui que je préfère.
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RoronoaAgathou: Je te remercie, je te contacterai certainement pour les lemons en tout cas, j'aime beaucoup ceux que tu écris =) Ne t'inquiète pas si ça prends du temps, j'ai beau être en vacances je suis pas mal occupé par la réalisation d'un cosplay entre autres occupations. Sinon l'épisode 103 est génial, non? :) Ce tandem de choc, j'ai tellement hâte de voir la suite! Bisou
Chapitre 14: Échappatoire
Nous nous regardons avec le Geek. C'est quoi cette histoire de code ? Il me regarde, inquiet, levant un sourcil interrogateur.
- « Comment veux-tu que je sache ? » lui murmuré-je.
De l'autre côté d'une porte coupe-feu, l'agitation monte. J'entends des voix étouffées, mais ne comprends que des brides de mot, parmi lesquels : « jumeaux », « disparu ». Merde. J'attrape le Geek par le poignet et l'entraîne vite dans la pièce la plus proche et referme derrière moi.
- « Ils ont remarqué notre disparition, gamin... »
Je lève les yeux vers lui et le retrouve pétrifié, fixant quelque chose au milieu de la pièce. Quelqu'un. Allongé, nu sur une table de métal. Mort. Évidemment. Je souris. Notre « ami » Lucas le nécrophile aurait adoré. Ce qui n'est clairement pas le cas du Geek qui doit être à deux doigts de vomir ses tripes tant il est blanc et son visage décomposé.
- « Hey gamin ,ressaisit toi » lui dis-je en le secouant pour qu'il me fasse face.
Je le prends dans mes bras pour le calmer. Mais qu'est-ce qu'il me prend ? Mon regard se pose sur un coin de la pièce. C'est là que je la vois : Notre porte de sortie. Enfin... Notre sortie, en tout cas.
- « Suis-moi. »
Je me rapproche de la grille d'aération. Il y a la place de rentrer dans le conduit à quatre pattes. J'arrache la grille.
- « Je passe devant. Referme la grille derrière toi et reste bien derrière moi. »
Il hoche la tête, inquiet. Je m'engouffre, me retournant pour vérifier qu'il arrive bien. Il repositionne la grille maladroitement. Et me fait un signe de la tête. Avant que je commence à bouger, un bruit m'immobilise. Quelqu'un vient d'entrer à l'instant dans la pièce. Quelqu'un qui cherche quelque chose. Ou quelqu'un. Le Geek me lance un regard effrayé. Je pose doucement un doigt sur mes lèvres, lui ordonnant le silence. La personne cherche dans les différents placards et de ce que j'entends dans les chambres mortuaires, où les morts sont stockés. Il ressort finalement de la pièce en criant à l'adresse d'un autre.
- « Il n'y a personne ici. Continuez de chercher, ils ne peuvent pas être loin ! »
Je fixe la grille, appréhendant de la voir bouger peut-être. Nous restons immobiles encore un moment afin d'être certain qu'il soit bien parti. Je lève la tête vers le Geek pour lui faire signe de me suivre. Son regard semble soudain éteint et brillant de larmes. Nous progressons doucement dans le système d'aération, faisant attention à chaque mouvement, chaque bruit que nous pourrions faire et qui se répercuterait dans le conduit dans un écho révélateur. Un courant d'air commence à se faire sentir. Nous devons être proche de la sortie. Tant mieux. J'ai l'impression que nous sommes là-dedans depuis une éternité. Un dernier virage et nous y sommes. Une ultime grille nous sépare de la liberté.
- « Merde... » chuchoté-je.
Cette putain de chienne de grille est scellée ! Et comble de l'ironie, je distingue la voiture où nous attend la peluche à une vingtaine de mètres, qui me nargue. J'essaie de secouer la grille, espérant la voir bouger. Ce qu'elle fait. Légèrement. Je n'ai pas assez de force dans les bras pour desceller cette merde. Je dois être encore trop faible de ce qu'il s'est passé et ça m'énerve. Impossible de faire demi-tour, ils nous cherchent de partout à l'intérieur de cet hospice. Il n'y a pas trente-six solutions possibles.
- « Geek, recules-toi. »
Je me débrouille pour me retourner. Les pieds devant. Je souris en repensant à la phrase de l'interne.
« Pour ressortir de ce genre d'hôpital soit vous êtes guéri, soit c'est les pieds devant et vous disparaissez mystérieusement de la morgue ». Bien vu, gamine. Mon pied atterri bruyamment contre la grille, mais ça ne suffit pas à la desceller.
- « Mais qu'est-ce que tu fais, ils vont nous entendre! » me supplie le Geek d'une petite voix effrayée.
- « On n'a pas le choix gamin, si on fait demi-tour ils nous trouveront et on sera fait comme des rats de laboratoire !
Hors de question que je devienne un cobaye sur qui ils testent je ne sais quelle merde pour renouveler le processus. Hors de question, qu'ils lui fassent quoi que ce soit...
Je continue de taper, aussi fort que je peux. Le bruit résonne dans le système d'aération dans un boucan infernal. Ils auront vite fait de savoir où nous sommes. La grille bouge de plus en plus. Encore un effort. J'entends des voix et du bruit se rapprocher de nous. Ils sont entrés dans le système... Ils approchent... Dans un ultime coup, la grille valse dans les airs. Les voix sont de plus en plus proches et le bruit qu'ils font en se déplaçant dans le conduit est de plus en plus fort. Un coup d'œil par l'ouverture, ce n'est pas si haut que ça, trois mètres à peine. Pas le temps, de réfléchir il faut sauter. Un roulé-boulé à la réception et le tour sera joué.
- « Vite, suis-moi gamin »
Je m'élance, ignorant les protestations du Geek dans mon dos. L'impact au sol se déroule comme je le voulais, à l'exception de la vive douleur qui vient d'envahir mon poignet. Merde. C'est vraiment pas le moment.
Point de vue du Geek :
- « Geek a toi !
- Je... Je peux pas... c'est trop haut !
- Je te rattrape, bordel ! Saute ! »
Je retourne la tête vers l'intérieur du conduit. Ils sont là. Si je ne bouge pas ils vont m'attraper. Je suis terrorisé, ça me paraît tellement haut... Je tente de rassembler tout mon courage pour sauter rejoindre le Patron. Je sens tout mon corps trembler, alors que l'homme s'approche. Du coin de l'œil je vois sa main se jeter sur moi pour m'attraper... Le contact de ses doigts sur mon bras me sort de ma torpeur dans un sursaut qui m'élance vers le Patron, avant que sa main ne puisse se refermer suffisamment fermement pour me retenir. Droit sur le Patron, qui tente vainement de me rattraper, l'entraînant dans ma chute.
- « Ça va gamin ? »
Sa mâchoire se crispe. Je hoche la tête, embarrassé.
- « Cours »
Le Patron m'attrape par le bras et m'entraîne à sa suite à travers le parking, laissant l'infirmier seul dans son conduit. Nous rejoignons enfin la voiture et Maître Panda qui avait démarré en nous voyant arriver. D'autres blouses blanches courent dans notre direction. Bien sûr, ils sont passé par l'entrée de la morgue, eux ! Nous bondissons chacun sur l'un des sièges arrières et Panda démarre en trombe, cassant au passage la barre du parking que le gardien de nuit venait de descendre dans une ultime tentative de nous bloquer le passage. J'entends le Patron rigoler à côté de moi.
- « C'était presque trop facile ! »
Panda nous ramène à la maison. Enfin. Pendant le trajet, resté silencieux depuis la dernière phrase du Patron, je contemple le soleil se lever sur la ville. On croirait une cinématique de film. Je ne peux m'empêcher de penser que les films que je regarde d'habitude se terminent mieux que... ça...
Quand nous arrivons, Mathieu n'est pas là. Le Hippie non plus. Ils dorment, sûrement. Tant mieux, je ne suis pas sûr de vouloir les voir. Sans un regard en arrière je pars dans ma chambre. « Tu sais que Mathieu m'a créé incapable d'aimer. » Ça tourne dans ma tête. Qu'est-ce que j'ai pu être stupide en m'attendant à autre chose. Je ne suis qu'un plan cul comme les autres. Comme toutes ces putes qu'il... Ma gorge se serre. Je claque la porte de ma chambre et me jette sur mon lit en attrapant Monsieur Nounours Junior et mon Pikachu. Et je pleure. Longtemps. Je ne sais pas quand je me suis endormi.
Point de vue du Patron :
Du coin de l'œil, je vois le geek aller dans sa chambre et entends sa porte claquer. Sans un regard pour moi. Je serre les dents et les poings, mais la douleur toujours présente dans le poignet droit m'arrache un faible grognement. Le Panda se tourne vers moi, me lançant un regard surprit, que j'ignore sciemment.
- « Ça va aller Patron ?
- Hmm... Lâche-moi la peluche... »
Il hausse les épaules et me laisse seul dans le salon.
- « Alors Patron ? Toujours increvable à ce que je vois... »
Mathieu... Il se tient dans mon dos, appuyé contre le chambranle de la porte de la cuisine, les bras croisés sur son torse. Je me tourne légèrement pour le regarder en coin.
- « Pas trop déçu, créateur ? C'est vrai que ça t'aurait facilité la tâche, non ?»
Je ne peux m'empêcher de prononcer son surnom avec une mine de dégoût. Il ne relève pas. Se contentant d'esquisser un mince sourire en baissant les yeux. Je le laisse planté là. Pas envie de discuter. Pas envie d'avoir un énième sermon de sa part. La fatigue me pèse. Et mon poignet me lance... Je me dirige vers ma chambre, et passe devant celle du Geek. Je m'arrête un instant. Il pleure... Il doit être épuisé... Et vu notre dernière conversation avant de quitter la chambre d'hôpital, je ne pense pas qu'il ai très envie de me parler... Il mérite d'être tranquille... Je murmure derrière la porte :
- « Bonne nuit... Geek... »
Je pars m'allonger sur mon lit, après avoir fait un détour par la salle de bain pour bander mon poignet. Je ne sais pas vraiment à quel moment je me suis endormi. Je me rappelle avoir longtemps réfléchi et ressassé les derniers événements. Ce que j'ai dit. Ce que j'aurai peut-être dû dire... Ce que je n'ai pas dit...
Voilà pour le chapitre 14, ils sont enfin sorti de cet hopital, retour à la maison avec un comportement étrange de Mathieu, une tension entre le Geek et le Patron... Mais quand est-ce qu'ils vont bien pouvoir être peinard? Pas tout de suite sinon l'histoire n'a plus d'intérêt...
N'hésitez pas à laisser une 'tite review pour me dire ce que vous en pensez :)
