Ch. 14
Pour les premières semaines de leur relation, tout s'était très bien passé. Steve et Tony avaient commencé à passer leurs nuits ensemble. Et il ne fallu pas longtemps pour qu'ils deviennent sexuellement actifs.
Considérant qu'il avait déjà perdu sa virginité et qu'il «était actuellement enceinte, Steve ne voyait aucun mal à descendre avoir des relations sexuelles avec Tony.
Tony quand à lui, était plus qu'heureux d'embrasser et de toucher le blond. Il faisait en sorte que Steve se sente le plus magnifique possible. Et bien que ses muscles ne soient plus aussi prononcés qu'avant et que son ventre commençait tout doucement à gonfler, Tony trouvait que cela rendait Steve encore plus attirant étant donné que c'était son enfant qui poussait à l'intérieur du soldat.
Ce fut quand Steve atteint la période de ses quatre mois, que les choses se sont mis à changer.
Au début, ce n'était que de petits changements, comme l'intérêt pour le sexe. Il continuait à se blottir contre Tony et à l'embrasser, mais maintenant, cela s'arrêtait à ça. Steve repoussait Tony s'il s'approchait trop.
Tony devina que cela était lié à des sautes d'humeur auquel Steve était maintenant confronté. Steve pouvait être heureux une minute et pleurer celle d'après. Parfois, il se mettait en colère pour aucune raison. Et même si Tony était intelligent, il ne parvenait pas à comprendre le déclencheur de ces sautes d'humeur. Il avait l'impression de marcher sur des œufs constamment, de peur de faire un faux mouvement ou de dire un phrase mal formulé qui pourrait vexer son petit ami.
Mais Tony était d'accord avec cela. Ou du moins, il se forçait à être d'accord avec ça. Il le méritait vraiment. Il avait énormément blessé Steve. Donc si son amant avait quelques problèmes hormonaux, Tony devrait réussir à trouver un moyen de faire face.
Il y avait tout de même une note positive à tout cela, la nausée constante qui frappait le soldat avait disparu. En conséquence, l'appétit de Steve avait refait surface. Tony aurait pensait que c'était une bonne chose, sauf que Steve commençait à avoir des exigences quelque peu étrange en matière de nourriture. Hier soir, il avait envoyé à Tony à 3h du matin pour trouver tarte au citron meringuée. Ensuite, pour le petit déjeuner, il avait mangé une horrible combinaison de chocolat, crème glacée, pêches en conserve et anchois. Tony dû admettre qu'il avait été assez surpris.
Puis il y avait les étourdissements que Steve avait. Ceux-ci effrayaient Tony. Des fois, Steve faisait quelque chose d'aussi banal que de marcher dans la cuisine quand il se mettait à se sentir mal, ce qui lui donnait des difficultés à tenir debout. Jusque là, Tony avait été présent pour l'aider à chaque fois que cela était arrivé, mais il était inquiet de ce qui pourrait arriver si pour une quelconque raison, il n'était pas là.
Après quelques semaines, Tony décida d'aller voir Bruce. Il aurait peut-être des réponses. Peut-être il y avait un médicament ou autre que Steve pourrait prendre pour le rendre plus supportable.
Tony trouva Bruce tard dans la nuit, après que Steve se soit endormi. Il ne voulait pas que le blond soit au courant de peur qu'il ne se vexe.
Bruce était entrain de calibrer une partie de son équipement lorsqu'il vit Tony.
« Hé, Tony. Que puis-je faire pour toi ... à 02h04 ? »
Tony ferma la porte du laboratoire. « J'ai besoin de comprendre tout ce qui se passe avec Steve et j'ai besoin de savoir comment résoudre ce problème. »
Bruce fendu en un sourire. « Ah, tu veux parler des sautes d'humeur et autres ? »
« Et l'absence totale de désir sexuel. »
« Hm… » Bruce se dirigea vers une étagère où se trouvait plusieurs dossiers. Il en sorti un avec le nom de Steve écrit sur le côté. « Selon son dernier examen, tout était normal. »
« Eh bien, il n'est plus normal maintenant. Si je ne fais que respirer un peu trop fort, je m'attire ses foudres ! Même Thor à l'air d'un agneau avec son marteau à côté. Chaque petite chose semble le mettre hors de lui. Il y a juste une heure, j'ai allumé la télévision et m'est tombé dessus parce que je regardais des bandes dessinées. Il a dit que j'étais enfant et que je perturbais son temps de relaxation ! »
«Calmes-toi» répondit Bruce. Il pouvait voir la colère monter en Tony.
« Désolé. C'est juste que j'essais de supporter et de m'adapter depuis des semaines, et ça ne cesse d'empirer. Je m'inquiète pour Steve, beaucoup, et je veux former un couple avec lui. Mais des fois, je voudrais juste baisser les bras, abandonner »
« Tu ne penses pas ce que tu dit. »
« Tu as raison… mais c'est vraiment difficile à vivre. N'y a t-il pas quelque chose qu'il pourrait prendre pour le calmer ? Ou qui puisse m'aider ? »
« Tony, Le comportement de Steve est tout à fait normal. »
«J'ai connus des femmes enceintes avant aujourd'hui et aucune d'elle ne se comportait comme ça. Sérieusement, essais d'aller prendre la tarte au citron meringuée dans le réfrigérateur et de la cacher. Tu verras de quoi je parle ! »
Bruce rit. « Allez. Tu exagères. »
Tony secoua la tête «non» et Bruce soupira.
"C'est parce que Steve a des caractéristiques mâles, les hormones son donc plus mise en avant, l'afflux d'œstrogène est probablement la cause de ses réactions plus exacerbé qu'une femme. »
« Bien, et qu'est-ce qu'on peut faire pour ça ? Pitié, dis moi que tu as une solution. »
« J'ai bien peur que non. Ces symptômes vont probablement passer avec le temps, tout comme les autres sont passés. »
« Dieu, j'espère que tu as raison. »
« Tout ce que je peux faire c'est te dire de laisser couler. Je doute que Steve aime sa situation actuelle et les nombreux changements qui se produisent avec son corps et sa vie. Il a besoin de toi. Et en plus, tu c'est toi qui l'as mis enceinte »
« Ouais, ouais, je sais. C'est la seule chose qui m'empêche de l'étrangler. Je lui dois d'être gentil. Je sais. C'est ce que je me suis dis les semaines précédentes. »
« Bien. »
« Bon, je vais y aller maintenant. J'ai besoin d'un verre. »
« T'es qu'un crétin ! » se moqua Bruce.
« Quoi? Je n'ai rien dit. »
« L'alcool ne fera qu'empirer les choses ! » le sermonna Bruce, mais Tony était déjà à mi-chemin dans le couloir.
« Désolé, je n'ais pas entendu ce que tu viens de dire ! » cria Tony « Je dois y aller ! A plus tard ! »
Et après cela, Tony disparut.
