Disclaimer : Harry Potter est la propriété de J.K. Rowling and Warner Brothers Entertainment Inc.

Titre original : On The Last Day Of Our World.

Auteur : Sansa 1

Traductrice : Crazysnape

Résumé :Harry et Draco se réveillent un matin et découvrent qu'ils sont les dernières personnes sur Terre. Pourront-ils découvrir ensemble ce qui est arrivé à leur monde? HP/DM

Rated : 'R' (par sécurité)

Merci pour tout vos messages, je suis très heureuse de voir que vous vibrer au rythme de leurs aventures, j'espère que ce chapitre vous plaira aussi.


Chapitre quatorze
Une trahison involontaire


Harry sut ce qui allait se passer une fraction de seconde avant que cela n'arrive, mais au final, il fut trop lent pour l'empêcher. Alors que la lumière provenant des sorts combinés lancés par les trois hommes se précipitait vers lui, il détecta un mouvement du coin de l'œil. Comme dans un cauchemar, il regarda, horrifié, Draco se jeter en direction du sortilège, le prenant de toute sa puissance sur le torse.

/ / NON! / / cria intérieurement Harry alors que Draco était rejeté en arrière. Il l'attrapa dans ses bras, mais la force du sort les envoya tout deux s'effondrer sur le sol, Draco inconscient et Harry paniquant pour le réanimer. Il n'y passa qu'un instant, juste assez pour s'assurer que Draco respirait, quoique faiblement, avant se remettre sur ses pieds et de se tourner vers la porte.

La peur et la rage le traversaient, et sans y penser à deux fois, il attaqua. Sa magie coulait de lui comme deux lanières d'un fouet, en déplaçant l'air et la faisant onduler vers le trio. Quand ils se connectèrent à leurs cibles, les deux hommes de part et d'autre de Fletcher disparurent dans les airs, leurs baguettes claquant sur le sol alors qu'ils s'évaporaient. Dung resta cependant indemne. Il lança un coup d'œil à sa gauche, à sa droite, puis regarda nerveusement Harry.

"Que leur avez-vous fait?"aboya-t-il, dans une tentative bravade de maquiller sa peur.

Harry fut tenter d'envoyer aussi Dung au loin, mais il n'était pas suffisamment paniqué pour céder à son désir. Il avait besoin de savoir exactement ce qui avait été fait à Draco. Ensuite, il expulserait ce bâtard en enfer.

"Je les ai renvoyé, répondit Harry, en utilisant toutes les astuces qu'il connaissait pour que sa voix reste ferme et ses émotions sous contrôle. Déjà, il pouvait sentir Draco s'en aller, prendre le pouvoir et la force qu'Harry possédait. "Et je ferai la même chose avec vous si vous ne me dites pas le nom du sort que vous venez juste d'utiliser."

"Envoyé où?"

"DÎTES MOI!" hurlait Harry. Il fit un geste de la main à peine perceptible et Dung pâlit, tombant à genoux. Il essaya de parler, mais tout ce qui sortit de sa bouche fut de petits et pitoyables gémissements alors que son corps était en proie à la douleur. Harry leva la sort et Dung bascula sur ses mains, haletant lourdement. Aussi discrètement que possible, Harry se recula jusqu'à ce qu'il ait un mur solide contre le dos. Ses forces s'échappaient rapidement, et il ne voulait pas que Dung se rende compte qu'il était sur le point de s'écrouler.

"Ce n'était qu'un avant-goût, Fletcher. Ne me forcez à utiliser l'artillerie lourde contre vous." Harry prit une profonde respiration, souhaitant que la salle cesse de tourner incessamment. "Quel sortilège avez-vous utilisé?

Dung se souleva finalement et s'assit sur ses talons, la respiration sifflante. Il tourna son regard haineux vers Harry, et gronda: "Tu te crois si spéciale. Tu n'es qu'un lâche! "

Harry ne cligna même pas des yeux, et n'hésita pas.

"Doloris."

Fletcher retomba sur le sol en hurlant. Il se mordit presque aussitôt la langue, et bientôt ses cris se transformèrent en gargouillis sanglant comme il se débattait, se tordait. Ce fut sur cette scène que Severus, Remus et Dumbledore tombèrent en apparaissant à la porte de la cellule de détention: Fletcher souffrant sous le Doloris, Harry se tenant au-dessus de lui indifférent, et Draco inconscient à ses pieds.

Dumbledore s'avança et leva l'impardonnable. Harry cligna des yeux et parut revenir à lui. Il tourna angoissé, ses yeux hagards vers Severus et soudain ses jambes cessèrent de le tenir, il s'affaissa sur le mur et atterrir sur le sol dans un bruit sourd. Alors que Dumbledore se penchait pour examiner Fletcher, Remus dépassa Severus et se précipita vers Harry.

"Harry," dit-il en la serrant fermement par les épaules. "Tu vas bien ?"

Harry ne répondit pas. Il repoussa Remus et rampa vers son compagnon. Réprimant un sanglot, il souleva doucement les épaules de Draco du sol et se glissa sous lui, en plaçant doucement la tête de son amant sur ses genoux. "Draco? "chuchota-t-il d'une voix rauque. Il tenta de l'atteindre par le lien, mais la présence de Draco ne cessait de s'échapper. Les mains tremblantes, il écarta doucement les cheveux de Draco de son visage, révélant une peau grise et sans vie. "Draco?"

Remus recula lorsque la voix de Harry se brisa, il se glissa alors derrière lui, lui procurant tout le réconfort qu'il pouvait. Quand il entendit Albus jeter un 'enervate' à Fletcher, il jeta un coup d'œil, pour voir le Directeur, la pointe de sa baguette profondément enfoncée dans la peau charnue du cou de Dung. Fletcher, reculait lentement, mais Albus le suivait pas à pas. Le dos de Dung se cogna inévitablement contre un mur, mais cela n'empêcha pas Dumbledore d'avancer jusqu'à ce que sa baguette soit à nouveau douloureusement enfoncée dans de son cou.

"Mondingus – Tu me déçois vraiment beaucoup", dit tranquillement Albus, et Severus et Remus poussèrent inconsciemment un soupire de soulagement à l'idée de ne pas être la cible de la colère du directeur. Ou de sa baguette.

"Albus, J'essayais juste—"

"Silence", Albus aboya. Fletcher ferma si vite la bouche, que ses dents claquèrent, et un grognement sourd s'échappa de sa gorge. Il commençait à se fatiguer d'être traité comme un mauvais élève.

"Il fallait que quelqu'un fasse quelque chose" cracha-t-il. "Vous n'alliez certainement pas faire le boulot. Combien de personne alliez-vous encore laisser mourir avant de mettre fin aux petites de vacances de M. Potter? Et bien, Albus?"

Remus jeta un coup d'œil vers Harry, à la fois curieux et inquiet de la réaction que provoquerait ce qui venait d'être dit. Sa curiosité se transforma en préoccupation quand il vit que Harry ne semblait même pas écouter la conversation. Il berçait Draco d'un mouvement en arrière presque imperceptiblement, et ses yeux regardaient fixement devant eux. Son inquiétude commença à devenir de l'agitation et il le signala à Severus.

Le Maître de Potions, tout en appréciant de se moquer de Fletcher par-dessus l'épaule du directeur, était conscient qu'Albus avait des choses bien en main. Il fut aux côtés de Remus en un instant, le regard interrogateur.

"Harry"dit simplement Remus en guise d'explication.

Il ne lui fallut qu'un regard vers Harry et un autre sur la forme pâle de Draco pour convaincre Severus que le temps leur était compté. "Albus," appela-t-il par-dessus son épaule: "Dépêchez-vous! " Il prit le menton d'Harry entre ses deux doigts et tourna sa tête jusqu'à ce qu'ils se fassent face. Harry continuait à regarder à travers Séverus comme s'il y était pas là. Ce dernier serra les lèvres, ne prenant pas la peine de masquer sa frustration grandissante. "Harry!" dit-il sèchement, en essayant de tirer le jeune homme hors de sa stupeur. Comme Harry ne répondait pas, et semblait en fait, s'enfoncer encore plus profondément dans son oubli personnel, Séverus grogna et prit Draco dans ses bras. Immédiatement, Harry poussa un petit cri de détresse et tenta de le rattraper saisir en arrière. Severus le repoussa en grondant.

"Reprenez-vous, Potter. Remus - aide-le. Nous avons besoin d'aller dans un endroit où je puisse examiner Draco plus convenablement." Remus hocha la tête et tira un Harry toujours aussi affaibli sur ses pieds. Ils passèrent devant Albus, qui tenait toujours Mondingus à la pointe de sa baguette.

"Nous avons besoin de savoir ce qu'il a utilisé", déclara Séverus en dépassant le directeur et Albus hocha la tête.

"Je découvrirais le sortilège utilisé, Severus. Maintenant, mettez les garçons en sécurité. Vous savez où aller. Je m'occupe de ça." Severus acquiesça et sortit, faisant de la place à Remus pour qu'il le suive à travers la porte. Comme Remus se glissait devant Fletcher, l' immonde homme tendit le bras et saisit fermement la manche d'Harry, ébranlant Remus qui soutenait sa marche.

"Qu'as tu fais d'eux?"siffla Fletcher.

Remus fut choqué quand Harry répondit tournant lentement la tête jusqu'à ce qu'il rencontre le regard de Fletcher. "Je les ai envoyé, répéta-t-il. ... Autre ... part." Ses yeux avaient perdu leur côté vague, légèrement flou et il fixait Dung d'un regard plein de colère, d'une rage intense. "Je vous enverrais les rejoindre. Pour toujours."

Remus était relativement sûr qu'Harry disait cela comme une promesse. Il n'y avait pas de colère indignée derrière sa remarque, ni aucun désespoir. Harry faisait sa déclaration avec la douceur et la même assurance que l'on pourrait prendre pour parler de la météo.

Il y aurait du mauvais temps, là où Harry enverrait Fletcher, Remus en était sûr.

"Allons-y, Harry," le cajola-t-il, tirant Harry devant un Mondingus confus, vers le couloir et les ascenseurs.

Albus se retourna vers Fletcher. "Maintenant, Mondingus, dit-il. "Ne me fais pas me répéter. Je ne te laisserais pas t'en sortir aussi facilement qu'Harry, avec un simple Doloris. J'ai un enfer particulier qui t'es réservé, mon ami, mais ne parlons plus de cela pour l'instant." Les yeux bleus d' Albus, habituellement pétillants, étaient réduits à deux fentes qui firent encore plus pâlir Dung. Tu vas me dire le nom de la malédiction que tu as utilisée pour neutraliser M. Malfoy et te vas me le dire tout de suite, et rapidement, et avec le moins de commentaire possible, parce que, franchement, le simple fait d'être près de toi me retourne le ventre. Comment as-tu pu, Dung? Comment as-tu pu?" Ces dernières questions, posées avec une tristesse résignée et de la déception, furent les dernière que Remus entendit avant que les portes de l'ascenseur se referment derrière lui.

Harry était à la dérive. Les activités extérieur passaient de plus en plus à l'arrière-plan à chaque seconde qui s'écoulait. En surface, il répondait, bien qu'un peu chancelant, aux commandements de Remus. Marcher, s'arrêter. Marcher, s'arrêter. Mais, une très petite partie de son cerveau était actuellement utiliser pour faire ces choses. La vérité était, qu'il sentait Draco s'éloigner de lui, succombant à quelque malédiction que Dung avait bien pu utilisé, et il se laissait entraîner, sans même se préoccuper de lutter contre cette spirale descendant vers les ténèbres éternelles. S'il était honnête envers lui-même, il avouerait qu'il restait en lui très peu d'envie de lutter, certainement pas assez pour faire une différence que ce soit dans un sens ou dans l'autre. Si Draco mourait, lui aussi. Harry était plus que simplement résigné à ce fait, il avait véritablement embrassé cette notion.

Alors, quand il se retrouva sur la plage avec Draco, à regarder la tempête approcher, il ne s'interrogea pas trop. Il n'était que légèrement curieux du changement de scène, mais Draco semblait le sentir.

"Que penses-tu?"

Harry pencha la tête sur le côté. "Je me demandais si c'était réel."

Draco sourit. "Veux-tu que cela le soit?" Il leva la tête vers le ciel, en appréciant les derniers rayons de soleil. Bientôt, ils seraient partis, masquée derrière les nuages qui approchaient.

"Je ne sais pas," répondit Harry, en jouant avec la serviette. Il soupira en regardant par dessus l'eau. "Ça sent l'orage."

"Oui. Il sera impressionnant."

Harry fronça les sourcils à la vue des sombres cumulo-nimbus . "Je pense que nous devrions partir."

Draco inclina sa tête vers Harry. "En es-tu sûr?"

Harry fronça les sourcils à la réponse de Draco. Le dernier rayon du soleil disparut et une brise fraîche sortit de l'eau, ce qui lui donna la chair de poule. Il se redressa et frotta vivement ses bras pour lutter contre le froid qui l'envahissait. Une lumière jaune vacillante commença à scintiller dans le ciel au dessus de sur la mer. Harry tendit la main vers Draco, voulant lui dire qu'il fallait partir - à s'échapper avant que l'orage n'éclate.

Mais Draco était parti.


Percy était très proche de perdre son sang froid. Comme si l'humiliation de Potter n'avait pas suffi, il avait ensuite dû endurer les regards curieux de Dumbledore ainsi que des professeurs Snape et Lupin lorsqu'ils étaient entrés dans le ministère près de trente minutes plus tôt. Il doutait que le fait qu'il soit entouré d'Aurors de leurs aient échappé ( le ricanement de Snape le prouvait) et leurs positions indiquaient, plutôt sans subtilité, que cette attention supplémentaire n'était pas désirer.

Il y eut une perturbation parmi les Aurors lorsqu'une petite femme musclée se fraya un chemin dans leur cercle étroit, et un moment plus tard, il sentit une petite main sur sa hanche. "Percy, tu vas bien?"

Percy poussa un soupir et se tourna vers son amante régulière et petite amie occasionnelle, Alexandra Matason. "Ils t'ont laissée passer?" grogna-t-il, "Tu ferais mieux d'espérer pouvoir ressortir."

"Je leur ai dit de me laisser passer pour que je puisse m'assurer que tu allais bien, ou j'allais directement voir le Ministre" déclara-t-elle, en brossant une poussière invisible de sa chemise. Il immobilisa sa main.

"Arrête, tu la froisses. »

Alexandra sourit et noua ses mains autour de son cou. "Elle sera plus beaucoup froissée tout à l'heure, lui chantonna-t-elle à l'oreille.

Percy fit un écart vers l'arrière et maintint Alex à deux mains. "Plus beaucoup n'est pas correcte, Alex."

Alex fit la moue, mais ne poursuivit pas Percy dans son petit espace. "Qu'est-ce qu'il se passe, bébé ?"

Percy ouvrit la bouche, entendant perversement dire à la petite blonde se mêler de ses propres affaires quand l'ascenseur juste en face de lui s'ouvrit et que le fléau de son existence en sortit en trébuchant, avec le reste de ses personnes "préférées"à la suite. Percy roula des yeux. C' était officiel - il passait vraiment une mauvaise journée .

Snape portait Malfoy, qui semblait plus près de la mort que tout autre personne qu'il ait pu voir, et Lupin soutenait Potter, qui n'avait pas l'air de pouvoir aller où que ce soit de son propre chef, même s'il l'avait voulu . Comme il était, il paraissait complètement hébété et inconscient de ce qui l'entourait. Percy pensait qu'il avait l'air horrible, et, dans un élan de vengeance, souhaita qu'il se sente tout aussi mal.

"Ils ont l'air terrible", dit Alex, répétant ses pensées.

"Qui ça intéresse ?" rétorqua. Percy. Quoi qu'il en soit, il semblait que Potter n'avait pas les moyens de maintenir sa prise sur Percy plus longtemps, alors il allait partir. Immédiatement. Il avait besoin d'un bon verre et d'un quelconque divertissement bon marché pour cesser de penser à cette horrible journée. Percy lança un coup d'œil à Alex, et jugea de la possibilité de l'emmener. Elle poserait nombre de questions gênantes, mais était toujours un bon moment garanti.

Percy avait désespérément besoin de quelque chose de sûre.

"Qu'est-ce qui ce passe Percy? Est-ce Harry Potter? Et Draco Malfoy? Que leurs est-il arrivé?"

Percy leva les yeux au ciel. Ça commençait déjà. Si il devait supporter ça toute la nuit, il y avait intérêt à avoir une récompense à la fin. De préférence, du genre blonde aux longues jambes. "Viens, » dit-il en la prenant par le bras et la poussant à suivre le groupe de vaurien comme ils disparaissaient par la porte puis dans l'Atrium."Je te raconterai tout cela devant un Firewhiskey. Ou deux" grommelait-il.

Alex pouffa comme il la mena à la porte et la cour en restant bien derrière Potter et sa bande. Il dirigea Alex vers la première cheminette, passant directement en première ligne. Personne ne semblait s'en soucier, tous à regardait Potter.

"Tu ne dois pas t'enregistrer avant de partir?" Demanda Alex en jetant la poudre à cheminette dans les flammes.

"Rien à foutre," murmura Percy avant de pousser Alex vers les flammes vertes d'un geste brusque. Il la suivit un moment plus tard, et la dernière chose qu'il entendit en partant, fut Snape qui grondait à une destination dans la cheminée: "Godric's Hollow.


Lorsque Severus sortit de la cheminette à Godric's Hollow, il n'hésita pas avant de traverser la pièce à grandes enjambées en direction de l'énorme le divan et d'y poser doucement Draco. Il entendit Remus et Harry entrer derrière lui, mais il les ignora favorisant l'examen de Draco. Il allait devoir faire confiance à Remus pour prendre soin de Harry.

Séverus lança rapidement un sort de diagnostic sur Draco, mais il ne lui révéla que bien peu. C'était vraiment ironique, pensait-il, que le plus grand maître guérisseur d'entre eux soit celui qui ait besoin des soins les plus intensifs. Draco respirait, mais il pouvait voir que chaque inspiration était plus laborieuse que la précédente. De toute évidence, Draco menait une bataille perdue.

Il baissa la tête et se pinça l'arrête du nez, priant pour avoir un peu d'inspiration, un quelconque indice pour savoir où commencer, mais aucune idée valable ne lui venait. Ils allaient devoir attendre Dumbledore et en espérant qu'il sera parvenu à arrache le contre-sort à Mondingus.

Severus savait que la mort de Draco aurait de graves répercussions pour Harry. Le lien était jeune, c'était vrai, mais il était aussi l'un des plus forts et les plus solides que Séverus n'avait jamais rencontré, et il était impossible de prévoir ce qui se passerait si Draco succombait au sortilège.

Il pouvait cependant, aller à une supposition, et le résultat n'était pas en effet pas bien positif.

Derrière lui, il entendait Remus essayer de sortir Harry de sa torpeur, et évidemment de ne pas avoir beaucoup de succès. Il se releva de là où il s'était accroupi et se dirigea vers le fauteuil où Remus frottait énergiquement les mains de Harry.

"Harry?" Disait Remus, en tentant de le cajoler pour obtenir une réaction du jeune homme. "Harry! Tu dois sortir de là. Draco a besoin de toi. Bon sang, Harry! reprend toi!" Remus se tut finalement, laissant tomber sa tête entre ses épaules dans un signe de défaite. Séverus posa une main douce dans ses cheveux, cédant au besoin de toucher son compagnon.

"Laisse, Remus. Nous ne pouvons rien faire de plus pour le moment. Nous allons devoir attendre Dumbledore."

Il entendit Remus pousser un profond soupir, et il fit un mouvement pour se lever. Il eut un instant de faiblesse en se levant et Séverus fut là pour le stabiliser. Lorsque Remus se fut remit sur ses pieds, Severus le fit tourner dans ses bras, l'attirant dans une étreinte. Ils ne parlèrent pas, offrant et recevant simplement le réconfort dont ils avaient désespérément besoin l'un de autre.

"Severus ..."commença Remus et Séverus le fit taire en posant un long doigt sur ses lèvres.

"Je sais, répondit-il. // Je le sais. C'est injuste. Ce n'est pas juste. Nous leur devons tellement plus que ce que l'on leur a donné. Où avons-nous échoué dans ces responsabilités? / /

"Oui", murmura Remus. "Tu comprends."

"Je comprends."

"Si nous parvenons à traverser cela..."

"Je suis d'accord. Nous irons." Séverus tira à nouveau Remus dans ses bras et enfouit son visage dans les cheveux bruns grisonnants de l'autre l'homme .

"ça a l'air d'être le paradis, n'est-ce pas?" Demanda Remus, et Severus pouvait entendre le petit sourire dans la voix.

"Oui. "


Alexandra fit un signe pour avoir un autre Firewhiskey et le glissa devant son compagnon. Percy ne le remarqua même, il était trop occupé à gesticuler, racontant encore une fois le récit de sa dernière rencontre avec les Aurors. Alors que le jour se transformait en après-midi, que le whisky coulait comme de l'eau, l'histoire avait évolué vers une interprétation selon laquelle Percy s'était levé contre Potter et les Aurors, ne s'écartant que quand il lui avait semblé que de véritable débordements de violence était sur le point arriver, mettant ainsi en danger des passants innocents.

Alex roula des yeux comme Percy continuait à cracher ses malheurs. Il y avait des jours, où elle se demandait si supporter Percy en valait la peine, vu la misérable quantité d'information valable que ce pathétique petit ver possédait réellement. La plupart du temps, il était complètement laissé dans le noir. Le ministre soupçonnait sans doute qu'il ne pouvait pas lui faire confiance. Toutefois, son Maître était catégorique, lui rappelant encore et encore, parfois assez durement, qu'un jour sa liaison avec le Belette serait payante.

Aujourd'hui, c'était son jour. Le jour de paie !

Elle regardait comme Percy avalait son cinquième verre de whisky. Comme il posait le verre vide sur le bar, il vacilla sur sa chaise et clignant des yeux comme une chouette à son reflet dans le miroir fixé dans le mur derrière les bouteilles d'alcool bien alignée.

"Je crois que je suis ivre, dit-il à son reflet.

Alex sourit juste en guise de réponse et envoya une courte prière pour qu'il s'excuse bientôt. Elle pensait que ce moment ne devrait pas être trop long à arriver. Elle n'avait que très rarement été surprise par Percy, la plupart du temps, il était aussi prévisible que le soleil dans le désert. Percy prit une profonde inspiration et expira lentement. Il commença ensuite à soigneusement sortir de son tabouret.

"Je revient tout de suite, amour, dit-il d'une voix pâteuse en trébuchant en direction des toilettes. "Ne pense pas que je ne reviens pas" cria-t-il en chancelant.

"L'espoir est éternelle", murmura Alex dans son vin. Quand elle fut certaine que l'idiot en état d'ébriété était parti, elle se glissa hors de son fauteuil, paya la facture, et se fondit dehors dans le lumineux soleil d'après-midi. C'était sans danger. Percy ne se souviendrais de rien, et peut-être s'évanouirait-il dans les toilettes. Il serait assez facile de prétendre qu'ils s'étaient disputés et qu'elle était rentré chez elle. Si Merlin le voulait, elle serait enfin en mesure de rompre avec ce bâtard. L'information qu'elle avait, pourrait très bien mettre fin à la guerre. Et elle n'avait pas été acquise dans le milieu de la nuit, murmuré par un sombre personnage à un autre dans une ruelle abandonnée. Non, elle avait été crié en plein jour - pour tout le monde l'entendre. Quiconque voulant écouter.

Alex trouvait cela ironique.

"Godric's Hollow, Maître. "

"En es-tu sûr, Alexandra?"

"Oui. La belette jure que c'est ce que Snape dit."

"Et Potter?"

"étourdi. À peine capable de marcher."

"Pourquoi?"

"Nul ne le sait. Mais il y a des rumeurs. Quelque chose en rapport avec Draco Malfoy."

Alex attendait, les yeux rivés au sol. Il était tout à fait possible, très probable même, elle soit punie pour cette seule information manquante. Le silence s'étirait, et elle préparait mentalement son corps à la douleur du Doloriss.

Il ne vint jamais.

"Excellent. Je suis satisfait, Alexandra. Je crois que ... je sais ... c'est une occasion qui ne doit pas être perdu. Il est temps d'éliminer Potter - définitivement. Godric's Hollow. Comment c'est appropriée.

"Vous connaissez cette endroit, maître?"

"Oh oui, Alexandra. Je suis déjà passé par là auparavant."


Les flammes de la cheminée devinrent vertes, et Rémus sauta du canapé, rejoignant Dumbledore dès qu'il en sortit . "Albus? demandait-il, ayant besoin immédiatement de la réponse du Directeur, et cependant, la craignant en même temps. l craignait de penser à ce qui se passerait si Draco mourrait.

"J'ai l'information dont nous avons besoin. Cependant, je ne sais pas vraiment quoi en faire." Dumbledore traversa la pièce en parlant, et les dernières paroles qu'il dit à Remus furent prononcées alors qu'il se trouvait à côté de la forme inerte de Draco. Il inclina la tête, examinant Draco d'un œil critique par dessus ses lunettes, avant de se tourner pour regarder Harry, qui est actuellement blotti dans un fauteuil, regardant à travers la pièce. Il ne montrait pas si il avait remarqué l'arrivée d'Albus.

"Leur état?"

"Inchangé. Albus, qu'avez-vous découvert? "

La réponse d'Albus fut retardée par l'arrivée de Severus. Celui-ci fit un signe de la tête à Dumbledore avant de retirer un petit cube de sa poche et le placer sur le bureau. D'un subtil geste de baguette, la boite s'élargit, et Séverus commença à en sortir diverses potions de guérison. "Qu'avez-vous découverr, Albus?demanda-t-il en travaillant.

Dumbledore fit un signe de tête approbateur en direction des potions et se retourna vers Remus. "Le sort a été conçu pour Harry. Ces hommes n'avaient aucun désir de le tuer, ils voulaient juste le paralyser, et ils savaient qu'un sort traditionnel ne serait pas efficace contre lui. Ce sort est une alternative très performante, mais pour être certain que cela fonctionnerait, Mondingus a demander que ce qu'ils le jettent tout les trois en même temps – ce qui a triplé sa puissance. "

La mâchoire de Remus tomba sous le choc et Severus jeta le flacon de potion qu'il tenait contre le mur, où il se brisa avec un petit bruit très insatisfaisant au lieu de l'explosion dont il avait besoin. "Un Immobilisateur?" cria Séverus incrédule." "Comment est-ce possible? Il ne répond pas à un Ennervate, Albus.

"Non, mon cher, et il ne répondra pas." Albus soupira et se retourna vers Draco. Il lève sa baguette et une chaise vola à travers la pièce et atterrit sous lui, au moment où il s'assit. Les lèvres de Remus se soulevèrent bizarrement. "C'était plutôt juste, n'est-ce pas Albus?

"Un jour, il finira sur le cul par terre, Remus," dit Severus en continuant à vider la boîte. "Toutefois, si tu devais en être le témoin, je pense que tu subirais un Obliviate, donc ne t'attends pas à profiter de ce moment d'humour trop longtemps."

Remus fronça les sourcils. "Alors comment sais-tu que nous ne l'avons pas déjà vu, si tu penses qu'il nous soumettrait à un Obliviate après?" Il observa les mains de Séverus s'immobiliser dans la boîte. Puis il jeta un regard à travers son rideau de cheveux noirs.

"Excellente remarque, dit-il d'une voix traînante, en jetant un regard perçant vers le Directeur.

"Amusez-vous tant que vous le pouvez, les garçons. Je ne serai pas toujours là, vous savez."

Remus lui fit un au revoir de la main; n'appréciant pas la tournure de la conversation. "Ne dites pas cela, Albus. Maintenant, au sujet des garçons ..."sa voix s'estompa.

"Oui," dit calmement Albus . ""En effet". Il se hissa de sa chaise et se dirigea vers Harry. Remus et Severus le regardaient tout deux curieusement, tandis qu'il s'arrêtait devant la chaise, directement dans la ligne de vue d'Harry Harry regarda à travers lui.

"Harry James Potter! » rugit Albus. Remus sursauta et il entendit le cliquetis des flacons de potions provenant du bureau. "Regarde-moi!"

La magie derrière les mots était si forte, la contrainte d'obéissance si écrasante que Remus n'aurait pas pu détourner les yeux du Directeur, même s'il l'avait voulu, ce qu'il ne voulait pas - il était extrêmement curieux de savoir ce que crier après Harry accomplirait. Il avait déjà essayé, et cela n'avait eu aucun résultat.

S'il y eut jamais eu la moindre interrogation pour savoir dans quelle mesure le pouvoir d'Albus dépassait le sien, on y a sommairement répondu comme Harry cligna des yeux une fois, puis à nouveau, puis lentement leva la tête pour se concentrer sur Dumbledore. "Professeur?" demanda-t-il d'une voix rauque. Remus poussa un soupir de soulagement, alors qu'il entendait Séverus haleter de surprise de l'autre côté de la pièce.

"Harry,"dit Albus, avec douceur mais aussi avec fermeté," J'ai besoin que tu reviennes vers moi. J'ai besoin de ton aide pour sauver Draco. Veux-tu faire ça pour moi? "

Les yeux d'Harry s'éclaircirent un peu plus. "Vous pouvez l'aider?" demanda-t-il, l'espoir plein la voix.

"Oui, Harry. Mais j'aurai besoin de ton aide."

Harry réfléchit un instant, avant hocher la tête avec lassitude. Albus s'écarta, et Harry essaya de se lever de la chaise, pour trébucher dès qu'il fut sur ses pieds. Remus était là pour le rattraper, et Harry lui sourit tristement. "Désolé, Remy. Je me sens si faible."

Remus glissa un bras autour de la taille d'Harry et le guida vers le divan où Draco reposait. "Ce n'est pas étonnant, Harry. Tu te sentiras probablement faible et désorienté jusqu'à ce que Draco récupère. Vous partager tout, après tout."

Harry fronça les sourcils. "Que voulez-vous dire?

"Pour l'amour de Merlin, Potter,"claqua Séverus à travers la pièce. "As-tu fait la moindre recherches sur ce lien avant de le faire?"

"Non, Draco a fait toutes les recherches."

Séverus renifla. "Et tu as juste ..." il fit une vague avec sa main "suivis?" Remus sourit devant l'expression incrédule de son amant.

Harry haussa les épaules, en se glissant jusqu'au sol à côté de Draco. "C'était ce qu'il voulait, dit-il, en tendant la main pour écarter une mèche de cheveux tombée sur le visage de Draco.

"Ce qu'il" Séverus s 'interrompit de lui-même et leva les yeux au ciel, marmonnant entre ses dents. Remus rit doucement.

"Ah, les jeunes amours. C'est beau, n'est-ce pas, Severus?"

"Il est intrépide, Remus. Tu es trop romantique."

Albus rejoignit Harry à côte de Draco. "Ce que Remus veut dire Harry, c'est que Draco continuera a tiré inconsciemment sur ta force pour se guérir. C'est l'un des principaux aspects de cette union. Il guérira plus vite, c'est vrai, mais en contrepartie tu t'affaibliras. Tu n'obtiens rien sans rien, tu sais." Ses yeux bleus pétillaient de gentillesse envers Harry, mais il se détourna.

"Oh, croyez-moi, monsieur. Je le sais " dit-il tranquillement.

Bien que la référence n'échappa à personne, elle ne fut pas discuté plus intensément . "Commençons", dit Albus, tendant une main pour saisir celle d'Harry. Il plaça l'autre sur le torse de Draco et il pria à Harry de placer sa main libre sur la tête de Draco. "Je vais nous guider, Harry, tu n'auras qu'à suivre mon exemple. Comment cela te semble-t-il ?

"Bien," répondit Harry, la confiance se glissant à nouveau dans sa voix. Il regarda Draco jusqu'à ce qu'il sente Albus serrer sa main, et quand il regarda en direction du directeur, il fut apaisé par le doux sourire sur le visage du vieil homme. Albus s'arrêta un instant, anormalement hésitant, avant de se décider enfin à parler.

"Tu l'aime vraiment beaucoup, Harry? Oui, c'est évident que tu l'aimes. Alors, écoute, mon enfant: ne te détourne jamais de ce chemin. Crois en cette amour, quoiqu'il se passe. Un amour comme celui-ci fait plus que nous combler de joie et de lumière. Il nous guide quand les temps sont dures, et nous aide à croire en nous-mêmes lorsque nous aurions tendance à ne pas le faire. Alors, crois en toi, et crois que nous allons le faire revenir. "

Harry acquiesça, les yeux pleins d'émotion, mais dénués de larme. "Je ne veux pas qu'il meure, monsieur."

"Moi non plus. Commençons."

Harry ouvrit les yeux lorsque de l'eau froide éclaboussa ses pieds, et comme il le faisant, une symphonie de sons se hâtèrent autour de lui. Les vagues avaient grandi, et s'écrasaient sans cesse plus haut lorsqu'elles touchaient terre. La dernière avait trempé le bas de ses jambes. Il tenta de se retourner, désirant chercher Draco, mais une rafale de vent l'attrapa, et faillit le renverser dans la écumeuse eau froide. Le ciel s'était assombri dans une teinte gris profond, et une pluie froide et bombardait sa peau nue, le refroidissant plus encore.

"Draco! " appela-t-il, luttant pour garder l'équilibre dans les eaux vives. La vague suivante arriva à terre, et sa force le projeta en avant. Ses mains et ses genoux entrèrent en collision avec le sable et un mur d'eau froide lui roula sur son dos, jetant des embruns sur son visage. Toussant et crachant, il se mit sur ses pieds, essuyant ses lunettes qui étaient miraculeusement restées sur son visage. Il leva les yeux et sursauta en voyant une silhouette floue debout sur le sable au-dessus de la ligne d'eau. L'eau recouvrit à nouveau ses lunettes, et le rugissement de la mer agitée était assourdissant, mais malgré les tentatives furieuses de la nature à le confondre, Harry savait que c'était Draco. La figure leva la main vers lui, et Harry lutta pied à pied contre l'eau glacée qui le tirait sans cesse vers l'océan. Enfin, il parvint à l'atteindre et saisit la main tendue. Draco le tira sur les dernier pas et ils s'effondrèrent ensemble sur le sable humide. Le ciel s'ouvrit et la pluie fine qui tombait devint tout à coup une pluie aveuglante.

Harry saisit Draco, essayant de le mettre sur ses pieds, mais Draco résista. "Qu'est-ce que tu fais?" lui hurlait Harry. "Nous devons partir!"

Draco tira Harry pour qu'il redescende sur le sable et jeta ses bras autour de lui. Harry sentit un souffle chaud sur son oreille, comme Draco lui parlait, le son criard de l'orage s'étiola. "Je t'aime, lui dit-il directement à l'oreille, et Harry frissonna au contraste entre la douce chaleur de la joue de Draco contre la sienne et la pluie glacée battant son corps. "Je ne l'ai jamais réellement dit, même si je suis sûr que tu le sais. Mais je voulais ... besoin de te le dire maintenant."

"Pourquoi maintenant?" murmura avec désespoir Harry tout contre la joue de Draco. "Ne vois tu pas que nous ne sommes pas en sécurité ici? Nous devons partir!"

"Il est trop tard, Harry." Draco posa ses lèvres sur la peau salé de poussière de sable juste en dessous l'oreille de Harry. "Il est là."

Harry fut sorti de son rêve par un crissement fort. Surpris, il perdit l'équilibre et tomba en arrière sur le plancher. Ce n'est qu'à cet instant qu'il se rendit compte qu'il était toujours agenouillé à côté de Draco, et que Dumbledore aussi était là, les mains toujours stratégiquement placé au dessus du corps de Draco.

La plainte devenait assourdissant et Harry serra ses mains sur ses oreilles en se traînant sur les genoux pour vérifier si son amant allait bien. Quand il vit le blonde trembler légèrement et s'agiter sur le canapé, il faillit pleurer. Une explosion de soulagement le traversa, atténuant la tension, mais le laissant faible et fatigué. Avec un grognement sourd, il lutta pour se remettre sur ses pieds, tandis que la porte de la salle s'ouvrait et que Severus entrait. D'un mouvement de baguette impatient , il fit taire le cri aigu et Harry ôta timidement les mains de ses oreilles.

"Putain mais qu'est-ce que c'était?" demanda-t-il d'une voix rauque.

Le visage de Severus portait un masque sombre. "Les protections." Il marqua une pause avant de se tourner vers un Dumbledore dans l'attente. "Le Seigneur des Ténèbres est là. "

tbc

La semaine prochaine le chapitre 15, le dernier jour de notre monde