Coucou les loupiots!

Voici la suite d'étincelle de Lune. J'espère que vous ne m'en voudrez pas pour mon absence. Voilà, je n'en fais pas plus et souhaite de tout mon cœur que vous preniez plaisir à lire. N'hésitez pas à me faire savoir ce que vous avez pensé de cette continuité.

Bisous et bonne lecture.

DbZ0

PS : RAR en bas


Renaissance

« [...] Après Yanahora, Mieczyslaw Stilinski est la deuxième étincelle de Lune connue des druides et il fallut attendre près de deux-cents ans pour qu'un tel miracle survienne. J'ai eu la chance inouïe d'assister à son émergence et d'en apprendre davantage sur la nature particulière de cette étincelle que les émissaires ont encore du mal à appréhender. Nombreux sont ceux qui confondent l'essence d'un nouveau sens et les facultés auxquelles il peut donner accès. Chers confrères, si vous êtes de ceux-ci, sachez qu'il s'agit là d'une erreur de jugement amenant fatalement, à de faux constats.

Mieczyslaw n'était pas une louve et pourtant, il a contacté un pouvoir propre aux femelles lycanthropes et développé le syndrome de la reine répudiée. D'aucuns pourraient croire qu'une telle chose révèle de l'adolescent, qu'il était à l'écoute de sa part de féminité et que c'est pour cette raison qu'il a pu accéder à cette magie ancestrale. Il n'en est rien, car ce serait omettre un indice crucial, lequel étant que c'est avant même d'être transformé en loup-garou qu'il est parvenu à déclencher un pouvoir n'appartenant qu'aux femelles alphas de l'espèce.

Une telle chose a été rendue possible parce que son étincelle s'est subitement éveillée et qu'il s'est retrouvé à suivre aveuglément le fil de l'intuition qu'elle lui conférait. Inconsciemment, le fils Stilinski a pressenti que Derek Hale, son compagnon, refuserait de s'accoupler à lui en dépit des attractions du destin. Sans vraiment comprendre pourquoi, l'adolescent qu'il était alors a également saisi que son âme sœur allait devenir un alpha, sachant qu'il ne l'était pas au moment de leur rencontre. Il a réagi à des événements qui n'avaient pas encore eu lieu. Cela suggère qu'il a eu accès à la magie des reines louves par l'entremise de son étincelle de lune et non pas parce qu'il y était prédisposé.

Contrairement à ce que peuvent en dire certains, un tel concours de circonstances ne montre pas que Miecsyslow était plus proche de la gent féminine en dépit de son appartenance au masculin, mais que son intuition le mettait en contact avec des pouvoirs insoupçonnés, qui dépassent le cadre même supranaturel qu'ils occupent habituellement. Ni les druides ni les chamanes ne sont d'un genre plutôt qu'un autre, mais l'étincelle de Lune semble pouvoir confondre tous les dons. [...]

Extrait de : "Les nouvelles chroniques du clan Hale" par le druide Allan Deaton ; 2051. »

La nuit est tombée depuis quelques heures et Derek a allumé les lampes à pétrole. Stiles et lui sont complètement déréglés par rapport aux rythmes du jour et de la nuit, mais le lycanthrope semble s'en moquer comme de sa première culotte. Accroupi devant son pantalon, le loup-garou range le téléphone dont il vient de se servir pour appeler le druide et prendre des nouvelles de leurs proches, ainsi que du médecin-chef des urgences qu'il a mordu en début d'après-midi, sous les regards stupéfaits de Scott et Mélissa.

Le jeune homme se redresse enfin dans un mouvement gracieux et se retourne vers son amant, assis sur la couche de leurs ébats. Stiles le contemple et Derek se sent rougir du plaisir d'être scruté avec autant de tendresse. Son compagnon est magnifique dans sa nudité et il veut inscrire cette vision au fond de son âme, pour toujours. Il sait que l'adolescent s'inquiète un peu, mais il attend de le rejoindre sur le matelas pour lui parler et lui faire part de ce qu'il a appris d'Allan. Il s'assoit à ses côtés et caresse sa joue avec une délicatesse pleine de respect et de dévouement.

― Ton père va bien, chuchote-t-il à son oreille, récoltant un soupir soulagé du plus jeune. Le docteur Deaton prétend que son corps assimile plutôt facilement le changement. Il n'y a déjà plus aucune trace de morsure sur sa main et le gros de la fièvre s'est arrêté. Il l'a contraint à rentrer chez vous pour qu'il prenne du repos, conclut-il en s'adossant à même le mur pour forcer son amant à se blottit tout contre lui.

― Et ton oncle ? l'interroge Stiles, qui semble avoir besoin de se gaver de l'odeur de son compagnon pour se sentir sécurisé.

Le regard de Derek devient distant et il expire sa déconvenue. Stiles devine que son promis ressent une blessure profonde concernant le dernier membre de sa famille. Il redresse sa tête et contraint son loup à rediriger ses beaux yeux vers lui. Il pose alors ses doigts dans sa barbe qui est plus fournie de jour en jour. Le lycanthrope clos ses paupières et se laisse porter par la douce sensation des mains de son amant sur son visage qui lui transmettent un soulagement inattendu. Stiles bouge légèrement pour venir déposer ses lèvres sur celles de son compagnon et ils se goûtent timidement.

— Dis-moi ce qui te tourmente mon Roi, n'aie jamais peur de me parler, susurre le plus jeune en se reculant légèrement afin de contempler son partenaire, dont le regard se fait intense.

— Je n'ai pas peur de te parler, c'est juste que je ne sais pas comment traduire ce que je ressens, avoue le loup-garou, incertain. Peter m'a fait tellement de mal alors qu'il est mon parent, tellement. Je ne comprends pas comment il a pu devenir ce psychopathe, ajoute-t-il, dépité.

La désolation contenue dans ces mots fragiles le force à baisser la tête sans qu'il ne l'ait désiré et Derek se sent subitement écrasé par le passé. Stiles décide de s'assoir à califourchon sur les cuisses de son mâle qu'il veut rassurer de sa présence, de sa chaleur, de toute la bonté qu'il lui inspire.

— Il n'y a peut-être rien à comprendre. Peut-être que ton oncle est si avide de pouvoir qu'il en est devenu fou et que plus rien d'autre ne compte pour lui, murmure l'adolescent qui fait preuve là, de toute la compassion qui l'habite.

Derek destine un sourire mélancolique à son compagnon. Il a l'impression que l'univers se concentre dans ces iris d'ambres qui redessinent l'envie de vivre en son cœur. Il s'apaise discrètement et se laisse porter par la confiance innée les reliant.

― Tu as raison mon tout doux, réplique le plus âgé qui ne peut s'empêcher de saisir les hanches de son complice et y appliquer des touchers cajoleurs. Si tu veux savoir, comme on pouvait s'en douter, Peter s'est remis du tir de ton père, explique-t-il pour répondre à la question posée plus tôt, l'impression que l'aigreur le perd dans un dilemme ancien qu'il n'a pas pris la peine de résoudre avant. Le docteur Deaton le garde enfermé dans la cave de la clinique, avec toutes les entraves et les protections nécessaires. A priori, il ne devrait plus nous poser de soucis, pour le moment, finit-il par dire, enclin à une morosité contagieuse.

Stiles laisse sa tête s'échoir dans le creux du cou de son homme et ses lèvres suçotent sa peau suavement. Une vague d'agréables frissons fait vibrer Derek et il enlace son amant, caresse son dos parsemé de grains de beauté. Leur connivence viscérale à quelque chose de magique et le loup ressent en ses tréfonds que ce n'est qu'un début. Il lui parait tellement étrange de se sentir si dépendant de ce qu'il partage avec ce garçon, alors même que désormais, il lui semble impossible de vivre sans.

Leurs peaux nues l'une contre l'autre sont une évidence dont il ne pourra plus se passer. Il hume leurs odeurs mêlées et s'ils n'ont pas pris de douche depuis des jours, il trouve que leurs muscs se marient à la perfection. Il souhaite que l'alchimie de leurs arômes naturels ne s'estompe pas, quitte à ne plus jamais se laver. Alors que toutes ces pensées l'envahissent inopinément, Derek ne s'attend pas à la réaction de son amant. Celui-ci se redresse et son visage se peint d'une force et d'une détermination qui font battre le cœur du loup-garou à un rythme porté par l'admiration.

― Je déteste Peter, lâche Stiles qui se perturbe d'exprimer un sentiment aussi virulent à l'encontre de quelqu'un. Ce qu'il a fait à sa propre famille, je trouve… c'est… c'est horrible. Il me rend agressif, j'ai envie de le voir souffrir, de lui faire mal, de l'éliminer de la surface de la Terre et ça ne me ressemble tellement pas, souffle-t-il fébrilement, un désœuvrement nouveau dans les mimiques de son visage juvénile.

Derek effleure sa joue affectueusement et lui sourit. Il adore la sincérité qui s'épanche de son amoureux aussi facilement que l'air qu'il expire de ses poumons.

― Tu n'as fait de mal à personne Stiles, dit-il sur un ton rassurant, distinguant dans l'attitude de l'adolescent, l'indice d'une culpabilité qu'il ne veut pas voir s'épanouir en lui. Tu as juste permis à ton père de le neutraliser. Je t'en remercie parce que j'étais en difficulté et tout a été bien plus vite à partir du moment où tu es intervenu, exprime-t-il, à fleur de peau, ses yeux s'embuant de reconnaître en son compagnon, l'être exceptionnel qu'il s'apprête à devenir.

Le détenteur de l'étincelle de lune frémit de tout son long avant de se blottir de nouveau contre le torse villeux du loup-garou, à la recherche d'un sain réconfort. Il passe ses doigts dans les poils qui parsèment ses pectoraux et Derek prend plaisir à se faire câliner de la sorte. Il souhaite emprisonner son amant dans la chaleur de ses bras, lui offrir tous les espoirs qu'il instille en lui. Il éprouve la sensibilité qui investit le corps de son amoureux et il veut le recouvrir du sien. Le lycanthrope fait donc rouler Stiles sur le dos et vient le surplomber avant de toucher le bout de son nez avec le sien, esquissant un bisou esquimau qui les fait sourire tous deux. Pourtant, l'adolescent se rembrunit dans la foulée.

― Ça ne te fait pas peur, ce que je suis ? demande-t-il, une pointe d'embarras plissant son regard.

Derek se redresse un peu avant de s'allonger à côté de Stiles. Il entremêle ses jambes avec celle de son partenaire et le contraint à se rapprocher de lui. Le jeune pose délicatement sa tête dans le creux offert de son épaule.

― Non, je ne crains pas ta nature, murmure le mâle alpha, d'une voix grave et profonde. Ne pense pas à des choses négatives. Les dons qui dorment en toi peuvent créer plus de belles choses que tu ne le crois, affirme-t-il en caressant le visage de son promis.

Il baise ses lèvres et leurs bouches se meuvent tendrement l'une contre l'autre. Quand Derek se recule subtilement de son jeune amant, il le contemple avec dévotion.

— Tu es un miracle inattendu pour moi, mais certainement pas l'objet d'un effroi ou d'une révulsion quelconque, murmure-t-il, une chaleureuse passion ponctuant cette vérité qu'il délivre là. Quand je me suis métamorphosé alors que j'étais en toi, tu m'as désiré encore plus fort, affirme le loup-garou qui se sent transporté par les émotions qui transparaissent de lui. Tu aurais pu en être perturbé, mais tu as tout de suite admis mon caractère métamorphique et tu l'aimes. Ce n'est pas différent pour moi. La seule chose que je regrette, c'est d'avoir attendu tout ce temps pour répondre à ton appel après que nous nous soyons rencontrés, confesse-t-il, exprimant toute l'authenticité que revêtent ces mots à son endroit.

― Moi je me fais peur Derek, rétorque Stiles qui détourne son regard, une honte étrange s'emparant de ses traits. Si au moindre coup de sang, je déclenche des tempêtes, quel danger je risque de devenir pour les gens et principalement pour ceux qui comptent à mes yeux ? demande-t-il, son regard s'assombrissant d'appréhension. Je ne veux pas me transformer en l'un de ces absurdes personnages de BD, qui finissent par péter un câble parce qu'ils sont incontrôlables et que personne n'est plus en mesure de s'opposer à eux par la force, explique-t-il, le cœur affolé à l'idée de devenir une espèce de tyran perverti par ses propres capacités.

― Une telle chose n'arrivera pas, répond Derek qui astreint Stiles contre lui. Je suis tellement désolé que tu ressentes ça, renchérit-il avant de poser de doux baisers sur son front. Pardonne-moi mon ange, s'il te plait pardonne-moi, susurre-t-il alors qu'il prodigue toute son affection à son compagnon.

Il éprouve tant d'émotions divergentes qu'il ne sait plus laquelle suivre. Perdu entre le scrupule d'avoir dû batailler contre lui-même pour admettre son âme sœur, la joie de pouvoir se dédier tout entier à sa cause, le besoin de le rassurer et celui de s'autoflageller pour tous ses échecs antérieurs, Derek a l'impression que son cœur va exploser.

Stiles le bouscule légèrement et ils finissent par se contempler à la lumière orangée des lampes à pétrole qui entourent leur couche. Le mâle alpha est perturbé de se sentir si vulnérable aux regards intenses que lui voue son promis et pourtant, il ne peut pas détacher son attention de son beau visage. Son amant le fait basculer sur le dos et revient se mettre à califourchon au-dessus de lui. Il pose ses doigts graciles sur les pectoraux pubescents du loup-garou qui le contemple sans pudeur. Derek est hypnotisé par les jeux d'ombres et de lumières qui redessinent la nudité de son merveilleux éphèbe, et sa bouche cerclée de poils s'entrouvre pour lui donner cet air béat adoucissant les traits de son faciès.

― Je n'ai rien à te pardonner mon loup, déclare Stiles qui semble se resaisir face aux silencieuses, mais visibles insécurités de son compagnon d'âme. Tu n'y es pour rien, d'accord ? Rien de ce qui arrive n'est ta faute. Tu es victime des événements au même titre que nous tous, garantit-il, la certitude guidant la force de ses propos.

Sans le quitter des yeux, Derek se redresse jusqu'à se retrouver assis, et il enlace la taille de son partenaire qui enroule les bras autour de son cou. Ils se penchent l'un vers l'autre, comme magnétisés, et leurs fronts s'accolent, leurs respirations s'opposent tièdement.

― Je prendrais soin de toi, promet le lycanthrope qui extériorise cet espoir d'une voix rauque. Je pourrais t'empêcher de devenir ce que tu ne veux pas, c'est mon pouvoir de compagnon alpha, énonce-t-il, une assurance inébranlable se reflétant dans l'essence de ses inflexions vocales. C'est pour ça que la providence nous a réunis. Personne ne te fera de mal, pas même toi. Je préfèrerais mourir plutôt qu'il t'arrive quelque chose, souffle-t-il, une rage naissante du refus qu'un malheur quelconque s'empare de son prédestiné.

À ces mots, Stiles se blottit davantage contre Derek qui le serre contre lui avec une possessivité appréciable. Le loup-garou dominant renifle les fragrances envoûtantes de son promis et s'égare dans le bienêtre qu'elles lui procurent. L'adonis qui cherche tant le contact de sa peau est rassuré d'être dans ses bras et c'est le plus beau cadeau qu'il peut lui faire présentement. Derek s'oublie dans les sensations qui naissent de sa proximité physique avec l'adolescent et il frotte sa barbe sur son épaule, se gave du besoin qui les relie l'un à l'autre.

― L'inverse est vrai Derek, murmure tendrement Stiles. Je veux te combler et te protéger, devenir ton armure magique contre le monde entier, dit-il tout en se reculant pour admirer son compagnon. Plus jamais personne ne t'utilisera, prétend-il, soutenu de toute la conviction qui l'anime.

L'homme se bouleverse de reconnaître tant de ferveur en son promis et cela s'exprime à travers une irrépressible vague de désirs, qui fondent sur lui pour le submerger tout entier. Il rougit d'avidité et son amant continue de lui réserver ce minois fier et inébranlable.

— Que quelqu'un tente de te faire du mal et il connaîtra l'enfer, déclare Stiles qui pose ses pognes sur les épaules de Derek. Tu m'es destiné, je le ressens en chacune de mes fibres, témoigne-t-il, sa voix se parant d'une assurance qui semble issue d'une maturité nouvelle. Quand tu es dans mon corps, je te vis si puissamment, finit-il par susurrer, comme s'il dévoilait là un secret, alors que chacun d'eux est conscient de cette justesse qui les réunit.

Le palpitant de Derek s'emballe devant l'incontestable engouement de son promis à vouloir l'épargner de l'infortune. Une fièvre inédite se répand dans ses veines et l'excitation que cela suscite parcourt l'intégralité de son être pour finir de se concentrer à l'endroit de son entrejambe. Son sexe se gonfle immédiatement d'espérance et l'homme-loup se retrouve à se tortiller pour ne pas être importuné par une quelconque gêne.

― Personne ne nous séparera, répond Derek, ivre de cet espoir. Nous serons bientôt liés à jamais. Quoi qu'il advienne pour toi ou pour moi, nous l'expérimenterons à deux, assure-t-il tandis que son centre vital se chamboule de cette irréfrénable effervescence, cet impérieux besoin d'exister avec et pour Stiles.

Le jeune parait aveugle a ce qu'il suscite en son partenaire, il souhaite simplement exprimer ces impressions, se laissant porter par toute la liberté d'être qui l'atteint quand il parle avec sa moitié. Ils sont nus l'un contre l'autre et pourtant, l'adolescent semble oublier la position érotique dans laquelle ils se trouvent. Sans coup férir, il veut dire toutes les pensées s'imposant à son esprit alors que sous son fessier, le sexe du loup-garou continue de durcir.

— J'ai l'impression de n'avoir fait qu'attendre de te rencontrer, expose Stiles à son amant qui le contemple comme s'il avait devant lui, la dernière merveille venue au monde. Je n'existais pas vraiment avant que tu ne m'apparaisses, continue le plus jeune, pensif. J'étais dispersé et perdu, j'avançais tel un fantôme, dans un univers que je ne comprenais pas. Je tournais tout en dérision, parce que le monde me paraissait vide de sens, souffle-t-il, désorienté par sa propre prise de conscience. Le pire, c'est que je ne m'en rendais pas vraiment compte. Je le sais à présent, finit-il par annoncer, tandis que son corps bouge au rythme de ces phrases qui s'extirpent de lui sans bride pour les contenir.

Derek est soufflé par ce qu'il éprouve et les caresses involontaires de son éphèbe entretiennent son désir de telle sorte qu'il parait incapable de parler. Sa peau brûle d'insatiabilité et son regard devient brumeux. Il ne peut plus retenir l'expression de sa gourmandise.

— J'ai envie de toi Stiles, tellement envie, annonce l'homme-loup, le cœur fou, la voix rauque et saturée de convoitises. Dis-moi que je vais bientôt pouvoir te revendiquer, réclame Derek qui rapproche son visage de celui de son tendre allié. Je n'arrive pas à penser à autre chose.

Ces mots se perdent en murmures et la respiration de Derek devient presque haletante. Stiles se trouble quelque peu avant de sourire coquinement. Il est si beau lorsqu'il est charmé.

— Tu me veux, là, maintenant ? demande le plus jeune, étourdi par l'impression que lui procure le fait de verbaliser cette interrogation.

— Oui.

La réponse est grave, immédiate, sans détour. Le regard de Derek prend l'ardente couleur de l'alpha qu'il est devenu quelques jours auparavant. Stiles semble fondre dans ses bras et il s'affaisse sur le corps fiévreux de son complice tandis que sa queue se raidit et s'humidifie contre les abdos velus de son compagnon.

— Alors, n'attends pas, susurre-t-il à l'oreille du mâle dominant. Tu es mon Alpha, je désire tout ce que tu souhaites, renchérit-il avant de mordiller tendrement le cou de son amant.

Derek a tant besoin de succomber à ces impératifs. Cependant, demeure en lui un doute qui ressemble à une mise en garde. Cela suffit à l'empêcher de s'abandonner à ses intimes tentations.

— Tu n'es pas dans une phase de chaleur, se plaint-il sur un ton profond, presque sauvage.

L'homme-loup se fait violence pour rester raisonnable et il lui est si difficile de garder la tête froide alors que tout son corps réclame Stiles au point que sa peau se nappe d'une fièvre d'appétence. Continuant d'enlacer le cou de son amant, le jeune s'écarte légèrement de Derek et commence à sciemment onduler sa taille afin que son fessier imprime de voluptueuses caresses sur le sexe tendu de son mâle. Son visage devient provocateur et il persévère à se déhancher subtilement. Le loup-garou gronde et son regard gagne en intensité.

— Ce n'est pas parce que je ne suis pas dans une phase de chaleur que tu dois attendre, murmure l'adolescent qui devient de plus en plus libidineux devant l'inutile résistance dont tente de faire preuve son amant. S'il te plait, revendique-moi tout le temps, dès que ça te traverse l'esprit, renchérit-il de façon indécente, presque suppliante. C'est ce que je fais, moi, avoue-t-il, le rouge aux joues.

Derek ferme les yeux quelques secondes et se laisse séduire par les lubriques intonations de la voix de Stiles, l'envoûtement de ses mots auquel sa volonté lui demande de céder. Néanmoins, sa crainte de s'abandonner à de dangereuses pulsions est plus forte et l'oblige à la pondération. Ses mains griffues se posent sur les hanches de son complice pour l'empêcher de continuer ce jeu excitant au possible et lorsque ses paupières se relèvent, l'homme-loup fronce son regard. Il se contraint à une forme d'agressivité pour se donner le courage de stopper tout ça, alors qu'il crève du besoin de le vivre sans recul.

— Tu peux me revendiquer sans risquer de me tuer, grogne-t-il tandis que ses crocs s'allongent douloureusement. Ce n'est pas mon cas. Et si c'était encore trop tôt ? demande Derek dont tous les attributs lupins disparaissent aussi vite qu'ils sont apparus, comme absorbés par la démonstration de son angoisse. Je n'ai pas envie de t'infliger la mort, ce serait le pire des cauchemars...

Il lâche ces mots rudement et détourne le regard avant de s'allonger de nouveau, abîmé par la terrible idée qu'ils charrient. Il soupire sa contrariété, pourtant son sexe est toujours raide et il ne souhaite pas contempler Stiles de peur d'être trop affriolé, de risquer de perdre le peu de contrôle qui lui reste. Le jeune caresse le torse moite de son loup et ses mains viennent se saisir de son visage pour le contraindre à lui vouer son attention. Derek se laisse faire en dépit de ses résolutions. Il se dévoile tendrement affecté par la vision de son ange.

— J'ai réussi à contacter la foudre mon doux protecteur, bien sûr que je suis désormais assez fort pour encaisser la morsure, affirme Stiles sans l'ombre d'un doute. Je suis une étincelle de Lune, depuis toujours, je suis destiné à être un loup, le tien, continue-t-il de dire, confiant et débordant d'espérances. Suis ton instinct. Si tu veux me revendiquer, fais-le. Devient le maître de mes envies, je t'en prie, supplie-t-il avant de se laisser choir sur le corps chaud de son amant, pour mieux baiser ses lèvres dans la foulée.

Leurs langues se rencontrent et s'attouchent intuitivement. L'homme-loup cède aux vagues de frissons naissant de leurs contacts empressés. Les baisers de Stiles sont comme une poésie muette qui s'approprie tout l'espace des pensées de Derek ; ils envahissent son corps pour prendre l'allure de plaisants hérissements dont les retentissements trouvent écho dans son bouillonnement intérieur. Le mâle dominant s'abreuve de ces ivres sensations, se livre à leurs fabuleuses invasions et s'adonne à les prolonger. Son cœur devient une batterie qui rythme la mélodie de sa fougue impatiente, de sa soumission à l'impérieux besoin de goûter la source du plaisir que lui offre son étincelle de lune. Il se retrouve à se délecter des lèvres généreuses de son merveilleux complice, à câliner impétueusement sa bouche.

Obsédé par l'exigence qui s'insinue dans les moindres ramifications de son être, le loup alpha s'éprend du plaisir de guider l'échange, ardemment. Il est tantôt langoureux, tantôt emporté, poussé par les remous de son sang. Il veut tout de son destiné, et son espoir s'exprime dans le besoin de l'investir d'intentions, d'épouser son corps avec toute la folie qui guide ses audaces. Il emprisonne son amant dans ses bras puissants, et lui réserve pourtant la délicatesse de sentiments protecteurs. Stiles gémit et ses mains pétrissent avidement le dos musclé de son homme alors qu'il se laisse bercer par ses ondulations de bassin. Ils n'en sont qu'à se frotter l'un contre l'autre et pourtant, ils sont complètement grisés des effets qu'ils s'offrent au-delà de toute préméditation.

C'est l'instant qui décide d'eux. Les inspirations qu'ils s'évoquent en touchers avides induisent toutes les dérives qu'ils souhaitent explorer. Leurs langues s'entremêlent sans fin, leurs mains tâtonnent, agrippent, voyagent et provoquent leurs peaux pour y dessiner de nouveaux plaisirs partagés, soupirs évanescents qui se succèdent inlassablement entre eux. Derek exulte de rencontrer les attentions de Stiles, les clés émotives qu'il incarne en réponse à leurs échanges de caresses. Plus rien ne peut verrouiller la liberté du loup-garou alors que l'adonis s'offre à lui sans réserve aucune. La réciprocité de leurs envies les porte ainsi à se déshabiller de culture pour éprouver leurs natures, dans ce qu'elles ont de plus pur.

Stiles est tellement sous l'empire du besoin qu'il n'est plus apte à balbutier autre chose que de doux gémissements de contentement. Quand Derek mordille son cou, il s'agriffe à lui, désespéré par l'ampleur de ses convoitises. L'alpha se retrouve foudroyé par la puissance que cela suscite en lui, par le vertige salvateur qui en résulte. Un grondement rauque et possessif s'évade de sa gorge et il décide de faire rouler son amant sur le dos pour le couvrir de son corps. Il prend son visage en coupe, baise sa bouche avec ferveur et se redresse ensuite, à bout de souffle. Le minois de l'éphèbe est noyé d'urgence et son regard évasif devient implorant d'espoirs, il souhaite que ça ne s'arrête jamais.

— Oh, tu me fais tellement bander, susurre le viril loup-garou, d'une voix éraillée de passion.

Puis sans attendre, il replonge sa langue dans la bouche de Stiles, écarte ses cuisses pour ondoyer érotiquement entre. Le plus jeune abandonne la mélopée de ses affriolants geignements aux plaisirs improvisés qui réinventent son corps. Il délaisse toute volition et se montre seulement désireux de vivre ce que souhaite son dominant. Derek a l'impression d'être couronné de fierté alors que son amant applique ses paumes sur son fessier rebondit, pour amener ses mouvements sensuels à devenir de béates collisions. Leurs sexes humides de stimulations glissent l'un contre l'autre et leurs baisers se font dévoreurs. Ils souhaitent à tel point célébrer leur compatibilité qu'ils en oublient tout le reste.

Stiles empêche Derek de continuer à manger sa bouche. Il est essoufflé, ses yeux brillent d'une fièvre d'envies. L'homme-loup contemple son minois et il désire tant se mêler à cet être dont l'attention révèle un tel besoin de lui. Stiles retient doucement la fougue de son viril partenaire, ses lèvres pleines s'entrouvrent sensuellement avant que son haleine tiède ne s'échoue sur le visage de son complice.

— Je veux te sucer, je veux ta queue dans ma bouche, susurre-t-il, une risette de gourmandise pour éclairer son minois.

Le loup-garou à l'impression de flotter. La rosée de son excitation perle tendrement sur son front, glisse timidement en fines gouttelettes qui s'absorbent et se lient, pour mieux suivre la courbe de son nez, se muer en une larme qui vient s'échouer sur la lippe de Stiles, vibrant.

— Mon corps est tien, affirme Derek qui instille-là toute sa confiance en eux.

Il les fait basculer pour inverser leurs positions et prend plaisir à voir l'adonis le surplomber. Son doux éphèbe lui baise délicatement les lèvres et le palpitant de Derek se détraque, sa respiration se hachure dans le fantasme. Le jeune délaisse sa bouche pour mordiller la peau de son épaule, et traine sa langue sur le torse bombé de l'alpha. Ce dernier vibre de besoin et lorsque son fabuleux partenaire se retrouve à suçoter tour à tour ses tétons, son sexe se tend plus encore dans l'imploration d'attentions. Malgré la frénésie de ses désirs, l'homme-loup encourage tendrement son éphèbe à continuer et ses mains caressantes s'attardent dans ses cheveux, sur ses épaules, ses flans.

Stiles gémit et poursuit son exploration du corps qui lui est offert. Il descend jusqu'au nombril de Derek et insère sa langue dans cette cicatrice originelle. L'alpha clos les paupières et bascule sa tête en arrière pour profiter allègrement des douces sensations que ces attouchements humides lui procurent. Il en veut plus, et souhaite que la bouche de son ange s'occupe de son gland. Il tressaille d'anticipation lorsqu'il sent la main frêle de son complice s'enrouler autour de sa grosseur. Son amant le masturbe légèrement avant de poser ses lèvres empressées sur sa turgescence.

Derek est complètement électrisé de se sentir piégé dans ce chaleureux antre buccal. Quand la flatterie s'approfondit, le plaisir qui en découle fait gronder le mâle dominant qui se retrouve à poser ses mains sur l'arrière de la tête de Stiles. Les allers-retours commencent et il en veut tellement plus. Ses yeux s'entrouvrent dans le caprice pour contempler l'œuvre de son partenaire qui engouffre une bonne portion de sa verge. C'est si excitant. Les mouvements frénétiques de langue sur sa peau fine et sensible lui envoient tant d'ondes de plaisir que l'homme s'en retrouve abasourdi d'espérances. Il appose ses paluches sur les épaules du jeune gourmant qui s'acharne à le sucer et il se sent presque obligé de le repousser pour ne pas se répandre précocement dans sa bouche.

— Bébé, pas maintenant…

Ces mots éraillés sont soufflés par la faiblesse. Stiles relève ses yeux humides vers son compagnon. Il y a tant d'exigence et de supplique dans ces iris, que le loup-garou en est foudroyé de volupté. Le jeune essuie la bave qui suinte de sa bouche d'un geste désinvolte.

— Ouah, je l'adore. Dire qu'elle grossit comme ça pour moi, lâche Stiles tout en contemplant le vit tendu dans sa main. Je la trouve trop belle et son goût, c'est... tu sens tellement bon mon Derek, ça me rend fou, déclare-t-il alors, ivre de découvertes, avant de se pencher de nouveau vers le sexe tentateur de son partenaire.

Tout en caressant les bourses pleines qui pendent dessous, Stiles décide de goûter encore l'érection qui taquine ses envies. Le loup-garou a le sentiment de perdre les pédales. Voir son amoureux aussi désinhibé l'emplit d'une joie qui supplie de se transformer en félicité. Son tendre allié le suce avec une telle générosité qu'il a l'impression d'être devenu une divinité que l'on couvre de louanges. Alors qu'il s'active à rendre un profond hommage au membre viril de son compagnon, les doigts de Stiles cherchent à le stimuler partout. Derek a la sensation de perdre conscience sous les délices que lui prodigue sa moitié. Il se sent partir et dans un réflexe issu de l'urgence, il contient le visage de Stiles entre ses paumes pour conjurer la montée de sa jouissance.

— Stiles, mon amour… Je te veux… je te veux mon ange, si fort, dit-il, défait de résistance.

Le jeune semble hypnotisé et remonte doucement sur le corps avide sous lui, pour revenir vers la bouche de son mâle d'amour. Ils s'enlacent et se contemplent avec une telle dévotion, qu'ils en tremblent sur place. Ils savent qu'ils ne seront jamais vraiment rassasiés l'un de l'autre. Cela les pousse à se donner le plus possible et ils échangent un nouveau baisé passionné. Stiles finit par se redresser sensuellement, un filet de salive reliant leurs bouches rougies.

— Fais-le Derek, prend-moi tout entier, susurre-t-il, une fièvre d'impatience flânant dans son regard, pour lui conférer des tonalités d'adjurations.

Stiles pose son cul sur le sexe humide de son complice, ébahit. Ce n'est qu'une caresse préliminaire sur sa turgescence, pourtant, Derek est irrémédiablement galvanisé par ce prélude à l'intime. Une irrépressible frénésie s'empare immédiatement de l'homme-loup auquel toute cette convoitise est destinée. La violence de son besoin de fusion est tel qu'il se retrouve à contraindre Stiles contre lui alors qu'il récolte sa propre salive dans sa paume pour l'appliquer à l'aveugle sur la gourmande entrée de son promis.

Derek n'a plus de cesse de désirer, toutefois, il ne souhaite que leurs plaisirs unis et sa prévenance l'oblige à tester la souplesse de l'ouverture qui palpite d'impatience au contact de sa peau. Il insère le bout de ses doigts dans la tendreté de Stiles et celui-ci se crispe sous l'intrusion. Les phalanges du loup-garou se retirent dans la foulée. L'adonis gémit de frustration, il est pareillement contaminé par l'impératif de leur communion charnelle et ses incisives se font mordeuses afin d'obliger son compagnon à s'activer de l'investir.

Le jeune est cependant chauffé des fois précédentes et une plainte s'échappe de sa gorge lorsque son mâle le pénètre fissa. Il se crispe de douleur et son partenaire ressent son malaise. L'alpha ne bouge plus pour attendre que la vague d'ombres soit passée et pose ses doigts sur les joues de son tendre allié. Celui-ci entrouvre les yeux et se détend dans un sourire fantastique de douceur. L'homme-loup a l'impression de rêver et cède à cette vision qui déclenche tous ces sens. L'odeur de Stiles en devient si envoûtante que Derek l'inspire à pleins poumons, porté par un afflux d'amour qui le laisse pantois d'extase.

Quand Stiles commence à jouer à se serrer et se desserrer autour de tout son sexe, le mâle dominant rejette la tête en arrière pour encaisser le crépitement des plaisirs qui le traversent si subitement. La respiration de l'adonis est comme un métronome décidant des rythmes du loup-garou. Il se laisse guider par les humeurs sensuelles de son ange et se complait à recevoir les joies irradiantes qu'il compose sur son épaisse raideur, insatiable. Son doux complice a les paupières closes et il pose les mains à tâtons sur ses pectoraux pour caresser rêveusement les poils qui les recouvrent. Il hoche langoureusement du bassin et sa bouche s'entrouvre tandis que sa langue humidifie sa lippe.

Électrisé par cette sublime démonstration d'envie, Derek agrippe les hanches de son destiné et l'immobilise. Ce dernier rouvre les yeux pour constater la passion dévorante qui décide de son compagnon. Il se resserre sur son sexe d'une façon provocante. Leurs voix se mêlent à l'expression de leurs plaisirs et l'homme-loup ne peut plus s'empêcher de prendre les choses en main. Il se retrouve à soulever son promis, le décoller légèrement de lui pour le contraindre à s'empaler sur son sexe dans la foulée.

L'éphèbe devient malléable au possible et s'échoue sur le corps de son mâle tandis qu'il s'évase pour l'avaler en ses tréfonds. Leurs grognements conjoints s'accordent entre nécessité et dislocation. Ils finissent par se perdre dans le bouleversement qu'ils s'offrent mutuellement. Et ça recommence, ça continue, ça s'intensifie. Toujours mieux, plus vite, plus fort. Derek bouge en son amant, il le porte et le colle à lui ensuite. Il le veut tellement qu'il n'y a plus de place pour rien d'autre dans ses pensées. Il souhaite se dissoudre en son âme sœur et cela le pousse à s'insinuer plus vigoureusement en sa chair.

Stiles, cri, sanglote, gémit d'envies. Il se donne totalement sous la puissance de son amant qui joue de son être comme un virtuose. Il s'envase en lui sans vergogne et les tremblements du plus jeune deviennent des vibrations de plaisir pour Derek, une recherche de jubilation touchant à l'inconscient. L'homme se métamorphose et tout semble alors gagner en ampleur. Son compagnon chouine d'impatience et se relaxe totalement pour accueillir l'animalité de l'alpha qui prend son corps en otage.

— Oh Derek… oh oui, s'il te plait, encore, pleurniche Stiles, ligoté dans la béatitude.

Sa bouche s'attarde sur le cou du loup-garou et il mordille le lobe de son oreille. Derek va-et-vient de plus en plus rudement en son amant qui lui réclame l'apothéose à grand renfort de mélopées sauvages et essoufflées. Les mains griffues de l'hybride blessent la peau de l'adolescent, mais celui-ci semble anesthésié de plaisir. Il n'est qu'abandon aux volontés du mâle qui domine son corps. Son abdication est totale et vaincu de besoin, il ne sait plus que gémir les vertiges que Derek lui insuffle à grand renfort d'exploits physiques.

Le loup-garou est transporté par toute cette acceptation, par cet appel du paroxysme qui le relie à son aimé. Ses canines le démangent, elles semblent vibrer de la volonté de pénétrer. Il persévère à plonger brutalement sa queue dans le fondement de son dévoué complice, et les flux d'extases s'accumulent en eux, toujours plus intenses et dévastateurs pour leurs lucidités. Derek ne parvient pas à se calmer, il n'en a plus envie. Il faut qu'il s'oublie ici, maintenant, cette exigence fait d'ailleurs échos aux cris d'amour désinhibé de son partenaire. Son dernier coup de reins se fait bourrin, pour mieux se verrouiller au plus profond de Stiles alors qu'il mord son trapèze, à sang.

Le jeune n'est que trépidations contre lui et Derek se répand dans son infinitude. Il lape l'élixir vital de l'ange qui lui est destiné. Son incroyable jouissance l'amène à la libération mystique de toute l'exultation charnelle qui l'a envahi. Stiles semble en accord parfait avec lui, et son septième ciel devient éblouissant tandis que leurs paradis se confondent. Ils sont tellement connectés, tellement avides, que rien ne parait plus possible, sinon leur totale dissolution. Et pourtant, l'orgasme se nourrit encore de besoins, comme pour atteindre l'explosion suprême.

Un regain de folie contamine Derek qui délaisse la morsure de sa revendication et hoche de nouveau en son amour. Stiles se transforme déjà en loup-garou et ses changements s'épanouissent magnifiquement. Tout se fait si naturellement que cela semble être un simple reflet de sa satisfaction à éprouver l'inépuisable fougue de Derek. Le mâle est brillant de sueur, ses cheveux sont collés à son front pourtant, il s'échine à prolonger ses sportives incursions en son amant dont les blessures se referment au rythme de leurs déhanchés.

Stiles est exténué, son compagnon le voit bien et alors qu'il ralentit la cadence de ses pénétrations, le nouveau lycanthrope ouvre les yeux pour le regarder. Ses iris sont devenus d'un vert lumineux qui irradie tout le bonheur qu'il ressent. Derek l'admire et s'apaise sous les influx de pouvoir émanant de son bienaimé. Il veut être marqué de lui, lui appartenir pour l'éternité. Son jeune amant paraît en totale osmose avec cette idée et alors qu'il laisse son corps s'échouer sur celui de son alpha, il finit par le revendiquer à son tour, imprégnant ses crocs dans la chair de son épaule.

Derek pâme littéralement et tandis qu'il emprisonne Stiles contre lui, une ondoyante distorsion d'espace-temps balaye alors toute la pièce autour d'eux. C'est comme si leur enchevêtrement en était la source. Plusieurs pulsations rapprochées se propagent ensuite et refaçonnent invisiblement le monde qui les entoure. Les lampes à pétrole se sont éteintes sous ce vent étrange qu'ils ont fait naître et la nuit parait se muer au-delà des ruines du manoir dans lequel tout cela s'est joué.

Les âmes sœurs s'enlacent tendrement alors qu'elles retrouvent forme humaine dans les ombres qui envahissent désormais le nid de leurs amours. Les amants sont épuisés et se blottissent l'un contre l'autre. Derek est toujours en Stiles, c'est comme s'il ne voulait plus jamais sortir de son corps et le jeune continue de gémir sa perte d'esprit tandis qu'il s'essouffle tendrement. Et puis, tout se calme comme après une tempête. Leurs respirations redeviennent lentes et profondes. L'érection de Derek faiblit et son sexe est relâché de l'intimité de son doux complice. Un soupir de plénitude les relie et ils finissent par s'abandonner aux songes, démis par l'intensité de ce qu'ils ont vécu ensemble.


RAR :

Luna-xXx: Merci pour tes messages et la fraîcheur de tes propos. Je suis content que cette histoire te plaise même si tu sais désormais que je ne ferais pas faire de gestation à Stiles XD. De plus, si tu continues de me lire, tu constateras que c'est un point important de la conclusion, le fait que le compagnon du dernier Alpha Hale soit du même sexe que lui. Enfin, un grand merci pour tes commentaires. Bisous tout doux.

Julie-deolivera : Merci pour ton soutien et ta capacité à me rassurer. Cela fait plus d'un an que tu suis mes histoires et cela me réchauffe tendrement de savoir qu'en dépit du temps qui passe, tu continues d'apprécier mon imaginaire et les histoires qui en naissent. Je t'embrasse affectueusement.

Didinou : Je te remercie pour ta fidélité et tes mots réguliers, qui me poussent à continuer. Bisous

Shinji Inu : Rah, tu est trop forte, mais j'ai corrigé le chapitre pour enlever le nom de famille du gars ! Bien vu mademoiselle œil de Lynx et cerveau réactif ! Enfin, tout ça pour te dire merci de ton commentaire et de tes propos. Gros bisous !

Triskelle sparow : Oh, mille merci pour ce commentaire qui me va droit au cœur. Oui, cela va faire une meute géante et ce n'est pas un hasard si tout cela se passe ainsi... Je ne t'en dis pas plus pour ne pas spoiler ma propre histoire lol. En tout cas, tes mots m'ont fait du bien et c'est un très beau cadeau. Merci et bien à toi !