BONNE ANNEE 2016 ! BONNE SANTE ! Je vous souhaite tout plein de bonne chose pour cette nouvelle année.
Comme chaque semaine voici un nouveau chapitre.
Je viens de finir d'écrire la première partie de la fiction (ne rêvais pas, elle n'est pas corrigé). Elle comportera donc 27 chapitres. J'ai déjà commencé a écrire la suite.
Je veux remercier Arya39 pour sa review qui m'a fait très plaisir. Et Yonachie pour le follow.
Je vous laisse a votre lecture.
Après une courte sieste, nous sortons sur le pont. Nous avons accosté au port d'une île habitée, avec un îlot juste a coté. Parfait. Les uns ferons le plein tandis que les autres irons visiter. J'irai mettre certain éléments au clair. Je me transforme, enduit mes serres de haki et fonds sur Ace. Je l'attrape par les épaules pendant qu'il se débat. Arrivés sur le bout de terre, je me pose avec toujours Ace entre mes serres, le plaquant au sol et m'asseyant sur son torse.
- Jamais ! Au grand Jamais, je me suis permis de faire intrusion dans ta vie privée. Jamais ! J'ai toujours respecté votre intimité a tous. Toujours. Et toi ! Tu fais quoi ? Dés la première occasion, tu t'immisces dans la mienne.
Je ponctue chaque syllabes par un coup de poing, il me laisse faire, sachant que j'ai parfaitement raison.
- Je…
- Ta gueule, j'ai pas fini. Recommence ! Et, je te garantis que, chaque pirate, de chaque équipage sera au courant de tes ébats avec Marco. Et tu sais comme moi, que si je veux des détails je n'aurais aucun mal a les avoirs. Méfies toi bien Ace ! Je tolère beaucoup de chose, mais là ! Tu es allé trop loin, beaucoup trop loin. Que ce soit la dernière fois !
- Je suis désolé ! Vraiment ! Je te promets de rester a distance. J'ai juste eu peur que tu partes sur un coup de tête. J'ai juste voulu t'arrêter, c'est tout ! Je t'assure !
- Je sais ! C'est pour ça que je t'arraches pas la tête. Tu devras t'excuser au près de Shanks. Lui non plus, n'a pas apprécié.
Je me retransforme, et m'envole, le laissant sur place. Si il veux rentrer, il n'a qu'a se débrouiller. Je me pose sur le pont du RedForce. Personne n'ose m'approcher. Je rentre dans la salle d'arme et éjecte tous le monde. Je veux être seule. Pendant deux heures, j'enchaîne les exercices de taï-chi et de katas pour retrouver mon calme, en pure perte. Quelqu'un toque a la porte. C'est Shanks. Personne n'aurait osé venir me faire chier. Il entre, referme la porte derrière lui et me scrute. Je le regarde droit dans les yeux, en lui intimant du regard de me foutre la paix. Il ne cède pas.
- Luffy a appelé ! Ils ont capturé César Clown, et font route vers DressRosa. Nous les aborderons dans trois jours, selon les dires combinés de Ben et Marco.
- Bien !
- Tu veux bien te calmer ? Je croyais que tu n'en voulais pas vraiment a Ace ! Mais vu votre altercation, je n'en ai pas l'impression ! Qu'est ce qu'il se passe ? Personne, ne veux t'approcher ! Même pas Ace !
- Cela fais deux heures qu'il s'excuse dans ma tête. Je sais. Mais il n'avait aucun droit de faire ce qu'il a fait. Point ! Je veux plus en parler.
- Tu es de mauvaise foi et tu le sais ! C'est pour cela que tu es autant en colère. Ace ne méritait pas ça. Tu en as parfaitement conscience. Moi aussi, je lui ai parlé. Je sais pourquoi il s'est immiscé dans ta tête ! Qu'est ce qui t'énerve vraiment ? Ce n'était pas délicat pas de sa part, soit. Mais ta réaction était disproportionnée !
- T'en mêles pas ! Ça ne te regarde pas ! Lâches moi !
- Calmes toi !
- Le jour où tu vivra avec quatre personne dans ta tête, nous en rediscuterons. En attendant, fous moi la paix. Tu comptes me dicter ma conduite ? Shanks, sérieux ! Tu crois pas que j'ai passé l'âge des leçons de morale ?
Je me mets en position défensive, le mettant au défi.
- Tu mérites une raclée comme quand tu étais gosse ! Ton frère te laisse lui parler comme tu veux. Mais moi ! Je reste ton capitaine ! Du respect, je te prie ! Nous pouvons coucher ensemble, je te laisserai pas me parler comme ça. Sois-en sure !
- Shanks ! J'ai aucune envie de me prendre la tête avec toi. Alors ! Fous moi la paix !
- Non ! Tu n'as qu'une envie, c'est te battre. Peu importe avec qui ! Peu importe où ! Regardes toi ! Tu es tellement énervée que tu ne contrôles même plus tes flammes.
Non, mais ! Il cherche quoi ? La baston ? J'en ai tellement envie que franchement il ferait mieux de se taire. J'ai qu'une envie c'est lui faire ravaler se sourire si supérieur qu'il arbore. Putain, mais il se fout de ma gueule en plus. Je lui saute dessus. La rage m'aveugle, il m'attrape par une épaule et m'envoie voler a travers la porte de la salle d'arme, que j'explose en passant au travers. Il continue a me faire reculer vers l'extérieur du navire. Marco m'attrapes par les épaules tandis que Shanks saute sur le striker, pour me rejoindre sur l'île.
- Tu veux te défouler ? Hein ? Viens te battre contre moi si tu l'oses !
Non ! Mais il me cherche ! C'est pas possible. Il me gonfle.
- Quoi tu crois que j'ai peur de toi ? Allez ! Viens, si tu l'oses Rox.
Je vais le bouffer ! Je dégaine Revanche et Pardon, je me mets en garde. Il sors sa propre épée, m'enjoignant d'attaquer. Me défiant ! Je suis verte de rage. Je m'élance vers lui. Il pare mes attaques avec facilité, ne faisant qu'amplifier ma colère. Rien ne passe. Il anticipe chacune de mes actions, comme s'il été dans ma tête.
- Tu es trop prévisible ! Renouvelles-toi !
Je m'épuise a frapper, alors que lui, esquive avec une facilité déconcertante. Je sais qu'il est très fort, mais a ce point, c'est rageant. Je range mes armes sachant pertinemment que cela ne sers a rien. Je ne sais pourquoi, la colère s'amplifie. Même cet échange musclé ne m'as pas calmée. La nuit est tombée depuis longtemps. Mais la rage reste présente. Aux bouts de plusieurs heures d'échange, ma raison laisse toujours la place à ma colère. Marco viens prendre le relais de Shanks et c'est un meeting aérien qui prend place. Lui, n'étant pas fatigué, il prend facilement l'avantage, et domine notre échange se contentant de parer, mes coups rageur et sans aucune cohésion. Enfin, sans comprendre ni pourquoi, ni comment, ma colère diminue subitement. Et je comprends que ce n'étais pas la mienne, mais celle des 3 D manquants.
Épuisée, je me pose, sur l'île minuscule. Je m'effondre au sol. Ace s'approche suivi par Shanks et rejoint par Marco.
- Calmée ? Me demande mon frère
- Oui !
Si j'avais fait attention, cet incident n'aurait pas eu lieu. J'aurai compris que ce n'étais pas mes émotions, mais celle des D. Putain, mais merde ! Il va falloir que j'apprenne a faire la différence.
- Tu as parfaitement raison !
- Oui ! Bon beh, c'est bon. J'ai compris ! Vous allez me faire la leçon, ou je peux aller me coucher ?
- On dira que c'était un entraînement musclé. Ace tu me dépose sur le RedForce ?
- Bien sur Shanks.
Marco les suis depuis les airs. Je reste encore sur l'îlot un moment. J'ai besoin de réfléchir au calme. Qu'est ce qui c'était passé ? Law et Luffy avaient été dans une colère noire. Pour qu'elle raison ? Un moment plus tard, je m'aperçois que plus personne ne se trouve sur les ponts des navires. Il est temps de rentrer. Quelques secondes plus tard, je me pose sur le RedForce. Ben a la vigie, m'ignore superbement. Mouais... Lui aussi n'est pas fier de moi : Aucun doute. Je me dirige tête basse vers la cabine que je partage avec mon roux. Il est déjà dans le lit. Il ne bouge pas quand je m'y glisse. J'essaie de me faire une place contre son torse, il me laisse m'installer resserre son bras pour me coller a lui.
- Pardon, Shanks ! Je suis désolée.
- Hummmm.
En clair, cela veux dire : J'ai pas envie de discuter. Dors ! Ok, je ferme les yeux, la journée défile dans ma tête tandis que le sommeil me gagne. J'ai vraiment abusé. J'aurais des excuses a présenter demain. Je me lève à l'aube après une, très, mauvaise nuit de sommeil. Je fais mes exercices matinaux. A l'heure du petit déj, je me dirige vers le mess. Arrivée dans la pièce, tout le monde fait silence, tant que je reste debout.
- Je voudrais m'excuser pour mon attitude d'hier. Je suis désolée de m'être comportée de cette manière.
Et après avoir pris une tasse de café, je retourne sur le pont. Bon, une bonne chose de faite ! Reste le MobyDick. Bien que je n'ai a m'excuser qu'auprès de Marco, et surtout d'Ace. Je sirote mon café, et Ben viens me rejoindre.
- Excuses acceptées de la part de tous. Mais hier, ils t'avaient déjà pardonnée.
- Je sais, mais c'est pas une raison. A la salle d'arme, j'ai vraiment pas été cool. Ils méritaient pas ça.
- Laisses tomber. Ils t'ont pardonnée.
- Pas tous. Il y en a un qui me fais toujours la tête. Pas un mot depuis hier. Rien.
- Ça lui passera. Laisses lui un peu de temps et retourne t'excuser. Il te pardonnera, il te pardonne toujours.
- Je vais commencer par le MobyDick, ensuite je verrais pour Shanks. A plus tard.
Je m'envole vers le pont de l'imposant navire. Même le RedForce paraît ridicule a côté. Je cherche Marco et Ace. Ils sont tous les deux ensembles, cool, un tir groupé... Je me pose devant eux.
- Je suis désolée pour hier, vraiment ! Pardonnez mon comportement ! S'il vous plaît ?
- C'est bon pour moi, dis Marco, moi j'ai juste eu droit a un entraînement gratuit. Vois avec ton frère ! Je vous laisse. A plus !
Je me tourne vers l'allumette,
- Ace ?
- Tu sais que tu as une bonne droite, me dit il avec un grand sourire, mais Vista a raison, tu dois travailler ton crochet gauche. Excuses acceptées. En même temps, si tu étais venue espionner une de mes parties de jambes en l'air avec Marco, je crois bien que, moi aussi, j'aurais été en colère. Je suis navré. Aussi, ça ne se reproduira pas. Promis. Et après les trois autres qui se mettent encore dans les ennuis, tu as des circonstances atténuantes.
- Tu crois que je peux les ressortir a Shanks ? Lui, il ne me pardonnera pas aussi facilement.
- Bin, il existe un moyen très simple.
Il se marre en me le disant avec un clin d'œil. Je lui souris, l'idée est a retenir. Vista viens vers moi, il veut commencer l'entraînement. Il ne fait aucun commentaire. Mais hier, il a pu observer mon combat contre Shanks et m'oblige a faire travailler ma main gauche et les mouvements que j'ai mal exécutés. Des heures durant, il me fait travailler les parades et les attaques. J'ai la vague impression que c'est sa manière de dire que j'ai abusé hier. Il n'ouvre pas la bouche, a part pour me donner des indications. Glacial. A la fin de l'entraînement, je range mes sabres et le scrute,
- J'ai été désagréable avec toi aussi , hier ? Si c'est le cas je suis désolée.
- Non, non. Par contre j'ai été surpris par ton comportement. Surtout que je te connais comme quelqu'un de calme et posé. Il est vrai qu'il n'y a pas longtemps qu'on se côtoie, mais je pensais pas te voir dans un tel état sans raison.
- Ce n'était pas sans raison, ma réaction était disproportionnée. Comme Shanks me l'a si justement reproché, mais pas sans fondements.
- Tu veux en parler, cela restera entre nous.
- Tu sais que tous les D, avons un lien télépathique ?
- Hum, oui, vous l'avez mentionné.
- Ace c'est incrusté dans ma tête à un moment, plus que malvenu.
- Du genre ?
- Personnel et intime.
- Oh, puis un temps de réflexion plus tard. Oooooh ! Merde !
- Comme tu dis ! Ensuite, je sais pas trop ce que faisaient les autres. Mais ils étaient très en colère et ce sentiment a rejailli sur moi. Et je m'en suis pris au premier venu, d'abord à Ace, puis à Shanks.
- D'où votre dispute ? Et, comment il a dis ça déjà ? Ah oui : Entraînement musclé !
- C'est ça. Et je crois que je vais aller aussi m'excuser auprès des hommes du MobyDick. J'attends le repas pour que tout le monde soit au réfectoire. Ça ira plus vite.
- Avoues que tu espères gagner des points auprès de ton empereur.
- Il y a des chances... Oui. Tout ce qui l'amadouera sera le bienvenu. Crois moi. C'est pas une première, jamais a ce point là ! mais je connais...
- Bien, si tu veux aller a la cambuse, c'est le moment ou il y a tout le monde.
- Ok, je te suis.
Nous nous y dirigeons, il rentre va s'installer a la table des commandants qui est présidé par Barbe Blanche, je me dirige vers lui, lui demande si je peux prendre la parole devant eux tous. Il me fait un signe d'encouragement et me laisse faire.
- Hier, si, par mégarde, je m'en suis pris a l'un d'entre vous, je vous prie de bien vouloir m'excuser. Bon appétit !
Je me retourne vers le vieux et le remercie d'un hochement.
- Tu veux manger avec nous ? Ou ta tournée d'excuses n'est pas finie ?
- Merci, mais non. J'ai encore une personne a voir, et ce sera loin d'être facile.
- Gwahahaha, bon courage alors !
Je sors, et pars pour le RedForce. Je cherche Shanks du regard mais je ne le trouve pas. D'un regard, Ben m'indique le bureau. Je tape doucement a la porte. Pas de réponse. Je la pousse et entre dans la pièce. Je m'assoie sur une chaise en face de lui. J'attends qu'il veuille bien me parler. Oups, il est encore plus en colère que ce que je croyais. Une chose a savoir avec l'empereur, tant qu'il crie ou gesticule tout va bien, mais quand il est vraiment en colère, il est dangereusement calme, et aujourd'hui c'est exactement le cas. Mieux vaux faire profil bas et attendre qu'il soit mieux disposé. Il relève la tête, et se cale dans son fauteuil.
- Alors ?
- Excuses moi, j'aurais pas du te parler comme ça. Je suis vraiment désolée, capitaine.
Je ne l'appelles jamais comme ça, sauf quand je veux vraiment faire preuve de respect envers lui, ou quand il rencontrait d'autres capitaines.
- J'aime mieux ça. Tu peux m'expliquer ?
- Je pense que c'est la combinaison de ma colère personnelle après l'intervention intempestive d'Ace, couplée à celle des trois D manquants, qui m'a fait pété les plombs. Et le pire, c'est que je peux pas te promettre que ça ne se reproduira pas. J'en suis désolée.
- Ça promets. Allez, viens la te faire pardonner.
Je me lève, contourne le bureau et viens m'installer sur ses genoux en l'embrassant.
- Désolée.
- Hum, hum, si on allait ailleurs. Cette pièce n'est pas faite pour te faire pardonner.
Je me lève, lui prend la main et me dirige vers notre cabine. Je me suis excusée toute la nuit, et plusieurs fois. Finalement, je crois que je me mettrais en colère plus souvent, mais alors, vraiment, très souvent... Au final, nous ne sommes sortis que le lendemain midi, et encore, parce que nous avions faim. Nous nous installons à la table principale sous les regards amusés de l'équipage que nous ignorons superbement.
- Ben, quand est ce que l'on aura rejoint mon frère ?
- Demain dans la journée.
- Et DressRosa ?
- Une journée de plus, environ.
Le reste de la journée se passa calmement. Je suis juste allée m'entraîner avec Vista, pas très longtemps, qui plus est. Et ma balade au coucher de soleil que j'avais manqué deux soirs d'affilée, une première. Le lendemain, dans le milieu de la matinée, Ace et moi parvenons enfin à entendre Law, Eno', et Luffy. Preuve qu'ils sont a trois heures devant nous. Pendant le temps d'approche, ils nous racontent, par le menu, leurs aventures. Nous allons en parler avec nos deux empereurs. Luffy voudrait aussi transférer le scientifique dans une cellule en granit marin qu'il n'a pas. Mais la vraie raison, c'est qu'aucun n'a envie de l'avoir sous les yeux. Cela fait 3 jours qu'ils se retiennent de le massacrer. Et j'avoue, qu'après avoir vu leurs souvenirs, je ferais bien la même chose. Enfin , le Sunny est en vue. Le sous marin, non, car arrimé sous le premier navire : discrétion exemplaire.
Les deux bateaux sont maintenant tirés par le MobyDick, pendant que tout le monde monte a bord du plus gros des navires. César Clown est immédiatement conduit dans une cellule réservé a son intention, à fond de cale. Et un joyeux bordel commence, comme toujours, quand Luffy arrive quelque part, chaque pirate se présentant aux autres, et Enora nous quitte pas, son père et moi. Une fête est annoncée. Officiellement, c'est pour célébrer l'alliance, mais, nous savons tous que c'est un prétexte. Je ne sais pas à quel moment Yassop a retrouvé son fils, mais ils pleurent tout les deux comme des gosses... Attendrissant...
Je me dirige vers Robin que je n'ai pas eu le loisir de saluer. Elle est en grande discussion avec Vista. Enfin non, quand je m'approche je l'entend déclamer de la poésie. Et bien, le sabreur est charmé par l'archéologue. Je les rejoint mettant fin par la même occasion au supplice de la belle brune. Je propose au brun d'aller faire connaissance avec Zoro que je vois affalé contre un mat en train de siffler une bouteille de saké... Incorrigible…
Vista nous quitte donc pour aller rejoindre le vert.
- Merci, me dit l'archéologue, avec un discret soupir de soulagement.
- De rien. Alors cette visite sur le MobyDick ?
- Bateau impressionnant... Par bien des aspects.
- C'est vrai. Un peu de calme t'intéresse, ou tu veux continuer à faire la fête ici ?
- Un peu de calme ferait du bien. Il fait maintenant nuit et le bruit est incessant depuis des heures.
- Je voulais aller coucher Enora. Viens avec moi sur le RedForce.
- Je te suis.
Je me dirige vers la fête, prend ma fille endormie dans mes bras, je la dépose dans ceux de Robin. Je me transforme, doucement elle se cale sur mon dos et nous décollons vers le navire. Je me pose doucement. Les deux brunes descendent. Je me dirige vers la cabine de ma fille. Robin la dépose doucement sur son lit. Je lui enlève ses chaussures, la couvre d'une couverture et nous sortons. Je vais dans la cuisine prendre quelques fruits, gâteaux et chocolat. Je lui propose de l'alcool qu'elle refuse, préférant un thé. Une fois prêtes, je sors. Mes pas me guident vers les chaises longues sous les palmiers. Je pose mon plateau sur le guéridon se trouvant entre deux transat. Nous nous installons toute les deux.
- Je préfère ce navire... Plus chaleureux, je crois, me dit-elle
- Moi aussi ! Mais, bon ! Il y a presque 15 ans que je suis a bord en comptant ces 5 dernières années, mais c'est…
- Ta maison !
- Oui, ma maison. Comme pour toi avec le Sunny.
- Hum.
Et le silence s'installe. Nous entendons le musique du MobyDick, mais cela reste un bruit de fond. La nuit est belle et calme. Je vois ma voisine frissonner. Je lui tend une couverture pliée sur le dos de mon transat. Elle s'y enroule dedans.
- Merci. La nuit est fraîche. On a pas tous la chance d'être le feu.
- Je te crois sur parole. Et oui, je ne ressens plus le froid. Ça n'a pas que des avantages. Ace m'a dit qu'il arrivait a faire stopper la neige. Mais moi, j'aime quand il neige ! C'est triste !
- Fufufu... Il faut assumer ses choix.
Un moment plus tard, alors qu'un silence bienveillant s'est installé, j'entends la respiration de ma voisine se réguler. Elle s'endort. J'hésite a la réveiller. Finalement, je décide d'aller lui chercher une autre couverture. Je reviens de ma cabine et la recouvre avec un nouveau plaid. Je me réinstalle sur mon transat, contemplant les étoiles...
Quand le soleil se lève, je me réveille. Robin est toujours là. Je vais faire du café. Une fois la cafetière sur le feu, je m'assois sur le plan de travail en attendant qu'il se fasse. Le doux bruit d'ébullition faisant remonter le café en surface, me sors de mon état second. Je ressors de la cuisine avec deux tasses fumantes, dont une avec un sucre et une pointe de lait. Je le lui tends alors qu'elle ouvre les yeux. Elle le prend. Je vais m'appuyer sur le bastingage. Tout en buvant mon café, je contemple le jour se lever. Robin est comme moi le matin : Elle aime le calme au réveil. Elle me rejoint sur la rambarde, regardant l'horizon.
- Salut ! Bien dormi ? Tu veux un autre café ?
- Bonjour ! Très bien dormi même. Ton café est toujours aussi bon.
Sur le Sunny, comme j'étais toujours la première levée, je faisais le café. Et, paraît-il que je le dose bien. Je le fais comme je l'aime. Point. Comme je le bois noir. J'aime le bon café, pas un breuvage qui me retourne l'estomac.
- Je reviens ! Donnes ta tasse...
Je lui ramène une nouvelle dose, qu'elle sirote tranquillement.
- Tu veux rester ici pendant que je fais mon taï-chi ou tu veux que je t'amènes au Sunny ?
- A moins que ça te dérange, j'essaierai bien avec toi. A moins que tu ne préfères le faire seule.
- Non, tu peux rester ! Je sais pas si on sera nombreux ce matin. Mais, tous les jours, nous sommes plusieurs à le faire.
- C'est toi qui les convertis ? On croirait pas que des pirates s'adonnent à cet art ! Où as-tu appris ?
- Sur mon île, après avoir fuit Baterilla. Il n'y avait pas grand-chose à faire, et pas d'enfant de mon age ou approchant. Je m'ennuyais ferme. Mais un jour, alors que j'étais sur une plage, j'ai fais la connaissance d'une jeune femme qui faisait tout les matins des mouvements sur la plage. Je l'ai observée pendant des mois, étudiant chaque déplacement. Tout les matins a l'aube, j'étais là. Jusqu'au jour ou je lui ai demandé de m'apprendre. Je devais avoir 8 ans ou 9 ans a l'époque. Elle a accepté. Puis, pendant quelques temps, elle a corrigé mes erreurs, toujours avec un calme olympien. Jusqu'au jour, ou nous le faisions toutes les deux, en synchronisation. Depuis ce jour, je n'ai jamais arrêté. Quand je suis arrivée a bord du RedForce, les premiers temps, je ne les faisais pas. Et ça me manquait. Alors un matin a l'aube, je suis monté sur le pont et j'ai repris. Puis, au fur et à mesure, des membres de l'équipage sont venus me rejoindre. Certains connaissait les mouvements, d'autres avaient observé, comme moi, des années auparavant. Et à mon tour, j'ai appris ce que je savais. J'espère qu'un jour, eux aussi, enseigneront.
- Le savoir se partage.
- C'est ça ! Tiens, regardes ! Nous serons pas nombreux. Une petite dizaine, j'en attendais moins. Alors, les gars ! Vous avez mal aux cheveux ? Ou vous venez vous entraîner avec moi ?
- On vient pour toi ! Voyons !
- C'est gentil. Ce matin, nous avons une nouvelle avec nous : Nico Robin, archéologue de l'équipage de Luffy. Robin ! Je te présente les gars.
- Bonjour a tous !
- Euh... Rox ? Tu pourrais nous présenter à la jolie demoiselle !
- Vous êtes assez grand pour le faire ! Allez ! On s'y met !
Robin se met a coté de moi, et je lui montre doucement chaque mouvement. Elle scrute religieusement l'enchaînement. Une fois la première partie enregistrée, elle se met en position et elle le fait en même temps. La série terminée les gars se précipite pour la corriger, et la séance se poursuis comme cela. J'y mets fin au bout dune heure. Dans la journée nous serons a DressRosa. Espérons que tous ce passe bien. J'ai quand même des doutes. Attendons le journal, on verra bien les nouvelles.
- Alors quand penses tu ?
- Que les pirates du RedForce sont prévenants... Fufufufu !
- Hahaha !
- Ça tiens toujours, notre escapade a Alabasta ?
- Oui. Dès qu'on peut, on y va ! J'ai hâte de voir ce ponéglyphe !
- Pareil ! Tu veux bien me ramener sur le Sunny ?
- Oui bien sur !
Quand je suis rentrée dans la cabine, Shanks était entrain de dormir. Sans faire de bruit, je me déshabille pour aller a la douche. Je ferme la porte de la pièce derrière moi. Une fois douchée, habillée, je remonte sur le pont. Ben y est, en train de vérifier le cap.
- Tout va bien, Ben ? Bien dormi ?
- Hum, bonjour Rox. Les vents sont contre nous, nous n'arriverons que ce soir.
- Je me demande si le vent est pas avec nous en fait !
- Quoi ?
- Bin oui ! tu as vu toute la viande cuite qu'on a à bord ? Et j'imagine même pas le Sunny, ou le MobyDick !
- T'es conne ! Je te jure...
- Hahahaha ! C'est toujours les mêmes qui se lèvent, le lendemain de beuverie générale ! Si Doffi, Kaïdou ou BigMom nous attaquaient maintenant, on serait pas dans la merde.
- Où alors, ils seraient tellement choqués du spectacle, qu'ils en mourraient étouffés.
- Hahaha ! Peut être, oui. Plus sérieusement, dis, dans ta collection d'EternalPose, tu en aurais un d' Alabasta ?
- Je crois bien. Il faudrait que je vérifie. Pourquoi ? Tu projettes un voyage ?
- Oui. Il faut que j'amène Robin la bas.
- Si tu demandes a Shanks, on ira !
- C'est pas le moment de quitter le nouveau monde. Il faut que vous restiez ici. Et puis combien de temps il faudrait pour faire l'aller-retour, Alabasta ici ?
- 6 mois ! Peut-être plus !
- J'irai bien plus vite avec mes ailes.
- Deux mois ! Peut-être trois ! Suivant les courants. Cela fais long quand même, et c'est dangereux. Imagines qu'on vous repère ! Qu'est ce que vous pourrez faire toutes les deux, seules, face a je ne sais quoi ?
- Nous savons nous défendre quand même ! Bonjour, la confiance !
- Il ne s'agit pas de confiance, mais de bon sens. Et parfois, tu en manque cruellement. J'ai besoin de te rappeler combien de fois tu t'es retrouvée dans des situations pas possibles ? Et la dernière fois, tu as disparu pendant 3 ans.
- Je suis plus prudente qu'avant. La dernière fois, je n'avais pas le choix. C'était vous, ou moi !
- Et tu crois que les hommes du RedForce accepterons une nouvelle fois cet état de fait ? Mais la prochaine fois, nous saurons ou te trouver. Et il se passera quoi ? Ce sera la guerre, comme a MarineFord pour Ace. Mais, cette fois ci, nous serons bien plus nombreux. Vu, ce que j'ai appris ces deux dernières années, c'est pas encore le moment. En plus, pour l'instant, tu es recherchée. Soit, la marine ne sait pas tout a ton sujet, mais le gouvernement est au courant pour Robin. La marine veut la capturer pour avoir accès aux armes antiques. C'est elle que tu devras protéger en priorité, et tu y arriveras, quitte à te sacrifier. Mais aujourd'hui, plus encore qu'avant, ta vie est précieuse. Shanks et Enora ne supporteront pas encore de te perdre, ni tes frères. Ça été très dur après ton départ : Pour tous...
- Je suis navrée Ben. Je ne savais pas quoi faire d'autre. Je ne pouvais me résoudre à vous faire passer après moi. Je me suis livrée pour votre liberté.
- Je sais. Je ne dis pas çà pour te culpabiliser. Et je sais que si le choix se représentai a toi, tu ferais exactement la même chose, même en pleine connaissance de cause. Car, cette fois, ils ne te laisseront aucune chance de t'échapper. Ils te tueront. Sois en sure...
- Je préfère mourir, que retourner entre leurs mains. Ma vie n'est pas plus importante que les vôtres. Et Robin ne tombera pas dans leurs griffes, quitte à la tuer de ma propre main, s'il le faut.
- Tu as bien changé. Jamais par le passé, tu n'aurais pu accepter l'idée de tuer quelqu'un de sang froid. Tu ne l'a jamais fait, du reste. Parmi nous, pendant les combats, tu as blessé, estropié ou handicapé. Mais, jamais, tu n'as tué.
- Hum... J'en ai conscience. Mais certaines personnes doivent se salir les mains, et je préfère que ce soit moi plutôt qu'eux. Il est vrai que mon passage a Marijoa et ImpelDown a laissé des traces. Pouvait-il en être autrement ?
- Non, je suppose. Mais ton regard du monde a changé. C'est bien dommage.
- Désolée, Ben. Je pensais pas que je te décevais a ce point !
- Mais, non ! Il ne s'agit pas de ça. Tu ne me déçois pas. C'est ce monde qui le fait ! Si ce monde était plus juste, nous n'en serions pas réduits à de telles extrémités. C'est pour cette raison, que ta vie est si précieuse, car : Toi, tu peux la changer. Uranus peut changer ce monde et le rendre meilleur.
- Ce n'est pas aussi simple. Imaginons, qu'avec le pouvoir que nous possédons, les D renversent l'ordre établi. Qu'en ferions nous ? C'est bien beau de faire le ménage ! Mais, ne saurons nous pas pire qu'eux ? Aucun de nous ne veut diriger le monde. Ce n'est pas notre rôle.
- Ta dernière phrase est bizarre. Pourquoi, ce ne serait pas votre rôle ?
- Je ne sais pas. Je le sais, c'est tout.
- Drôle de réponse ! Enfin, passons. Promets moi juste de partir à plus de deux, pour ton voyage a Alabasta : Ce serait plus prudent !
- Il n'y aurait que Marco, qui pourrait me suivre. Eno' est hors course, trop jeune et trop lente. Son vol est beaucoup moins rapide que ma vitesse de croisière. Donc, il ne reste plus que lui, et il a des obligations sur le MobyDick, donc il n'y a personne.
- Parles-en a Shanks, Barbe Blanche et Marco, quand même. Tu peux au moins me promettre ça, pour me rassurer !
- Toi, par contre, tu n'as pas changé ! Toujours aussi manipulateur ! Mais, ok… Je leur demanderais.
- Parfait ! Tu pars a ton entraînement avec Vista ?
- Je vais aller voir, mais je pense qu'il dors encore. A plus.
Je décolle vers l'imposant navire. Comme prévu, mon prof dors. Je retrouve le phœnix sur le pont qui lui aussi me confirme que nous serons a DressRosa dans la soirée. Un martin-facteur fais son apparition. Nous payons deux journaux, les ouvrons et lisons. Il est plus que temps de réveiller tout le monde. Les nouvelles devraient plaire a tout le monde. Une heure plus tard, les 4 capitaines sont réunis dans la pièce qui sert de bureau a Barbe Blanche, chacun lisant le journal, devant une tasse de café et un petit déj copieux. Bin, oui ! Il faut éponger après cette folle nuit. A part Luffy qui mange sans se préoccuper du reste, lui, il veut aller faire sa fête au flamand rose. Il a promis a Law. Il tiendra sa promesse et il attend cela depuis longtemps. Le reste il s'en fout. Tout le monde prend un moment, pour réfléchir aux nouvelles. Le plumeau a abdiqué de ses titres de grand corsaire et donc de roi de DressRosa. A mon sens, bien trop facilement. C'est louche. Au même moment, un bébé denden se fait entendre, c'est celui de Law. Il pose le petit animal sur la table, décroche...
- Trafalgar Law, j'écoute.
- Mon petit Law, il y avait bien longtemps. As-tu lu les nouvelles ce matin ? Je suppose que chapeau de paille est avec toi. J'ai fait ce que tu voulais. Où et quand pour l'échange ?
- Demain 15 h sur GreenBit.
- Bien ! Alors, à demain. Je suis impatient de te revoir. Qui sait ? Peut-être, ai je quelque chose d'autre que tu voudras ?
Et il raccroche. Un mauvais pressentiment me prend. Et vu la tête de la plupart, je ne suis pas la seule a me dire que quelque chose cloche. Que voulait dire la dernière phrase ? Il se prépare un coup pourri. C'est sur !
Nous avons largué les amarres plus de 4 heures avant d'arriver a DressRosa. Le reste de la traversée se fera demain. Nous avons le temps. Ne jouons pas nos cartes trop vite. C'est plus prudent. Doflamingo est loin d'être un idiot. Mieux vaux ne pas le sous estimer. Même si, avec deux équipages d'empereurs et deux de rookies, il ne fait pas le poids. Il est préférable que les autres ne connaissent pas tous nos atouts. La route du rêve de chacun est encore longue. De plus, Luffy et Law veulent prouver la confiance que leur portent les deux empereurs. Ils veulent que nous n'intervenions qu'en cas d'urgence. A eux, de se battre et d'appliquer leur plan ! J'étais moyennement, voire pas du tout, d'accord avec leur plan. Mais personne dans la pièce, parmi Barbe Blanche, Marco, Shanks, Ben et Ace, ne voulait me soutenir. Ils trouvaient tout un tas de raisons pour que je n'aille pas avec eux. Bon, Enora et Ace, un peu moins ! Ils voulaient y aller aussi. Mais moi, tout le monde était d'accord : Je ne devais pas y aller. Ils étaient même prêts à me mettre du granit marin. Ils sont sérieux, là ? L'anneau, je l'enlèverai, et rien, ne me retiendra. Je dois leur promettre que je n'interviendrais qu'en cas d'extrême urgence. Ces deux crétins voulaient faire leurs preuves. Mais je m'en branle. Moi, je veux qu'ils soient en bonne santé. Ils savent, tous les 8 en comptant Enora qui pourtant n'est pas dans la pièce, mais, assiste a tout quand même, que sans ma promesse, j'interviendrai. Si je ne promets pas, ils me mettrons des menottes ou en cage de granit-marin. J'ouvre les yeux de surprise devant cette découverte.
Une sourde panique, une intense peur et le manque d'oxygène me gagnent. Je recule toujours plus loin d'eux. Non ! Non ! Non ! Tout, mais pas ça ! Je sors sur le pont prise de panique. Mon instinct me mets en garde. Contre qui, contre quoi ? Je ne sais pas. Des voix se font entendre dans ma tête, me demandant de me calmer, de ne pas avoir peur. C'était une blague ? Ils ne le feraient pas. Je ne les écoute pas. Jamais, au grand JAMAIS, je ne me laisserais faire. Plutôt mourir, que vivre enchaînée. Plus Jamais ! Je continue de reculer loin d'eux. Ils continuent d'avancer. Laissez-moi ! Je ne vois qu'une solution : La fuite ! Des NON se font entendre autour de moi. Je lève la tête vers le ciel tout en me transformant. Je m'élève dans les cieux, les fuyant. Marco se transforme derrière moi. Il veut me ramener. Oh non ! Tu ne m'auras pas ! Je ne te laisserais pas faire. Tout les D présents entrent en même temps dans ma tête voulant prendre le contrôle. Ah non ! Les gars, pas cette fois. Je vous aime, mais jamais je ne vous laisserai m'enchaîner. Jamais ! Ils sont quand même, en mesure de me ralentir suffisamment pour que le bleu arme ses serres de haki pour pouvoir me ramener au sol. L'enculé de sa mère ! Il va me lâcher ! Je me débats, mais rien n'y fait. Je suis prisonnière de ses serres. Le noir m'entoure, m'englobe, m'emprisonnant, je suffoque, les ténèbres m'avalent. Je sombre dans l'inconscience. La mort serait plus douce. Mes dernières pensées sont pour invoquer Davy Jones.
Et voila pour le chapitre. Je souhaite qu'il vous ai plu.
Et oui, Arya39 tu avais raison pour le pétage de plomb.
J'espère vous revoir la semaine prochaine. Bises a tous.
