Bonjour à tous/toutes
Disclaimer : Tout appartient à JK Rowling
NOTE IMPORTANTE : SUITE A DE NOMBREUSES SUPPRESSIONS DE FANFIC SUR CE SITE DU AU NON-RESPECT DU RÈGLEMENT ( notamment la RAR en début de chapitre, chose que je fais constamment ), JE ME VOIS DANS L'OBLIGATION DE SUPPRIMER TOUTES MES RARs ( je suis dégoutée ! )
Néanmoins je les ai toute conservé donc si vous en avez envie je peux vous les renvoyer par mail :(
Je ne pourrais donc plus répondre aux reviews anonymes, je vous prie de m'excuser et répondrais aux autres par mp
Je suis vraiment désolée :(
( je remercie au passage Yuki pour sa review qui a commenté en anonyme : si ça ne te dérange pas, ce serait mieux que tu me donne un mail ou te contacter pour pouvoir te répondre plus facilement )
Bonne Lecture !
Chapitre 13
- Bonjour ! Bonjour tout le monde ! Comment allez-vous Mr Zabini ? Et votre mère ? Comment se porte -t'elle ? J'ai entendu dire qu'un huitième prétendant était d'actualité ? Vous me raconterez ça lors de mon prochain dîner ! Allez installez-vous ! Installez-vous !
Le professeur Slughorn vagabondait dans sa salle de classe, passant entre les rangés de pupitres parfaitement alignés, saluant quelques élèves, complimentant- pour quelque raison que ce soit- les plus célèbres d'entre eux. Ainsi se déroulait le début de chacun de ses cours.
Après le départ de Rogue, le cachot assigné aux cours de Potions, avait été relativement redécoré : de multiples bougies flottaient constamment dans l'air, dans le but d'apporter un peu de lumière dans les sous-sols de Poudlard, alors que de riches tentures aux couleurs des quatre maisons tapissaient les murs de la salle. La pièce en devenait presque chaleureuse.
- Parfait, nous allons commencer ! S'exclama d'une voix enjouée le professeur Slughorn.
La salle se fit silencieuse. Mis à part le bruit sourd du livre de Neville Longdubat qui venait de s'écraser au sol. Mais, par habitude, personne n'y fit attention.
- Nous allons aujourd'hui travailler sur le filtre de Veritaserum. Qui pourrait expliquer ce qu'apporte son ingestion ? Oui, Miss Granger.
Tous les regards convergèrent vers elle.
- Le Veritaserum est un puissant sérum de vérité, une potion qui provoque chez celui qui l'absorbe une incapacité à mentir. L'usage du Veritaserum est soumis à une réglementation du ministère de la Magie. La potion doit mûrir pendant un cycle complet de la lune, et environ un mois est donc nécessaire pour la préparer.
Comme à son habitude, la main de Granger s'était envolée à une vitesse fulgurante, manquant d'éborgner Weasley par la même occasion. Si pathétique.
- La potion est incolore et inodore. Trois gouttes suffisent à ce sérum de vérité puissant pour agir. Le buveur se retrouve dans l'incapacité de mentir et parle d'une voix monocorde. Toutefois, le Veritaserum n'est pas infaillible.
Et comme à l'accoutumée, elle ne pouvait s'empêcher de réciter tout le bouquin… Ce comportement insupportait Malefoy au plus haut point, et ce depuis leur tout premier cours en commun, en première année. Tellement détestable.
- Son efficacité est maximale sur les personnes vulnérables, insuffisamment compétentes (d'une manière ou d'une autre) pour s'en protéger ou inconscientes du fait qu'on va l'utiliser sur elles. Un sorcier peut se sceller la gorge et produire de fausses déclarations, transformer la potion en un breuvage inoffensif ou utiliser l'Occlumancie pour en contrer les effets.
Déjà à cette époque-là, elle arborait un fier caractère de Miss Je-Sais-Tout, passait son temps à la bibliothèque, se mettait les profs dans la poche en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, et violait le règlement, encore et encore, sans en subir les conséquences. Totalement Insupportable.
- Parfait ! Absolument parfait ! J'accorde 10 points pour Gryffondor ! Bien, très bien, les instructions ainsi que les ingrédients vont s'afficher au tableau. Vous trouverez tout ce dont vous aurez besoin dans l'armoire. Vous avez deux heures.
Sur ce, il rejoignit son bureau, s'y installa confortablement, avant de - probablement - s'atteler à la correction de copies. Malefoy se releva nonchalamment et se dirigea vers la réserve. Ce n'était pas vraiment le moment pour se précipiter où exécuter certains gestes avec brusquerie. Moins de trois jours après les faits, il n'était encore pas totalement guéri.
La réserve était une grande salle sombre, attenante à celle où se déroulait les cours. Des dizaines d'étagères, des centaines de bocaux, de fioles, de sachets, de boites y étaient entassés, certains ingrédients étaient même accrochés au plafond, dégageant une odeur particulière de fruits pourris et de cardamome.
Après avoir récupéré tout ce dont il aurait besoin, il rejoignit son pupitre, accompagné de Zabini et Parkinson, qui veillait au grain depuis « L'incident-Nott » comme ils avaient commencé à l'appeler. Malgré les blessures avec lesquelles il en était ressorti, ce petit évènement lui avait permit d'affiner quelques détails prépondérants de son plan…
Couper finement des racines de mandragore, hacher grossièrement à la petite cuillère des bulbes sauteurs ou encore incorporer des larmes de phénix au compte-gouttes ne se révélait pas vraiment des plus simples lorsqu'un bandage vous étreignait les trois-quarts du torse.
Ainsi, Drago Malefoy semblait lamentablement peiner à se débrouiller seule. Personne ne semblait s'en apercevoir, bien trop absorbé par sa propre potion. Tous, sauf Hermione Granger qui l'observait d'un œil agacé. Il croisa son regard une fois, puis deux, et trois fois. Elle semblait furieuse. Il ne savait pas vraiment pourquoi. Pour le coup, il n'était responsable de rien !
Mais il fut interrompu dans sa vaine tentative de monter en neige des œufs de salamandre, par plusieurs coups sonores frappés à la porte du cachot.
- Entrez ! Ah Mr Smith ! Que nous vaut le plaisir de votre visite ?
Le jeune garçon aux cheveux dorés semblait passablement mal à l'aise face aux regards de toute une classe de septième année.
- Le … Le professeur… euh la directrice McGonagall, Bégaya -t'il. Elle demande à voir Malefoy et Granger dans son bureau. Tout de suite.
Malefoy fronçait les sourcils : pourquoi voulait-elle le voir maintenant ? Et avec Granger surtout ? Lui jetant un coup d'œil discret, il s'aperçut qu'elle rangeait ses affaires en silence, sans paraître ne serait-ce que troublée par l'annonce de l'exécrable Poufsouffle.
- Bien allez-y, déclara Slughorn, dans l'impossibilité de refuser pareille demande. Mais cela ne vous empêchera pas de rattraper ce cours ainsi que les devoirs correspondant !
Et après quelques salutations d'usage, ils quittèrent tout deux les cachots.
Zacharias Smith avançait quelques mètres devant eux, le port hautain, la démarche droite, le torse bombé. On aurait dit qu'il venait d'être nommé Ministre de la Magie. Et capitaine de l'équipe de Quidditch. Pas qu'il était en train d'accompagner deux élèves chez la directrice de l'école. Granger semblait également sûre d'elle.
- Qu'est-ce qu'on fait là, Granger ? Chuchota -t'il, ne souhaitant pas vraiment que l'autre benêt de Poufsouffle prenne part à leur conversation.
- Je ne sais pas, éluda -t'elle sans le regarder.
Le regard braqué, droit devant elle, les mains enfoncés dans ses poches, elle se mordillait les lèvres. Quelqu'un qui ne la connaissait pas, aurait pensé qu'elle était seulement inquiète de l'issu de cette entretien avec la vieille McGo. Malefoy, quant à lui, connaissait cette expression sur son visage, celle qu'elle arborait lorsque Potter ou Weasley étaient en train de l'entraîner dans un plan particulièrement fumeux, qui les amènerait à désobéir ouvertement à l'ensemble du corps professoral.
Granger savait exactement la raison de leur convocation.
- Je sais que tu mens.
Elle ne releva pas.
- Sir William Topaz McGonagall, lança Smith avant de repartir
- Qu'est-ce que c'est que ce mot de passe à la c…
Elle le fusilla des yeux, l'empêchant de poursuivre sa remarque, mais sans perdre pour autant son regard quelque peu paniqué. Mais ils étaient déjà arrivé en haut des marches. Face à eux, se tenait une imposante porte boisée, les séparant du bureau de la directrice. Sur d'elle, Hermione frappa.
En entrant dans l'ancien bureau de Dumbledore, Hermione n'était pas des plus à l'aise. Tout d'abord, cette pièce lui rappelait de douloureux souvenirs, qu'elle aurait préféré laisser moisir dans un coin de son esprit. Ensuite, elle sentait peu à peu la culpabilité la gagner, à mesure que ses pas la rapprochaient de la directrice.
Peu fière, Hermione s'était sentie obligée de se confier suite aux derniers évènements. Elle avait donc parfaitement connaissance du but de leur visite. Malefoy risquait de mal le prendre…Rectification : Malefoy risquait de la hacher grossièrement à la petite cuillère dès qu'ils ressortiraient d'ici. Oui, comme les petits pois sauteurs du cours de Slug'.
Néanmoins, si cet idiot de Zabini ne lui avait pas flanqué la peur de sa vie, deux jours auparavant, elle n'aurait pas été prévenir la directrice ! Tout était de faute ! Ce n'était pas sur elle que devait être rejeté le blâme de cette … dénonciation peu scrupuleuse.
[ Flash Back ]
Samedi soir. Hermione patientait devant le château, sans vraiment savoir si Malefoy la rejoindrait pour leur ronde. Quelques heures auparavant, il ne parvenait toujours pas à se lever alors qu'elle le quittait après avoir bouclé leur devoir d'astronomie. Et bêtement, elle n'avait pas pensé à annuler leur rendez-vous.
Frigorifiée, resserrant les pans de sa cape autour d'elle, elle jeta un coup d'œil à sa montre. S'il n'arrivait pas dans dix minutes, elle retournerait dans son dortoir se coucher. De toutes façons, ils n'avaient jusqu'alors coincé aucun élève trainant dans les couloirs du château. Le temps n'était pas aux vagabondages intempestifs cette année…
A son grand étonnement, les portes de chêne menant au hall s'ouvrirent. Mais ce n'était pas Malefoy…
Blaise Zabini la rejoignit dehors, légèrement débraillé, comme s'il s'était vêtu à la hâte, se souvenant brusquement qu'il était impatiemment attendu quelque part.
- Zabini ? Qu'est-ce que tu fais là ?
- Drago m'a demandé de le remplacer. On y va ?
Elle acquiesça en silence avant de le suivre en direction des sous-sols. Comme à son habitude, elle se limita à le suivre et ne chercha pas à engager la conversation. Malheureusement, c'était sans compter l'arrivée de Peeves…
- Ah mais c'est la Miss Je-Sais-Tout ! Ricana -t'il alors qu'il passait à quelques centimètres à peine de sa chevelure.
- Peeves, arrête ça tout de suite, Gronda -t'elle.
Elle entendit Zabini soupirer bruyamment, mais il ne l'aida pas à contenir Peeves, qui venait d'envoyer valser plusieurs armures à travers le couloirs, avant de s'enfuir en hurlant de rire. Cependant une des armures se trouvant juste à côté d'eux, s'effondra sur lui avant qu'elle n'ait pu réagir. Il s'écroula en un gémissement de douleur.
- Zabini ! S'écria -t'elle en accourant auprès de lui . Tu t'es fait mal ?
Alors qu'il peinait à se relever, elle le dégagea des morceaux de ferraille éparpillés autour de lui, avant de poser une main sur le haut de son dos pour l'aider à se relever. Néanmoins elle ne rencontra pas seulement le tissu soyeux de la chemise blanche qu'il arborait alors. Un épais bandage recouvrait la moitié de son dos, du haut de son cou jusqu'à la base de son omoplate droite.
Elle écarquilla les yeux de surprise alors qu'il grognait à son contact. Tout se passa très rapidement. Avant qu'elle n'ai pu réagir, il venait de bondir sur elle, la plaquant violemment contre le mur le plus proche.
- Aïe ! Mais lâche-moi ! Tu me fais mal ! , s'exclama -t'elle, paniquée, en tentant vainement de se dégager.
A quelques centimètres d'elle seulement, ses yeux lançaient des éclairs rageurs, alors qu'il la maintenait fermement contre les pierres glacées du mur, de ses épais bras musclés.
- Ne..Me…Touche…Jamais…Plus, éructa -t'il alors que la colère déformait ses traits.
- Qu'est-ce que tu t'es fait au dos ? S'écria- t'elle d'une voix qui se révéla être suraigüe.
- Ecoute-moi bien, Sang-de-Bourbe, tu vas arrêter de te mêler de ce qui ne te regarde pas, et tu ne poserais plus de questions c'est compris ?
En temps normal, elle aurait rapidement hocher la tête en baissant le regard. Néanmoins, elle commençait à en voir plus que marre qu'on lui dise ce qu'elle devait faire. En une semaine, elle avait reçu assez de menaces de la part de ces idiots de Serpentard, pour en faire toute une collection.
Brusquement, visant approximativement son entre-jambe, elle envoya son genou contre Zabini alors qu'il s'écroula de douleur, en se rattrapant in extremis à une vieille statue poussiéreuse qui trainait par là.
- Tu .. Vas … Regretter…
- Non Zabini c'est toi qui va le regretter. J'en ai ras-le-bol de vos menaces infondées et de vos coups foireux de semi-Mangemorts à la noix. Alors maintenant t'arrêtes de geindre et tu finis cette ronde sans moi ! C'est compris ?
Sans attendre sa réponse, tremblante de peur, elle s'éloigna à grands pas, le laissant seul dans le couloir.
[ Fin du Flash-back ]
La directrice McGonagall les attendait, debout derrière son immense bureau, alors que ses lunettes se tenaient sur le bout de son nez. Elle semblait particulièrement mal à l'aise, aussi étrange que cela puisse paraître. Lorsqu'ils furent face à elle, elle prit enfin la parole.
- Asseyez-vous, ordonna- t'elle. Mr Malefoy, Miss Granger m'a récemment fait part des évènements ayant…
- Quels évènements ? Gronda -t'il en la fusillant du regard.
Elle l'ignora, plongée dans la contemplation de ses chaussures.
- Et bien ! Votre récente agression par on-ne-sait-qui vendredi soir voyons ! Je vous assure d'ailleurs que nous ferons tout ce qui sera en notre pouvoir pour débusquer les coupables !
Malefoy haussa les sourcils mais ne releva pas. Comme ça la petite Granger venait de mentir : Intéressant… Pour quelles raisons cependant ?
- Elle a d'ailleurs très bien fait de venir m'en parler. Nous savions pertinemment que vous ne seriez pas totalement en sécurité à Poudlard suite à … bref. J'aimerais qu'à l'avenir ce soit vous qui veniez m'en parler, Mr Malefoy.
- A l'avenir ? Ironisa- t'il.
Il ne comptait pourtant pas réitérer l'expérience, sauf erreur de sa part.
- Nous allons donc prendre certaines mesures de protection à votre encontre, Continua -t'elle sans relever le sarcasme présent dans ses propos. Nous nous doutons tous qu'il y ait de grandes chances que l'attaque vienne de votre propre maison. Ainsi, à l'avenir, des appartements personnels seront donc mis à votre disposition. Miss Granger vous y mènera, vous pourrez ensuite retourner en classe, je ne vous retiens pas plus longtemps.
Et sur ces mots, la porte du bureau s'ouvrit, les incitant à quitter les lieux.
Ce chapitre marque la fin de ce que j'appelle le premier bloc de cette histoire. Dès le prochain chapitre, on quittera progressivement ce flou rempli de mystères
Jusque là, j'attends vos impressions !
Une review et vous aurez le droit d'accompagner Drago jusque dans ses appartements ( j'ai dit "accompagner" seulement, bande de vilaines ! )
Je vous aimeeeeeeee ! A Mardi !
