Oh ! Mais que voyez-vous?

UN CHAPITRE SAUVAGE APPARAIT ! xD Je suis vraiment désolée, j'étais persuadée de pouvoir reprendre un rythme de publication convenable...mais je me suis plantée. xD Du coup voilà un looooong chapitre pour vous ! :D

Bonne lecture à tous !

Bisous les chocogrenouilles ! ;)

Millama.


Chapitre 14 :

_ Emmett ! Entendis-je Edward hurler.

_ T'es drôle, faudrait que je puisse bouger !

_ Vas-y ! Le pressa la voix de Alice.

Je n'en avais cure, ces pauvres potiches allaient payer. Je poussais un feulement qui fit frissonner les deux amies de Harry et me préparais à sauter alors qu'elles tombaient en arrière pour s'allonger, tentant de respirer. Un rire sadique m'échappa et alors que je sautais, une masse énorme me plaqua au sol faisant le même vacarme que deux pans de montagne se détachant. La maison trembla sous le choc.

_ Jasper ! Apaise-le, je t'en supplie ! Souffla la voix de Esmée. Nous allons tous être compressés !

_ J'essaies mais il est insensible !

_ Enlèves lui sa baguette, Emmett ! Grogna Rosalie.

Je sentis un poing s'abattre sur ma main, à nouveau il y eut le bruit d'une roche se fendant en deux. La douleur fût violente et ma main lâcha ce qu'ils appelaient 'baguette'. Ma colère ne baissait pas, je voulais me venger, je ne voyais plus que ce point rouge devant mes yeux, symbole de ce que je devais attaquer. Je sentis quelque chose d'étrange effleurer mon aura. Comme une caresse pour apaiser mon âme, mais je n'en voulais pas, aussi poussais-je un hurlement et un feulement m'échappa.

_ Je ne sais pas comment il fait, il me bloque ! Murmura Jasper, la voix rauque.

Une masse se laissa tomber à nos côtés et un parfum m'atteignit. Un parfum familier, doux et tendre qui me calma un peu, mais pas assez pour que je revienne à la réalité. J'étais toujours autant aveuglé par ma haine pure et simple. Des cheveux blonds apparurent à mes yeux et un feulement m'échappa, je ne voulais pas qu'on me calme, je voulais tuer ces deux inconscientes.

_ Draco…arrêtes.

La voix de Rosalie me parvint haché et je me revis le premier jour où j'avais failli faire mourir Harry. Là, au milieu du salon, j'étais en train de mettre en danger non seulement ma famille mais aussi Harry qui à l'étage devait ressentir les effets de tout cela. Dès que j'eus prit conscience de ce fait, ma colère retomba comme un soufflé et j'entendis tous les vampires reprendre des inspirations rauques. J'entendis à l'étage la respiration difficile de Carlisle et je sus que j'avais fait le bon choix. Emmett roula à mes côtés, totalement essoufflé. D'ailleurs, ils l'étaient tous, sauf moi et les deux filles qui étaient évanouis. J'attrapais ma baguette, profitant qu'ils ne pouvaient pas se relever de suite pour m'approcher d'elles.

Ma colère revint au galop mais Jasper réussit à m'atteindre cette fois-ci et je hochais la tête pour le remercier avant de tendre la baguette vers les deux filles les plus importantes de la vie de Harry. Une corde apparut et les attacha en position assise l'une à l'autre. Je fis venir leurs baguettes à moi et après un dernier feulement, je me posais en face d'elles, les jambes croisées. Toute la famille des vampires – je ne l'avais pas remarqué mais ils étaient tous au sol – se redressa péniblement et comme si mon don les avait ralentis, ils s'approchèrent à pas humains.

_ Enervatum.

Hermione et Ginny se redressèrent en prenant une grande inspiration, paniquées. Elles ouvrirent la bouche pour crier, mais je les pris de court.

_ Silencio.

J'étais étonné de voir la faculté presque réflexe de mon cerveau à retrouver des sorts que j'étais censé avoir oublié ou du moins que j'aurais dû chercher un moment avant de les retrouver dans le flou de ma mémoire humaine. Les prononcer aurait dû me coûter un effort de recherche, or je ne me sentais nullement gêné, comme si la haine pure et simple que je ressentais me facilitait les choses. Je plongeais mon regard dans celui de Hermione qui braillait sans le son. Elle se tut aussi sec, effrayée par mon regard tempête.

_ Ecoutez-moi bien vous deux…Immobilus !

Emmett et Edward s'étaient précipités sur moi pour m'empêcher de faire une bêtise. Leurs corps tombèrent inanimés sur le sol, les fondements de la maison tremblèrent et je me tournais vers ma nouvelle famille.

_ Ne vous en faites pas, ils vont bien. Je ne ferai de mal à aucune de ces deux jeunes filles car elles sont importantes pour Harry. Mais il me faut des réponses.

Jasper, le premier à se reprendre hocha la tête et envoya à tous les occupants de la maison les douces caresses d'aura comme j'avais ressenti quelques secondes plus tôt. Je me sentis un peu mieux, mais j'étais toujours déterminé à comprendre ce qu'il se passait.

_ Je disais donc : vous allez m'écouter attentivement. Je vais vous rendre vos voix, mais s'il vous plaît, arrêtez de hurler. Et pas d'imprononçable, sinon…

Je laissais le silence planer, mon don refaisant surface et appuyant légèrement sur elles. Elles hochèrent frénétiquement la tête et je souris. Pas un grand sourire comme j'en envoyais parfois à Harry, non, un sourire sans joie qui les firent blanchir presque autant que ce que les vampires sont pâles. Je levais la baguette, sûr que cette fois-ci elles ne feraient rien et je leur rendis leurs voix. Je fis revenir en pleine possession de leurs moyen Edward et Emmett.

_ Ouah, mec faudra que tu me relances ce sort, c'est dément ! Pouffa Emmett avant de se prendre une mandale de la part de Rosalie.

_ Ne dis pas de sottises, j'ai eu la peur de ma vie !

_ Ou de ta mort ! Rit son amant.

_ S'il vous plaît. Dis-je.

Emmett mima une fermeture éclair que l'on fermait et je levais les yeux au ciel en même temps que Edward et Alice. Bella eut un faible sourire en se serrant contre son mari et Jasper serra l'épaule de sa mère d'adoption qui semblait mal en point. Elle était celle qui parmi eux tous détestaient le plus les conflits, la violence et tout acte barbare en tout genre aussi lui lançais-je un regard d'excuses avant de me tourner vers nos deux invitées surprises alors que les Cullen s'asseyaient autour de nous, bientôt rejoint par le chef de clan qui me rassura d'un simple coup d'œil.

_ Très bien, Hermione, pourquoi êtes-vous apparues comme ça ?

_ Ça fait un mois qu'on recherche Harry et qu'on ne le trouve nulle part ! S'emporta la brune.

_ Il vous a laissé une lettre pourtant à toi, Ron et Ginny, dis-je en me rappelant l'avoir vu écrire deux longues lettres.

_ On ne les a jamais reçues ! S'indigna la plus jeune des Weasley.

_ Il les avait laissés sur la table du 12 square Grimaud pourtant, répliquais-je avec un regard suspicieux.

Le visage de Hermione tourna au pourpre et je crus qu'elle s'étouffait jusqu'à ce qu'elle pousse un cri de rage qui nous fit tous sursauter…sauf Alice, Jasper et Edward. Entre Alice qui avait dû la voir hurler, Jasper qui avait senti sa colère et Edward qui devait mentalement l'entendre beugler, ça devait être sympa dans le rang des vampires.

_ MAIS QUEL CON !

Je sursautais et tendis ma baguette vers elle mais la main de Edward se posa sur la mienne et il me souffla pour que seul nous autres vampires nous puissions l'entendre : 'elle ne va rien te faire, elle est seulement énervée'. Je soupirais et laissais tomber mon bras sur le côté avant de me retourner vers Hermione. Ses cheveux venaient de doubler de volume, elle était rouge et semblait sur le point de faire exploser sa magie.

_ Aguamenti.

Elle se prit un jet d'eau en plein visage et aussitôt toute la magie émanant d'elle s'estompa, faisant redescendre la tension dans la pièce et j'entendis un 'oh !' admiratif provenant d'Emmett qui me fit sourire intérieurement.

_ Qu'est-ce qu'il y a, Granger ?

Je lui lançais un sort de séchage alors qu'elle poussait un soupir. C'est Ginny qui posa ses yeux marrons sur moi et me répondit d'une voix bouillante de rage :

_ Draco, tu crois vraiment qu'on peut entrer comme ça dans la maison de Harry ?

Je haussais un sourcil, ne comprenant pas très bien où elle voulait en venir. Elle gronda avant de se redresser un peu sur sa chaise, me lançant un regard hautain.

_ Lorsque la maison servait de QG à l'ordre du Phénix, Dumbledore s'est occupé de la protection de la maison pour que seules quelques personnes autorisées puissent la voir et y entrer. Quand Harry a hérité de la demeure, il a changé certains sorts pour qu'on ne puisse plus du tout entrer quand il s'en va. Fit Ginny.

_ Ha ! Ha ! Rigola faussement Hermione. Ah il nous a peut-être laissé des lettres, mais tu admettras que c'est très difficile de pouvoir les lire dans un cas pareil !

_ Comment avez-vous fait pour nous retrouver dans ce cas ? Demandais-je les sourcils froncés.

_ Hermione travaille au ministère de la magie, elle s'est renseignées, au début personne n'a voulu donner d'informations puis récemment on a découvert qu'il avait fait des recherches sur les vampires avant de démissionner et de demander un poste dans la régulation des créatures magiques, ici, dans le nord des Etats-Unis. Expliqua Ginny, les bras croisés et le regard tourné vers un angle de la maison qui n'était pas vers nous.

_ Dans nos recherches on a trouvé le nom de Bella Swan. Il nous a fallu deux semaines avant de trouver une trace plausible. On a alors appris que tu étais mort lorsque ton père en a parlé au ministère de la magie, ajouta Hermione.

_ Mon père, au ministère de la magie ? Demandais-je en me rappelant vaguement qu'il n'était plus censé avoir le droit de s'en approcher à cause de son passé de mangemort.

_ Il est venu déclarer ton état, Draco. Et faire passer un mot à ta mère pour lui demander ce qu'il s'était passé le soir de ta disparition.

Je me pinçais le nez, ça n'allait pas. Ça n'allait pas du tout. Je n'avais pas dit que j'étais mort pour qu'ils trouvent un autre moyen de se tirer dans les pattes. Je soupirais, de toute façon, ce n'était plus mon souci, j'avais laissé des testaments écrits en rapidité ainsi ils n'auraient rien à se chipoter, je n'avais pas besoin de leurs soucis en plus des miens, aussi je me repris rapidement.

_ Et…c'est quand que vous avez eu envie de tuer Harry ? Ne pus-je retenir plus longtemps.

Elles eurent la bonté de tourner des regards gênés vers moi. Puis Hermione s'enflamma à nouveau à ma plus grande surprise.

_ Non mais Malefoy ! Mets-toi à nos places ! Pendant près d'un mois tu n'as pas de nouvelles de ton meilleur ami qui t'envoie pourtant un hibou tous les trois jours en temps normal, quand tu vas chez lui tu te retrouves éjecté en plein milieu de la rue, quand tu vas au ministère pour savoir s'il va bien, on te dit qu'il a démissionné…comment tu voulais qu'on réagisse ?!

_ En plus, enchaîna Ginny tout aussi énervée que Hermione, on arrive là et quoi ? C'est le seul humain de la pièce ? Vous êtes tous des vampires d'une branche dont personne n'a entendu parler depuis plus de 300ans et tu t'attends à ce qu'on soit avec un grand sourire et qu'on lui saute dans les bras ?

Je les observais quelques secondes, le temps que mon esprit de vampire se décide et je lançais un sort pour que les cordes se détachent. Elles se massèrent les poignets en se tournant vers les canapés où nous étions tous installés. Jasper posa une main sur mon épaule et alors que je me sentais décontenancé, un sourire apparu sur mes lèvres.

_ C'est vrai, je comprends mieux.

_ Ginevra ? Appela Carlisle. Tu as dit que les traces de notre espèce de vampire ont disparu depuis environ trois cent ans ?

_ Exact, répondit la rousse. Je suis historienne magique et j'ai pas mal étudié ce trou dans l'histoire, surtout lorsque j'ai appris que les dernières recherches de Harry portaient sur cela. Il se trouve qu'il y a eu une grande chasse aux vampires dans le Londres d'il y a plus ou moins trois cent quarante ans, des humains se sont attaqués à un trou de vampires qui se sont attaqués à eux. Il y a eu beaucoup de morts du côté humain et ce que nous ne comprenons pas, c'est qu'après tous les vampires de Londres ont disparu. Du moins les vampires de cette branche. Ils ont disparu du monde magique.

_ Je vois, marmonna Carlisle.

_ Volturis ? Suggéra Edward.

_ Il y a de fortes chances qu'ils aient tout fait pour faire disparaître les soupçons en effet. Sûrement que votre ministère a dû trouver un moyen de faire pression sur les volturis pour ne pas que l'on se dévoile aux humains. Mais je ne pensais pas qu'on avait disparu aussi de chez les sorciers, c'est intéressant.

_ Et si tu nous expliquais, maintenant ? Demanda Hermione après un temps de silence en croisant bras et jambes, le regard noir.

Je levais les yeux au ciel et j'aperçus en même temps les regards intrigués des Cullen. Je me rappelais alors qu'ils ne savaient pas comment j'avais été transformé en l'un des leurs, sachant simplement que je m'étais introduit dans leur quotidien comme un voleur avec, à mes côtés, un humain magicien qui avait par bien des façons amélioré leurs conditions de vie. Je m'installais donc de façon à ce que tout le monde puisse me voir et j'entamais mon récit à partir de là où je m'en souvenais : le jour où j'avais été mordu.